‹ Célibat et célibatairesChapitre 19 sur 103 · CÉLIBATAIRES MODÈLES · texte numérisé non relu

CÉLIBATAIRES MODÈLES

En général, les célibataires ne laissent après eux ni regrets ni larmes, excepté ceux qui faisaient du bien pendant leur vie ; le nombre en est fort restreint. La plupart aiment jouir ou amasser et ne font guère de libéralités qu’aprôs leur mort. Heureux quand, pour ne pas y penser, ils oublient de tester et meurent ah intestat. Tl ne faut jamais compter sur la promesse d’être sur leur testament. Leurs héritiers ne les pleurent guère ; ils rient plutôt de leur mort, d’autant plus attendue et désirée que la fortune est plus considérable. Leurs bâtards les maudissent et ne peuvent guère faire autrement. Un seul moyen pour eux de se faire regretter, en dehors de la génération, serait de se consacrer à des œuvres utiles, généreuses et durables ; l’égoïsme inséparable du célibat s’y oppose. Les très rares exemples de ceux qui se distinguent par là montrent qu’ils ont manqué leur vocation .

Des célibataires se confondent ainsi avec les mariés par leur dévouement et leur sociabilité. Si rares qu’ils soient, il s’en rencontre et l’on se demande pourquoi et comment ils ne se sont pas mariés? C’est toujours un mystère, une énigme, un secret impénétrable, surtout chez les hiles, qu’il est toujours imprudent de chercher à découvrir. Une mission à remplir, comme le secours, l’assistance de parents ou de bienfaiteurs âgés, de jeunes orphelins à élever nu

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