Tremor autem nervorum æque vomitu medicamen
3. Le tremblement nerveux s’exaspère également sous l'influence des vomitifs et des diurétiques, et ne s’accommode pas mieux des bains et des étuves sèches. Le malade doit boire de l’eau , se promener beaucoup, recourir aux onctions, et se frictionner lui-même; la paume et d’autres exercices semblables lui serviront à fortifier les parties supérieures. On peut laisser la nourriture à son choix, pourvu qu'il s'applique à bien digérer. Après le repas , il faut cesser toute affaire, et n’user que bien rarement des plaisirs de l'amour. Si l’on s’y estlivré, il faut se faire frictionner dans son lit doucement et longtemps, et employer pour cela la main d’un enfant, de préférence à celle d’un homme.
4. Lorsqu'il y a des indices d’une suppuration interne, il faut appliquer d’abord des cataplasmes répercussifs, afin de prévenir l’'amas d'une matière nuisible. Si l’on ne peut empêcher la formation du foyer, on doit tâcher de le résoudre par des topiques convenables; et si lon n'en vient pas à bout, il est nécessaire d'attirer dans ce cas l'humeur au dehors, et de hâter la maturité du dépôt. La vomique alors se termine toujours par rupture; le pus qu'on rend par les selles ou par la bouche en est la preuve , et l’on ne doit rien faire qui puisse en empêcher l’évacuation complète. Le malade fera principalement usage de crèmes farineuses et d’eau chaude; la suppuration une fois tarie, on lui accordera des aliments de facile digestion , mais plus substantiels ; et il devra les prendre tièdes d'abord, ainsi que l’eau, pour arriver à boire et à manger froid. Dans les premiers temps, on peut. manger avec du miel des pignons, des noix grecques ou des avelines; mais il Convient
tisque urinam moventibus intendilur. Inimica etiam habet balnea , assasque sudationes. Bibenda aqua est; acri ambulatione utendum, item unctionibus, frictionibusque, maxime per seipsum, pila similibusque superiores partes dimovendæ. Cibo quolibet utendum , dummodo concoctioni utique studealur ; secundum cibum, euris abstinendum; rarissima vepere utendum est. Si quando quis in eam prolapsus est, tum oleo leniter diuque in lectulo perfricari manibus puerilibus potius quam virilibus debet.
4. Suppurationes autem, quæ in aliqua interiori parte oriuntur, ubi notæ fuerint , primum id agere oportei per ea cataplasmata , quæ reprimunt , ne coilus inutilis materiæ fiat; deinde, si hæc victa sunt, per ea malagmata, quæ digerunt, ut dissipetur. Quod si conseculi non sumus, sequitur, ut evocelur; deinde, ut maturescat. Omnis tum vomicæ finis est, ut rumpatur; indiciumque est, pus vel alvo vel ore redditum. Sed nihil facere oportet, quominus quidquid est puris, excedat. Ulendum maxime sorbitionibus est, et aqua calida. Ubi pus ferri desiit, transeundum ad faciles quidem , sed tamen validiores et frigidos cibos , frigidamque aquam, sic ut ab egelidis tamen initium fiat. Primoque cum melle quædam
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d’y renoncer ensuite , afin de laisser la cicatrice | pelle trachée-artère et l’autre œæsophage; la tra-
se former plus promptement. Alors vient le moment de prendre, comme cicatrisant , du sue de poireau ou de marrube, et de mêler du poireau à tous ses aliments. Il importe aussi de pratiquer des onctions sur les parties qui ne sont point affectées , de faire de petites promenades, et d'éviter, soit en luttant, soit en courant, ou de toute autre manière, de ranimer les plaies qui sont en voie de guérison. En effet, le vomissement de sang est très-grave dans cette maladie, et l’on doit employer tous ses soins à s’en garantir.