‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 24 sur 265 · XVI. On emploie, pour nettoyer la peau, le · texte numérisé non relu

XVI. On emploie, pour nettoyer la peau, le

quadratus, nardum, cinnamomum , casia, ammoniacum, cera, resina, uva taminia, spuma argenti, styrax, ficus arida , tragoriganus, lini et narcissi semen, bitumen, sor des ex gymnasio, pyrites lapis, aut molaris, crudus vitellus, amaræ nuces, sulphur.

XII. Evocat et educit ladanum, alumen rotundum, hebenus, lini semen, omphacium, fel, chalcitis, bdellium, resina terebinthina et pinea, propolis, ficus arida decocta , stercus columbæ, pumex, farina lolii, grossi in aqua cocti, elaterium, lauri baccæ, nitrum , sal.

XII. Lævat id, quod exasperatum est, spodium, hebenus, gummi, ovi album, lac, tragacanthum.

XIV. Carnem alit et ulcus implet resina pinea, ochra Attice, vel asterace, cera, butyrum.

XV. Molliunt, æs combustum, terra Eretria, nitrum, papaveris lacrima, ammoniacum, bdellium , cera, sevum , adeps, oleum, ficus arida, sesamum, sertula Campana, narcissi et radix et semen, rosæ folia, coagulum, vitellus crudus, amaræ nuces, medulla omnis, stibi, pix, cochlea cocta, cicutæ semen, plumbi recrementum (oxwgiæv uoÿ6èou Græci vocant); panaces, cardamomum, galbanum, resina, uva taminia, styrax, iris, balsamum, sordes ex gymnasio, sulphur, butyrum, ruta.

XVI. Cutem purgat mel, sed magis, si est cum gala, vel ervo, vel lenticula, vel marrubio, vel iride, vel rue. vel nitro, vel ærugine.

miel, surtout quand il est mêlé à la noix de galle, Vers, la lentille, le marrube, l'iris, la rue, le nitre ou le vert-de-cris.

XVII. 1. Après avoir exposé les propriétés des médicaments à l’état simple, je dois parler de leur mélange et des remèdes qui en résultent. Ce mélange a lieu diversement et n’est soumis à aucune limite , puisqu'on peut ajouter ou retrancher telles ou telles substances, et que même en les réunissant il se présente encore des différences relativement au poids. Il suit de là que les médicaments, sans avoir des vertus infinies, se prêtent néanmoins à des combinaisons sans nombre, dont il serait oiseux de s'occuper alors même qu'on pourrait les embrasser toutes, attendu que les mêmes effets se retrouvent dans un petit nombre de compositions qu'il est facile ensuite de modifier à son gré quand en en connaît bien les propriétés. Je me contenterai donc de noter ici les remèdes qui ont le plus de renommée ; et j'indiquerai dans ce livre ceux qui ne se rencontrent pas dans nos livres précédents, ou qui sont relatifs au traitement des maladies qui vont suivre, tout en ayant soin de ranger ces préparations d’après leur analogie. S'il en est quelques-unes qui ne s'appliquent qu’à certains cas particuliers, j'en parlerai à l'occasion de ces maladies spéciales. Mais avant tout je tiens à établir que l'once pèse sept deniers, qu'ensuite j'ai divisé le denier en six parties, c’est-à-dire en sixièmes, et que pour moi chaque sixième répond à l’obole des Grecs ; ce qui, rapporté aux poids romains, fait un peu plus qu'un demi-scrupule.

