‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 13 sur 265 · VIII. Quant à l'espèce de fièvre tierce que · texte numérisé non relu

VIII. Quant à l'espèce de fièvre tierce que

mum, ex iis, quæ stomacho conveniunt. Si siceus manet stomachus, protinus vel ptisanæ, vel alicæ, vel oryzæ cremor dandus est, cum quo recens adeps cocla sit. Cum vero in summo incremento morbus est, utique non anle quartum diem, magna siti antecedente , frigida aqua co= piose præstanda est, ut bibal etiam ultra satietatem; et cum jam venter et præcordia ultra modum repleta, sa tisque refrigerata sunt, vomere debet. Quidam ue vomi tum quidem exigunt; sed ipsa aqua frigida tantum, a satietatem data, pro medicamento utuntur. Ubi utrumli: bet factum est, multa veste operiendus est, el collocandus, ut dormiat. Fereque post longam sitim et vigiliam, post multam satietatem, post infractum calorem, plenus somaus venit, per quem ingens sudor effunditur; idque præsentissimum auxilium est, sed in iis tamen, in quibus, præter ardoren, nulli dolores, nallus præcordiorum tt: mor, nihil prohibens, vel in thorace, vel in pulmone, vel in faucibus ; non ulcus, non dejectio, fuit. Si quis au tem in ejusmodi febre leviter tussit, is neque vehementi siti conflictatur, neque bibere aquam frigidam debet; sed eo modo curandus est, quo in ceteris febribus præs cipitur.

VIH. Atubi id genus tertianæ est, quod fparorraïoy mic»

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les médecins appellent Lémitrilée, il faut mettre tous ses soins à ne pas s’en laisser imposer. La plupart du temps, en effet, elle se compose de redoublements et de rémissions si rapprochés, qu’on pourrait la confondre avec une autre maladie ; la durée de l’état fébrile varie entre vingtquatre et trente-six heures, de sorte qu'on croit avoir affaire à un nouvel accès, tandis que c’est Je même qui se prolonge. Il est très-important de n’accorder d'aliments que lorsque la rémission est bien franche, et de saisir aussitôt ce moment pour en donner; car beaucoup de malades succombent brusquement par la faute du médecin, qui n’a pas su reconnaître l'indication ou la mettre à profit. On doit dès le principe tirer du sang, à moins qu'un motif sérieux ne s'y oppose, et prescrire ensuite des aliments qui, sans augmenter la fièvre, donnent au malade la force de supporter la longue durée de ses accès.

IX. Quelquefois encore on est atteint de fièvres lentes qui n’offrent pas de rémission, et dès lors il n’y a pas de temps marqué pour donner de Ja nourriture ou des médicaments. En pareil cas le médecin doit s'appliquer à changer la nature | de la maladie, dans l'espoir de la rendre plus accessible aux moyens curatifs. Souvent donc il est à propos de frotter le corps du malade avec de l’eau froide et de l’huile; il en résulte parfois un frisson qui devient le point de départ d’un mouvement nouveau, et ce frisson est suivi d’une augmentation de chaleur à laquelle succède la rémission. Dans ces fièvres, les frictions faites avec de l’huile et du sel paraissent aussi produire de salutaires effets. Mais si le froid, l’engourdissement et l'agitation du corps se prolongent longtemps, il devient convenable de donner,

dici appellant, magna cura opus est, ne id fallat. Habet enim plerumque frequentiores accessiones decessionesque, ut aliud morbi genus videri possit ; porrigiturque febris inter horas viginti quatuor, et triginta sex, ut, quod idem est, non idem esse videatur. Et magnopere necessarium est, neque daricibum, nisi in ea remissione, quæ vera est, et ubi ea venit, protinus dari; plurimique sub alterutro eurantis errore subito moriuntur. AC, nisi magnopere aliqua res prohibet , inter initia sanguis mitli debet; -tum dari cibus, qui neque incitet febrem, et tamen longum ejus spatium sustineat.

