XIX. De annis vertentibus diversarum nationum
Anous vertens est natura, dum Sol percurrens duodecim signa, eodem, unde proleclus est, redit. Hoc tempus quot dierum esset, ad certum nondum astrologi reperire potuerunt. Philolaus annum naturalem dies habere prodidit ecezxiv, et dimidiatum. Aphrodisius ccczxv, et partem diei octavam Callippus autem ccerxv, el Aristarchns Samius tantumdem et præterea diei partem mpexxIm ; Melon vero
jour. Elle a , suivant Méton, trois cent soixantecinq jours et la dix-neuvième partie de cinq jours ; suivant OEnopide, trois cent soixante-cinf jours, plus la cinquante-neuvième partie de vingt-deux jours. Harpalus la fait de trois cent soixante-cinq jours et treize heures équinoxiales; et notre Ennius, de trois cent soixante-six jours. Au reste, la plupart des philosophes l'ont considérée comme quelque chose d'indivisible et d’insaisissable ; et, prenant pour la vérité ce qui en approcbaitle plus, ils ont adopté le nombre rond de trois cent soixante-cinq jours. Si done il y a un tel désaccord entre les hommes les plus savants, peut-on s'étonner de ce que les années civiles, qui furent séparément établies par divers peuples encore grossiers, diffèrent autant les unes des autres qu’elles correspondent mal à cette année naturelle? Ainsi, on rapporte qu’en Egypte, dans les temps les plus reculés, l’année se composait de deux mois; qu'ensuite le roi Ison la fit de quatre; et qu’enfin Arminos la composa detreize mois et cinq jours. De même, en Achaiïe, les Arcadiens commencèrent, dit-on, par avoir des années de trois mois, ce qui fit nommer ces peuples roossknvot (plus anciens que la lune) ; non, comme quelques-uns le pensent, qu'ils aient commencé d'exister avant que l’astre de la lune fût au ciel, mais parce qu’ils comptaient par années avant que l’année eût été réglée, en Grèce, sur le cours de la lune. Quelques traditions attribuent à Horus l'institution de cette année trimestrielle : c’est, dit-on, pour cela que le printemps, l'été, l'automne et l’hiver sont appelés ox (saisons); l'année, pos; les annales grecques, épot, et ceux qui les écrivent, 690yeagor; et la révolution de ces quatre années, qui
ecczxv, et dierum quinque undevigesimam partem. Œpopides ceczxv, et dierum duum et viginti undesexagesimam partem.. Harpalus autem ccczxv, et horas æquinoctiales tredecim. At noster Ennius cccxvr. Plerique præterea incomprehensibile quiddam et inenuntiabile esse existimaverunt. Sed pro vero, quod proximum putabant , amplexi sunt dies scilicet cccLxv. Igitur, cum lanta inter viros doctissimos fuerit dissensio : quid mirum, si anni civiles, quos diversæ civilates, rudes etiam tum , sibi qua:que statuebant, tam inter se discrepent, quam cum illo naturali non congruant ? Et in Ægypto quidem antiquissimum ferunt annum bimestrem fuisse; post deinde ab Isone rege quadrimestrem factum : novissime Arminon ad tredecim menses et dies quinque perduxisse. Item in Achaia Arcades trimestrem annum primo habuisse dieuntur, et ob id æpocéanvot adpellati : non, ut quidam putant, quod ante sint nati, quam Lunæ astrum cælo esset; sed quod prius habuerint annum, quamis in Græcia ad Lunæ cursum constitueretur. Sunt qui tradant, bunc anpum trimestrem Horum instituisse : eoque ver, æstatem , autumnum, hiemem ox, et annum @pcy dici, et græcos annales pouce, eorumque seriptores opoypdgous. Itaque quatuor annorum cireuitum in modum revraetrpiôos an-
était comme une pentaeterie, ils l’appelaient grande année. D'un autre côté, les peuples de la Carie et de l’Acarnanie eurent des années de six mois, qui différaient l’une de l’autre en ce gue les jours allaient croissant dans la premiere, et décroissant dans la suivante ; et la réunion de deux ans , sorte de friclérie , était pour eux la grande année.
XX. De l’annce naturelle des Romains; des diverses corrections qu’on y a faites; des mois et des jours intercalaires ; des jours de chaque mois ; des années Juliennes.
