‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 20 sur 265 · Lussis vero fere propter faucium exulcerationem mo · texte numérisé non relu

Lussis vero fere propter faucium exulcerationem mo

moins une prompte médication, si l'on veuten borner les progres et la durée.

4. La toux, qui se développe de bien des manières, accompagne ordinairement les ulcérations du gosier ; cette toux est incommode, mais elle disparaît dès que les ulcères sont guéris. Celle au contraire qui se déclare spontanément est en général plus grave, et devient presqueinsurmontable lorsqu’elleest ancienne. Quelquefoiselle est sèche, et d’autres fois pituiteuse. Pour la combattre il faut boire de l'hysope tous les deux jours, courir en retenant son haleine, et dans un endroit où il n’y ait pas de poussière; faire la lecture à haute voix, malgré la toux qui d’abord s'y oppose, mais qui se dissipe ensuite sous l'influence de cetexercice ; enfin, se promener, puis s'exercer avec les mains, et frictionner la poitrine pendant longtemps. Cela fait, on prend trois onces de figuestres-grasses , et cuites sur la braise. Deplus, si la toux est humide, il convient de pratiquer de fortes frictions avec des drogues échauffantes, en ayant soin en même temps de frotter rudement la tête. On applique encore des ventouses sur la poitrine, et des sinapismes à l’extérieur de la gorge, de manière à produire une légère excoriation ; on prescrit une potion avec de la menthe, des noix grecques et de l’amidon ; et l’on conseille en premier lieu du pain sec, et ensuite quelques aliments doux. Quand la toux estsèche, ilestavantageux, alorsqu'elle ale plus de violence, deprendre un verre de vin astringent, à la condition cependant de ne pas y revenir plus de trois ou quatre fois, et de laisser entre chaque verre une distance convenable; on se trouve bien aussi d'avaler soit un peu d’assa fœtida de la meilleure qualité, soit du suc de poireau ou de marrube;ou

lesta est, quæ mullis modis contrahitur. Itaque , illis restitutis, ipsa finitur. Solet tamen interdum per se quoque male habere; et vix, cum vetus facta est, eliditur. Ac modo arida est, modo pituitam cilat. Oportet hyssopum altero quoque die bibere; spiritu retento currere , sed minime in pulvere; ac lectione uti vehementi, quæ primo impeditur a tussi , post eam vincit ; tum ambulare, deinde per manus quoque exerceri, etpectus diu perfricare : post hæc quam pinguissimæ ficus uncias tres, super prunam incoctas , esse. Præter hæc, si humida est, prosunt frictiones validæ, cum quibusdam calefacientibus, sic, ut caput quoque simul vehementer perfricetur; item cucurbitulæ pectori admotæ ; sinapi ex parte exteriore faucibus impositum , donec leviler exulceret; potio ex mentha, nucibusque Græcis et amylo; primoque assumptus panis aridus, deinde aliquis cibus lenis. At si sicca tussis est, cum ea vehementissime urget, adjuvat vini austeri cyathus assumptus, dum ne awplius id, interposifo tempore aliquo , quan ter aut quater fiat ; item laseris quam optimi paulum devorare opus est; porri vel marrubii succum assumere ; scillam delingere ; acetum ex ea, vel certe acre sorbere, aut cum spica allii contriti duos vini cyathos. Utilis etiam in omni tussi est peregrinatio, navigatio lon a, loca mari

encore de sucer de la scille, de boire du vinaigre scillitique ou du moins du vinaigre fort, ou même deux verres de vin contenant une gousse d'ail écrasée. Les voyages, les longues navigations, l'habitation sur les bords de la mer et lanatation doivent être recommandés dans toute espèce de toux. Tantôt les aliments seront adoucissants, comme lamauve et l’ortie ; tantôt ils seront âcres, comme le lait qu'ona fait bouillir avec del’ail. On peut mêler aux crèmes d'orge de l’assa fœtida, ou bien y faire bouillir du poireau jusqu'à ce qu'il ait abandonné tout son suc; on fait prendre des œufs frais, dans lesquels on met du soufre; pour boisson on doune de l’eau chaude d’abord , puis par jours alternatifs de l’eau et du vin.