IX. Nonnunquam etiam lentæ febres sine ulla remissione corpus tenent; ac neque cibo, neque ulli remedio locus est. In hoc casu medici cura esse debet ,ut morbum mutet ; fortasse enim curationi opportunior fiet. Sæpe

igitur ex aqua frigida, cui oleum sit adjectum, corpus … ejus pertractandum est, quoniam interdum sicevenit, ut horror orialur, et fiat initium quoddam novi motus ; exque eo, cum magis corpus incaluit, sequatur etiam remissio. In his frictio quoque ex oleo et sale salubris videtur. At si diu frigus est, et torpor, et jactatio corporis , non alienum est, in ipsa febre dare mulsi tres aut quatuor cyathos, vel

même pendant la fièvre, trois ou quatre verres de vin miellé, on de vin bien trempé, pris avec les aliments ; par ce moyen la fièvre acquiert une intensité plus grande, et la chaleur plus vive qui en résulte, en faisant disparaître les premiers symptômes, permet d’espérer une rémission, et par suite la guérison du mal. Rien de moins nouveau assurément que la méthode appliquée de nos jours par certaines gens, et qui guérit quelquefois par des remèdes contraires ceux que des médecins trop circonspects trainaient en longueur. Chez les anciens , en effet, avant Hérophile et Érasistrate, et après Hippocrate, on trouve un certain Pétron qui des le principe accablait les fébricitants de couvertures, pour exciter au plus haut degré la chaleur et la soif. Lorsqu’ensuite la fièvre inclinait vers la rémission , il faisait boire de l’eau froide; et si la sueur s'établissait, le malade, selon lui, ne courait plus aucun danger ; s’il n’obtenait pas de transpiration , il ingérait une plus grande quantité d’eau froide, et provoquait après le vomissement. Quand il réussissait par l’un ou l’autre procédé à délivrer le malade de la fièvre, il lui donnait aussitôt de la viande de porc rôtie et du vin; si l’état fébrile persistait, il faisait bouillir de l’eau chargée de sel, et la prescrivait comme boisson , pour produire un effet purgatif par l'excitation du ventre. Sa médecine n'allait pas au delà , et elle ne fut pas moins secourable à ceux que les successeurs d'Hippocrate n'avaient pu guérir, qu’elle ne l’est maintenant aux malades longtemps et vainement traités par les sectateurs d’Hérophile ou d'Érasistrate, Cette méthode cependant n’en est pas moins téméraire, et tue la plupart des malades auxquels on l’applique dès

cum cibo vinum bene dilutum; intenditur enim sæpe ex eo febris, et major ortus calor simul et priora mala tollit, et spem remissionis, inque ea curationis ostendit. Neque, hercules, ista curatio nova est, qua nunc quidam traditos sibi ægros, qui sub cautioribus medicis trahebantur, interdum contrariis remediis sanant. Siquidem apud antiquos quoque ante Herophilum et Erasistratum, maximeque post Hippocratem fuit Petro quidam, qui febricitantem hominem ubi acceperat, multis vestimentis operiebat, ut simul calorem ingentem, sitimque excitaret ; deinde, ubi paulum remitti cœperat febris, aquam frigidam potui dabat, ac, si moverat sudorem, explicuisse se ægrum judicabat; si non moverat, plus etiam aquæ frigidæ ingerebat, el tum vomere cogebat. Si alterutro modo febre liberaverat, protinus suillam assam, et vinum homini dabat ; si non liberaverat, decoquebat aquam sale adjecto, eamque bibere cogebat, ut movendo ventrem purgaret. Et intra hæc omnis ejus medicina erat, eaque non minus grata fuit iis, quos Hippocratis successores non refecerant, quam nunc est iis, quos Herophili vel Erasistrati æmuli diu tractos non expedierunt. Neque ideo tamen non esttemeraria istamedicina ; quia plures, si protinus a prin+

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le début; mais les mêmes moyens ne pouvant convenir à tous, il arrive souvent que la témérité vient en aide à ceux qu’un traitement rationnel n’a pas su rétablir. Aussi les médecins de cette espèce obtiennent-ils plus de succès sur les personnes que d’autres ont déjà soignées, que sur leurs propres malades. Mais il doit être permis même au médecin prudent de changer quelquefois sa manière d'agir, d'aggraver la maladie et d'allumer la fièvre; et cela par la raison que, si l'état présent se refuse à la médication, celui qui doit suivre s’y prêtera peut-être davantage.

