‹ Cécité et tabesChapitre 41 sur 67 · TROUBLES DE LA RÉFLECTIVITÉ · texte numérisé non relu

TROUBLES DE LA RÉFLECTIVITÉ

Les réflexes rotuliens étaient abolis dans toutes nos observations, puisque c'est précisément sur l'existence du signe de Westphal que nous nous sommes appuyé pour affirmer le tabes, et puisque nous avons résolument banni de nos observations toutes celles où ne se trouvait pas ce signe. Nous n'avons fait exception que pour deux cas où l'ensemble des autres signes nous permettait d'affirmer le tabes; en particulier, les réflexes achilléens étaient abolis, sûrement dans l'un de ces cas (observation Beauv.….), presque sûrement dans l’autre quoique la recherche en ait été difficile par suite d'une légère raideur invincible des pieds(Pott. …); or, on sait, MM. Babinski, Goldflam, ele., ont insisté sur ce point, que l'abolition du réflexe du tendon d'Achille se rencontre souvent plus précocement dans le tabes que l'abolition du réflexe rotulien, et a autant de valeur pour le diagnostic. Dans tous les cas que nous avons examinés où le réflexe rotulien était aboli, le réflexe achilléen l'était aussi.

Le fait que nous n'avons admis comme labéliques amauroliques que ceux qui présentaient le signe de Westphal n'indique nullement, nous tenons à insister sur ce point, que nous considérions ce signe comme indispensable au diagnostic du tabes, et du tabes amaurotique entre autres; nous croyons, en particulier, que la même lésion qui produit l'amaurose quand existe le signe de Westphal peut la produire aussi quand ce signe n'existe pas, et même quand il n'existe aucun signe d'allération spinale; nous

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