‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 21 sur 265 · EE — RE · texte numérisé non relu

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de l’eau froide, et des œufs mollets ; on fera usage soit de la boisson indiquée plus haut, soit de vin doux ou d’eau froide. Mais en buvant il ne faut pas oublier que dans cette maladie il est avantageux de supporter la soif. A tous ces moyens on ajoutera le repos, la tranquillité d’esprit, le silence. On doit faire coucher le malade la tête haute, lui raser les cheveux , et renouveler fréquemment sur le visage des fomentations d’eau froide. Voici ce qui est contraire : le vin, les bains, l’usage des plaisirs de Vénus, les aliments préparés à l'huile, toutes les substances âcres et les fomentations chaudes ; il est nuisible de te— nir le malade dans une chambre close et d’une température élevée, de l’accablerde couvertures, et de lui faire des frictions. C’est seulement lorsque le sang est bien arrêté qu'on peut employer ce dernier moyen; alors on frictionne les bras et les jambes, et l’on s’abstient de toucher à la poitrine. Le malade doit pendant l'hiver habiter sur les bords de la mer, et vivre à l'intérieur des terres pendant l'été.

V. Au-dessous de l’œsophage est situé l’estomac, et cet organe est le siége ordinaire de plusieurs affections chroniques : en effet, tantôt il s’y développe une chaleur intense, tantôt du gonflement , d’autres fois de l’inflammation, et dans certains cas des ulcérations; il peut s’y former encore un amas de bile ou de pituite ; mais le mal auquel il est le plus exposé consiste dans le relächement, etil n’y a pas d'état dont l'influence s'exerce d’une manière plus fâcheuse sur l’organe lui-même, ou sur la constitution générale. Ces maladies, étant distinctes, exigent des remedes particuliers. Lorsqu'il y a de la chaleur à l'estomac, on fait de temps à autre des fomentations sur l’épigastre avec du vinaigre rosat; on

frigida, et molle quoque ovum dari potest ; polui, vel idem , quod supra scriptum est, vel vinum dulce, vel aqua frigida. Sed sic bibendum erit, ut sciamus, huic morbo sitim prodesse. Præter hæc necessaria sunt quies, securitas, silentium. Caput hujus quoque cubantis sublime esse debet, recteque tondetur. Facies sæpe aqua frigida fovenda est. At inimica sunt vinum, balneum, venus, ir cibo oleum , acria omnia , item calida fomenta, conclave calidum et inclusum . multa vestimenta corpori injecta, etiam frictiones ; ubi bene sanguis conquievit, {um vero incipiendum est a brachiis cruribusque ; a thorace abstinendum. In hoc casu per hiemem, locis marilimis ; per æslatem, mediterraneis opus est.

V. Faucibus subest stomachus, in quo plura longa vilia incidere consuerunt. Nam modo ingens calor, modo inflatio hune, modo inflammatio, modo exulceratio aflicit ; interdum pituita, interdum bilis oritur ; frequentissimumque ejus malum est, quo resolvitur, neque ulla re magis aut afficitur, aut corpus afficit. Diversa autem, ut vitia ejus, sic etiam remedia sunt. Ubi exæsluat, aceto cum rosa extrinsecus subinde fovendus est, imponendusque

| pulvis cum olco, el ea cataplasmala, quæ simul et repri-

le recouvre aussi d’un mélange d'huile et de poudre de roses, et de eataplasmes qui soient en même temps répereussifs etémollients : si rien ne s'y oppose, on donnera pour boisson de l'eau glacée. Quandily a gonflement, on se trouve bien d'appliquer des ventouses, même sans scarifications, et de pratiquer des fomentations chaudes et sèches, qui ne doivent pas cependant dépasser une certaine mesure. Il fautdemêème observer la diète, et il est avantageux de faire boire à jeun uneinfusion d’absinthe, d’hysope ou de rue. L'exercice sera pris d’abord avec modération ; on s'y livrera davantage ensuite, et l’on choisira surtout celui qui met en mouvement les parties supérieures, car on en obtient les meilleurs effets dans toutes les affections de l’estomac. Après l'exercice, viennent les onctions et les frictions; on peut faire usage du bain, mais plus rarement, et quelquefois on prescrit des lavements. Il faut que les aliments soient chauds et non venteux ; il en est de même des boissons, et l’on boira de l’eau pour commencer, puis, quand le gonflement aura disparu, du vin astringent. Un précepte applicable à toutes les maladies de l'estomac, c’est de continuer, une fois guéri, l'usage des moyens auxquels on doit son rétablissement ; car il faut s'attendre au retour du mal, à moins que le régime quia ramené la santé ne serve encore à la maintenir. Dans le cas d’inflammation, qui presque toujours est accompagnée de tumeur et de douleur, on conseille au débat le repos et la diète; on fait porter au malade une ceinture de laine soufrée, et on lui fait prendre à jeun de l’absinthe. S'il accuse de la chaleur à l'estomac, on a recours aux fomentations avec le vinaigre rosat, et l’on accorde ensuite un peu de nourriture; on applique des topiques à la fois répercussifs et émollients,