X.Ilfautexamineraussisilafièvreexiste seule, ou si elle est accompagnée d’autres signes fàcheux, c’est-à-dire de douleur de tête, de sécheresse de la langue et de gonflement des hypocondres. On combat le mal de tête par des applications sur le front d’un mélange d'huile rosat et de vinaigre. On dispose pour cela deux bandes de la largeur et de la longueur du front, afin de pouvoir successivement en tenir une sur la partie souffrante et tremper l’autre dans le mélange. Au lieu de linge on peut se servir de la même manière d’une laine grasse. Si le vinaigre paraît contraire, on se cententera d'huile rosat, et si celle-ci ne réussit pas mieux, on prendra de l’huile acerbe. Si ces moyens sont trop faibles, il faut piler de l'iris sèche, des amandes amères ou des herbes rafraïchissantes. En appliquant l’un de ces remèdes trempé dans du vinaigre, on diminue la douleur, mais non chez tous également. Commecalmanton peutemployer encore le pain bouilli soit avee du pavot ou des feuilles de roses, soit avec de la céruse ou de la litharge. Il est bon aussi de respirer du serpolet ou de l’aneth. Y a-t-il inflammation et

cipiis excepit, interimit. Sed cum eadem omnibus convenire non possint , fere, quos fratio non reslituit, temeritas adjuvat. Ideoque ejusmodi medici melius alienos ægros, quam suos nutriunt. Sed est circumspecti quoque hominis, et novare interdum , etaugere morbum, et febres accendere; quia curationem, ubi id, quod est, non recipil, potest recipere id, quod futurum est.

X. Counsiderandum est etiam, febres ne solæ sint, an alia quoque his mala accedant; id est num caput doleat, num lingua aspera, num præcordia intenla sint. Si capitis dolores sunt, rosam cum aceto miscere oportet, et inidingerere : deinde habere duo pitacia, quæ frontis latitudinem longitudinemque æquent; ex his invicem alterum in aceto et rosa habere, alterum in fronte; aut intinctam jisdem lanam succidam imponere. Si acetum offendit, pura rosa utendum est; si rosa ipsa lædit, oleo acerbo. Si ista parum juvant , teri potest vel iris arida, vel nuces amaræ: vel quælibet herba ex refrigerantibus; quorum quidlibét ex aceto impositum, dolorem minuit, sed ma-

gis aliud in alio. Juvat etiam panis cum papavere injec-

tus, vel cum rosa, cerussa, spumave argenti. Olfacere quoque vel serpyllum, vel anethum, non alienum est. At si in præcordiis inflammatio et dolor est, primo superim-

douleur des hypocondres? il faut appliquer d'abord des cataplasmes répercussifs, car s'ils étaient échauffants , ils détermineraient sur cette. partie un plus grand afflux d’humeurs ; puis on! les emploie chauds et humectants lorsque l’inflammation a perdu sa première violence, et pour en dissiper les derniers vestiges. L'inflammation se reconnaitaux quatre signes suivants : rougeur, tumeur, chaleur et douleur; on peut juger par [à de l'erreur d’Erasistrate, qui prétend que toute fièvre est accompagnée d’inflammation. Si done il y a douleur sans inflammation, toute médica= tion externe est inutile, car la fièvre en fera jus= tice. Mais s’il n’y a ni inflammation, ni fièvre, et seulement douleur aux hypocondres, il faut recourir aussitôt à des fomentations chaudes et sèches. Si la langue est raboteuse et sèche, il convient de la nettoyer d’abord avec un pin: ceau trempé dans l’eau chaude et de l’enduire ensuite d'un mélange d'huile rosat et de miel. Le miel sert à déterger, l'huile rosat est un répereussif qui prévient en même temps la sécheresse: Si la langue est sèche sans âpreté, on se contente, après l'avoir nettoyée avec le linge, de l’enduire d'huile rosat à laquelle on ajoute uni peu de cire.

