LIVRE IV
IL. J'ai jusqu’à présent exposé les caractères propres aux maladies qui intéressent tellement la constitution entière, qu'onnesaurait leur assigner aueun siége précis. Je parlerai maintenant des affections locales , et l’on arrivera plus facilement à la connaissance des maladies internes et de leur traitement, si je décris d’abord en peu de mots les parties qu’elles occupent. L'étude de la tête et des organes contenus dans la bouche ne se borne pas à l'examen de la langue et du palais ; elle comprend encore tout ce que nos regards peuvent atteindre. À droite et à gauche, autour du gosier, nous trouvons deux grandes veines appelées jugulaires (cpxyiridec), et deux artères nommées carotides (xxowrtèec) qui se dirigent en haut, et passent au delà des oreilles. Dans l'arrière-bouche sont situées deux glandes, qui setuméfient quelquefois et deviennent douloureuses. On apercoit ensuite deux conduits, dont l’un s’ap-
edenda ; ut nuclei pinei, vel Græcæ nuces, vel avellanæ; postea submovendum id ipsum, quo maturius induci cicatrix possit. Medicamentum eo tempore ulceri est, succus assumptus vel porri vel marrubii, et omni cibo porrum ipsum adjectum. Oportebit autem uti in ïis partibus, quæ non afficiuntur, frictionibus; item ambulationibus lenibus; vitandumque erit, ne vel luctando, vel currendo , vel alia ratione sanescentia ulcera exasperentur. In hoc enim morbo perniciosus , ideoque omni modo cavendus sanguinis vomitus est.
IBER QUARTUS.
I. Hactenus, reperiuntur ea genera morborum, quæ in totis corporibus ita sunt, ut iis certæ sedes assiqnari non possint : nunc de [üis dicam, quæ sunt in partibus. Facilius autem omnium interiorum morbi curationesque in notitiam venient, si prius eorum sedes breviter ostendero. Caput igitur, eaque, quæ in ore sunt, non lingua tantummodo palatoqueterminantur ; sed etiam, quatenus oculis nostris exposila sunt. In dextra sinistraque cirea gultur venæ grandes, quæ coayitièes nominantur ; itemque arteriæ, quas xxpwrtiôas Vocant, sursum procedentes ultra eures feruntur. Afin ipsis cervicibus glandulæ positæ sunt,
chée placée en avant se rend aux poumons, et l’œsophage postérieurement situé mène à l’estomac; l’un de ces conduits donne passage à l’air , et l’autre aux aliments. Comme ils n'ont pas la même destination , il existe au fond de la gorge, à leur poiht de réunion, une petite languette fournie par la trachée, qui se soulève au moment de la respiration, et détermine, en s’abaissant, l’occlusion de la trachée dans l'acte de boire et de manger. La trachée-artère, dure et cartilagineuse, fait saillie dans la région gutturale, et devient profonde dans le reste de son étendue ; elle est formée d’une suite d’anneaux disposés à peu près comme les vertèbres de l’épine, avec cette circonstance, néanmoins, qu'elle est rugueuse au dehors, et lisse intérieurement comme l'œsophage; c’est en descendant vers la poitrine qu'elle s’unit au poumon. Ce viscère est spongieux, et par conséquent perméable à l'air:en arrière il s'attache à l’épine même, et présente deux divisions semblables à un pied de bœuf. Au poumen est annexé le cœur, de nature musculeuse, situé dans la poitrine, sous la mamelle gauche, et pourvu de deux espèces de ventricules. Au-dessous du cœur et du poumon existe une cloison transversale formée par une forte membrane, qui sépare le ventre dela poitrine, et dont la texture est fibreuse, et parcourue par un grand nombre de vaisseaux. Cette cloison ne sépare pas seulement les intestins des parties supérieures, mais aussi le foie et la rate. Ces organes sont immédiatement en rapport avec le diaphragme, audessous duquel ils sont placés à droîiteet à gauche. Le foie est à droite et tient à la cloison méme; il
quæ interdum cum dolore intumescunt. Deinde duo itinera incipiunt : alterum, asperam arteriam nominant ; alterum, stomachum. Arteria exterior ad pulmonem; stormachus interior ad ventriculum fertur : illa spiritum; bic cibum recipil. Quibus cum diversæ viæ sint, qua coeunt, exigua in arleria sub ipsis faucibus lingua est, quæ, cum spiramus, aitollitur, cum cibum potionemque assumimus, arteriam claudil. Jpsa autem arteria , dura et cartilaginosa, in gutture assurgit, ceteris partibus residit. Constat ex circulis quibusdam, compositis ad imaginem earum vertebrarum, quæ in spina sunt : ila {tamen, ut ex parte exteriore aspera, ex interiore, stomachi modo lævis sit, eaque descendens ad præcordia cum pulmone committitur. Is spongiosus, ideoque spiritus capax , et a tergo spinæ ipsi junetus , in duas fibras, ungulæ bubulæ modo, dividilur. Huic cor annexum est, natura musculosum , in pectore sub sinisteriore mamma situm; duosque quasi ventriculos habet. At sub corde atque pulmone , transversum ex valida membrana septüm est, quod a præcordiis uterum diducit; idque nervosum, multis etiam venis per id discurrentibus, à superiore parte, non solum intes- {ina, sed jecur quoque lienemque discernit. Hæc viscera proxime, sed infra tamen posila, dextra sinistraque sunt. Jecur a dextra parte sub præcordiis ab ipso septo orsum, intrinsecus cavum , extrinsecus gibbum est; quod promi-
est concave intérieurement et convexe extérieurement ; il forme une certaine saillie, appuie légèrement sur le ventrieule, etse divise en quatre lobes. La vésicule du fiel s'attache à la partie inférieure. À gauche, la rate n’est point fixée au diaphragme, mais aux intestins ; la texture en est molle et peu dense, la longueur et la grosseur médiocres ; de la région des côtes , qui la recouvrent presque en entier, elle s'étend un peu vers le bas-ventre. Ces organes sont unis, mais les reins demeurent distincts ; fixés aux lombes sous les dernières côtes , ils sont arrondis de ce côté et échancrés du côté opposé ; ilssont vasculaires, présentent des cavités, et sont revêtus d’une enveloppe. Telle est la position de ces viscères. L’œæsophage, organe nerveux , qui n’est en réalité que le point de départ des intestins, commence à la septième vertèbre de l’épine , et s’unit au ventrieule vers la région précordiale. Le ventricule, qui sert de réservoir aux aliments, est composé de deux membranes; il est situé entre la rate et le foie, qui le débordent un peu l’un et l’autre. Il existede petites membranes minces , à l’aide desquelles ces trois viscères sont unis entre eux, et fixés à la cloison transversale dont je viens de parler. La partie inférieure du ventricule se dirige un peu à droite, et se termine en se rétrécissant au premier intestin. Les Grecs nomment pylore ce point de réunion, qui s’ouvre comme une espèce de porte pour laisser passer dans les parties inférieures les matières que nous devons expulser. Du pylore naît l'intestin jejunum, qui présente peu de circonvolutions , et qu'on a ainsi nommé parce qu'il ne conserve jamais les matières qu il recoit, et les transmet immédiate-
