FRE : A
pas. Sans repos, hâtivement, s’embarrassant dans les pans de son vêtement, ne pensant à rien, sentant seulement qu'en son âme la peur est absente et s'en réjouissant, 1l marchait d’un coin à l'autre de sa cellule. Il était tard. L’horloge sonna trois coups. Dans le couloir tout était encore silencieux. ‘ Est-ce que je vivrai encore demain? Toute une journée. Mon Dieu! toute une journée ?... ” se demanda-t-il avec un espoir timide, et, soudain, il s'arrêta. Loin, à l'extrémité du couloir, 1l y avait du bruit. Le bruit se rapprochait, augmentait. Plus de doute : des hommes, en grand nombre, marchaient, venaient ici, chez lui, la nuit, et tout de suite allait se passer ce que jamais il n'avait pu s'imaginer, cette chose inexplicable et terrible dont 1l n'avait pas peur une minute avant,