XI. Le froid précède ordinairement la fièvre, et il en résulte un état très-pénible. On doit, lors: qu'on l'attend, refuser toute boisson au malade; parce qu’administrée peu de temps avant l’appaz rition du frisson , elle ajoute beaucoup à son in-| tensité. Il faut de bonne heure avoir soin de bien couvrir le malade, et pratiquer sur les parties les” plus exposées des fomentations sèches et chaudes, non de manière à provoquer la chaleur brusquement et sans mesure, mais à la déve=l

ponenda sunt cataplasmata reprimentia ; ne, si calidiora fuerint, plus eo maleriæ concurrat, deinde, ubi primame inflammatio se remisit, Lune demum ad calida et humi= da veniendum est, ut ea, quæ remanserunt, discutiant:{ Notæ vero inflammationis sunt quatuor, rubor, et tumor, cum calore et dolore; quo magis erravit Erasistratus, f qui febrem nullam sine bac esse dixit. Ergo si sine in-# flammatione dolor est, nihil imponendum est : hunc enimi statim ipsa febris solvet. At si neque inflammatio , neque febris, sed tantum præcordiorum dolor est, protinus cal-# lidis et siccis fomentis utilicet. Si vero lingua sicca et scabra est, detergenda primum penicillo est ex aqua calida ; deinde ungenda mistis inter se rosa et melle. Mel

ungi rosa debel, cui ceræ paulum sit adjectum.

XI, Soletetiam ante febres esse frigus ; idque vel molestissimum morbi genus est, Ubi id exspectatur, omnif potione prohibendus æger est : hæe enim paulo antef data, multum malo adjicit. Item maturius veste mulla te-@ gendus est; admovenda partibus iis, pro quibus metui-h mus, sicca et calida fomenta, sic, ne statim vehemen:k

tissimi calores incipiant, sed paulatim increscant ; per-|

lopper graduellement : on doit aussi frictionner ces parties avec les mains imbibées de vieille huile, à laquelle on ajoute quelques ingrédients échauffants. Certains médecins se contentent d’une seule friction, faite avec n'importe quelle espèce d'huile. Quelques-uns, dans la rémission des fièvres, permettent trois ou quatre verres de crème d'orge, malgré la persistance de l’état fébrile; et quand l'accès est terminé, ils réparent l'estomac avec une alimentation froide et lécère. Je pense, moi, qu'on ne doit faire cet essai que lorsque les aliments donnés au malade en une seule fois et après la fièvre ont eu peu de succès. Mais il faut surveiller la maladie avec une attention vigilante, pour ne passe laisser tromper sur le temps de la rémission ; car il arrive souvent dans les cas de ce genre que la fièvre , au moment même où elle paraît décliner, se ranime de nouveau. Pour pouvoir compter sur Ja rémission, il faut qu’elle se maintienne, et que Vagitation diminue ainsi que la fétidité de l’haleine (6%n en grec). Il est assez convenable, si les accès quotidiens sont semblables, de donner chaque jour un peu de nourriture; s'ils sont inégaux , on fait prendre des aliments après l'accès le plus grave, et de l’eau miellée après le plus léger.