nens leviter ventriculo insidet, et in quatuor fibras dividitur. Ex inferiore vero parle ei fel inhæret. At lienis sinistra, non eidem septo, sed intestino innexus est, natura mollis et rarus, longitudinis crassitudinisque modicæ, isque paulum a costarum regione in uterum excedens, ex maxima parte sub his conditur. Atque hæc quidem juncta sunt. Renes vero diversi; qui lumbis sub imis costis inhærent, a parte earum rotundi , ab altera resimi; qui et venosi sunt , et ventriculos habent, et tunicis super conteguntur. AC viscerum quidem hæ sedes sunt. Stomachus vero , qui intestinorum principium est, nervosus a septima spinæ vertebra incipit; circa præcordia sum ventriculocommitlilur. Ventriculusautem, qui receptacu- Inm cibi est, constat ex duobus tergoribus; isque inter lienem et jecur positus est, utroque ex his paulum super eum ingrediente. Suntque etiam membranulæ tenues, per quas inter se tria ista connectuntur, jungunturque ei septo, quod transversum esse, supra posui. Inde ima ventriculi pars paulum in dexteriorem partem conversa, in summum inleslinum coarctatur. Hanc juncturam xvkwgov Græci vocant, quoniam portæ modo in inferiores partes ea, quæ excreturi sumus, emittit. Ab ea jejunum intestinum incipit, non ila implicitum : cui tale vocabulum est, quia numquam, quod accipit, continet, sed protinusin inferiores partes transmittit. Inde tenuius inte-
ment plus bas. Vient ensuite l'intestin grêle, avee sesnombreuses circonvolutions,qui toutes sont assujetties dans le ventre par de petites membranes : cet intestin se porte à droite, et se termine à la région iliaque; mais il remplit surtout la partie supérieure du ventre; il se joint ensuite au gros intestin transverse. Celui-ci part du côté droit , où il est court etsans ouverture, de là le nom de cæcum qui lui est donné; mais à gauche il est ouvert, et présente de la longueur. La portion qui est ouverte est très-étendue, flexueuse, et moins nerveuse que les premiers intestins; les circonvolutions s'étendent des deux côtés, mais elles occupent surtout la partie gauche et inférieure du ventre ; cet intestin touche le foie et le ventricule, recoit quelques attaches du rein gauche, et se recourbe versla droite, pourse terminer parun trajet direct à l’endroit où il doitexpulser les matières fécales, ce qui lui a fait donner le nom de rectum. Tous ces organes sont recouverts par l’épiploon, qui est lisse et serré en dessous, et d’un tissu plus lâche en dessus. Dans l’épiploon il se forme de la graisse, qui, de même quele cerveau et la moelle, est dépourvue desensibilité. Deux vaisseaux d’une couleur blanche se rendent desreins à la vessie ; on les appellewretères, parceque les Grecs supposent qu'ils servent à conduire l'urine dans ce réservoir. Le corps de la vessie estnerveux, etcomposé de deux membranes; son col épais et charnu s’unit par des vaisseaux aux intestins, et adhère à los du pubis, tandis que la vessie proprement dite demeure libre et sans attaches. La position n'en est pas la même chez l'homme que chez la femme : dans l’homme, elle est placée auprès de l'intestin rectum, et se porte plutôt à gauche;
stinum est, in sinus vehementer implicitum; orbes vero ejus per membranulas singuli eum interioribus connectuntur; qui in dexteriorem partem conversi, et e regione dexterioris coxæ finili, superiores tamen partes magis complent. Deinde id intestinum cum crassiore altero transverso commillitur, quod a dextra parte incipiens, im sinisteriorem pervium et longum est, in dexteriorem non est; ideoque cæcum nominatur. At id, quod pervium est , Jate fusum atque sinuatum, minusque quam superlora intestina nervosum, ab utraque parte huc atque illuc volutum, magis tamen sinisteriores inferioresque partes tenens, contingit jecur afque ventriculum, deinde cum quibusdam membranulis a sinistro rene venientibus jungitur, atque hinc dextra recurvatum in imo dirigitur, qua excernit ; ideoque id ibi rectum intestinum nominatur. Contegit vero universa hæc omentum, ex inferiore parte læve et strictum, ex superiore mollius ; cui adeps quoque innascitur ; quæ sensu, sicut cerebrum quoque et medulla, caret. At a renibus singulæ venæ, colore albæ, ad vesicam feruntur : oùontrpus Græci vocant , quod per eas inde descendentem urinam in vesicam destillare concipiunt. Vesica autem in ipso sinu nervosa et duplex, cervice plena atque carnosa , jungilur per venas cum inteslino, eoque osse, quod pubi subest ; ipsa soluta atque liberior est ; aliter in viris atque in fœminis posita. Nam in viris juxta
chez la femme elle se trouve au-dessus des organes de la génération, et la portion libre est soutenue par la matrice. Le conduit de l'urine, plus Jong et plus étroit chez l’homme, s'étend du col de la vessie à l'extrémité de la verge ; plus court et plus épais chez la femme, il se montre audessus de l’orifice du vagin. La matrice des vierges est très-petite ; celle des femmes, hors l'état de grossesse, n'excède guère le volume que la main pourrait contenir. Faisant suite à un col droit et amineci qu'on appelle vagin, la matrice remonte vers le milieu du ventre, se dirige un peu vers la hanche droite, s'avance ensuite sur le rectum, et s'attache par ses côtés aux os des îles. Ces os sont situés au bas du ventre entre les hanches et le pubis; c’est de là que l'abdomen s'étend jusqu'aux hypocondres, recouvert extérieurement par la peau, et intérieurement par une membrane lisse qui se trouve en rapport avec l’épiploon , et que les Grecs appellent péritoine.
IT. 1. Après avoir en quelque sorte placé nos organes sous les yeux du médecin, et seulement pour lui donner les notions nécessaires à la pratique, j’exposerai les moyens curatifs appropriés aux affections de chaque partie, en commencant par la tête : je n’applique en ce moment cette dénomination qu’au cuir chevelu ; car je me réserve de parler ailleurs des maladies des yeux, des oreilles, des dents, et d’autres affections analogues. La tête est quelquefois le siége d’une affection aiguë et fort grave, connue des Grecs sous le nom de xepxhuix, et dont voici les symptômes : frisson violent, paralysie , obscurcissement de la vue, aliénation mentale, vomissement suivi
rectum intestinum est, .potius in sinistram partem inclinata; in fœminis super genilale earum sita est, supraque lapsa , ab ipsa vulva sustinetur. Eum in masculis iter urinæ spatiosius et compressius a cervice hujus descendit ad colem : in fœminis brevius et plenius , super vulvæ cervicem se ostendit. Vulva autem in virginibus quidem admodum exigua est; in mulieribus vero, nisi ubi gravidæ sunt, non multo major, quam ut manu comprehendatur. Ea, recta lenuataque cervice, quem canalem vocant, contra mediam alvum orsa, inde paulum ad dexteriorem coxam convertitur ; deinde super rectum intestinum progressa, iliis fæminæ latera sua inneclit. Ipsa autem ilia inter coxas et pubem imo ventre posita sunt. A quibus ac pube abdomen sursum versus ad præcordia pervenit ; ab exteriore parte, evidenti cute; ab interiore levi membrana inclusum , quæ omento jungitur ; reptrovasoc autem a Græcis nominatur.