2. Les onguents, les emplâtres , et les pastilles que les Grecs nomment frochisques, ont bien entre eux quelques rapports; mais ils différent en ce sens, que les onguents sont principale-

XVIL. 1. Expositis simplicibus facul{atibus, dicendum est, quemadmodum misceautur, quæque ex his fiant. Miscenur autem varie, neque hujus ullus modus est, cum ex simplicibus alia demantur, alia adjiciantur, iisdemque servalis, ponderum ratio mutetur. Itaque, cum facultatum maleria non ita mulliplex sit, innumerabilia misturarum genera sunt; quæ comprehendi si possent, tamen esset supervacuum. Nam et iidem effectus intra pancas compositioués sunt, et mutare eas cuilibet, cognitis facultatibus, facile est. Ilaqne contentus iis ero, quas accepi velut nobilissimas. In hoc autem volumine eas explicabo, quæ vel desiderari in prioribus potuerunt, vel ad eas curationes pertinent, quas protinus hic comprehendamn, sic, ut tamen, quæ magis communia sunt, simul jungam. Si qua siugulis, vel eliam paucis accommodata sunt, in ipsarum locum differam. Sed et ante sciri volo, in uncia pondus denariorum septem esse; unius deinde denari pondus dividi a me in sex partes, id est sextantes; ut idem in sextante denarii habeam, quod Græci habent in eo, quem é6o)èvy appellant. Id ad nostra pondera relatum paulo plus dimidio scripulo facit.

2. Malaginata vero, atque emplastra, pastillique, quos poyioxovs Græci vocant, cum plurima eadem habeant,

CELSE

ment composés de fleurs aromatiques et de leurs tiges, tandis qu’il entre plutôt des substances métalliques dans la préparation des emplâtres et des pastilles. Ensuite les onguents se ramollissent facilement par la simple contusion, et s'appliquent sur la peau intacte ; au contraire, les ingrédients qui servent à faire les emplâtres et les pastilles sont broyés avec soin, à l’effet de ménager les blessures qu'ils doivent recouvrir. Ce qui distingue les emplâtres des trochisques, c’est qu'on emploie toujours, pour les préparer, quelque chose de liquefié, au lieu que les trochisques se composent de médicaments secs, qui sont liés ensuite au moyen de quelque liqueur. L’emplâtre au reste se prépare de la manière suivante : On broie d’abord les substances isolément, puis, après les avoir mêlées , on verse dessus du vinaigre ou un autre liquide qui n’ait rien d’onctueux , et on les écrase de nouveau alors : les médicaments qui peuvent se liquéfier se fondent en même temps au feu, et l’on ajoute enfin de l'huile, si cela parait nécessaire; quelquefois on commence par faire bouillir quelque drogue sèche dans l’huile; et lorsqu'on a traité chaque substance en particulier , on mêle le tout ensemble. Voici maintenant comment on fait les trochisques : Les matières sèches étant broyées, on les lie au moyen d’un liquide qui ne doit pas être gras : ainsi, l’on prend le vin ou le vinaigre; le médicament composé se sèche de nouveau , et pour l’usage il fant le délayer avec le liquide employé déjà. On applique simplement l’emplâtre, et l’on doit enduire le trochisque , ou le méler à quelque substance plus molle, comme le cérat.

XVIIT. 1. Ces distinctions une fois connues, je vais d’abord m'occuper des onguents, qui ne

differunt eo, quod malagmata maxime ex odoribus eorumque etiam surculis, emplastra pastillique magis ex qui busdam metallicis fiunt. Deinde malagmata contusa abunde mollescunt, nam super integram cutem injiciuntur ; laboriose vero conteruntur ea, ex quibus emplastra pastillique fiunt, ne lædant vulnera, cum imposita sunt. Inter emplastrum autem et pastillum hoc interest, quod emplastrum utique liquati aliquid accipit, in pastillo tantum arida me dicamenta aliquo bumore junguntur. Tum emplastrum hoc modo fit : arida medicamenta per se teruntur; deinde mistis his inslillatur aut acetum, aut si quis alius non pinguis bumor accessurus est, et ea rursus ex e0 teruntur : ea vero, quæ liquari possunt, ad iguem simul fiquantur ; et si quid olei misceri debet, tum infuuditur; interdum etiam aridum aliquod ex oleo prius coquitur; ubi facta sunt, quæ separatim fieri debuerunt, in unum omnia miscentur. At pastilli hæc ratio est : arida medicamenta contrita humore non pingui, ut vino vel acelo, coguntur, et rursus coacta, inarescunt; afque, ubi ntendum est, ejusdem generis humore diluuntur. Tum emplastrum imponitur, pastillus illinitur, autalicui molliori, ut cerato, miscetur.

