CHAPITRE X
De quelle manière les bains doivent étre disposés, et de quelles parties ils se composent.
11 faut commencer par choisir l'exposition la plus chaude, c'est-à-dire celle qui ne regarde pas le septentrion. Les étuves chaudes et les tièdes doivent avoir leursfenêtres au couchant d'hiver; ousi l’on y éprouve quelque empêchement, il faut les tourner au midi, parce que le moment dese baigner est ordinairement depuisle midi jusqu’au
bus a majoribus constituti : in conclusionibus enim reliqui omnes faciliores sunt apparatus quam lignorum. Sal enimi facile ante importatur : frumenta publice privatimque expeditius congeruntur, et si desint, oleribus, carne, seu leguminibus defenditur : aquæ fossuris puteorum et de cœlo repentinis tempestatibus ex tegulis excipiuntur : de lignatione, quæ maxime necessaria est ad cibum excoquendum, difficilis et molesta est apparatio, quod et tarde comporlatur et plus consumitur. Jn ejusmodi temporibus tune eæ ambulationes aperiuntur, et mensuræ tributim singulis capitibus designantur. [ta duas res egregias hypæthræ ambulationes præstant, unam in pace salubritatis, alteram in bello salutis. Ergo his rationibus ambulationum explicationes non solum post scenam theatri, sed etiam omnium deorum temiplis effectæ magnas civitatibus præslare poterunt utilitates.
Quoniam hæc a nobis satis videntur esse exposita, nunc insequentur balnearum dispositionum demonstrationes.
De balnearum dispositionibus et partibus.
Primum eligendus locus est quam calidissimus, id est, aversus à seplentrione et aquilone. Ipsa autem caldaria
tepidariaque lumen habeant ab occidente hiberno : sin autem natura loci impedierit, utique a meridie, quod
soir. Il faut aussi faire en sorte que le bain chaud qui est pour les hommes ainsi que celui des femmes soient près l’un de l’autre, parce qu’on pourra échauffer avec un même fourneau les chambres où sont les vases de ces deux bains. On mettra sur ce fourneau trois grands vases d'airain, dont jun sera pour l’eau chaude, l’autre pour l’eau tiède, et le troisième pour l’eau froide : les vases seront placéset disposés de manière que de celui quicontient l’eau tiède, il entrera dans celui qui contient l’eau chaude autant d’eau qu'il en aura été tiré de chaude ; et qu'il en entrera ensuite la même quantité de celui qui contient l'eau froide dans celui qui contient l’eau tiède. Le dessous des bains sera échauffé par un seul fourneau. Le plancher desétuves, qui doit être creux et commesuspendu, sera établi de la manièresuivante: IL faut premièrement faire un pavé avec des carreaux d’un pied et demi, qui aillent en penchant vers le fourneau, en sorte que si l'on y jette une balle, elle n’y puisse demeurer , mais qu’elle retourne vers l’entrée du fourneau : par ce moyen la flamme se dirigera plus facilement sous tout le plancher suspendu. Sur ce pavé, on bâtira des piles avec des briques de huit pouces, disposées et espacées detellesorte qu’elles puissentsoutenir des carreaux de deux pieds, en carré. Ces piles seront hautes de deux pieds et seront maconnées avec de la terregrassemêléeavec dela bourre; elles porteront, ainsi qu'il a été dit, des carreaux de deux pieds en carré, sur lesquels sera le pavé. Pour ce qui est de la voûte des bains, le meilleur est qu'elle soit en pierre ; mais si elle n’est que de charpenterie, il la faudra garnir et lambrisser de poterie de cette manière. On fera des tringles ou des ares de fer, qu’on attachera à la charpenterie avec des