XII. Le tremblement se déclare avant l'accès dans les fièvres qui affectent des retours bien réglés et des intermittences complètes. Cette forme est par cela même la moins dangereuse, et la plus accessible aux moyens de traitement. Il est impossible en effet, si les périodes n’ont rien de fixe, de prescrire avec opportunité ni lavements, ni bains , ni vin, ni médicament, Car on ignore quand la fièvre doit venir ; de sorte que,

fricandæ quoque eæ partes manibus unctis ex vetere oleo sunt, eique adjiciendum aliquid ex calefacientibus, conlenlique medici quidam una frictione, etiam ex quolibet oleo, sunt. In harum febrium remissionibus nonnulli tres, aut quatuor sorbitionis cyathos, etiamnum manente febre, dant; deinde, ea bene finita, reficiunt stomachum Gbo frigido et levi. Ego tum hoc puto tentandum, cum parum cibus, semel et post febrem datus, prodest. Sed curiose prospiciendum est, ne tempus remissionis decipiat : sæpe enim in hoc quoque genere valeludinis jam minui febris videtur, et rursus intenditur; ilaque ei re- - missioni credendum est ,quæ etiam immoratur, et jactationem fœtoremque quemdam oris, quem ô£nv Græci yocant, minuit. Jllud satis convenit, si quotidie pares accessiones sunt, quotidie parvum cibum dandum ; si impares , post graviorem, cibum; post leviorem, aquam mulsam.

XII. Horror autem eas fere febres antecedit, quæ certum habent circuitum, et ex toto remitluntur, ideoque tutissimæ sunt, maximeque curationes admiltunt. Nam ubi incerta tempora sunt, neque alvi ductio, neque balseum, neque vinum, neque medicamentum aliud recte datur ; incertum est erim, quando febris ventura sit; ita fieri potest, ut , si subito venerit, summa in eo pernicies

reparaissant à l’improviste, les remèdes employés pour la combattre peuvent devenir eux-mêmes des agents funestes ; on doit se contenter alors d'observer la diète les premiers jours, et de prendre ensuite quelques aliments au déclin de l’agcès le plus grave. Mais quand la fièvre parcourt régulièrement ses périodes, on a plus de facilité pour agir, parce qu'on peut calculer avec plus d'assurance le commencement et la fin des accès. Dans les fièvres déjà anciennes, l’abstinence u’est pas utile, et ne doit être observée que les premiers jours. Le traitement a deux objets à remplir : dissiper le tremblement, puis guérir la fièvre. Il faut done, lorsque le malade après avoir tremblé passe du frisson à la chaleur, lui faire boire de l’eau tiède salée, et le forcer à vomir; Car presque toujours ce frisson reconnaît pour cause un amas de bile dans l'estomac. Il faut revenir à ce moyen si le frisson se reproduit à l’accès suivant, parce que souvent on le dissipe ainsi. Comme on sait déjà de quelle nature est la fièvre , on doit, peu de temps avant l’invasion du troisième acces, conduire le malade au bain , et faire en sorte qu’il y soit au moment du frisson. S'il le ressent dans le bain même, il faut malgré cela renouveler l'épreuve à l'approche du quatrième accès, car ordinairement elle est suivie de suecès. Si cependant on n'obtient rien du bain , il faut avant l'accès faire manger de l’ail au malade, ou lui donner de l’eau chaude avec du poivre, car ces substances développent une chaleur incompatible avec le frisson ; on a soin de le couvrir ensuite avant qu'il puisse être saisi de tremblement, en s’y prenant comme nous l’avons dit à l’occasion du froid; on pratique aussitôt après d’actives fomentations, et l’on dispose

