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XI. Ratio Pythagoræ de conformatione partus con- Jirmalta

His exposilis, forsitan obscure, sed quam potui Incidissime, redeo ad propositum : ut doceam, quid Pythagoras de numero dierum ad partus pertinentium senserit. Primum , ut supra memoravi, gencraliter duos esse partus dixit : allerum minorem, quem vocant septemmestrem, qui decimo et ducentesimo die post conceptionem exeat ab utero; allerum majorem, decemmestrem, qui edatur die cGLxxIV : quorum prior ac minor senario maxime continetur numero. Nam quod ex semine conceptum est, sex, ut ait, primis diebus humor est lacteus : deinde proximis octo, sanguineus : qui octo, cum ad primos sex accesserunt, faciunt primam symphoniam ôta scmdowy; tertio gradu novem dies accedunt, jam carnem facientes : hi eum sex illis primis conlati, sescuplam

diapente. Hs sont suivis de douze autres jours, pendant lesquels s'achève la formation du corps, et qui comparés aussiavec les six premiers, répondent à la troisième consonnance, appelée diapason, étant dans le rapport de un à deux. Or, ces quatre nombres, six, huit, neuf, douze, réunis, font trente-cinq jours. Et ce n’est point sans raison que le nombre senaireest le fondement de la génération, aussi est-il appelé par les Grecs réleuos excellent), et parfait dans notre langue, parce que trois parties de ce nombre, la sixième, le tiers et la moitié, c’est-à-dire 1, 2 et5, concourent à le parfaire. Mais, de même que le premier état de la semence, ce principe laiteux de la conception, a surtout besoin de ce nombre pour se perfectionner ; de même ce commencement de l’homme conformé, cet autre principe de la maturité future, principe qui met trente-cinq jours à se développer, parvient à la maturité après six révolutions decenombre, c’està-dire au bout de deux cent dix jours. Quant à l’autre gestation, qui est pluslongue, elleest réglée par un nombre plus fort, c’est-à-dire parle nombre septenaire, qui influe sur toutes les périodes de la vie humaine, ainsi que l’a écrit Solon (1), que le témoignent les Juifs dansles calculs de leurs jours, et que paraissent l’indiquer les rituels des Étrusques. Hippocrate lui-même, et d’autres médecins, ne suivent pas d’autre règle pour les maladies du corps; carils font une grande attention à chaque septième jour, qu'ils appellent xptouov (critique). Si donc le principe génératif , dans la première gestation, demeure le même pendant six jours, après lesquels la semence se change en

(1) Voyez plus bas, ch. 14.

faciunt rationem, et secundam symphoniam à mévre . tum deinceps sequentibus duodecim diebus, fit corpus am formatum : horum quoque ad eosdem sex conlatio, tertiam àà zæuswvy reddit symphoniam, duplici ratione subjectam. Hi quatuor numeri, VI, VIN, IX, XII, COnjunceti , faciunt dies xxxv. Nec immerilo senarius fundamentum gignendi est : nam eum téletov Græci, nos autem perfectum vocamus : quod ejus partes tres, sexta , et tertia, et dimidia , id est, unus, et duo , et tres, eumdem ipsum perficiunt. Sed , ut inilia seminis , et lacteum illud conceplionis fundamentum , primitus hoc numero absolvitur : sic hoc initium formati hominis , et velut alterum maturescendi fandamentum, quod est quinque et triginta dierum, sexies ductum, cum ad diem cex pervenit, maturum procreatur. Alter autem ille partus, qui major est, majori numero continetur, septenario scilicet, quo tota vita humana finitur : ut et Solon scribit, et Judæi in dierum omnium numeris sequuntur, et Etruscorum libri Rituales videntur indicare. Hippocrates quoque, aliique medici, ia corporum valetudinibus non aliud ostendunt ; namque septimum quemque diem xpioov observant Itaque, ut alterius partus origo in sex est diebus, post quos semen in sanguinem vertitur : ita hujus in septem : et, ut

