‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 182 sur 265 · CHAPITRE VII (ou x · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII (ou x

De la machine de Ctésibius, qui élève l’eau très-haut.

I! faut maintenant parler de la machine de Ctésibius, qui élève l’eau à une très-grande hauteur. On met deux barillets de cuivre assez pres l'un de l’autre au bas de la machine. De ces barillets sortent des tuyaux, qui font une fourche efse joignant pour entrer dans un petit bassin placé au milieu, et dans lequel sont des soupa=— pes appliquées bien juste sur le haut de l'ou-| verture du tuyau pour empêcher de ressortir ce qui a été poussé avec force dans le bassin au moyen de l'air. Sur le bassin il y a une chapel en manière d’entonnoir renversé, qui est jointe fort juste et attachée avec des clavettes qui

avec la chape un autre tuyau, qui est dressé plomb, et que l'on nomme la {rompe. Au-des sous de l’entrée des tuyaux qui sont au bas des barillets, il y a des soupapes qui ferment les trous qui sont au fond des barillets. De plus, on fait entrer par le haut des barillets des pistons polis au tour et frottés d'huile, lesquels

Quæ de materia fiunt organa quibus rationibus perfi# ciantur, quibusque rebus motus recipientia præstent ver | sationibus infinitas utilitates, ut essent notiora, quamh apertissime potui, perscripsi.

CAPUT Vil. (Vulgo x11.) De Ctesibica machina, que altissime extollit aquam4

Insequilur nunc de Ctesibica machina quæ in altitudi4 nemaquam educit, monstrare. Ea fitex ære, cujus in ra dicibus modioli fiunt gemelli paulum distantes, habentes fistulas (fureillæ sunt figura) similiter cohærentes, in me dium. catinum concurrentes : in quo catino fiunt asses, id superioribus paribus fistularum coagmentatione subtil collocati ; qui præobturantes foramina narium non patiunb tur [exire] spiritum qui in catinum est expressus. Supr catinum penula ut infundibulum inversum est attemperal et per fibulam cum catino cuneo trajecto continetur, ne vis inflationis aquæ eam cogat elevare. Insuper fistula quæ tuba dicitur, coagmentata in altitudine fit erecta Modioli autem habent infra nares inferiores fistularum as ses interpositos supra foramina eorum, quæ suntin fundish Ita de supernis in modiolis emboli masculi torno politi @ oleo subacti conelusique regulis et vectibus commoventurb l { qui ullro citroque frequenti motu prementes |aeremb. (a

étant ainsi enfermés dans les barillets, sont alternativement soulevés et baissés par un mouvement fréquent à l’aide des barres et des leviers, et pressent tant l'air environnant, tantôt l'eau enfermée par les soupapes qui bouchent les ouvertures par lesquelles elle est entrée dans les barillets : la compression la force ainsi d’aller dans le petit bassin par les tuyaux qui y aboutissent ; et là, rencontrant la chape qui est dessus, elle est obligée de s'élever dans la trompe. Par ce moyen, une eau qui est basse peut être élevée dans un réservoir, et former une fontaine jaillissante. Mais cette machine n'est pas la seule que Ctésibius ait inventée : il y en a beaucoup d’autres et de différentes sortes, qui font voir que les liquides comprimés au moyen de l'air . produisent des effets semblables à ceux de la nature; telles sont les machines qui imitentie chant des oiseaux, et les petites fiqures que l'on fait courir dans des vases de verre où l’on a mis de l’eau; et plusieurs autres inventions de ce genre, qui sont faites pour le plaisir de la vue ou de l’ouie. De toutes ces machines j'ai choisi celles qui peuvent être de quelque utilité, et j’en ai parlé dans lelivre précédent lorsque j'ai traité des horloges, de même que j'ai décrit dans ce livre-ei celles qui agissent par l'impulsion de l’eau. Ceux qui seront curieux de connaître les machines qui ne sont pas tant pour l'utilité que pour le plaisir, en pourront trouver la description dans leslivres mêmes de Ctésibius.

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