IT. 1. His veluti in conspectum quemdam, quatenus scire curanti necessarium est, adductis, remedia singularum laborantium partium exsequar, orsus a capite : sub quo nomine nunc siguifico eam partem, quæ capillo tegitur; nam oculorumn, aurium, dentium dolor, et si quis similis est, alias erit explicandus. In capite auteminterdum acutus et pestifer morbus est, quam xepæatay Græci vocant : cujus notæ sunt, horror validus, nervo-
CELSE, -
d'aphonie, ou bien hémorragie nasale, portée jusqu’au refroidissement général et à la syncope; ces accidents se compliquent encore d'une douleur intolérable qui occupe principalement la région des tempes ou de l’occiput. D'autres fois on ressent une faiblesse de tête habituelle, qui n’a rien de violent ni de dangereux, mais qui persiste toute la vie. Dans certains cas il se déclare une douleur plus vive, qui toutefois disparaît promptement et n'est pas mortelle; celle-ci se manifeste sous l'influence du vin, d’une indigestion, du froid , de la chaleur du feu ou de l’ardeur du soleil. Toutes ces douleurs peuvent exister avec ou sans fièvre, envahir la tête en entier ou se fixer sur un point seulement, et parfois se faire sentir dans le voisinage de la bouche. A ces affections il faut en joindre une autre qui peut être de longue durée : ici, la peau, distendue et soulevée par l’infiltration de la sérosité, cède à la pression du doigt, et c’est là ce que les Grecs appellent Aydrocéphale.. Quant à l'espèce de douleur que j'ai placée en second lieu, et qui est légère, j'ai indiqué les moyens de la combattre, en donnant aux personnes en santé les préceptes à suivre pour remédier à la faiblesse de certaines parties, Le chapitre où j'ai exposé le traitement des fièvres comprend également les remèdes à employer contre la céphalalgie avec fièvre : il me reste à parler maintenant des autres douleurs. Celles qui sont aiguës , qui deviennent plus fortes que de coutume, ou qui se déclarent brusquement avec violence, sans être pour cela mortelles, réclament pour premier secours une émission sanguine. La saignée, pourtant, n’est utile qu'’autant que les douleurs sont intolérables; autrement
rum resolulio, oculorum caligo, mentis alienatio, vomitus, sic ut vox supprimatur; vel sangninis ex naribus cursus, sic, ut corpus frigescat, anima deficiat : præter hæc, dolor intolerabilis, maxime circa tempora, vel occipitium. Interdum autem in capite longa imbecillitas, sed neque gravis, neque periculosa , per hominis ætatem est : interdum gravior dolor, sed brevis, neque tamen mortiferus, qui vel vino, vel cruditate, vel frigore , vel igne, aut sole contrahitur. Hique omnes dolores modo in febre, modo sine hae sunt ; modo in toto capite, modo in parte; inlerdum sic, ut oris quoque proximam partem excrucient. Præter hæc etiamnum invenitur genus, quod potest longum esse, ubi humor cutem inflat, eaque intumescit, et prementi digilo cedit : dôpoxépahov Græci appellant. Ex his id, quod secundo loco positum est, dum leve est, qua sit ratione curandum, dixi, cum persequerer ea, quæ sani homines in imbecillitate partis alicujus facere deberent. Quæ vero auxilia sint capitis, ubi cum febre dolor est, eo loco explicitum est, quo febrium curalio exposita est. Nune de ceteris dicendum est. Ex quibus id, quod acutum est, et id quod supra consuetudinem intenditur, idque, quod ex subita causa, etsi non pestiferum, tamen vebemens est, primam curationem habet, qua sanguis mittatur. Sed id , nisi intolerabilis dolor est, supervacuura est, sativsque est abstinere a cibo; si fieri potest, etiam a
il suffit d'observer la diète, et, si la chose est possible, de s’interdire toute boisson ; dans le cas contraire, on boira de l’eau. Si la douleur persévère Je lendemain, il faut prendre des lavements, employer des sternutatoires, et ne boire que de l'eau. Grâce à cette méthode, il arrive souvent qu'au bout d’un jour ou deux le mal disparaît entièrement, surtout s’il reconnaît pour cause le vin pris en excès, ou une indigestion, Toutefois, si l’on n'obtient ainsi qu’un soulagement médiocre, il faut raser la tète, et rechercher avec soin d’où provient la douleur. Si elle dépend de la chaleur, on fera sur la tête, d’abondantes affusions froides; on y laissera à demeure une éponge de forme concave, qu'on imbibera de temps en temps d’eau froide; on aura recours aux fomentations avec l'huile rosat et le vinaigre, ou mieux encore à l'application d’une laine grasse chargée de ces deux liquides, ou enfin à d’autres topiques réfrigérants. Si le froid est la cause du mal, on doit arroser la4tête avec de l’eau de mer chaude ou de l’eau salée, ou encore avec une décoction de feuilles de lauriers, la frotter ensuite fortement , puis y verser de l’huile chaude et la couvrir; quelques-uns même enveloppent la tête avec des bandes. Certains malades trouvent dusoulagement à se charger d’oreillers et de couvertures ; d’autres emploient avec succès les cataplasmes chauds. En conséquence, lorsque la cause est inconnue, il faut voir ce qui réussit le mieux des remèdes chauds ou froids, et s’en tenir à ceux qui ont recu la sanction de l'expérience. S'il y a doute sur l’origine de la maladie, on doit d’abord arroser latète, comme il est dit plus haut, avec de l’eau chaude ou de l’eau salée, ou bien avec une décoction de feuilles de laurier, etcontinuer ensuite
potione ; si non potest, aquam bibere. Si postero die dolor remanet, alvum ducere, sternutamenta evocare, nihil assumere, nisiaquam. Sæpe enim dies unus auf alter totum dolorem bac ratione diseulit; utique si ex vino vel cruditate origo est. Si vero in his auxilii parum est, tonderi oportet ad cutem; deinde considerandum est, quæ causa dolorem excitarit. Si calor, aqua frigida multa perfundere caput expedit, spongiam concavam imponere, subinde in aqua frigida expressam , ungeré rosa et aceto, vel potins his tinctam lanam suceidam imponere, aliave refrigerantia cataplasmata. At si frigus nocuit, caput oportet perfundere aqua calida marina, vel certe salsa, ant in qua laurus decocta sit; tum caput vehementer perfricare; deinde calido oleo implere et veste velare ; quidam etiam id devincunt; alii cervicalibus vestimentisque onerant, et sic levantur; alios calida cataplasmata adjuvant. Ergo eliam, ubi causa incognita est, videre oportet, refrigerantia magis, an calefacientia lenjant, et iis uti, quæ experimentum approbarit. At si parum causa discernitur, perfundere caput, primum aqua calida, sieut supra præceptum est, vel salsa, vel ex lauro decocta ; tum frigida posca. Ilfa in omui vetusto capitis dolore communia sunt: sternutamenta excitare, inferiores partes velkementer perfricare, garga-
les affusions avec l’oxycrat froid. Voici les remèdes généraux dans toutes les douleurs de tête invétérées : provoquer l’éternument, frictionner avec force les parties inférieures, employer les gargarismes propres à exciter la salivation, appliquer les ventouses aux tempes et à l'occiput, obtenir un écoulement de sang par les narines, exercer de temps à autre des tractions sur les régions temporales à l’aide d’un emplâtre de résine, déterminer au moyen de la moutarde une ulcération de la partie malade, sur laquelle un linge est disposé d'avance pour que l'érosion n'aille pas trop loin ; cautériser le point douloureux avec le fer brûlant, prendre peu de nourriture, et ne boire que de l’eau. Dès que la douleur est calmée, on doit se rendre au bain, et là se faire verser sur la tête beaucoup d’eau chaude d’abord, et de l’eau froide après ; si le mal a disparu tout à fait, on peut se remettre au vin, mais par la suiteil vaut toujours mieux donner la préférence à l’eau sur toute autre chose. L'hydrocéphale est d’une espèce différente ; il est nécessaire en pareil cas de bien raser la tête, d'appliquer un sinapisme pour excorier la peau, et, s’il n’agit pas assez, de recourir au scalpel. De mème que l'hydropisie,cette maladiese traite par l'exercice, les sueurs, les fortes frictions, ainsi que par l’usage des aliments et des boissons diurétiques.