munt, et emolliunt. Potui, uisi quid obstat, gelida aqua præstanda. Si inflatio est, prosunt admotæ cucurbitulæ ; neque incidere cutem necesse est ; prosunt sicca et calida fomenta, sed non vehementissima, Interponenda abstinentia est. Ulilis in jejuno potio est absinthii, aut hyssopi, aut rutæ. Exercilatio primo lenis, deinde major adhibenda est; maximeque, quæ superiores partes nveat; quod genus in omnibus stomachi vitiis aptissimum est. Post exercitalionem opus est unctione, frictione, balneo quoque nonnumquam, sed rarius; interdum alvi ductione ; cibis deinde calidis , neque inflantibus; eodemque modo calidis potionibus, primo aquæ, post, ubi resedit inflatio, vini austeri. Ilud quoque in omnibus stomachi vitiis præcipiendum est, ut, quo modo se quisque æger refecerit, eo sanus utatur; nam redit huic imbecillitas sua, nisi üsdem defenditur bona valetudo, quibus reddita est. At si inflammatio aliqua est, quam fere tumor et dolor sequitur, prima sunt quies et abstinentia, lana sulphurata circumdata, in jejuno absinthium. Si ardor stomachum urget, acelo cum rosa subinde fovendus est ; deinde cibis quidem utendum est modicis; imponenda vero extrinsecus quæ simul et reprimunt et emolliunt ; deinde, his detractis,

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et on les remplace par des cataplasmes chauds préparés avec la farine, lesquels doivent achever

de résoudre l’inflammation ; de temps en temps on ordonne des lavements, puis on recommande" l'exercice et une alimentation plus forte. Si l’es-"

tomac estulcéré, il faut à peu de chose près sui: vre le traitement indiqué pour les ulcérations de la gorge. On doit s'exercer, faire des frictions sur les parties inférieures, user d'aliments doux et glutineux , mais rester au-dessous de son appétit, éviter toutes les choses âcres et acides; s’il n’y a pas de fièvre boire du vin doux, ou si celuici donne des flatuosités, en boire de tres-léger, et qui ne soit nitrop froid ni trop chaud. Quand la pituite remplit l'estomac, il est nécessaire de vomir, tantôt à jeun, et tantôt après avoir mangé; il faut employer l'exercice, la gestation, la navigation, les frictions, ne rien boire et ne rien manger qui ne soit chaud, ets’abstenir seulement de ce qui peut provoquer la pituite. Le cas est plus grave lorsque l'estomac est tourmenté par la bile. Au bout de quelques jours les personnes affectées de cette maladie vomissent ordinairement de la bile, et même, ce qui est beaucoup plus fâcheux, de l’atrabile. Il est utile alors de donner des lavements, etde prescrire des préparations d’absinthe. On se trouve bien de la gestation et de la navigation; dans ce dernier cas , ilest bon que le vomissement succède aux nausées. On doit éviter les indigestions, ne faire usage que d'aliments légers et appropriés à l’état de l'estomac, puis boire du vin astringent. Enfin, la maladie de l'estomac la plus commune et la plus fâcheuse consiste dans le relâchement : je désigne par là l'impuissance de ce viscère à garder les aliments; d’où il suit que le corps, ne recevant plus de nourriture, est miné par la con-

