XXVI. Nous avons rarement aussi l’occasion
in quibusdam regionibus is morbusest, quem é\coxvriaotv Græci vocant ; isque longis annumeralur. Totum corpus afficitur ila , ut ossa quoque vitiari dicantur. Summa pars corporis crebras maculas crebrosque tumores habet; rubor earum paulatim in atrum colorem converlitur; summa culis inæquahter crassa, Lenuis, dura, mollisque, quasi squamis quibusdam exasperatur; corpus emacrescit, os, suræ, pedes intumescunt; ubi velus morbus est, digiti in manibus pedibusque sub tumore conduntur, febricula oritur, quæ facile tot malis obrutum hominem consumit. Protinus ergo inter initia sanguis per biduum mitti debet, aut nigro veratro venter solvi; adhibenda tum, quanta sustineri potest, inedia est paulum deinde vires reficiendæ, et ducenda alvus. Post hæc, ubi corpus levatum est, utendum est exercitalione, præcipueque cursu : sudor primum labore ipsius corporis, deinde etiam siccis sudationibus evocandus : frictio adhibenda , moderandumque inter hæc, ut vires conserventur. Balneum rarum esse debet ; cibus sine pinguibus, sine glutinosis, sine inflantibus; vinum, prælerquam primis diebus, recte datur. Corpus contrita plantago et illita optime tueri videtur.
XXVI. Attonilos quoque raro videmus, quorum et corpus et mens stupet. Fit interdum ictu fulminis, inter-
d'observer une maladie dans laquelle le corps et l’esprit sont frappés de stupeur. Elle est quelquefois produite par un coup de foudre, d’autres fois par une maladie, et les Grecs la nomment apoplexie. A faut dans ce cas tirer du sang, purger avec l’ellébore blanc, ou donner des lavements. On arrive ensuite aux frictions, et Jon choisit dans la classe moyenne des aliments “qui ne soient pas gras ; on en prend aussi quelques-uns d’âcres ; et l’on s’abstient de boire du vin. XXVIL. 1. La résolution des nerfs est au contraireune maladie qu'on rencontre fréquemment dans tous les pays, et qui peut envahir tout le corps ou n’affliger que certaines parties. Les anciens donnaient le nom d’apopleæie au premier état, et celui de paralysie au second; mais je vois que la dernière dénomination sert à désigner aujourd'hui ces deux formes de la maladie. En général, ceux qui sont fortement paralysés de tous les membres sont rapidement enlevés, et quand la mort n’est pas immédiate, ils peuvent bien prolonger leurs jours quelque temps, mais il est rare que la santé leur soit rendue : le plus souvent ils traînent une existence misérable, et ne retrouvent plus la mémoire. La paralysie partielle n'existe jamais à l’état aigu, c’est souvent une affection de longue durée, mais que l'on peut guérir. Lorsque la résolution générale des membres est très-prononcée, la saignée a pour effet de tuer ou de sauver le malade; les autres moyens de traitement, presque toujours impuissants à ramener la santé, ne font souvent que différer la mort, tout en compromettant la vie. Si l'intelligence et le mouvement ne se rétablissent pas après l'émission sanguine, il n’y a plus d'espoir ; s'ils se raniment au contraire, la guérison devient probable. Dès qu'un organeest pa-
dum morbo : ärominEixv hunc Græci appellant. His sanguis mittendus est ; veratro quoque albo, vel alvi ductione utendum.'Tum adhibendæ frictiones , et ex media materia minime pingues Cibi; quidam etiam acres ; et a vino abstinendum.
XXVIL. 1. At resolutio nervorum frequens ubique morbus est, sed interdum tota corpora, interdum partes infestat. Veteres auctores illud &romhnétav, hoc ropduciy nominaverunt : nunc utrumque ragdé}votv appellari video. Solent autem, qui per omnia membra vehementer resoluti sunt, celeriter rapi ; ac si correpti non sunt, diutius quidem vivunt, sed raro famen ad sanitatem perveniunt, et plerumque miserum spiritum trahunt, memoria quoque amissa. In partibus vero numquam acutus, sæpe longus, fere sanabilis morbus est. Si omnia membra vehementer resoluta sunt, sanguinis detractio vel occidit, vel liberat : aliud curationis genus vix umquam sanilatem restiluit, sæpe mortem tantum differt, vilam interim infestat. Post sanguinis missionem, si non redit el molus et mens, nihil spei superest ; si redit, sanitas quoque prospicitur. At ubi pare resoluta est, pro vi ef malo corporis, vel sanguis mittendus, vel alvus ducenda. Cetera eadem
CELSE
ralysé, on doit, selon la force du sujet et l'intensité du mal, recourir à la saignée ou donner des Javements. Il y a les mêmes précautions à prendre dans les deux espèces de paralysie, c’està-dire qu'il faut éviter le froid avec le plus grand soin; chercher, en s’exerçant graduellement, à ressaisir bientôt la faculté de marcher, et, si la faiblesse des jambes s’y oppose, se servir de la gestation, ou se faire bercer dans son lit. Le malade essayera d'imprimer lui-même quelque mouvement au membre affecté; s'il n’en a pas le pouvoir, il s’aidera du secours d'autrui, et l'on fera même violence à la partie pour la rendre à son état naturel. Il est avantageux aussi d’exciter fortement la peau du membre paralysé par la flagellation avec des orties, où par des sinapismes; mais il faut renoncer à ces moyens dès que les