5. On peutavec raison se montrer plusinquiet quand on crache du sang : cet accident toutefois présente plusou moins de danger. Tantôt le sang vient des gencives, et tantôt de la bouche; quelquefois même il s'échappe abondamment de cette dernière partie, sans qu’il y ait ni toux, ni ul cère, nimaladiedes gencives qui fournisse à l’exspuition ; l'hémorragie ressemble alors à ceile du nez. Dans certains cas le sang est pur, dans d’autres il est comme de l’eau qui aurait servi à laver de la chair fraîche. Il peut aussi provenir de l'arrière-gorge, qu’il y ait ulcère ou non, parce qu’alors il s'écoule d’un vaisseau ouvert, ou de petites tumeurs qui s’y sont formées. Quand l’écoulement dépend de cette dernière cause, les boissons et les aliments passent sans accident, et il n’y a pas l'expectoration qui accompagne les ulcères. Les fréquents accès de toux produits par l'ulcération du gosier et de la trachée font aussi cracher le sang; il n’est pas rare non plus de le voir venir du poumon, de la poitrine, de la

tima, natationes; cibus interdum mollis, ut malva, ut urtica ; interdum acer, ut lac cum allio coctum ; sorbitiones, quibus laser sit adjectum, aut in quibus porrum incoctum tabuerit ; ovum sorbile, sulphure adjecto ; polui primum aqua calida, deinde invicem aliis diebus hæc, aliis vinum.

5. Magis terreri potest aliquis, cum sanguinem exspuit ; sed id modo minus, modo plus periculi babet. Exit modo ex gingivis, modo ex ore, et quidem ex hoc interdum etiam copiose, sed sine tussi , sine ulcere , sine gingivarum ullo vitio, ila ut nihil exscreelur; verum ut ex naribus aliquando , sic ex ore prorumpit. Atque interdum sanguis profluit, interdum simile aquæ quiddam , in qua caro recens lota est. Nonnumquam autem is a summis faucibus fertur, modo exulceraia ea parte, modo non exulcerata, sed aut ore venæ alicujus adaperto, aut tuberculis quibusdam natis, exque his sanguine erumpente. Quod ubi incidit, neque lædit potio, aut cibus, neque quidquam, ut ex ulcere, exscreatur. Aliquando vero, gutture et arteriis exulceratis, frequens tussis sanguinem quoque extundit : interdum etiam fieri solet, ut aut ex pulmone, aut ex pectore, aut ex latere , aut ex jocinore feratur : sæpe fœminæ, quibus sanguis per menstrua non res-

CELSE

plèvre ou du foie; et enfin les femmes chez les-" quelles il y a suppression de règles sont souvent prises de crachement de sang. Les écrivains mé=" dicaux prétendent que le sang se fait jour par suite de l'érosion ou de la rupture d’une partie, ou parce que l’orifice de quelque vaisseau est resté béant. Les Grecs appellent le premier cas" Gabpuois , le second SE, et le troisième &va= rouwois. Ce dernier état est sans gravité, mais lew premier est des plus dangereux, car souvent l’expectoration purulente remplace les crachats sanglants. Pour guérir, il suffit quelquefois d'arrêter le sang ; mais s’il existe en même temps des ulcères, des crachats purulents et de la toux, on établira, d’après le siége de la lésion, des différences dans la gravité des symptômes. Quand il" n’y à qu'un simple écoulement de sang, le re= mède se présente plus promptement, et la guérison se fait moins attendre. Il importe aussi de savoir que cet écoulement, lorsqu'il est modéré, n’a rien de désavantageux chez les personnes qui y sont sujettes, ou qui ressentent des douleurs dans l’épine ou dans les hanches, soit après une course, violente soit au retour d'une promenade, pourvu néanmoins qu'il n'y ait point de fièvre. Le sang mème rendu par les urines dissipe la lassitude ; ce n’est pas un accident redoutable que de cracher le sang à la suite d’une chute, si les urines n'éprouvent aucun changement. On peut même sans danger le vomir à plusieurs reprises, si d’abord on a pu raffermir et développer leg forces du sujet. Enfin quand la constitution est robuste , si la perte de sang n’est pas excessive et ne s'accompagne ni de toux ni de fièvre, elle ne peut avoir aucune conséquence fâcheuse. Ceck s'applique d'une manière générale au sang ex-

