‹ Ce qui se passe au ConcileChapitre 12 sur 31 · PROGRAMME DU CONCILE · texte numérisé non relu

PROGRAMME DU CONCILE

trouvé en pleine possession de ses droits et de son pouvoir séculaires dans l'Église, aidé dan^ l'accomplissement de sa tâche redoutable par cette sainte liberté évangélique qui fait jaillir des discussions la lumière divine, et sans laquelle il est absolument impossible de compter sur l'assistance de l'Esprit-Saint ?

Les questions qui paraissent soumises au concile ne sont pas, comme les dogmes précédemment définis, renfermées dans la sphère de la théologie abstraite, ni clairement résolues par l'Écriture sainte ou par la tradition. Pour les trancher avec sécurité, il est nécessaire avant tout de rechercher, soit dans l'histoire, soit dans l'état actuel des sociétés civilisées, beaucoup de points de fait, de les constater et de les juger; c'est là véritablement le rôle propre dé la science, à laquelle ne peuvent suppléer ni la piété ni le zèle. Le vénérable synode, dans la majorité de ses membres, présente-t-il bien sous ce rapport spécial toutes les garanties désirables?

Enfin, si, par malheur, à Rome on s'abandonnait à des aspirations imprudentes, les Pères ont-ils l'indépendance nécessaire pour résister à de funestes entraînements qui peuvent compromettre l'avenir de l'Église et la paix du monde ?

La réponse à ces questions, pour être complète, exigerait des développements que ne comporte pas le cadre général de notre étude. Mais il est indispensable, pour la clarté de l'exposition, de dire ici quelques mots de la composition du synode et de la liberté conciliaire.

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