téguments commencent à rougir. On obtient le même effet en appliquant sur la peau de la scille et des oignons pilés, avec de l’encens. Il n'est pas indifférent non plus d'employer tous les trois jours des emplâtres résineux, pour opérer des tractions prolongées sur différents points de l'enveloppe extérieure ; et quelquefois il convient de faire usage de ventouses scarifiées, Les agents les plus convenables pour pratiquer des onctions sont, l'huile vieille, ou lenitre mêlé à l'huile et au vinaigre. Ilest tres-nécessaire de faire des fomentations chaudes avec de l’eau de mer, ou, à son défaut, avec de l’eau salée; et si l'on peut avoir à sa disposition des bains salés naturels ou artificiels, on s’en servira de préférence, en ayant bien soin de faire mouvoir dans l'eau les parties les plus affaiblies. Faute de mieux, les bains ordinaires sont encore utiles. Les aliments doivent être tirés de la classe moyenre, et consister surtout en gibier; pour boisson on donnera de
in utroque casu facienda sunt : siquidem vilare præcipue convenit frigus ; paulatimque ad exercitationes revertendum est, sic, ut ingrediatur ipse protinus , si potest; si id crurum imbecillitas prohibet, vel gestetur, vel motu lecti concutiatur ; tum id membrum, quod deficit , si potest, per se, sin minus, per alium moveatur, el vi quadam ad consuetndinem suam redeat. Prodest etiam torpentis membri summam culem exasperasse, vel urticis cæsam, vel imposito sinapi, sic ut, ubi rubere cœperit corpus, hæc removeantur. Scilla quoque contrita, bulbique contriti cum thure recte imponuntur. Neque alienum est, resina cutem terlio quoque die diutius vellere, pluribus etiam locis; aliquando sine ferro cucurbitulas admovere. Unctioni vero aptissimum est vetus oleum, vel nitrum aceto et oleo admistum. Quin eliam fovere aqua calida marina, vel, si ea non est, tamen salsa, magnopere necessarium est. Ac si quo loco vel naturales, vel etiam manufaclæ tales natationes sunt, üs potissimum utendum est ; præcipüeque in his agitanda membra, quæ maxime deficiunt : siid non est, balneum tamen prodest. Cibus esse debet ex media materia, maximeque ex venatione; potio sine Vino, aquæ calidee : si tamen vetus morbus est, inferponi
l’eau chaude sans vin : cependant , si la maladie est ancienne, on pourra, dans le but de tenir le xentre libre, prescrire du vin grec salé tous les quatre ou cinq jours. Il est avantageux de faire vomir après diner.
2. La douleur peut aussi s'emparer, des nerfs : dans ce cas, on ne doit employer ni les vomitifs, ni les diurétiques, ni provoquer la sueur par l'exercice comme le veulent certains médecins. Il faut boire de l’eau deux fois par jour, se faire frotter doucement dans le lit pendant quelque temps , puis faire recommencer les frictions en retenant son haleine. On doit principalement exercer les parties supérieures, prendre rarement des bains, et de temps en temps voyager, pour changer d’air. Au moment de la douleur, il convient de fomenter la partie qu’elle occupe avec de l’eau nitrée sans huile, de l’envelopper ensuite , et de l’exposer aux vapeurs de soufre qui se dégagent d’un petit brasier. On continue ces fumigations pendant un certain temps, mais à jeun, et quand la digestion est bien faite. On peut encore appliquer des ventouses sur le point douloureux, ou frapper légèrement la partie malade avec des vessies de bœuf remplies d'air. Il est de même utile d'employer comme topique un mélange à parties égales de suif, de semences de jusquiame et d’ortie pilées; de faire des fomentations locales avec de l’eau dans laquelle on a fait bouillir du soufre, ou d'appliquer au siége même de la douleur de petites outres remplies d'eau chaude ou du bitume, mêlé à de la farine d'orge. C’est surtout au pius fort de ce mal qu'il faut user d'une gestation très-vive : dans toute autre douleur cet exercice est, au contraire, extrêémement nuisible.
quarto vel quinto die purgationis causa vinum Græcum selsum potest. Post cœnam utilis vomilus est.
2. Interdum vero etiam nervorum dolor oriri solet. In hoc casu non vomere , non medicamentis urinam movere, non exercitatione sudorem , ul quidam præcipiunt, expe dit. Bibenda aqua est bis die; in lectulc leniter satis diu corpus perfricandum est , deinde retento spiritu; ab ipsa exercilatione potius superiores partes movendæ ; balneo raro utendum ; mutandum subinde peregrinalionibus cœ- Jum. Si dolor est, eaipsa pars sine oleo, nitro ex aqua perungenda est, deinde involvenda, et subjicienda pruna lenis et sulphur, atque ila id suffumigandum : idque aliquamdiu faciendum , sed jejuno , cum bene jam concoxerit. Cucuïbitulæ quoque sæpe dolenti parti admovendæ sunt, pulsandusque leniter inflalis vesicis bubulis is locus est. Utile est etiam sevum miscere cum hyoseyami el urticæ contrilis seminibus, sic, ut omnium par modus sit, idque imponere ; fovere aqua, in qua sulphur decoctum sit; utriculi quoque recte imponuntur aqua calida repleti, aut bitumen cum hordeacea farina mistum. Atque in ipso potissimum dolore utendum gestalione vehementi est : quod in aliis doloribus pessimum est.