XVIII. 1. His cognilis, primum malagmata subjiciam, quæ fere non Eux vefrigerandi, sed calefaciendi causa

sont presque jamais destinés à rafraîchir , mais à échauffer. Il en est un cependant qui est réfrigérant, et dont l'usage est indiqué dans la podagre accompagnée de chaleur : il est composé de noix de galle vertes etmüres, de semences de coriandre, deciguë, de suc de pavots desséchés , et de gomme : on prend un acétabule de chaque, et Von ajoute une demi-livre de cérat lavé. Presque tousles autres onguents échauffent, quelques-uns néanmoins agissent comme résolutifs, d’autres comme attractifs, et ces derniers reçoivent le nom d’épispastiques. En général ils sont appropriés à certaines parties du corps.

2. S'il y a lieu d'attirer la matière au dehors, comme dans l’hydropisie et la pleurésie, au début d’un abcès, ou lorsqu'il existe une suppuration peu abondante, on peut employer l’osguent dont voici la composition : résine sèche, nitre, gommeammoniaque, galbanum, de chaque P.*. ; cire P. *.; ou cet autre, dans lequel il entre verdet ratissé, encens, ana p. *. 11, sel ammoniac P. *. V1; écaille de cuivre, cire, ana P. *. VIN, r'ésine sèche p. *. x11, et un verre de vinaigre. La farine de cumin mêlée avec l’herbe au foulon, et le miel, produit le même effet.

3. Contre les douleurs du foie on se sert d’un onguent qui se compose de Jarmes de baume P.*. x11, de Costus, cinnamome , écorce de cassia, myrrhe, safran, jonc rond , semence de l’arbre qui fournit le baume, iris d'Illyrie , cardamome, amome, nard, ana P. *. XVI. ; à quoi on ajoute onguent de nard quantité suffisante pour avoir la consistance de cérat. Il faut l’employer récemment préparé. Pour le conserver, on prend de térébenthine solide pP. *, xvr, et de cire p.*. x, qu'on broie en les mélangeant dans du vin léger.

reperta. Est tamen, quod refrigerare possit, ad calidas podagras aptum. Habet gallæ et immaturæ et alterius, coriandri seminis, cicutæ, lacrimæ aridæ, gummi, singu- Jorum plenum acetabulum, cerati eloti, quod z:ævuévoy Græci vocant, selibram. Reliqua fere calefaciunt ; sed quædam digerunt materiam , quædam extrahunt, quæ rie sruxù Vocantur ; pleraque certis magis partibus membrorum accommodata sunt.

2. Si materia extrahenda est, ut in hydropico, in lateris dolore, in incipiente abscessu, in suppuratione quoque mediocri, aptum est id, quod habet resinæ aridæ, nitri, ammoniaci, galbani, singulorum pondo , ceræ pondo. Aut in quo hæc sant : æruginis rasæ, thuris, singulorum p. *. 1. ammoniaci salis p. *. v1. squamæ æris, ceræ, singulorum p. *. vus. resinæ aridæ. p. *. x11. aceti cyathus. Idem præstat cumini farina cum struthio, et melle.

3. Si jecur dolet, id in quo est balsami lacrimæ p. *. x11. costi, cinnamori, casiæ corticis, myrrhæ, croci, junci rotundi, balsami seminis, iridis Illyricæ, cardamomi, amomni , nardi, singulorum p. *. xvr. quibus adjicitur naréinum unguentum, donec cerati crassitudo sit. Et hujus quidem recentis usus es£: si vero servandum est, resinæ terebinthinæ p. *. xvI. ceræ p. *. x, ex vino leni contunduntur, tum eo miscentur.

