‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 220 sur 265 · TAM ROMÆ VETERIS QUAM NOVÆ, URBIS SCILICET CONSTANTINOPOLITANE · texte numérisé non relu

TAM ROMÆ VETERIS QUAM NOVÆ, URBIS SCILICET CONSTANTINOPOLITANE

Imp. Constantinus 4., ad Maximilianum , cos.

Aquarum possessores, per quorum fines formarum meatus transeunt, ab extraordinariis oneribus volumus esse immunes, ut eorum opera aquarum ductus sordibus oppleti mundentur, nec ad aliud superindictæ rei onus hisdem possessoribus adtinendis ; ne circa res alias occupati

. repurgium formarum facere non curent. Quod si neglexerint, amissione possessionum multabuntur. Nam fiscus ejus prædinm obtinebit, cujus negligentia perniciem formæ copgesseril. Præterea scire eos opportet, per quorum prædia ductus commeat, ut dextra lævaque de ipsis foris quindecim pedibns intermissis arbores habeant : observante tuo officio, ut si quo tempore pullulaverint, ex-

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‘eurs racines nen dégradent pas la coustruction.

Donnéle XV des calendes de juin, sous le consulat de Gallicanus et de Symmachus (1).

Les empereurs Valentinien, Valens et Gralien, Auqustes, à Fortunatien, ministre du domaine privé.

Le volume d’eau fourni au palais de Daphné est diminué par l’avidité de quelques particuliers, qui puisent à l’aqueduc par des tuyaux d’un diamètre plus grand qu’il ne leur est accordé par la munificence impériale. Nous voulons en conséquence, suivant le vœu général, qu'on rétablisse des réservoirs en trois endroits, et que les noms de chacun , avec les conditions de sa jouissance, soient inscrits sur des registres. Quiconque, à l’avenir, serait convaineu d’avoir tiré plus d’eau qu'il ne lui en est accordé, payera une livre d'or (2) par chaque obole de la valeur du dommage. Si, en vertu d’un rescrit impérial, on obtient une certaine quantité d’eau, on ne pourra entrer en jouissance qu’en l’adressant au gouverneur, qui fera tirer du réservoir la quantité accordée.

Donné le III des calendes de novembre, à Antioche, sous le consulat du jeune prince Valentinien et de Victor (3).

Les empereurs Gratien, Valentinien et Théodose, Augusles, à Cléarque, préfet de la ville.

Les plus grandes maisons, quelque somptueux que soient les bains qu’elles contiennent, ne

(x) An de R, 1083, selon Varron, et de l'ère vulgaire 330. — (2) La valeur de la livre d'or sous Constantin et ses successeurs était de 1038 fr. de la monnaie actuelle. — (3) An de R. 1123, etde l'ère vulg. 370.

cidantur ; ne earum radices fabricam formæ corrumpant. Dat. XV kal. jun. Gallicano et Symmacho coss.

Imppp. Valentinianus, Valens, el Gratianus, AAA.; Forlunatiano, C.R. P.

Aquæductus, qui Daphnensi palalio asum aquæ præstat, quorumdam aviditate tenuatur ad potis majoribus fistulis, quam ex imperiali largitate meruerunt. Consensu igitur omnium in tribus locis conceptacula reparentur, et singulorum nomina , modusque servandus tabulis adscribatur : et si ultra licitum aliquem usurpare constiterit, per singulos obolos libræ unius auri dispendiis ingravetur:et si lenore sacri rescripti aliquis certum modum aquæ meruisse noscetur, non prius eidem accipiendi poteslas aliquatenus tribuatur, nisi adito rectore, ex ipso conceptaculo quantitatem quam meruit, possit adipisei.

Dat. HE. kal. novemb. Antiochiæ, Valenliniano N. P. et Viclore, coss.

Imppp. Cratianus, Valentinianus, et Theodosius, AAA.; Clearcho, P. Y.