2. Il survient à la face une maladie que les Grecs nomment spasme cynique. Commencanten général par une fièvre aiguë, cette affection imprime aux lèvres des mouvements déréglés et n'est autre chose en effet qu'une convulsion de la bouche. Il s’y joint une altération fréquente dans la couleur du visage et du corps, etil y a tendance à l’assoupissement. La saignée dans ce
rizare lis, quæ salivam movent, cucurbitulas temporibus et occipitio admoyere, sanguinem ex naribus detrahere, resina subinde tempora pervellere, et imposito sinapi exulcerare ea, quæ male habent, ante linteolo subjecto, ne vehementer arrodat , candentibus ferramentis, ubi dolor est, ulcera excilare, cibum permodicum cum aqua sumere; ubi levatus est dolor , in balneum ire, ibi multa aqua prius calida, deinde frigida per caput perfundi ; si disenssus ex toto doler est, etiam ad vinum reverti; sed postea semper, antequam quidquam aliud, aquam bibere. Dissimile est id genus, quod humorem in caput contrabit. In hoc tonderi ad cutem necessarium est; deinde imponere sinapi, sie, ut exulceret; si id parum profuit, scalpello utendum est. Ilia cum hydropicis communia sunt, ut exerceatur, insudet, vehementer perfricetur, cibis potionibusque utatur urinam præcipue movenüibus.
2. Circa faciem vero morbus innascitur, quem Græci xvvxdv oracuèv nominant. Is eum acuta fere febre oritur os cum motu quodam pervertitur ; ideoque nihil aliud est, quam disientio oris. Accedit crebra coloris in facie totoque corpore mulalio; somnus in promptu est. In hoc sanguinem mittere optimum est; si finitum eo malum non
cas est le meilleur remède; mais lorsqu'elle n’a pas triomphé du mal, il faut donner des lavements , et si le spasme est opiniâtre, faire vomiravec l’ellébore blanc. Deplus, il est nécessaire d'éviter le soleil, la fatigue et le vin. Si la maladie ne cède pas à ce traitement, il faut se livrer à la course, pratiquer sur l'endroit malade des frictions douces et prolongées, et en faire de moins longues, mais de plus fortes sur les autres parties du corps. Il est encore utile d’exciter l’éternument , de raser la tête, puis de l’arroser d’eau de mer chaude ou d’eau salée, dans laquelle on mettra du soufre; après laffusion on doit renouveler les frictions, mächer de la moutarde, en même temps enduire de cérat les parties affectées, et sur le côté sain appliquer de la moutarde jusqu’à érosion. Les aliments tirés de la classe moyenne sont les plus convenables.
3. Dans la paralysie de la langue, qui peut être essentielle ou dépendre d’une autre maladie, et mettre le malade dans l'impossibilité de s’exprimer, il fautemployer des gargarismes préparés avec une décoction de thym, d’hysope et de calament, boire de l’eau, frictionner fortement le dessous du menton, la tête, le visage et le cou, frotter la langue avec le suc d’assa fœtida, mâcher les substances les plus âcres, comme la moutarde, l'ail, l'oignon; faire tous ses efforts pour articuler les mots, s'exercer en retenant sa respiration, recourir souvent aux affusions froides, manger parfois beaucoup de raifort, et vomir ensuite.
4. Quelquefois une humeur qui provient de la tête se jette sur les narines, ce qui est peugrave, d'autres fois elle se jette sur la gorge, ce qui est plus fâcheux ; et d’autres fois sur le poumon,
est, ducere alvum; si ne sic quidem discussum est, albo veratro vomilum movere. Praæter hæc necessarium est vitare solem, lassitudinem, vinum. Si discussum his non est, utendum est cursu; frictione in éo, quod læsum est, leni et multa; in reliquis partibus breviore, sed vehementi. Prodest etiam movere sternutamenta ; caput radere ; idque perfundere aqua calida, vel marina, vel certe salsa, sic, ut ei sulphur quoque adjicialur; post perfusionem iterum perfricari ; sinapi manducare; eodemque tempore affectis oris partibus ceratum, integris idem sinapi, donec arrodat, imponere. Cibus aptissimus ex media materia est.
3. At silingua resoluta est, quod interdum per se, interdumex morbo aliquofit, sie, ut sermo hominis non explicetur, oportet gargarizare ex aqua, in qua vel thymum , vel hyssopum, vel nepeta decocta sit ; aquam bibere; caput, etos, et ea quæ sub mento sunt, et cervicem vehementer perfricare ; lasere linguam ipsam linere; manducare quæ sunt acerrima, id est sinapi, allium, cepam ; magna vi luctari, ut verba exprimantur ; exerceri relento spiritu ; caput sæpe aqua frigida perfundere; nonnumquam multam esse radiculam, deinde vomere.