utendum calidis ex farina cataplasmatis, quæ reliquias digerant, interdum alvus ducenda ; adhibenda exercitatio, et cibus plenior. At si exulceratio stomachum infestat, eadem fere facienda sunt, quæ in faucibus exulceratis præcepta sunt : exercitatio, frictio inferiorum partium adbibenda ; adhibendi lenes et glutinosi cibi, sed citra satietatem; omnia acria atque acida removenda; vino, si febris non est, dulci, aut, si id inflat, certe leni utendum ; sed neque perfrigido, neque nimis calido. Si vero pituita stomachus impletur, necessarius modo in jejuno, modo post cibum vomitus est; utilis exercitatio, gestatio, navigatio, frictios nihil edendum, bibendumque, nisi calidum ; vitatis tantum iis, qu&æ pituitam contrahere consuerunt. Molestius est, si stomachus bile vitiosus est. Solent autem ii, qui sic tentantur, interpositis quibusdam diebus, hanc, et quidem, quod pessimum est, atram vomere. His recte alvus ducitur; potiones ex absinthio dantur; necessaria gestatio, navigatio est; si fieri potest, ex nausea vomilus ; vilanda cruditas; sumendi cibi faciles et stomacho non alieni, vinum austerum. Vulgatissimum vero pessimumque slo-

* machi vilium est resolulio , id est cum cibi non tenax est,

soletque desinere ali corpus, ac sic tabe consumi. Huie

somption. Les bains ne sont ici d'aucune utilité; mais il faut lire à haute voix , exercer les parties supérieures, pratiquer des onctions et des frictions, employer les affusions froides , nager aussi dans l’eau froide, prendre des douches à la même température ,etlesdirigersur l’estomac, ou mieux encore les faire tomber depuis les épaules jusqu'aux parties correspondantes à cet organe. Il est salutaire de se baigner aux sources médicales dont la température est froide : telles sont les eaux de Cutilies et de Sumnbruines. Les aliments seront froids aussi; et mieux vaut qu'ils soient de difficile digestion que disposés à se corrompre. Beaucoup de malades, par exemple, pour qui tout est indigeste, digéreront pourtant la viande de bœuf :etce qu’on en peut conclure, c’est qu’il faut interdire les oiseaux, le gibier etle poisson, à moins que la chair n’en soit très-ferme. Comme boisson , rien n’est plus convenable que le vin froid, où le vin pur bien chaud, et surtout le vin rhétique ou allobroge; on peut boire aussi tout autre vin astringent et traité par la résine, et à défaut de celui-ci en prendre de très-dur, comme Je vin de Signine. Si les aliments ne sont pas supportés, on doit donner de l’eau, provoquer un vomissement assez fort, revenir à l'alimentation, puis appliquer des ventouses deux doigts au-dessous de l'estomac, et les laisser en place pendant deux ou trois heures. S’ilexiste en même tempsde Ja douleur et des vomissements, il convient d'appiiquersur l’épigastreunelaine grasse, une éponge trempée dans du vinaigre, ou un cataplasme réfrigérant ; de pratiquer de courtes maïs de fortes frictions sur les jambes, et d’échauffer ces parties. Si la douleur augmente, on fait une application de ventouses quatre doigts au-dessous de la région

generi inutilissimum balneum est; lectiones, exercitationesque superioris partis necessariæ ; ilem unctiones, frictionesque. His perfundi frigida, atque in eadem natare ; canalibus ejusdem subjicere etiam stomachnm ipsum , et magis etiam a scapulis id quod contra stomachum est; consistere in frigidis medicatisque fontibus, quales Cutiliarum Sumbruinarumque sunt , salutare est. Cibi quoque assumendi sunt frigidi, qui potius difficulter coquuntur, quam facile vitiantur. Ergo plerique, qui nibil aliud concoquere possunt , bubulam coquunt. Ex quo colligi potest, neque avem , neque venalionem, neque piscem dari debere , nisi generis durioris. Potui quidem aptissimum est viaum frigidum , vel certe bene calidum , meracum, potissimum Rheticum, vel Allobrogicum, aliudve, quod et austerum et resina conditum est; si id non est, quam asperrimum, maximeque Signinum. Si cibus non continetur, danda aqua , et eliciendus plenior vomitus est , iterumque dandus cibus; et tum admovendæ duobus infra stomachum digilis cucurbitulæ , ibique duabus aut tribus horis continendæ sunt. Si simul et vomitus, et dolor est, imponenda supra stomachumrest lana succida , vel spongia ex aceto, vel cataplasma, quod refrigeret ; perfricanda vero non diu, sed vehementer brachia et crura , et calefacienda. Si plus doloris est, infra præcordia quatuor digitis cucur-

