ÈS
or de
eu une acuité auditive à peu près normale ou très diminuée avaient un Rinne positif, c'est-à-dire présentaient dans le dernier cas le signe d'une lésion des voies nerveuses auditives; deux d’entre eux avaient de plus le Weber localisé à gauche, c’est-à-dire avaient en plus une lésion probable de l'oreille moyenne à gauche.
En somme, chezaucun de nos malades, nous n'avons observé de surdité complète, mais, chez presque tous nous avons constaté une diminution très notable de l’acuité auditive, et cette
diminution paraît bien tenir, d'après les réactions de Rinne et
‘de Weber, à une altération du nerf auditif.
Cette diminution était encore très compatible avec la vie de relation et certainement, dans la plupart des cas, si elle n'avait été recherchée de parti pris, elle aurait échappé à l'observation, car les malades ne s’en seraient pas plaints.
Il nous paraît fort intéressant de rapprocher de cette fréquence extrême des troubles auditifs légers l'extrême fréquence dans le tabes amaurotique des paralysies oculo-motrices légères.
Nous croyons, en effet, que ces troubles si fréquents ne sont pas sans relation de cause à effet avec le tabes. Une objection pourrait cependant nous être faite, à savoir que beaucoup de nos malades étaient arrivés déjà à l’âge où physiologiquement l'acuité auditive diminue : cette objection aurait certainement sa valeur si bon nombre de nos malades n'étaient encore dans un âge où l’on peut considérer l’acuité auditive comme normale ou bien proche de la normale; si, d'autre part, la fréquence extrême et l'intensité relative de l’affaiblissement auditif ne nous paraissaient nullement proportionnées avec un affaiblissement physiologique. |
Un doute nous reste encore concernant l'influence de | forme amaurotique du tabes sur l'importance des troubles audilifs : la statistique de MM. P. Marie et Walton nous montre la
fréquence de la diminution auditive dans le tabes vulgaire, non
le —
amaurotique, mais la diminution qu'ils ont constatée est hors de proportion avec celle que nous avons rencontrée dans la grande majorité des cas. Nous croyons donc l’a/faiblissement de l'acuité auditive presque constant et tout particulièrement marqué dans le tabes avec cécité.
Quant aux bourdonnements d'oreille et aux vertiges, ils seraient très fréquents dans les tabes simples d’après MM. P. Marie et Walton; ils ne nous ont pas paru particulièrement fréquents dans les tabes avec cécité; nous ne les trouvons notés que dans un petit nombre d'observations (observations de Pol..., HoAqne éoust Gal 0Darrd.... Beauv..); 18 tant) pris
d'importance que chez de rares malades (observation de Beauv.….).
TROUBLES DU GOUT ET DE L'ODORAT Nous n'avons guère constaté de troubles du goût et de l'odo-
rat chez nos malades que dans des cas rares. Mais nous nous
sommes fié jusqu'ici à l'appréciation quelque peu grossière
des malades et nous n'avons pas employé de moyens plus.
délicats d'appréciation qui, seuls, seraient susceplibles de nous faire reconnaître des troubles du goût et de l'odorat relativement peu accentués, comme nous avons vu que le sont si souvent les troubles de l'audition; nous nous proposons de faire ultérieurement quelques recherches dans ce sens. Nous avons constaté des troubles marqués du goût et de l'odorat, soitsubjectifs, soit objectifs, chez deux malades seulement (Reï... et Mélin...); chez l’un d'eux se sont montrées des crises d’engourdissement très spéciales à point de départ nasal.