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assez objectivé leurs sensations pour être sur le point de crier «au feu ». D'autres les ont plus objectivées encore et ont donné à leur vision une forme définie : notre malade Plusquell..…, par exemple, voyait un homme avec une hotte courir devant lui ; Cousin voyait au début de son délire des précipices, des bêtes bizarres. On voit par ses exemples une série de faits qui mènent progressivement de la simple sensation à l’hallucination la plus confirmée et la plus définie.
Mais l'halluciné est déjà un malade cérébral, car la sensalion visuelle ne suffit pas pour provoquer l'hallucination, et chez le tabétique même privé du contrôle de la vue, « tant que le cerveau n'est pas altéré, les douleurs ne sont pas interprétées faussement et les illusions ne trompent pas le malade (Nageotte) ». Une hallucination constitue un premier degré de troubles mentaux : « Un trouble organique ou fonctionnel des sens, dit M. Régis, peut donner lieu au phénomène physique brut qui doit constituer ultérieurement l’hallucination ; mais cette hallucination ne devient réellement telle que lorsque l'intelligence est intervenue, et, s'emparant du phénomène primordial resté jusque-là à l'état rudimentaire, en a fait la conception délirante définitive, toujours en rapport avec les idées et les préoccupations dominantes du malade. »
De l’hallucination au délire le plus caractérisé, il n'y a qu'un pas : ce pas est souvent rapidement franchi chez les tabétiques amaurotiques prédisposés, comme nous l'avons dit, par leur affection cérébro-médullaire aux troubles mentaux, paralytiques ou non, prédisposés aux fausses interprétations de leurs sensalions par la perte du contrôle de la vue. Les sensations pénibles se traduisent, on le conçoit, par un délire pénible, les douleurs et les hallucinations visuelles se traduisent par un délire hypochondriaque et de persécution.
Les idées d'hypochondrie vont de pair généralement avec les idées de persécution, mais on peut peut-être pousser plus loin la dissociation et croire que l'hypochondrie succède particulière-
Do et