maxime tempus lavandi a meridiano ad vesperum est constitutum. Et item est animadvertendum, uti caldaria muliebria viriliaque conjuncta et in iisd m regionibus sint collocata ; sic enim efficietur, ut [in] vasaria et hypocausis communis sit [usus] eorum utrisque. Ahena supra hypocausin tria sunt componenda, unum caldarium, alterum tepidarium , tertium frigidarium, et ita collocanda, uti ex tepidario‘in caldarium quantum aquæ caldæ exierit, influat de frigidario in tepidarium ad eundem modum : testudinesque alveolorum ex communi hypocausi calefacienur, Suspensuræ caldariorum ita sunt faciendæ, uli primum sesquipedalibus tegulis solum sternatur inclinatum ad hypocausim, uti pila cum mittatur, non possit intro resistere, sed rursus redeat ad præfurnium; ipsa per se ita flamma facilius pervagabitur sub suspensione : supraque laterculis bessalibus pilæ struantur ita dispositæ, uti bipedales tegulæ possintsupraesse collocatæ. Altitudinem autem pilæ habeant pedum duorum; eæque struantur argilla cum capillo subacta : supraque collocentur tegulæ bipedales, quæ sustineant pavimentum. Corcamerationes vero si ex structura factæ fuerint, erunt utiliores : sin autem contignationes fuerint, Gglinum opus subjiciatur. Sed hocita erit faciendum : regulæ ferreæ aut arcus fiant, eæque uncinis ferreis ad contignationem suspendantur
| crampons de fer; onles placera assez près les uns
des autres pour que des carreaux de poterie qui doivent être sans rebord posent chacun sur deux ares ou verges de fer, et de facon que tout le lambris de la voûte soitsoutenu sur du fer : le dessus de ce lambris sera enduit de terre grasse mêlée avec de la bourre ; et par-dessous, la face qui regarde le pavé sera également enduite , mais avec de la chaux et du ciment, que l’on recouvrira de stue ou de quelque autre enduit plus délié. Dans les bains chauds, il sera bon que cette voûte soit double, afin que la vapeur qui pénétrera la première dans l’entre-deux s’y dissipe, etnepourrisse pas si tôt la charpenterie. La grandeur des bains doit être proportionnée à la population ; mais cette proportion doit être telle qu’il faut que la largeur ait un tiers de moins que la longueur, sans comprendre le reposoir qui est autour du bain, et le corridor. Ce bain doit être éclairé par en haut, afin qu’il ne soit pas obscurei par ceux qui sont alentour. Il faut que les reposoirs qui sont autour du bain soient assez grands pour contenir ceux qui attendent que les premiers venus qui sont dans le bain en sortent. Le corridor, qui est entre le mur et la balustrade, ne doit pas avoir moinsdesix pieds de large, parce que le degré qui estau-dessous, et l’appui de dessus, en emportent deux. Le laconicum ou étuve à faire suer doit être jointe avec l’étuve tiède ; et il faut que l’une et l’autre aient autant de largeur qu’elles ont de hauteur jusqu’au commencement de la voûte, qui est en demi-rond : au milieu de cette voûte on doit laisser une ouverture, pour donner du jour et y suspendre avee des chaînes un bouclier d’airain, par le moyen duquel , en le haussant ou en le baissant, on pourra augmenter ou diminuer la
quam creberrimis, eæque regulæ sive arcus ita disponantur, ut tegulæ sine marginibus sedere in duabus invehique possint, et ita totæ concamerationes in ferro nitentes sint perfeclæ : earumque camerarum superiora coagmenta ex argilla cum capillo subacta liniantur. Inferior antem pars, quæ ad pavimentum spectat, primum, testa cum calce trullissetur, deinde opere albario sive tectorio poliatur. Eæque cameræ in caldariis si duplices factæ fuerint, meliorem habebunt usum : nou enim a vapore humor corrumpere polerit materiem contignationis, sed inter duas cameras yagabitur. Magnitudines autem balnearum videntur fieri pro copia hominum. Sint autem ita'compositæ : quanta longitudo fuerit, ertia dempta latitudo sil præter scholam labri et alvei : labrum utique sub lumine faciendum videtur, ne stantes cireum suis umbris obsecurent lucem. Scholas autem labrorum ila fieri oportet spatiosas, ut, cûm priores occupaverint loca , circumspectantes re
liqui recte stare possin£. Alvei autem latitudo inter parietem et pluteum ne minus sit pedes senos, ut gradus inferior inde auferat et pulvinus duos pedes. Laconicum sudationesque sunt conjnngendæ tepidario, eæque quam latæ fuerint, tantam altitudinem habeant ad imam curvaturam hemisphærii : mediumque lumen in hemisphærio relinquatur, ex eoque clypeum æneum catenis pendeat, per
chaleur qui fait suer. Ce lieu doit être arrondi au compas, pour qu’il recoive aussi dans le milieu la force de la vapeur chaude, qui tourne et se répand dans toute sa cavité.