4. Si l'on souffre de la rate, l'onguent sera formé d’écorce de gland (Bähuvos uuoelun en grec), brovée avec partie égale de nitre et arrosée de très-fort vinaigre. Dès que le mélange a pris la consistance de cérat, on l’étend sur un linge trempé d'avance dans l’eau froide; et dans cet état on l’applique, sans oublier de répandre pardessus de la farine d'orge. Mais on ne doit pas le laisser en place plus de six heures, de peur qu'il ne détruise la rate. Il vaut mieux en renouveler deux ou trois fois l'application.

5. Pour les maladies du foie et de la rate, pour les abcès, les scrofules, les parotides, les douleurs des articles et du talon, avec ou sans suppuration, enfin pour faciliter même la digestion, Lysias a composé l’onguent suivant : opopanax , styrax, galbanum, résine, ana P. *. 11.; gomme ammoniaque, bdellium, cire, suif de taureau , iris sec P. *. 1v.; graine de romarin un acétabule, et quarante grains de poivre : on tempère l’activité de ces substances broyées ensemble, en les incorporant dans de la pommade d'iris.

6. Voici la préparation d’Apollophane contre les douleurs de côté : térébenthine sèche, suie d’encens, ana p. *, 1v.; bdellium, gomme ammoniaque, iris , suif de veau ou de chèvre pris sur les reins, gui, ana P.*, rv. Ce remède calme toute espèce de douleur, ramollit les parties indurées, et échauffe modérément.

7. On emploie dans le même cas l’onguent d’Andréas, qui de plus agit comme résolutif, attire l'humeur au dehors, accélère la formation du pus, et, quand l’abeès est mûr, détermine la rupture des téguments et favorise ensuite la cicatrisation. On l’applique utilement sur les abces

4. At si lienis torquet, glandis, quam Bahævov pupelixàv Græci vocant, cortex et nitrum paribus portionibus contundurttur, respergunturque aceto quam acerrimo : ubi cerati crassitudinem habet, linteo, ante in aqua frigida madefacto, illinitur, et sic imponitur, supraque farina hordeacea injicitur : sed manere ibi non amplius sex horis debet , ne lienem consumat ; satiusque est id bis, aut ter fieri.

5. Commune autem et jocinori, et lieni, etabscessibus, et strumæ , parotidibus , articulis, calcibus quoque suppurantibus, aut aliter dolentibus, etiam concoctioni ventris, Lysias composuit ex his : opopanacis, slyracis, galbani, resinæ, singulorum p. * 11. ammoniati, bdellii, ceræ, sevi taurini, iridis aridæ p. *. 1V. cachryos acetabulo, piperis granis quadraginta : quæ contrita irino unguento temperantur.

6. Ad laterum antem dolores compositio est Apollophanis :in qua sunt resinæ terebinthinæ, thuris fuliginis, singulorum p.*. 1v. bdellii, ammoniaci, iridis, sevi vitulini, aut caprini a renibus, visci, singulorum p. *. 1V. Ha€ autem eadem omnem dolorem levant, dura emolliunt, mediocriter calefaciunt.

7. Ad idem Andreæ quoque malagma est; quod etiam resolvit, humorem educit, pus maturat, ubi id malurum

grands ou petits, et dans les douleurs des articulations des hanches et des pieds : s’il y a quelque chose de froissé à l’intérieur , il y remédie, assouplit les hypocondres s’ils sont durs et gonflés, détache les esquilles d’os, et réussit enfin dans tous les cas où la chaleur est secourable. On y fait entrer les substances suivantes : cire Pr." XI:3 gui, et suc de figuier qu'on appelle ailleurssycomore,anap.*,1.; poivre rond etlong, gomme ammoniaque en larmes, bdellium , iris d’Illyrie, cardamome , amome, balsamier, encens mâle,.myrrhe, résine sèche, ana p. *. x.; pyrèthre, baies de gnidium , écume de nitre, sel ammoniac , aristoloche de Crète, racine de concombre sauvage, térébenthine liquide, ana p. *. xx, : ajoutez onguent d'iris, quantité suffisante pour lier les substances et les ramollir.