Mais passant de ces années, dont l’origine se perd dans la profonde nuit des temps, à celles dont l'institution est plus récente, et qui ont été réglées sur le cours de la lune ou du soleil, je remarque aussi entre elles de grandes différences; et il suffit, pour s’en convainere, d'ouvrir les annales, je ne dirai pas des nations étrangères, mais des peuples de la seule Italie. Car, de même que les Férentins, les Laviniens, les Aïbains et les Romains avaient chacun une année particulière, les autres peuples avaient aussi la leur. À la vérité, ils se proposèrent tous de corriger leurs années civiles à l’aide de diverses intercalations de mois, et de les régler sur cette véritable année naturelle. Mais comme il serait trop long de parler de tous ces peuples, nous passerons à l’année des Romains. Licinius Macer, et, apres lui, Fénestella, ont écrit que l’année naturelle, à Rome, fut d’abord de douze mois; mais il faut plutôt s’en rapporter à Junius Gracchanus , à Fulvius, à Varron, à Suétone, et aux autres écrivains, qui pensent qu’elle était de dix mois, comme l’était alors celle des Albains, de
num magnum dicebant. Caresautem, et Acarnanes, semestres babuerunt annos, et inter se dissimiles, quibus alter: nis dies augescerent, aut senescerent : eosque conjunctos, veluti rpernpiôx, annum magnum.
XX. De anno vertente Romanorum, deque illius varia correctione; de mensibus et diebus intercalariis; de diebus singulorum mensium; de annis Julianis.
Sed, ut hos annos mittam, caligine jam profundæ vetustatis obductos : in his quoque, qui sunt recentioris nieworie, et ad cursum Lunæ vel Solis instituti, quanta sit varietas , facile est cognoscere, si quis vel in unius Italæ gentibus, ne dicam peregrinis, velit anquirere. Nam, ut alium Ferentini, alium Lavinii, itemque Albani vel Romani, babuerunt annum : ila et aliæ gentes. Omnibus tamien fuit propositum,, suos eiviles annos, varie intercalandis measibus, ad unum verumillum naturalemque corrigere Dequibusomnibus disserere,quoniam longum est, ad Romanorum annum transibimus. Annum vertentem Romæ Licinius quidem Macer, et postea Fenestella, stalim ab initio duodecim mensium fuisse scripserunt. Sed magis Junio Gracchano, et Fulvio, et Varroni; et Suetonio, aliisque credendum, qui decem mensium putaverunt fuisse : ul {ugs
DU JOUR NATAL
qui descendent les Romains. Ces dix mois se composaient de trois cent quatre jours, ainsi répartis :
MO SM Er ee PRG ANIME OR Te 030 NT EN CE Aa USE JTE 00 ls REA Re iiE (1) Quintilis (juillet). . . . . . 31 Sextilis (août) et septembre. 30 OCLOPDIES EPA EEE ON AN SET Novembre et décembre. . . 30
De ces dix mois, les quatre plus longs étaient nommés pleins, et les six autres, incomplets. Plus tard, Numa, si l’on s’en rapporte à Fulvius, ou Tarquin, si l’on en croit Junius , composa l’année de douze mois ou de trois cent cin— quante-cinq jours, quoique la lune, dans ses douze mois, paraisse ne compléter que trois cent cinquante-quatre jours. Quant à cet excédant d’un jour, il était dû ou à un défaut d'attention, ou, ce qui me paraît plus probable, à cette croyance superstitieuse qui faisait regarder le nombre impair comme parfait et comme plus heureux. Ce qu'il y a de certain, c’est qu’à l’ancienne année on ajouta cinquante et un jours; mais ce nombre ne complétant pas deux mois, on Ôta à chacun de ces six mois incomplets un jour, qui fut ajouté aux cinquante et un autres; et l'on eut cinquante-sept jours, dont on fit deux mois : janvier, de vingt-neuf jours, et février, de vingt-huit. Ainsi, tous les mois, à partir de cette époque, furent pleins et composés d’un nombre de jours impair, à l'exception de février qui seul demeura incomplet, et fut, à cause de cela, regardé comme plus malheureux que les
Albanis erat, unde orti Romani. Hi decem menses dies trecentos quatuor hoc modo habebant :
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quorum quatuor majores pleni, cæleri sex cavi vocabantur. Postea, sive a Numa, ut ait Fulvius, sive, ut Junius, a Farquinio duodecim facti sant menses, et dies cccLy : quamvis Luna duodecim suis mensibns cccuiv dies videatar explere. Sed, ut unus dies abundaret , aul per imprudentiam accidit, aut quod magis credo, ea superstitione, Qua impar numerus plenus, et magis faustus habebatur. Certe ad annum priorem unus et quinquaginta dies accesserunt : qui quia menses duos non implerent, sex illis avis mensibus dies sunt singuli detracti, et ad eos addti, factique sunt dies quinquaginta seplem : el ex bis düo menses, januarins undelriginta dierum, februavius