pondet, hune exspuunt. Auctoresque medici sunt, vel exesa parle aliqua sanguinem exire, vel rupta, vel ore alicujus venæ patefacto. Priman &téépwoty, secundam éneuv, terliam ävactépwotv appelant. Ullima minime no cet; prima gravissime. Ac sæpe quidem evenit, uti sans guinem pus sequatur. Inlerdum autem, qui sanguinem ipsum suppressit, satis ad valetudinem profuit. Sed si secuta ulcera sunt, si pus, si tussis est, prout sedes ipsa est, ita varia et periculosa genera morborum sunt. Si vero sanguis tantum fluit, expeditius et remedium et finis esl. Neque ignorari oportet, eis , quibus fluere sanguis sos let, aut quibus spina doiet, coxæve, aut post cursum vehementem vel ambulationem, dum febris absit, nom! esse inutile sanguinis mediocre profluvium ; idque per urinam redditum ipsam quoque lassitudinem solvere ; a@ ne in eo quidem terribile esse, qui ex superiore loco decis dit, si tamen in ejus urina pihil novavit ; neque vomitum hujus afferre periculum , etiam eum repetil, si ante cons firmare et implere corpus licuit ; et ex toto nullum nocere, qui in corpore robusto, neque nimius est, neque tussim! aut calorem movet. Hæc pertinent ad universum : nun@ ad ea loca, quæ proposui, veniam. Si ex gingivis exit, portulacam manducasse satis est. Si ex ore, continuissel

pectoré; je dois tenir compte maintenant des différentes parties qui, comme je l’ai dit, en sont le point de départ. Si le sangest fourni par les gencives, il suffit de mâcher du pourpier ; s’il vient de la bouche, il faut se gargariser avec du vin pur, et s’il n’agit pas assez, avec du vinaigre. Si malgré cela l'hémorragie prend de la gravité, comme elle peut enlever le malade, il est très à propos d’en détourner le cours, en appliquant à l'occiput des ventouses scarifiées. C’est aux aines qu'il faut les mettre, s’il s’agit d’une femme dont les menstrues sont arrêtées. Mais si l’hémoptysie provient du gosier ou des parties internes, il y a plus à craindre, et les soins devront être plus actifs. On pratiquera la saignée ; et si le malade continue à rendre du sang par la bouche, on y reviendra le lendemain, le suriendemain, etmême il y aura chaque jour une petite émission sanguine. On fera boire immédiatement au malade du vinaigre ou du suc de plantain ou de poireau , avec de l’encens; ensuite on recouvrira le point douloureux d’une laine grasse trempée dans du vinaigre, et de temps en temps on rafraîchira la partieavee une éponge. En pareil cas, Érasistrate

| posait à chaque membre, aux jambes, aux cuisses et aux bras , un certain nombre de ligatures.

Asclépiade a prétendu que ce moyen, loin d’être utile, offrait des inconvénients ; mais l'expérience a prouvé qu'on pouvait souvent en retirer de bons effets ; seulement il n’est pas nécessaire de multiplier autant les ligatures, et il suffit d’en faire au-dessous des aines, au bas des jambes, au sommet des épaules, et aux bras. S'il y a fièvre, on accordera de la crème d'orge pour aliment, et pour boisson une décoction de substances astringentes. S’il n’y a pas d'état febrile, on prescrira dela fromentée bouillie, ou du pain trempé dans

eo merum vinum; si id parum proficit, acetum. Si inter hæc quoque graviter erumpit, quia consumere hominem potèst, commodissimum est, impetum ejus , admota occipitio cucurbitula , sic, ut cutis quoque incidatur, avertere. Siid mulieri, cui menstrua non feruntur, evenit, eamdem cucurbitulam , incisis inguinibus ejus, admovere. At si ex faucibus, interioribusve partibus processil , et metus major est, et cura major adhibenda. Sanguis mittendus est ; et si nihilominus ex ore processit , iterum tertioque et quotidie paulum aliquid ; protinus autem debet sorbere vel acetum, vel cum thure plantaginis aut porri succum ; imponendaque extrinseeus supra id, quod dolet, ana succida ex aceto est, et id spongia subinde refrigerandum. Erasistratus horum crura quoque et femora brachiaque pluribus locis deligabat. 1d Asclepiades adeo non prodesse, etiam inimicum esse proposuit. Sed id sæpe commode respondere experimenta testantur. Neque tamen æluribus locis deligari necesse est, sed sat est infra inguina , et super talos, sammosque humeros, etiam brachia. Lum, si febris urget, danda est sorbitio, et potui aqua, in qua aliquid ex iüis, quæ alvum adstringunt, decoctum sit ; at si abest febris, vel elota alica, vel panis ex aqua

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