épigastrique, puis on donne immédiatement du pain trempé dans de l’oxycrat froid; si ce pain estrejeté, on fait prendre après le vomissement quelque aliment léger, et convenable à l'estomac ; et s’il n’est pas mieux toléré, le maladedoit boire un verre de vin &’heure en heure, jusqu'à ce qu'il ne vomisse plus. Le suc de raifort est encore un bon remède; mais il en est un meilleur qui se compose de suc de grenade acide et de suc de grenade douce , de chaque, parties égales, auxquelles on ajoute du suc de chicorée et de menthe (ce dernier à plus faible dose), en délayant le tout dans une quantité d’eau froide qui doit représenter celle de ces divers sucs réunis : ce médica= ment en effet est plus efficace que le vin pour raffermir l'estomac. Il faut arrêter les vomissements spontanés ; siau contraireil y a des nausées (3), si les aliments s'aigrissent et se corrompent dans l'estomac, ce que l’on juge par la nature des éructations, il y a lieu de faire vomir le malade, et de lui donuer sur-le-champ, pour rétablir l’estomac, les aliments dont je viens de parler.

Quand on n’a plus d'accident à craindre, on revient au régime prescrit plus haut.

VI. L’estomac se trouve compris entre les régions latérales, et ces parties sont également exposées à de violentes douleurs. Elles naissent sous l'influence du froid, à la suite d’un coup, d’une course excessive, ou dépendent d'un état morbide : quelquefois cependant la douleur existe seule, ef disparaît plus ou moins promptement; d’autres fois elle prend un caractère pernicieux, et se convertit en une affection aiguë que les Grecs nomment pleurésie. Au point de côté se joignent alors de la fièvre et de la toux, puis une expectoration pituiteuse quand le mal a peu d'in-

bitula utendum est; et protinus dandus panis ex posca frigida; si non continuit, post vomitum leve aliquid ex lis, quæ non aliena stomacho sint; si ne id quidem tenuit, singuli cyathi vini, singulis interpositis horis, donec stomachus consistat. Valens etiam medicamentum est, radiculæ succus ; valentius , acidi Punici mali, cum pari modo succi, qui ex dulci Punico malo est, adjecto etiam intubi succo, et menthæ, sed hujus minima parte ; quibus tantumdem, quantum in his omnibus est, aquæ frigidæ quam optime miscetur. Id enim plus quam vinum ad comprimendum stomachum potest. Supprimendus autem vomitus est, qui per se venit, etsi nausea est. Sed si coacuit intus cibus, aut computruit, quorum utrumlibet ructus ostendit, ejiciendus est ; protinusque, cibis assumptis iisdem, quos proxime posui, stomachus restituendus. Ubi sublatus est præsens metus, ad ea redeundum est, quæ supra præcepta sunt.

VI. Stomachus lateribus cingitur, atque in his quoque vehementes dolores esse consuerunt. Et inilium vel ex frigore, vel ex ictu, vel ex nimio cursu, vel ex morbo est; sed inferdum id mialum intra dolorem est, isque modo tarde, modo celeriter solvitur; interdum ad perniciem quoque procedit, oriturque acutus morbus, qui Thevprruxds a Græcis nominatur. Huic dolori lateris, fe-

