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prêt à pleurer parce qu'il n'avait pu remplir sa mission, n'avait pas trouvé L2 . . .
André, et qu'on ne se battait pas à Moscou. Mais au coin de la rue
Tverskaia, il entendit à sa droite, du côté de Sretenka, comme un déclic ! lointain. Il n’en crut pas ses oreilles et retint son souffle pour écouter. | Et de nouveau, cette fois très nettement, dans la direction du vent, même non loin de lui, éclata une courte salve. Oh! oh! nos péchés! ” fit !
en Ôôtant son bonnet et se signant un marchand qui passait.
Un détachement de cosaques arrivait à une allure rapide. ” Dieu soit loué ! voilà les barricades ! ” décida Michel sans hésitation et, heureux, s'élança en courant vers la Sretenka.
À Petrovka et Dmitrovka, il n'y avait personne; les magasins étaient :
fermés. Michel courait au milieu de la rue, sur la neige, ayant peur!
d’être en retard, de ne plus trouver de barricades, et d'arriver trop tard
pour les défendre. En courant il traversa le large boulevard, prit par la ruelle Golovinski et s'arrêta comme pétrifié. Au bout de la ruelle, à. vingt pas de lui, un petit groupe d'hommes en pelisses courtes, accrockiés derrière une barricade de neige, tiraient sur la rue Sretenka. Oubliant
qu'il n'avait point d'armes, qu'il était étranger aux révolutionnaires, voyant seulement que devant lui est le drapeau rouge, il se jeta en avant, dans la rue.
Soudain, la compagnie, comme sur un ordre, cessa de tirer. Michel aperçut des gens qui couraient en foule compacte. Étonné, apeuré, ne comprenant pas cette fuite, il regardait. Une pensée terrible l'assaillit :
Mon Dieu! Ils se retirent. ils reculent. ” Et ne sachant pas pourquoi ils reculaient, ne sachant lui-même ce qu'il allait faire, ne sachant qu'une chose : que les troupes allaient prendre la barricade, d'une voix sonore il cria : ‘* En avant! Pour la terre et la liberté! ” Et, sans cesser de crier, il courut à la rencontre de la bande. Sans se retourner, sans savoir sl on le suivait, d'un bond il fut sur la barricade. Du côté de Sretenka quelques coups éclatèrent. Un des fuyards se retourna et sur la barricade, détruite, 1} vit, gisant sur le dos, tête nue, les bras pendants, un jeune étudiant au visage rose. La tête était légèrement soulevée et les yeux bleus ouverts, avec étonnement, fixaient le ciel. L'insurgé, sans même chercher à savoir quel était cet étranger tué sur la barricade, tourna rapidement à l'angle de la rue et rejoignit sa compagnie.
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