8. Un remèdeexcellent pour amener le relâchement des parties resserrées , ainsi que pour amollir et résoudre celles qui sont dures et engorgées, est celui dont on attribue la composition à Polyarque : il est fait avec parties égales de jone carré, de cardamome, de suie d’encens, d’amome, de cire et de résine liquide.

9. L’onguent de Nilée remplit le même but. On prend : crocomagma, qui est en quelque sorte le résidu du safran P. *.1v ; gomme ammoniaque en larmes, cire, ana P. *. xx.; les deux premières substances sont broyées dans du vinaigre, la cire est liquéfiée par l'huile rosat, et le tout est mêlé ensemble.

10. L'onguent composé, dit-on, par Moschus, agit ayssi comme émollient. Il y entre : de gal—

est, cutem rumpit, et ad cicatricem perducit. Prodest impositum minutis majoribusque abscessibus : item artieulis, ideoque et coxis, et pedibus dolentibus : item, si quid in corpore collisum est, reficit, præcordia quoque dura el inflata emollit : ossa extrabit : ad omnia denique valet, quæ adjuvare calor potest. Id habet ceræ p. *. xr. visci, Sycamini, quam alias sycomorum vocant, lacrimæ, singulorum p. *. 1. piperis et rotundi, et longi, ammoniaci thymiamatis, bdellii , iridis Illyricæ, cardamomi, amomi, xylobalsami, thuris masculi, myrrhæ, resinæ aridæ, singulorum p. *. x. pyrethri, cocci Gnidii, spumæ nilri, salis Ammoniaci, aristolochiæ Creticæ, radicis ex cucumere agresti, resinæ terebinthinæ liquidæ, singulorum p. *. xx. quibus adjicilur unguenti irini, quantum satis est ad ea mollienda atque cogenda.

8. Præcipuum vero est ad resolvenda, quæ adstricta sunt, mollienda, quæ dura sunt, digerenda, quæ coeunt, id, quod ad Polyarchum auctorem refertur. Habet janci quadrati, cardamomi, thuris fuliginis, amomi, ceræ, resinæ liquidæ pares portiones.

9. Aliud ad eadem Nilei : crocomagmatis, quod quasi recrementum ejus est, p. *. 1V. ammoniaci thymiamatis, ceræ, singulorum p. *. xx. ex quibus duo priora ex aceto teruntur, cera cum rosa liquatur, et tum omnia junguntur.

10. Proprie etiam dura emollit id, quod Moschi esse dicitur. Habet galbani unciam, tharis faliginis p. —. ceræ,

CELSE

banum une once; de suie d’encens p. —.; de cire, de gomme ammoniaque en larmes, un tiers; de poix sèche p. 11., et de vinaigre trois hémines.

11.0n doit à ce qu’il parait, à Médius, un autre onguent résolutif, qui se compose de cire p. —. , de panax p. *, s., d'écailles de cuivre, d’alun rond et scissile,; ana P. *, 1., de plomb brülé, PUS:

12. Panthème employait également comme résolutif ce mélange : chaux p. s., moutarde pulvérisée , fénu , alun , ana p. 1. , suif de bœuf, P. II. S.

13. 14. Je trouve dans les auteurs un grand nombre d’onguents contre les maladies strumeuses. Le caractère grave et opiniâtre de ces affections explique, selon moi, cette multiplicité de remèdes qui ont donné des résultats divers selon les sujets. Andréas a composé celui-ci : semence d’ortie p. *. 1.; poivre rond, bdellium, galbanum, gomme âmmoniaque en larmes, résine sèche, ana P. *. 1v.; résine liquide, cire, pyrèthre, poivre long, semence de tithymale, soufre non traité par le feu (ärvçoc), lie desséchée de vinaigre, écume de nitre , sel ammoniac, moutarde, cardamome , racine de concombre sauvage , résine, ana P.*. vin. , le tout broyé dans un vin doux.