4. Destillat autem humor de capile interdum in nares, auod leve est; interdum in fauces, quod pejus est ; inter-
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ce qui est bien plus pernicieux encore. Quand elle se porte sur les narines , il y a écoulement d'une pituite ténue, la tête est un peu douloureuse et pesante, les éternuments sont fréquents; si c’est sur la gorge, il en résulte de l'irritation et une petite toux; si c’est sur le poumon, outre l’éternument et la toux il y a pesanteur de tête, lassitude, soif, chaleur, urines bilieuses. L’enchifrènementestune maladie voisine de celle-ci, mais cependant distincte : il y a dans ce cas occlusion des narines, enrouement, toux sèche, goût salé de la salive, tintement d'oreilles, battement des vaisseaux de la tête, et trouble des urines. Ces diverses affections ont recu d’'Hippocrate le nom commun de coryza; mais je vois qu'aujourd'hui les Grecs n’appliquent ce mot qu'à l’enchifrènement, et qu'ils appellent catarrhe (xaruotayu0c) toute fluxion pituiteuse. En général, ces maladies sont de courte durée ; toutefois, quand on les néglige, elles peuvent se prolonger longtemps ; mais elles ne deviennent jamais funestes, si ce n’est lorsque le poumon s’uleère. Dès qu’on en ressent quelques atteintes, il faut immédiatement se tenir à l'abri du soleil , et s’interdire les bains, le vin, et les plaisirs de Vénus, sans renoncer pour cela aux onctions et à son régime ordinaire : on devra se promener vivement, mais à couvert, et après la promenade se faire frotter cinquante fois au moins la tête et le visage. Si l’on a pris ces précautions pendant deux ou trois jours, il est rare que le mal n’en recoive pas de soulagement. L’amendement une fois obtenu, si la pituite devient plus épaisse, comme on l’observe dans le catarrhe, ou si les narines sont plus libres, comme dans le cas d’enchifrenement, on pourra se mettre au
dum etiam in pulmonem, quod pessimum est. Si in nares destillavit, tenuis per has pituita profluit, caput leviter dolet, gravitas ejus sentitur, frequentia sternutamenta sunt. Si in fauces, has exasperat, tussiculam movet. Si in pulmonem, pr&ter sternutamenta et tussim est etiam capilis gravitas, lassitudo, sitis, æstus, biliosa urina. Aliud aulem, quamvis non multum distans, malum,, gravedo est. Hæc nares claudit, vocem obtundit, tussim siccam movet : sub eadem salsa est saliva, sonant aures, ven&æ moventur in capite, turbida urina est. Hæc omnia #0pÜlas Hippocrates nominat : nunc video apud Græcos in gravedine hoc nomen servari, destillationem , xatæorayudv appellari. Hæc autem et brevia, et si neglecta sunt, longa esse consuerunt; nibil pesliferum est, nisi quod pulmonem exulceravit. Ubi aliquid ejasmodi sensimus, protinus abstinere a sole, balneo, vino, venere debemus : inter quæ unctione et assueto cibo nihilominus uli licet. Ambulatione tantum acri, sed tecta utendum est, et post eam capul atque os supra quinquagies perfricandum. Raroque fit, ut si biduo, vel certe triduo nobis temperavimus, id vitium non levetur. Quo levato, si in destillatione crassa facta pituita est, vel in gravedine nares magis patent, balneo utendum est, multaque aqua
bain, et se fomenter abondamment la tête et la bouche, d’abord avec de l’eau chaude, puis avec de l’eau tiède; faire ensuite un repas plus abondant, et boire du vin. Mais si le quatrième jour la pituite est également ténue, et si les narines ne sont pas moins embarrassées, il faudra prendre du vin astringent d'Amine, revenir à Veau pendant deux jours, après cela faire usage du bain, et retourner à ses habitudes. D'ailleurs, les jours mêmes où l’on s’impose certaines privations, il n’est pas besoin de se constituer malade, et pour tout le reste on doit se gouverner comme en santé : il fautexcepter pourtant les personnes chez lesquelles ces maladies ont coutume de se montrer plus opiniâtres et plus violentes, car elles réclament alors plus de ménagements. Si done la pituite afflue vers les narines ou la gorge, ces personnes doivent, indépendamment des soins dont je viens de parler, faire dès les premiers jours de longues promenades, frotter rudement les parties inférieures et plus doucement la poitrine et la tête, retrancher la moitié de leurs aliments, prendre des œufs, de l’amidon et autres choses semblables qui épaississent la pituite, et enfin lutter contre la soif le plus longtemps possible. Lorsque par là elles se sont mises en état de prendre un bain et qu’elles en ont fait usage , elles peuvent ajouter à leur nourriture un petit poisson ou de la viande, en ayant soin cependant de rester pour les aliments au-dessous de leur mesure ordinaire; mais elles peuvent boire du vin pur avec moins de réserve. Si la pituite s’est jetée sur le poumon, la promenade et les frictions sont encore bien plus nécessaires ; on adoptera le même régime alimentaire, et si cela ne suffit pas, on y ajoutera des substances plus
prius calida, post egelida, fovendum os, caputque; deinde cum cibo pleniore vinum bibendum. At si æque tenuis quarto die pituita est, vel nares æque clausæ videntur, assumendum est vinum Aminæum austerum ; deinde rursus biduo aqua; post quæ ad balneum , et ad consuetudinem revertendum est. Neque tamen illis ipsis diebus, quibus aliqua omittenda sunt, expedit tamquam ægros agere ; sed cetera omnia quasi sanis facienda sunt, præterquam si diutius aliquem et vehementius ista sollicitare consuerunt : huic enim quædam curiosior observaio necessaria est. Igitur huic, si in nares vel in fauces destillavit, præter ea, quæ supra retuli, protinus primis diebus mulium ambulandum est; perfricandæ vehementer inferiores partes ; levior frictio adhibenda thoraci erit ; levior capiti; demenda assueto cibo pars dimidia ; samenda ova, amylum, similiaque, quæ piluitam faciunt crassiorem; siti contra, quanta maxima sustineri potest, pugnandum. Ubi per hæcidoneus aliquis balneo factus, eoque usus est, adjiciendus est cibo pisciculus, aut caro; sic tamen, ne protinus justus modus cibi sumatur : vino meraco copiosius utendum est. At si in pulmonem quoque destillat, multo magis et ambulatione et frictione opus est; eademque adhibita ratione in cibis, si non satis illi
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âcres; il faudra donner plus de temps au sommeil, renoncer complétement aux affaires, et plus tard essayer quelquefois du bain. Dans l’enchifrènement, on doit se tenir en repos le premier jour, s'abstenir de manger et de boire, se couvrir la tête, et au moyen de Ja laine s'envelopper la gorge; le lendemain se lever, nese permettre aucune boisson , ou, si la soif est trop impérieuse, ne pas aller au delà d’une hémine d'eau; le troisième jour manger en petite quantité de la mie de pain avec un petit poisson ou un peu de viande légère, et boire de l’eau: si l’on ne peut s'empêcher de manger davantage, il faut se faire vomir après le repas. On doit, lorsqu’on est au bain, fomenter la tête et la bouche avec beaucoup d’eau chaude, jusqu’à ce que la sueur s’établisse , et reprendre ensuite l'usage du vin. Il est pour ainsi dire impossible, après avoir suivi cette méthode , que l’indisposition persiste; si pourtant elle n’a pas disparu, il faut user d’aliments froids, sees et légers, boire le moins possible, et continuerles frictions et l'exercice, qui sont indispensables dans toutes les affections de ce genre.
III. De la tête nous passons au cou, qui est souvent exposé à des maladies graves. Il n’en est pas cependant de plus fâcheuse et de plus aiguë que celle où, par l'effet d’une certaine rigidité de nerfs, la tête peut ou se renverser sur les épaules, ou venir toucher la poitrineavee lementon, ou rester droite et immobile, Les Grecs appellent opisthotonos le premier état, le second eprosthotonos, et le dernier {éfanos ; d’autres, moinssubtils, emploient indistinctement l’une ou l’autre de ces expressions. Cette affection enlève souventle malade en quatre jours; mais passé ce terme on ne
proficiunt, acrioribus utendum est; magis somno indulgendum , abstinendumque a negoliis omnibus ; aliquando, sed serius, balneum tentandum. In gravedine autem, primo die quiescere, neque esse, neque bibere, caput velare, fauces lana circumdare ; postero die surgere, abstinere a polione, aut, si res coegerit, non ultra heminam aquæ assumere ; fertio die panis non ita multum ex parte interiore cum pisciculo, vel levi carne sumere, aquam bibere : si quis sibi temperare non potuerit, quo minus pleniore victu utatur, vomere : ubi in balneum ventum est, mulla calida aqua caput et os fovere usque ad sudorem; tum ad vinum redire. Post quæ vix fieri potest , ut idem incommodum maneat; sed si manserit, utendum erit cibis frigidis, aridis, levibus, humore quam minimo , servatis frictionibus exercitationibusque, quæ in omni tali genere valetudinis necessariæ sunt.