sang ,ilen exige sept dans la seconde ; et comme, dans le premier cas, l'enfant est pourvu de ses membres au bout detrente-cinq jours , de même, dans le second cas, il en faut, pour ce résultat, environ quarante. Voilà pourquoi les quarantièmes jours sont, en Grèce, une date solennelle. Ainsi la femme en couches ne paraît point en publie avant le quarantième jour de sa délivrance ; pendant cet espace de temps, en effet, la plupart des femmes souffrent encore de leur grossesse, et sont sujettes à des pertes de sang ; durant ce temps-là aussi les nouveau-nés sont languissants; aucun sourire : aucun jour sans danger. C’est pourquoi ce terme est ordinairement un jour de fête, que l’on appelle recsapaxoorov (quarantième). Ces quarante jours done, mulüpliés par les sept jours primitifs, en font 280, c’est-à-dire quarante semaines. Mais comme l’enfantement a lieu le premier jour de cette derpière semaine, il en faut retrancher six jours, et il en este 274, nombre qui s'accorde parfaitement avec l’aspect tétragone des Chaldéens. En effet , le soleil faisant le tour du zodiaque en trois cent soixante-cinq jourset quelquesheures, il faut bien, si l’on en retranche le quart, c’est-à-dire quatre-vingt-onze jours et quelques heures, qu’il parcoure les trois autres quarts dans les deux cent soixante-quinze autres jours moins quelques heures , jusqu'à ce qu’il soit parvenu à ce point d’où il regarde, suivant le côté du carré, le commencement de la conception. Que l'esprit humainaitpudistinguer cesjours detransformations constantes, et pénétrer ces mystères de la nature, c’est ce qui ne doit étonner personne; car ces découvertes sont dues aux nombreuses observations des médecins, qui, voyant que beaucoup de

ibi quinque et triginta diebus infans membratur, ita hic pro portione, diebus fere quadraginta. Quare in Græcia dies habent quadragesimos insignes. Namque prægnans, ante diem quadragesimum non prodit in fanum: et post partum quadraginta diebus pleræque fœtæ graviores sunt , nec sanguinem interdum continent, et parvuli ferme per hos dies morbidi, sine risu, nec sine periculo sunt; ob quam causam, cum is dies præterit, diem festum solent agilare : quod tempus adpellant recoapaxootov. Hi ioitur dies xL per septem illos initiales multiplicati, fiunt dies ccxxc: id est, hebdomades quadraginta. Sed, quoniam ultimæ illius hebdomadis primo die edilur partus, sex dies decedunt : et cccxxiv observatur. Qui numerus dierum ad tetragonum illum Cualdæorum conspectum subtiliter congruit. Nam cum signiferum orbem diebus ccecxv et aliquot horis Sol circumeat, quarta necesse est parte demta, id est, diebus xc et uno, aliquotque horis, tres quadras, reliquis diebus ducentis sepluaginta quinque non plenis, percurrat, usque dum perveniat ad id loci, unde conceptionis ipitium quadratus adspiciat. Unde autem mens hugana dies istos commutalionis speculari, et arcana paturæ vimari potuerit, nemo miretur : hæc enim frequens medicorum experientia pervidit; qui, cum multas

femmes ne retenaient pas, après l'avoir reeue, ia semence de l’homme, ont remarqué qu’elle était laiteuse quand elle s’échappait dans les six ou sept premiers jours, et c'est cequ’ils ontappelé £xouoiv (écoulement); que, plus tard , elle était un liquide sanguin , etc’est ce qui s'appelle ëxtpwoudc (avortement). Si, d’un autre côté, le temps de ces deux sortes de gestation paraît comprendre un nombre de jours pair , tandis que Pythagore ne regarde comme parfait que le nombre impair, il ny a point là de contradiction avec son système. [] fait, en effet, des deux nombres impairs , 209 et 275, un terme absolu; mais, à chacun de ges nombres, il faut ajouter quelque chose, qui pour— tant ne fait point un jour entier. La nature ellemême nous en fournit un exemple, aussi bien dans la durée de l’année que dans celle du mois, puisque l’année se compose du nombre impair de trois cent soixante-cinq jours , plus une fraction, et le mois lunaire d’un peu plus de vingt-neuf ours.

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