sit, quod auxilii causa sit inventum; nihilque aliud fieri potest, quam ut primis diebus bene abstineatur æger, deinde, sub decessu febris ejus, quæ gravissima est, cibum sumat. At ubi certus circuitus est, facilius omnia illa tentantur, quia magis proponere nobis et accessionum et decessionum vices possumus. In hisautem, cum inveleraverunt , ulilis fames non est : primis tantummodo diebus ea pugnandum est ; deinde dividenda euratio est, et ante horror, tum febris discutienda. Igitur cum primum aliquis inhorruiti, et ex horrore incaluit , dare ei oportet potui Lepidam aquam subsalsam , et vomere eum cogere : nam fere talis horror ab lis oritur, quæ biliosa in stomacho resederunt. Idem faciendum est, si proximo quoque circuitu æque accessit; sæpe enim sic discutitur. Jamque quod genus febris sit, scire licet ; ilaque sub exspectatione proximæ accessionis , quæ instare tertia potest, deducendus in balneum est, dandaque opera, ut per tempus horroris in solio sit. Si ibi quoque senserit, nibilominus idem sub exspectatione quartæ accessionis faciat; siquidem eo quoqne modo sæpe is discutitur. Si ne balneum quidem profuit, ante accessionem allium edat , aut bibat calidam aquam cum pipere ; siquidem ea quoque assumpla calorem movent, qui horrorem non admittit; deinde eodem modo, quo in frigore præceptum est, antequam in

tout le long du corps des briques chaudes et des tisons éteints qu'on enveloppe dans du linge. Si ces précautions sont encore impuissantes à prévenir le frisson, on fait sous les couvertures du malade des onctions avec beaucoup d'huile à laquel'e on associe quelques drogues échauffantes ; puis l’on fait des frictions aussi fortes que le ma- Jade peut les supporter, surtout aux pieds et aux mains , en lobligeant à retenir son haleine. 11 faut insister sur ces moyens quand même le frisson se prolongerait, car avec de la persévérance on finit souvent par triompher du mal. S'il y a des vomissements, on donne à boire de l’eau tiède pour faire vomir encore, et l’on continue d'agir ainsi jusqu’à ce que le frisson disparoisse. Si ce résultat se fait trop attendre, on a de plus recours aux lavements, qui sont utiles en débarrassant le corps des matières qui ie surchargent. Enfin, comme derniers moyens, on emploie la gestation et les frictions. Il est très-important, dans les maladies de ce genre, de faire choix d'une nourriture qui tienne le ventre libre, de prescrire des viandes gélatineuses et du vin astringent.

XIII. Ces préceptes sont relatifs aux fièvres d'accès en général ; mais il importe ensuite de les distinguer entre elles, puisqu'elles ne comportent pas toutes un traitement semblable, S'il s’agit d’une fièvre quotidienne, il faut observer une diète rigoureuse les trois premiers jours, puis donner des aliments de deux jours l’un. Si l’état fébrile est déjà ancien, on doit, après l'accès, essayer du bain et donner du vin, surtout si la fièvre persiste après que le tremblement a cessé,

horrescere possit, operiatur, fomentisque, sed protinus validioribus, totum corpus circumdare convenit, maximeque involulis extinctis testis et litionibus. Si nihilomiaus horror perruperit, multo oleo calefacto inter ipsa vestimenta perfundatur, cui æque ex calefacientibus aliquid sit adjectum; adhibeaturque frictio, quantam is sustinere poterit, maximeque in manibus et pedibus, et spiritum ipse contineat. Neque desistendum est, etiamsi horror est; sæpe enim pertinacia juvantis malum corporis vincit. Si quid evomuit, danda aqua tepida, iterumque vomere cogendus est; utendumque eisdem est, donec horror finiatur. Sed præter hæc ducenda alvus est, si tardius horror quiescet; siquidem id quoque exonerato corpore prodest. Ultimaque post hæc auxilia sunt gestatio et frictio. Cibus autem in ejusmodi morbis maxime dandus est, qui mollem alvum præstet; caro glutinosa; vinum , cum dabilur, austerum.

XHII. Hæc ad omnes circuitus febrium pertinent ; discernendæ tamen singulæ sunt, sicut rationem habent dissimilem. Si quolidiana est, triduo primo magnopere abstinere oportet ; tum cibis altero quoque die uti. Si res inveteraverit, post febrem experiri balneum et vinum; magisque si horrore sublato, hæc superest.

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