HI. A capite transitus ad cervicem est, quæ gravibus admodum morbis obnoxia est. Neque tamen alius importunior acutiorque morbus est, quam is, qui quodam rigore nervorum, modo caput scapulis, modo mentum pectori adnectit, modo rectam et immobilem cervicem intendit. Priorem Græci oxoborovoy , insequentem épneocbèrovoy, ullimum téravoy appelant ; quamvis
court plus aucun danger. Le même traitement s’appliqueaux diverses formes de la maladie, etsur ce point on est d'accord; mais, d’apres Asclépiade, il faut saigner dans tous les cas, et, selon d’autres, on ne doit jamais recourir à ce moyen, par la raison qu'alors surtout le corps a besoin de chaleur , et que celle-ci réside dans le sang. Cette opinion au reste est mal fondée, car il n’est pas de la nature du sang d’être constamment chaud ; seulement, detous les éléments qui entrent dans le corps humain, c’est celui qui s'échauffe ou se refroidit le plus promptement. Les règles que j'ai posées au sujet des émissions sanguines feront connaître si, dans le cas présent, il est convenable ou non de tirer du sang. Mais il est toujours utile d’administrer le castoréum associé au poivre ou à l’assa fœt'da, et d'employer ensuite des fomentations chaudes et humides : beaucoup de médecins font même diriger à plusieurs reprises des affusions chaudes sur le cou, et ce remède en effet procure un soulagement momentané; mais il rend les nerfs plus sensibles au froid, ce qu'on ne saurait trop éviter. Il vaut mieux vommencer dès lors par enduire le cou de cérat liquide, et ensuite appliquer des vessies de bœuf ou de petites outres remplies d'huile chaude, ou des cataplasmes de farine chauds, ou bien du poivre long qu’on écrase avec des figues. Mais il est beaucoup plus avantageux encore de fomenter le cou avec du sel humide, et j'ai déjà dit comment on devaits’y prendre. Après avoir employé l’un de ces moyens, il faut approcher le malade du feu, ou, si c’est en été, l’exposer au soleil, et frotter le cou , les épaules et l’épine avec de l'huile vieille, de préférence à toute autre; à
minus subtiliter quidam indiscretis his nominibus utuntur. Ea sæpe intra quartum diem tollunt; si hunce evaserunt , sine periculo sunt. Eadem omnia ratione curantur ; idqne convenit. Sed Asclepiades utique mittendum sanguinem credidit; quod quidam utique vilandum esse dixerunt, eo quod maxime tum corpus calore egeret, isque esset in sanguine. Verum hoc quidem falsum est. Neque enim natura sanguinis est, ut utique caleat; sed ex iis, quæ in homine sunt , hic celerrime vel calescit, vel refrigescit. Mitti vero nec ne debeat, ex jis intelligi potest, quæ de sanguinis missione præcepta sunt. Utique autem recte datur castoreum, et cum hoc piper, vel laser; deinde opusest fomento humido et calido : itaque plerique aqua ealida multa cervices subinde perfundunt. Id in præsentia levat; sed opportuniores nervos frigori reddit, quod utique vitandum est. Utilius igitur est, ceralo liquido primum cervicem perungere; deinde admovere vesicas bubulas vel utriculos oleo calido repletos, vel ex farina calidum cataplasma, vel piper rotundum cum ficu contusum. Utilissimum tamen est, humido sale fovere, quod quomodo fieret , jam ostendi. Ubi eorum aliquid factum est, admovere ad ignem, vel, si æstas est, in sole ægrum oportet; maximeque oleo vetere, si id non est, Syriaco, si ne id quidem est, adipe quam vetustissima cervicem,
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son défaut onse servira d'huile de Syrie, ou même, faute de mieux, de graisse aussi vieille que possible. On se trouve bien sans doute des frictions pratiquées sur toutes les vertèbres; mais elles sont principalement utiles dans la région cervicale, et l’on doit par conséquent les employer jour et nuit, saufnéanmoins quelques instants de relâche, pendant lesquels on appliquera des cataplasmes préparés avec des drogues échauffantes. Il faut particulièrement que le malade soit garanti du froid ; et à cet effet on entretiendra sans cesse du feu dans sa chambre à coucher, surtout avant Île jour, temps où le froid se fait le plus sentir. Il ne sera pas non plus sans utilité de raser la tête, de l’oindre avec de l'huile chaude d'iris ou de troëne, et de la couvrir ensuite d'un bonnet; quelquefois même on pourra prendre un bain entier d'huile chaude, ou d’eau chaude dans laquelle on aura fait bouillir du fénu grec, avec addition d'un tiers d'huile. Les lavements contribuent souvent aussi à diminuer la tension des parties supérieures; mais si la douleur devient plus intense, il faut appliquer au cou des ventouses scarifiées, et à cet endroit même cautériser la peau, à l’aide du fer ou des sinapismes. Dès que la douleur est calmée et que le cou peut exécuter quelques mouvements, il y a lieu de penser que la maladie va céder aux remèdes. Néanmoins on doit pendant longtemps s’interdire lesaliments qui rendent la mastication nécessaire, se contenter de crèmes farineuses, d'œufs frais ou mollets, et de quelques bouillons : si cela passe bien et que l'état du cou soit tout à fait convenable, il sera temps d'arriver aux bouillies etaux panades bien délayées. L'usage du pain devra précéder celui
et scapulas, et spinam perfricare. Frictio cum omnibus in homine vertebris utilis sit, tum üis præcipue, quæ in collo sunt. Ergo die nocteque, interpositis tamen quibusdam temporibus, hoc remedio utendum est; dum intermittitur, imponendum malagma aliquod ex calefacientibus. Cavendum vero præcipue frigus ; ideoque in eo conclavi, quo cubabit æger, ignis continuus esse debebit, maximeque tempore antelucano, qus præcipue frigus intenditur. Neque inutile erit, caput attonsum habere, id= que irino vel cyprino calido madefacere, et superimposito pileo velare ; nonnumquam etiam in calidum oleum totum descendere, vel in aquam calidam, in qua fœnum græcum decoctum sit, et adjecta olei pars tertia. Alvus quoque ducta sæpe superiores partes resolvit. Si vero etiam vehementius dolor crevit, admovendæ cervicibus cucurbitulæ sant, sie, ut cutis incidatur : eadem aut ferramentis, aut sinapi adurenda. Ubi levatus est dolor, moverique cer vix cœæpil, scire licet, cedere remediis morbum. Sed diu vitandus cibus, quisquis mandendus est : sorbitionibus utendum, itemque ovis sorbilibus, aut mollibus ; jus aliquod assumendum. Id si bene processerit, jamque ex toto recte se habere cervices videbuntur, incipiendum erit a pulticula, vel intrita bene madida. Celerius tamen etiam panis mandendus, quam vinum gustandum : siquidem hu:
du vin, car dans le tétanos le vin est éminemment contraire; et par cette raison il faut, pour en accorder, qu’ils’écoule un plus long espace de temps.
IV. 1. A côté de cette maladie qui affecte extérieurementtoute larégion cervicale, ils’entrouve une autre non moins grave et non moins aiguë, dont le siége ordinaire est dans la gorge. Nous appelons angine, mais chez les Grecs le nom varie selon la forme particulière qu’elle présente. Il y a des cas, par exemple, où l’on n’aperçoit ni gonflement ni rougeur, et pourtant la peau est sèche, le malade respire à peine, et les membres sont dans un état de résolution : c’est là ce qu'ils appellent cuv&yy1. D'autres fois la langue et l'arrière-gorge sont rouges et tuméfiées, la voix n’est plus articulée, les yeux sont renversés, la face est pâle et le malade a des hoquets: cette forme prend le nom de xuvéyyn. Les signes communs à ces deux états sont l'impossibilité d’avaler ni solide ni liquide et la difficulté de respirer. Lorsque la rougeur et le gonflement ne sont accompagnés d'aucun autre symptôme , le mal est moins grave, et se nomme alors rapacuvayyn. Quelle que soit au reste la nature de l’angine, il faut saigner si les forces le permettent (1) ,et en second lieu prescrire des lavements. Il est bon aussi d'appliquer des ventouses sous le menton et autour de la gorge, pour appeler au dehors l'humeur qui détermine la suffocation. On ne doit employer ensuite que des fomentations humides, car les sèches coupent larespiration; on se servira d’éponges, qu’on trempera de temps en temps dans l'huile chaude, de préférence à l’eau chaude. Le suc de sel (2) appliqué chaud constitue de mème un excellent remède. On se trouve bien encore d'employer des gargarismes, qu'on prépare en faisant bouillir
jus usus præcipue periculosus ; ideoque in longius tempus differendus est.
