SCÈNE IV
HENRI, puis JEAN.
HENRI, seul, s'assied sur le canapé, puis déplie son journal.
Voyons un peu ça... Première course :
Belcito, Cermoise, Bien-fichu, Ma Bergère, Goquelin 4... Pas mauvais tout cela... Chose m'a donné Ma Bergère...
Eh! eh! 54 kilos, ça pourrait bien gagner... En effet. (Lisant.) Bien-fichu...
bonne bête aussi, ça. . . Fanny, oh ! Cette
jument-là, pas un clou!... (En se levant.)
Enfin, nous verrons tout cela là-bas...
Mes clefs... Allons, bon, où sont-elles?... Ah! les voilà... Où Margot a-t-elle laissé
les siennes?... (On entend sonner.) Qui CSt-
ce qui vient encore m'ennuyer? Peutêtre un créancier... Faut que j'enlève
tout ça... (Il retire sa lorgnette et sa fleur.) Ils
sont tellement roublards, ces gens-là, qu'ils s'aperçoivent du premier coup
quand on est en fonds. (Jean entre. — A
mi-voix.) Dites que je n'y suis pas, sapristi!...
JEAN
C'est une dame, Monsieur.
HENRI
Quoi? une dame? Quelle dame?
Ma foi, je ne la connais pas... et puis elle est tellement voilée...
HENRI
Ah! sacredié ! Je parie cent sous que c'est Gabrielle... Répondez que je suis sorti depuis une demi-heure... Non, faites entrer... On serait capable de m'attendre en bas et je raterais mes courses. (Jean sort.) G'est toujouFS commc ça quand j'ai des renseignements sûrs.