15. L’onguent suivant est plus efficace encore contre la scrofule : semence de gui, fiente de... , résine et soufre nontraité par le feu, parties égales. Ou bien l'on prend : soufre p. *. 1. ; pierre appelée pyrite, P.*.1v., cumin un acétabule; ou encore on mêle une partie de pierre pyrite, deux

ammoniaci thymiamatis trientes, picis aridæ p. 11. aceti heminas tres.

11. Fertur etiam ad digerenda, quæ coeunt, sub auctore Medio, quod habet ceræ p. —. panacis p. *. s. squamæ æris, aluminis rotundi , item scissilis ,:singulorum p. x. 1. plumbi combusti p. *. 1. s.

12. Ad eadem Panthemus utebatur, calcis p. s. sinapis contriti, item fœni Græci, aluminis, singulorum p. 1. sevi bubuli pur. s.

13.14. Ad strumam multa malagmata invenio. Credo autem, quo pejus id malum est, minusque facile diseutilur, eo plura esse tentata ; quæ in personis varie responderunt. Andreas auctor est, ut hæc misceantur : urticæ seminis p. *. 1. piperis rotundi, bdellii, galbani, ammoniaci thymiamatis, resinæ aridæ , singulorum p. *.1v. resinæ liquidæ , ceræ, pyrethri, piperis longi, lactucæ marinæ seminis, sulphuris ignem non experli, quod ätupoy vocalur, fæcis aridæ aceti, spumæ nitri, salis Ammoniaci, sinapis, Cardamomi, radicis ex cucumere silvestri, resinæ, singulorum p. X. vit, quæ ex leni vino contunduntur.

15. Expeditius ad idem fit, quod habet visci seminis, stercoris, resinæ, sulphuris ignem non experti pares portiones. Et in quo est sulphuris p. x. 1. lapidis, quem rupirnv Vocant, p. *.1V. cumini acetabulum. Item in quo est lapidis ejusdem pars una, sulphuris duæ partes, resinæ terebinthinæ partes tres.

parties de soufre, et trois parties de résine térébenthine.

16. L'onguent d'un certain Arabe a la propriété de dissiper les écrouelles , et de résoudre les tumeurs appelées ouate. On le prépare avec la myrrhe, le sel ammoniac, l’encens , la résine sèche et liquide , la lie de safran, la cire, ana P. *, r., la pierre pyrite, P. *. 1v., et l’on ajoute quelquefois de soufre P. *. 11.

17. Toujours contre les écrouelles, et aussi contre les tumeurs qui suppurent difficilement et celles qui sont de nature cancéreuse, on fait usage d'un onguent où l’on fait entrer : soufre, P. *. 11.5 nitre P.*. vi.; myrrhe p. *, vI; suie d’encens p. s., sel ammoniac p.—. ; cire P.1I.

18. Protarchus se servait pour guérir les parotides, le mélicéris, le favus , les tubercules dits güuara et les uleères malins, de cette composition : pierre ponce, résine de pin liquide, suie d'encens , écume de nitre, iris , ana p. *, VItr. ; il y mélait de cire P. *. 1x., et ajoutait un verre et demi d'huile.

19. On combat le panis (o6ys0%ov) dès qu'il commence à paraître , de même que tout tubereule connu sous le nom de owüux, avec cet onguent : on mêle de l’ocre attique avec deux parties de fleur de froment, on triture le tout en ajoutant de temps en temps un peu de miel , pour obtenir la consistance d’onguent.

20. On vient à bout de résoudre tous les tubercules dits gôare, en combinant la chaux, l'écume de nitre, le poivre rond, ana p.*, 1.3 le galbanum p. *. 11; le sel p.*. rv., et en donnant pour excipient à ces substances le cérat fait avec l'huile rosat.

16. Arabis autem cujnsdam est ad stramam , et orienlia tubercula, quæ œôuarx vocantur, quod hæc digerit. Habet myrrhæ&, salis Ammoniaci, thuris, resinæ et liquidæ et aridæ, crocomagmatis, ceræ, singulorum p. *. 1. lapidis ejus, quem zupirny vocant , p. *. 1v. quibus quidam adjiciunt sulphuris p. *. 11.