IV. 1. Ut hoc autem morbi genus circa totam cervicem, sicalterum æque pestiferum acutumque in faucibus esse consuevit. Nostri anginam vocant : apud Græcos nomen, prout species est. Interdum enim neque rubor, neque tumor ullus apparet ; sed corpus aridum est, vix spiritus trahitur, membra solvuntur : id cuvéyynv vocant. Interdum lingua faucesque cum rubore intumeseunt, vox nihil significat, oculi vertuntur, facies pallet, singultusque est : id xuvéyyn vocatur. Illa communia sunt; æger non
cibum devorare, non potionem potest; spiritus ejus intercluditur. Levius est, ubi tumor tantummodo et rubor est, celera non sequuntur : id rapxouvayyny appellant. Quidquid est, si vires patiuntur, sanguis mittendus est : [si non abundat ,] secundum est, ducere alvum. Cucurbitula quoque recte sub mento et circa fauces admovetur, ut id , quod strangulat, evocet. Opus est deinde fomentis humidis : nam sicca spiritum clhidunt. Ergo admovere spongias oportet, quæ melius in calidum oleum, quam in calidam aquam subinde demittuntur; efficacissimusque est hic quoque, salis calidus succus. Tum commodum est,
dans de l’eau miellée soit de l’hysope, du calament, de l'absinthe, soit du son ou des figues sèches. Il convient après les gargarismes d'oindre le palais avec du fiel de taureau, ou quelque préparation de mûres, ou bien de le saupoudrer avec du poivre. Si ces moyens sont insuffisants, il faut en dernier lieu faire des incisions assez profondes sous la mâchoire, à la partie supérieure du cou, et, dans le palais, scarifier autour de la luette, ou bien ouvrir les veines situées sous la langue, afin de donner par là une issue à la matière morbide. Quand le malade n’est pas soulagé par un pareil traitement, c’est qu'il est vaincu par la maladie; si au contraire son état s’améliore, si le gosier donne un libre accès au passage de l'air et des aliments, le retour à la santé s'effectue sans effort. Quelquefois aussi la nature apporte son utile secours; et cela a lieu lorsque le mal passe d’un endroit resserré dans un autre plus étendu: ainsi de larougeur et du gonflement se manifestant à la région précordiale, on en peut conclure que la gorge est débarrassée. Quelle que soit d’ailleurs la cause de la guerison, il faut prescrire d'abord un régime humectant, l’eau miellée bouillie principalement ; arriver ensuite à des aliments un peu plus consistants, mais sans âcreté , et en continuer l’usage jusqu’à ce que la gorge ait repris son état naturel. J’entends dire communément qu'en mangeant un petit d’hirondelle on est préservé de l’angine pendant toute l’année; on prétend aussi qu'on peut le conserver dans du sel , et que, la maladie survenant, on le fait brûler pour le donner en poudre au malade; ce qui est suivi de succès. Cette opinion populaire ayant pour elle l’autorité de gens dignes de foi, et ne pouvant d’ailleurs entrainer aucun danger, j'ai cru devoir lui donner une
hyssopum, vel nepetam, vel thymum, vel absinthium, vel etiam furfures, aut ficus aridas, cum mulsa aqua decoquere, eaque gargarizare : post hæc palatum ungere vel felle taurino, vel eo medicamento, quod ex moris est. Polline etiam piperis id recte respergilur. Si per hæc parum proficitur, ultimum est, incidere sais altis plagis sub ipsis maxillis supra collum , et in palato circa uvam, vel eas venas, quæ sub lingua sunt, ul per ea vulnera morbus erumpat. Quibus si non fuerit æger adjutus, scire licet, malo victum esse. Si vero his morbus levatus est , jamque fauces et cibum et spiritum capiunt, facilis ad bonam valetudinem recursus est. Atque interdum nalura quoque adjuvat, si ex angustiore sede vitium transit in latiorem : itaque rubore et tumore in præcordiis orto,.scire licet fauces liberari. Quidquid autem eas levarit, incipiendum est ab humidis, maximeque aqua mulsa decocta; deinde assumendi molles et non acres cibi sunt, done fauces ad pristinum habitum revertantur. Vulgo audio, si quis pullum hirundinis ederit, angina toto anuno non periclitari ; servaltumque eum ex sale, cum is morbus urgel, comburi, carbonemque ejus contritum in aquam mulsam, quæ potui datur, infriari, el prodesse. Id cum idoneos 7e
place dans mon ouvrage, bien que je n’aie rien vu de semblable dans les écrits des médecins.
2. La région gutturale est encore le siége d’une maladie à laquelle les Grecs ont imposé desnoms divers, destinés à représenter différents degrés d'intensité. Le caractere essentiel de cette affection est une difficulté de respirer ; mais quand la difficulté n’est pas très-prononcée et ne fait pas craindre la suffocation, on l'appelle dyspnee ; si la gène est plus grande, et que la respiration se fasse avec bruit et anhélation, la maladie prend le nom d’Asthme, et quand le malade ne peut respirer qu’en se tenant droit sur son séant, on dit qu'il y a orthopnée. Le premier de ces états peut devenir chronique; les deux autres sont généralement aigus. Voici ce qu’ils ont de commun : la respiration est accompagnée d’un sifflement produit par le resserrement du conduit aérien; on ressent dans la poitrine et les hypocondres des douleurs qui quelquefois s'étendent jusqu'aux épaules; ces douleurs cessent et se reproduisent tour à tour, et de plus une petite toux s'ajoute à ces symptômes. Quand rien ne s’y oppose, le remède est dans la saignée ; ce secours toutefois est insuffisant, et l’on doit relâcher le ventre par l'usage du lait, et parfois même donner des lavements purgatifs. Ces moyens ont pour effet d’atténuer les humeurs, et de rendre ainsi la respiration plus libre. Dans son lit le malade doit avoir la tête élevée ; il convient d'agir sur la poitrine à l’aide de fomentations ou d’épithèmes chauds, secs ou humides; ensuite on applique un cataplasme, ou au moins du cérat préparé avec la pommade de troëne ou d'iris. Pour boisson on fait prendre à jeun de l’eau miellée, dans laquelle
auctores ex populo habeat, neque habere quidquam periculi possit, quamvis in monumentis medicorum non legerim , tamen inserendum huic operi meo credidi.