106 S tensité, et des crachats sanglants quand il est plus grave. Quelquefois aussi la toux est sèche, et n’est point suivie d’expectoration : ce dernier cas, plus fâcheux que le premier, ne l’est pas autant que le second. Si la douleur est vive et récente, on la combat par la saignée ; mais si le mal est léger ou déjà chronique, ce remède est inutile, ou vient trop tard, et l’on doit avoir recours aux ventouses scarifiées. On obtient encore de bons effets de l'application sur la poitrine de sinapismes préparés avec du vinaigre; on les laisse à demeure jusqu’à ce qu’ils déterminent des plaies et des phlyctènes, et l'on se sert ensuite d'un médicament qui puisse appeler sur ce point un afflux d'humeurs. Il faut de plus recouvrir le côté d’un morceau de laine soufrée, et, lorsque l’inflammation commence à décliner, employer les fomentations chaudes et sèches, et de là passer aux cataplasmes. Si néanmoins la douleur plus opiniâtre ne cède pas à ces moyens, on la dissipe enfin à l’aide d’un emplâtre résineux. On doit boire et manger chaud, se garantir du froid , et, pour seconder ce régime, frotter les extrémités avec de l'huile et du soufre. Quand la toux est calmée, on peut lire doucement, user d'aliments âcres, et boire du vin plus pur. Ce sont là les ordonnances des médecins, dont le secours cependant est inutile aux gens de nos campagnes, qui viennent à bout de se guérir en buvant simplement de la tisane de germandrée. Toutes les fois qu'il y a douleur de cûté, on peut suivre ces préceptes ; mais il y a plus à faire si la douleur se convertit en maladie aiguë. Aux recommandations énoncées plus baut, il faut ajouter celles-ci : n’accorder que des aliments très-légers

bris et tussis accedit, et per hanc exscreatur, si tolerabilis morbus est, pituita; si gravis, sanguis. Interdum etiam sicca tussis est, quæ nihil emolitur : idque primo vitio gravius, secundo tolerabilius est. Remedium vero est magni et recentis doloris, sanguis missus. At, sivelevior sive vetustior casus est, vel supervacuum, vel serum id auxilium est; confugiemdumque ad cucurbitulas est, ante summa cute incisa. Recte etiam sinapi ex aceto sùper pectus imponitur, donec ulcera pustulasque excitet; et tum medicameptum, quod humorem illuc citet. Præter hæc, circumdare primum oportet latus hapso lanæ sulphuralæ; deinde, cum paulum inflammatio se remisit , siecis et calidis fomentis uti; ab his transitus ad malagmala est. Si vetustior dolor remanet, novissime resina imposila discutitur. Ulendum cibis potionibusque calidis ; vitandum frigus; inter hæc tamen non alienum est extremas parles oleo et sulphure perfricare. Si levata tussis est, leni lectione uli; jamque et acres cibos, et vinum meracius assumere. Quæ a medicis præcipiuntur, ut tamen sine his rusticos nostros epola ex aqua herba trixago salis adjuvet. Hæc in omni lateris dolore communia sunt; plus negotii est, si acutus quoque morbus is factus est. In hoc, præter ea, quæ supra posita sunt, hæc animadvertenda sunt : ut cibus sit quam maxime tenuis et lenis, præcipueque sorbitio, eaque ex

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et très-doux, de la crème d'orge entre autres, et plutôt encore la décoction d'orge, ou du bouillon de poulet dans lequel on a fait cuire du poireau, et n’en donner que tous les trois jours, si pourtant les forces le permettent; pour boisson, décoction miellée d’hyssope ou de rue. Le moment convenable pour prendre ces aliments sera déterminé par l’état d’augment ou de déelin de la fièvre , et l'on aura soin de choisir le temps de la plus grande rémission. Mais, malgré cela, lorsque la toux est sèche, il faut prévenir laridité de la gorge, car souvent cette espèce de toux où l'expectoration est nulle ne discontinue pas, et peut suffoquer le malade ; aussi ai-je dit qu’elle était plus grave que la toux suivie de crachats pituiteux. Cette maladie ne permettant pas de boire, comme nous l’avons prescrit plus haut, il convient de donner en place de la crème d'orge mondé. C'est par ce régime qu’on soutient le ma- Jade au fort même de la maladie; de sorte que lorsque son état commence à s’améliorer, on peut donner des aliments plus solides et du vin en petite quantité, pourvu toutefois qu’on n’accorde rien qui puisse refroidir le malade, ou irriter la gorge. Si pendant la convalescence la toux n’a pas encore disparu, il faudra s'imposer un jour de diète, et le lendemain reprendre avec ses aliments un peu plus de vin. Il n’est pas inutile, dès que la toux commence, de faire boire quelques verres de vin, comme je l’ai dit ci-dessus ; mais c’est le vin doux ou léger qui convient le mieux dans cette maladie. Quand le mal est invétéré, il faut donner des forces au malade en le mettant au régime des athlètes.

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