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plus rien, la vision de l'autre œil est déjà plus ou moins fortement atteinte.
Dans d'autres cas, la cécité paraît subite et absolue, les deux yeux sont pris en même Lemps : tels les cas de nos malades Rain... et Bréav... qui furent pris d’amaurose brusque, l'un dans la rue en descendant d'un train, l’autre un matin, après une nuit agitée. Mais, dans ces cas, l'amaurose n'est jamais persistante, la paralysie du nerf optique est tout à fait comparable aux mille petits accidents du tabes, aux paralysies oculomotrices en particulier ; la cécité brusque est passagère comme la diplopie brusque, comme le ptosis brusque. Au bout de quelques minutes, de quelques heures ou, au plus, de quelques jours, le malade voit clair de nouveau, mais il s'aperçoit alors que sa vision est très altérée. Sans doute, en réalité, la vision n'est-elle pas plus allérée qu'avant « l'attaque amaurotique », mais cet accident a attiré son attention sur des troubles que peut-être, longtemps encore, il n'aurait pas remarqués.
Ce que nous venons de dire de l'amaurose s'applique aussi, et plus souvent peut-être, à l’amblyopie : une diminution brusque ou rapide de la vue, qu'elle soit complète ou incomplète, est fréquemment suivie d’une amélioration. Cette amélioration est généralement mise sur le compte du traitement employé, peutètre non sans raison si l'on a institué le traitement antisyphilitique (observations de Bout... et de Bot...) : elle a trop souvent l'inconvénient de faire croire à une guérison réelle, alors que le trouble passager n'a élé qu'un signe avant-coureur de troubles plus graves, el de faire abandonner un traitement, alors qu'il serait peut-être encore temps de l'appliquer énergiquement avec quelques chances de succès.
Toujours done l'amaurose tabélique évolue lentement, mais. la durée de l’évolution est difficile à apprécier, parce que les sujets évaluent très différemment le moment où ils jugent la cécilé complète : les uns se trouvent complètement aveugles alors qu'ils voient non seulement les lumières, mais même des