2. Est etiam circa fauces malum, quod apud Græcos aliud aliudque nomen habet, prout se intendit. Omne in difficultate spirandi consistit : sed hæc dum modica est, neque ex toto strangulat, ôdorvorx appellatur; cum vehementior est, ut spirare æger sine sono et anhelatione non possit, &oôuæ; cum accessit id quoque, ne nisi recta cervice spiritus trabatur, 6p6orvoux. EX quibus id, quod primum est, potest diulius trahi; duo insequentia acuta esse consuerunt. His communia sunt : quod propter angustias , per quas spiritus evadit, sibilum edit, dolor in pectore præcordiisque est, interdum etiam in scapulis, isque modo decedit, modo revertitur; ad hæc tussicula accedit. Auxilium est, nisi aliquid prohibet , in sanguinis detractione. Neque id satis est, sed lacte quoque [ venter solvendus est] liquanda alvus, interdum etiam ducenda; quibus extenuatum corpus incipit spiritum trahere commodius. Caput autem etiam in lecto sublime habendum est; thorax fomentis, cataplasmatisque calidis, aut siceis, aut etiam humidis adjuvandus est; et postea vel malagma superimponendum, vel certe ceratum ex <yprino, vel irino unguento. Sumenda deinde jejuno podui mulsa aqua, cum qua vel hyssopus cocta, vel con-
on a fait bouillir de l’hysope ou de la racine de câprier pilée. Il est bon aussi de sucer une prépa= ration faite avec le nitre ou le cresson blane frit : on écrase l’un ou l’autre, et on le mélange avee du miel : on peut encore faire bouillir ensemble du miel, du galbanum et de la térébenthine; et quand la mixtion est complète, on en prend tous les jours la grosseur d’une fève, qu'on fait fondre sous la langue : ou bien on prend de soufre qui n'a point été au feu p. *. —. d'aurone p. *.
qu'on écrase dans un verre de vin, et qu'on avale après l’avoir fait tiédir. Ce n’est pas non plus sans raison qu’on recommande le foie de renard bien desséché, réduit en poudre et administré en potion; de même on peut manger le poumon de cet animal tout fraîchement rôti, mais sans le secours du fer. J1 faut en outre mettre le malade aux crèmes farineuses et aux aliments adoucissants; lui accorder de temps à autre un peu de vin léger et astringent, et le faire vomir quelquefois. Les diurétiques sont égalementavantageux , mais rien n’est plus favorable que de se promener à pas lents jusqu’à ce qu’il y aitcommencement de lassitude, et que de pratiquer soi-même ou par le secours d'autrui des frictions sur les parties inférieures, en les exposant au soleil ou au feu, et en continuant de les frotter jusqu’à la sueur.
3. Il existe quelquefois des ulcérations dans la gorge, pour le traitement desquelles la plupart des médecins appliquent à l'extérieur des cataplasmes chauds , et emploient des fomentations humides ; ils conseillent même de soumettre l’intérieur de la bouche à des fumigations chaudes, qui ont l’inconvénient, selon d’autres, de trop relâcher les parties, et de favoriser l'extension du
trita capparis radix sit. Delingitur etiam utiliters ant nitrum, aut naslurtium album frictum, deinde contritum et cum melle mistum : simulque coquuntur mel, galbanum, resina terebinthina, et ubi coierunt, ex his, quod fabæ magnitudinem habet, quotidie sub lingua liquatur : aut sulphuris ignem non experti p. *. —=. abrotoni p *. in vini Cyatho teruntur, idque tepefactum sorbetur. Est etiam non vana opinio, vulpinum jecur, ubi siccum et aridum factum est, contundi oportere, polentamque ex eo potioni aspergi; vel ejusdem pulmonem quam recentissimum assum, sed sine ferro coctum, edendum esse, Præter hæc, sorbitionibus et lenibus cibis utendum est; interdum vino tenui austero, nonnumquam vomitu. Prosunt etiam, quæcumque urinam movent; sed nihil magis, quam ambulalio lenta pene usque ad lassitudinem ; frictio multa, præcipue inferiorum partium, vel in sole, vel ad ignem, et per seipsum, el per alios, usque ad sudorem.
3. In interiore vero faucium parte interdum exulceratio esse consueyit. In hac plerique extrinsecus cataplasmatis calidis, fomentisque humidis utuntur; volunt etiam vaporem calidum ore recipi; per qua: molliores alii partes eas fieri dicunt, opportunioresque vilio jam hærenti. Sed , si bene vilari frigus potest, tuta illa præsidia; si melus ejus est, supervacua sunt, Ulique autem perfricare fauces pe-
mal. tes moyens sont cependant utiles, si le froid “pent être évité; si on le redoute au contraire, ils cessent d'être indiqués. Dans tous les cas il y a danger à faire des frietions sur la gorge; car elles produiraient des ulcérations. Les diurétiques ne conviennent pas davantage ici, parce qu’en passant par le gosier ils pourraient rendre Ja pituite plus fluide, et qu'il vaut mieux en supprimer le cours. Asclépiade, auquel il faut rapporter bien des préceptes utiles que nous avons adoptés nous-mêmes, conseille dans ce cas de boire du vinaigre très-concentré , persuadé qu'on resserre ainsi l'ulcération , sans amener auçun acci— dent.Mais ceremède, convenable pour arrêter un écoulement de sang, ne peut déterminer la guérison d’un uleère. Il est préférable d'employer le Jycium, que le même auteur preserit aussi, ou de choisir entre les sucs de poireau et de marrube , ou bien entre les noix grecques pilées avec la gomme adragant et mêlées au vin de raisins cuits au soleil, ou la graine de lin pulvérisée, et délayée dans du vin doux. La promenade et la course sont encore des exercices nécessaires, non moins quelesfrictions, quidoivent être faites avec force depuis la poitrine jusqu'aux membres inférieurs. Il faut s'interdire les aliments âcres et acerbes : les plus convenables sont le miel, la lentille, la décoction de froment, le lait, la erème d'orge, la viande grasse, le poireau surtout, ettoutes les preparations dans lesquelles on le fait entrer. Il faut boirele moins possible, et l’on peut donner de l'eau pure , ou une décoction de coings ou de dattes. On doitemployer des gargarismes adoucissants ; mais Shils n’agissent pas assez, il est bon d’en ordonner d'astringents. Cette maladie n’est pas aiguë, et peut n'être pas chronique : elle réclame néan-
riculosum est : exulcerat enim. Neque utilia sunt, quæ urinæ movendæ sunt, quia possunt, dum transeunt, ibi quoque pituitam extenuare , quam supprimi melius est. Asclepiades multarum rerum, quas ipsi quoque secuti sumus, auctor bonus, acetum ait quam acerrimum esse sorbendum : hoc enim sine ulla noxa comprimi ulcera. Sed id supprimere sanguinem potest, ulcera ipsa sanare non potest. Melius huic rei lycium est, quod idem quoque æque probat , vel porri, vel marrubii succus, vel nuces Græcæ cum tragacantho contritæ et cum passo mistæ, vel lini semen contritum et eum dulci vino mistum. Exercitatio quoque ambulandi currendique necessaria est : frictio a pectore vehemens toti inferiori parti adhibenda. Cibi vero esse debent, neque nimium acres, neque asperi; mel, lenticula, tragum, lac, ptisana, pinguis caro , præcipueque porrum , et quidquid cum hoc mistum est. Potionis quam minimum esse convenit. Aqua dari potest, vel pura, vel in qua malum cotoneum ,spalmulæve decoctæ sunt. Gargarizaticnes quoque lenes ; sin hæ parum proficiuut, reprimentes utiles sunt. Hoc genus neque acutum est, et potest esse non longum, curationem tamen maluram, ne vehementer et diu lædat, desiderat.