Summas quidem domus si lavaeris lautioribus præsententur, biuas non amplius aquæ uneias, aut, si hoc am-

ai

pourront obtenir plus de deux onces d’eau, ou, si leur importance en exige davantage, jamais plus de trois. Pour lesmaisons ordinaires et de peu d’importance,elles devrontse contenter d'une once et demie; encore faudra-t-il, pour cela, qu’elles aient des bains du même genre que ci-dessus : car pour les autres, qui n’oceupent qu'un trèspetit espace, nous ne leur accordons pas plus d’une demi-once. Afin de prévenir toute surprise, l’officier qui vous est subordonné encourra une amende de six livres d’or (1), s’il ne dénonce pas les usurpateurs; et celui qui a trompé sera déchu de ce qu'il aura obtenu.

Donnéle X des calendes de juillet, à Constantinople, sous le consulat d'Antoine et de Syagrius (2).

Les mêmes empereurs, à Cynégius, préfet du prétoire.

Tous doivent à l’envi s’empresser de concourir au rétablissement des ports et des aquedues ; et personne ne peut faire valoir, pour s’en dispenser, les prérogatives de sa dignité.

Donné le XV des calendes de février, à Constantinople, sous le consulat de Richomer et de Cléarque (3).

Les empereurs Valentinien, Théodose et Arcadius, Augustes, à Pancratius, préfet de la ville.

Si quelqu'un , malgré nos défenses , avait la té-

mérité d’attenter aux droits de cette florissante |

cité, en dérivant sur son fonds les eaux de l’aquedue public, qu'il sache qu’on plantera sur ce

(1) Les six livres d’or répondent à 6,288 fr. de la monnaie actuelle. — (2) An de R. 1135, et de l'ère vulg. 382, — (3) An de R. 1137, et de l'ère vulg. 384.

plius exigerit ratio dignitatis, supra ternas nautique possidere : mediocres vero et inferioris merili domus singulis et semis contentas esse decernimus. Si tamen hujuscemodi balneas easdem habere claruerit; cæteros vero, qui mansionum spatio angustiore sustentantur, ad mediæ nnciæ usum tantum gaudere præcipimus. Neque obreptionem cuiquam patere : ita ut quod tibi paret officium, sex librarum auri mulla feriatur, nisi prodiderit usurpantes ; et lis, qui fefellit, careat impetrato.

Dat. X kal. jul., Constantinopoli, Antonio etSyagrio coss,

lidem AAA., Cynegio, P. P.

Ad portus et aquæductus inslaurationem , omnes certatim , facta operarum conlatione , instare debent : neque aliquis ab hujuscemodi consortio dignitatis privilegiis exeusari.

Dat. XV. kal. februar., Constantinopoli, Richomere et Clrarcho coss.

Imppp. Valenlinianus, Theodosius, el Arcadius, AAA., Pancratio, P. V.

Siquis de cælero vetiti furoris audacia florentissimæ urbis commoda voluerit mutilare, aquam ad suum fundum ex aquæductu publico derivando, sciat eundem fun-

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fonds les enseignes du fise, et qu'il sera dévolu à notre domaine privé.

Donné le VIIL......, à Constantinople, sous le consulat de Timasius et de Promotus (1).

Les mêmes empereurs, à Albinus, préfet de la ville de Rome.

Nous ordonnons que ceux auxquels notre bienveillance a accordé anciennement ou récemment le droit de prendre de l’eau, la tirent des châteaux d’eau ou des conduits mêmes; nous leur défendons d’en interrompre le cours ou d’attenter à la solidité des tuyaux appelés matrices (2).

Donnéle V des calendes deseptembre, à Rome, sous le consulat de Timäsius et de Promotus.

Les empereurs Arcadius et Honorius, Augustes, à Africanus , préfet de la ville.

Quiconque prétendrait tirer l’eau qu'il est autorisé à prendre, plutôt de l’aquedue que des châteaux d’eau, perdra le droit qui lui avait été précédemment accordé. En outre, afin d'assurer le service des concessions faites aux particuliers, on doit punir des peines les plus sévères, eu égard à la qualité des personnes, ceux qui, contre la teneur de notre présent rescrit impérial, ne mettent pas de frein à leur avide cupidité.

Publiéle IV des calendes de juin, à Constantinople, sous le consulat d’Olybrius et de Probinus (3).

Les mêmes empereurs, à Aslérius , comte d'Orient.

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