17. Est etiam proficiens in struma, etin üis tuberibus, quæ difficiliter concoquuntur, et in is, quæ xaæpxvwôn vocantur, quod ex his constat; sulphuris p. * 11. nitri p. *. iv. myrrhæ p. *. vi. fuliginis thuris p. s. salis Ammoniaci. P.—. eeræ p. I.

18. Protarchns autem ad raputiôxz, eaque tubercula, quæ pehixouæ, id est favi, vel gôuara nominantur, item mala uicera, pumicis, resinæ pineæ liquidæ, thuris fuliginis, spumæ hitri, iridis, singulorum p. *. vur. cum ceræ p. *.1x. miscebat, hisque olei cyathum et dimidium adjiciebat.

19. At adversus panem , tum primum orientem, quod gvy=0ov Græci vocant , et omne tubereulum, quod ox nominatur, miscetur ochra, quæ Attice nominatur, cum duabus partibus similæ , hisque, dum contunduntur, subinde mel instillatur, donec malagmatis crassitudo sit.

20. Disculit etiam omne tubereulum , quod eux vocatur, id, quod häabet calcis, nitri spumæ, piperis rotundi,

21. Pour arrêter toute espèce de suppuration, on prend galbanum, fève écrasée, ana P. *, x, myrrhe, encens, écorce de racine de câprier, ana P.*. 1v.; et pour résoudre les abcès il suffit d’employer le murex brûlé, qu’on écrase bien, en y ajoutant de temps en temps du vinaigre.

22. Quand le sang s'est extravasé (3), on se trouve bien d'appliquer un onguent qui convient aussi dans le traitement des tubercules (güuara). Il consiste en bdellium, styrax , gomme ammoniaque, galbanum, résine sèche et liquide de pin et de lentisque, encens, iris, ana p. *, 77.

23. Les tubercules cancéreux recoivent du soulagement des substances qui suivent : galbanum, gui, gomme ammoniaque, térébenthine solide, ana p. *, r.; suif de taureau p. s.; lie brülée quantité aussi grande que possible, sans rendre cependant l'onguent plus sec qu'il ne doit être.

24. La meurtrissure de la face par contusion se guérit au moyen de la composition suivante, appliquée de nuit et de jour : aristoloche, férule, ana p. *.11.; bdellium, styrax, gomme ammoniaque en larmes, galbanum, résine sèche et résine liquide de lentisque, encens mâle, iris d'Ilyrie, cire, ana p. *. 1v. La fève seule employée comme topique convient aussi dans ce cas.

25. Il y a des onguents que les Grecs ont appelés orouwzxà, parce qu'ils sont doués d’une force apéritive. Tel est celui qu’on prépare avec ces substances : poivre long ,écume de nitre, ana P. *, 11.5 erysimum p. *. 1v., le tout mêlé avec du miel. Ces onguents sont également propres à faire ouvrir les écrouelles ; un des plus actifs en ce genre est ainsi fait : chaux P. *.1v., poivre six

singulorum p. *. 1. galbani p. *. 11. salis p. *. 1v. quæ excipiuntur cerato ex rosa facto.

21. Supprimitque omne, quod abscedit, id, in quo est galbani, fabæ fressæ, singulorum p. *. 1. myrrhæ, thuris, ex radice capparis corticis, singulorum p. *. 1v. Satisque omnia abscedentia digerit murex combustus, et bene contritus , aceto subinde adjecto.

22. At si satis sanguis subit, recte imponitur, quod adversus phymata quoque potest. Constat ex his : bdellii, styracis, ammoniaci , galbani , resinæ et aridæ et liquidæ pineæ, item ex lentisco , thuris, iridis, singulorum p. *. tr.

23. Kapxtvwôn vero phymata commode his leniuntur : galbani, visci, ammoniaci, resinæ terebinthinæ , singulorum p.*. 1. sevi taurini p. s. fæcis combustæ quam maxima portione, dum id siccius non faciat, quam esse malagma oportet.

24. Quod si facie contusa livor suberuentus est, hæc compositio nocte et die imposita tollit. Aristolochiæ, thapsiæ, singulorum p.*. n. bdellii, styracis, ammoniaci thymiamalis, galbani, resinæ aridæ , et ex lentisco liquidæ , thuris maseuli, iridis Illyricæ, ceræ, singulorum p. *.1v. Idem faba quoque imposita proficit.

25. Sunt ctiam quædam malagmata, quæ otouorttxà Græci vocant, quoniam aperiendi vim habent. Quale est,

grains, nitre, cire, ana p. *. x, miel P. —; huile une hémine. E

26. Celui de Micon est à la fois résolutif, apéritif et détersif. Il y entre parties égales d’écume de mer, de soufre, de nitre, de pierre ponce, et suffisante quantité de poix et de cire pour lui donner la consistance de cérat.

27. Un autre d'Aristogène pour les os, consiste en soufre P. *. 1.; térébenthine, écume de nitre, scille (les parties intérieures }, plomb lavé, ana P. *. 11. suie d’encens p. *. vIil. ; figue sèche très-grasse, suif de taureau, ana P. *. VIII; cire Pr. *. x11.; iris de Macédoine p. *. vI.; sésame grillé un acétabule.

28. Les onguents conviennent principalement dans les affections des tendons et des articles ; aussi celui d’'Euthyclée doit-il être employé lorsqu'il y a maladie des articulations; il est de même utile contre toute espèce de douleur , eelles de la vessie par exemple, et se trouve également indiqué quand il faut combattre l'immobilité desarticulations produite par une cicatrisation récente, état que les Grecs nomment arkylose. En voici la composition : suie d’encens un acétabule, et de résine même quantité, galbanum sans les tiges une demi-once, gomme ammoniaque, bdellium, ana p. —; cire p. s. On remplit les mêmes indications (4) avec celui-ci : iris, gomme ammoniaque, galbanum, nitre, ana P. *. xX1V; résine liquide P. *. vr.; cire P. *. XVI.

29. Onguent de Sosagoras : plomb brûlé, larmes de pavot, écorce de jusquiame, styrax, queue de pourceau, suif, résine et cire, mêlés à parties égales.

quod ex his constat : piperis longi, spumæ nitri, singu- Jorum p. * 11. erysimi p. *.1v. quæ cum melle miscentur. Idoneaque etiam strumæ aperiendæ sunt. Ejus generis, vehementiusque ex his est id, quod habet calcis p. *. IV. piperis grana sex, nitri, ceræ, singulorum p. *. x. mellis p. —. olei heminam.

26. Miconis quoque est , quod resolvit, aperit, purgat. Habet alcyonium, sulphur, ritrum, pumicem, paribus portionibus; quibus tantum picis et ceræ adjicitur, ut fiat cerali crassitudo.

27. Adossa autem Aristogenis, fit ex his : sulphuris p. *. Lresinæ terebinthinæ , nitri spumæ, et ex sciila partis interioris, plumbi eloli, singulorum p. *. 11. thuris fuliginis p. *. var. ficus aridæ quam pinguissimæ, sevi taurini, siogulorum p. *. var. ceræ p. * xur. iridis Macedonicæ p. *. vi. sesami fricti acetabulum.

28. Maximeque nervis et articulis malagma convenit. Jgitur Euthyclei est, et ad: articulos, et ad omnem dolorem, et ad vesicæ, et ad recenli cicatrice contractos articulos, quas &yxÿhac Græci nominant, quod habet fuliginis thuris acetabulum, resinæ tantumdem , galbani sine surculis sescunciam, ammoniaci, bdellii, singulorum p. —. ceræ p. s. Ad eosdem digitos : iridis, ammoniaci, galbani, nitri, singulorum p.*. x1v. resinæ liquidæ p. *. vr. ceræ p. *. XVI.

Page 1