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NOTES SUR CENSORIN
To yogetov. Chalcidius (In Tim. Plat.) dit également : Stellarum vero errantium opera, que propler modulalam et consonam celebrantur. agilalionem, quam iidem appellant yopeïav, in progressibus et anfractibus earundem stellarum perspicue videntur.
Dulcedo musica abduxil. Laleçon de quelques éditions, musicæ, nous semble préférable à celle-ci.
XIV. Quid de gradibus ætatis humanæ sensum sit,“ dicam. Nous préférons aussi à cette leçon la suivante : Humanæ ætalis senserim sic dicam.
Varro quinque gradus cœtatis… pulat esse divisos. Servius s’esl aussi appuyé (4d Æneid., 1. V, v. 295) du témoignage de Varron, en ces termes: ÆVates Varro sic dividil : Infantiam, Puecritiam, Adolescentiam, Juvenlam, Seneclam.
Pueros diclos quod sint puri. Isidore (Orig., 1. XI, €. 11) a dit également : Puer a purilale vocatus, qui® purus est, el necdum lanuginem floremque genarum habens. — Voyez aussi Decrel.felicis P. P.; Capitul. Caroli Magni, 1. V, c. 69; Nonius Marcellus et Feslus ( De investibus).
Adolescentes, ab adolescendo. Voyez Festus ( Adolescit et Suboles), Nonius (Adolere), Isidore ( Orig., 1. XE É C2):
In re militari possunt juvare. Macrobe (In somn. Scipion., |. 1, c. 6): Nonnullarum rerum publicarum mos est, ul post sexlam (hebdomadem, id est, post annum XL) ad mililiam nemo cogatur.
Senio jam laborant. « EX où tronverez-vous, dit saint Jérôme (Ad psalm. LxxxIX), un vieillard qui ait de la santé? Les Grecs l’ont dit avec raison : La vieillesse, c'est la maladie. » — Voyez aussi Sénèque (1.1, ch. 108) et Nonius (Senirm ).
Solon aulem partes fecit decem. Solon , suivant Hérodole (1. 1, cb. 32), pensait que le plus long terme de la. vie de l’homme était soixante-dix ans.
Moïse avait dit avant Solon : « Nos années se passent en de vaines inquiétudes, comme celles de l’araignée. Les jours de nos ans ne vont ordinairement qu’à soixante-et-dix années : siles plus forts vivent jusqu’à quatre-vingts ans, le surplus n’est que peine et douleur.» Psalm. LXXXIX, vers. 9, 10. Voyez aussi Trébellius Pollion, Vie de Claude, ch. 2.
Ad has Solonis decem kebdomadas. Le mot Aebdo= mas, qui vient du grec é6êoude, ne signifie pas seulement une semaine, un espace de sept jours, mais aussi une période de temps formée par le nombre sept, sep{enarii rumeri, quem Grœci E6üoucès appellant, dit Aulu- Gelle (1. HI, c. 10). Censorin a d’ailleurs rendu trèsprécis et très-clair le sens de Æebdomadas dans cette phrase, en disant, une ligne plus haut : Singulos bifariam divisil (Salon), ut unaquæque ælas annos haberet seplenos.
Posset fatalia deprecando. Ce passage est évidemment altéré, et ancune leçon ne nous paraît satisfaisante. La pensée que nous avons prêlée ici à notre auteur est justifiée par ce passage de Virgile (Ænéide, |. VIII, v. 398):
.... Nec fata vetabant Stare,
passage que Servius a commenté ainsi : « Sciendum, secundum Aruspicinæ libros et sacra Acheronlia, quæ Tages composuisse dicitur, fata decem annis quadam raliong differri. » Voyez aussi Nemesius ( De nat. homin., 1. 1, c-136)°
Elegia Solonis. Cette élégie nous a été conservée par Philon et par Clément d'Alexandrie, mais avec de grandes différences. La voici, avec la meilleure version en vers lalins qui en ait été faile, celle de Gentian Hervet; car il yen a aussi une de Gregorio Giraldi.
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ÉAEL:
Zafans septenos posiquam compleverit annos,
Producti dentes vallus in oris erunt.
* Postquam septem alios Deus huic concesserit auncs,
Fit pubes , semenque huic genitale datur. 5
Verum septem aliis postquam annis creverit ælas, Densa seges barbie contegil orta genas.
Additus est illi cum septenarius alter, Vir tum virtutis fortia signa dabit.
Sed monet adveniens uxorem ducere quinclus, Posteritalis et hunc tum meminisse sue.
Sollers ingenium, firma et prudentia sexlo est, Stulta nec hunc deinceps facta videre juvat.
Septimus accessit cum seplenarius, atque Octavus, lingua pollet, et ingenio.
Nono aliquid possunt , sed jam minuunlur in illo, Vires, quis peragunt forlia facla viri.
Sed decimus cum alios septem perfecerit annos, Maturam mortem tristia fata dabunt.
Oculos albescere. Ces mots ne sont pas dans toutes les éditions ; mais il paraît qu’ils se trouvaient dans nn ancien manuscrit. Peut-être, au lieu de albescere, qui ne signitie vien ici, faut-il lire Lebescere.
Aristoteles adpellat roxyiçev. Voyez Aristote (Histor. anim., C. 1).
Septimum quemque annum periculosum. Voyez Aulu-Gelle (1. HI£,€. 10).
Quos adpellant réfin. Voyez le même auteur (LI, c. 26). É
Hunc(annum lertium el sexagesimum) licet quidam periculosissimum dicant, quod et ad corpus, et ad animum pertineat. « On remarque, quelqne haut qu'on remonte, dit aussi Aulu-Gelle (1. XV, c. 7), qne presque jamais la soixante-troisième année n'arrive pour l’homme saus amener avec elle quelque danger, où quelque revers, ou une grave maladie pour le corps, ou du chagrin pour J'âme ; ou enfin le trépas. Aussi, ceux qui s'occupent de cette étude ont nommé celle année de la vie humaine année climalériqate. » — Voyez encore Julius Firmicus (Il. 1V, c. 14), Cælius Rhodiginus (Anti. lect., L. XXI, M 12).
“ XV. Gorgian Leontinum. Voyez Cicéron ( De senect.), Walère Maxime (1. VIS, c. 13), Quintilien (1. IH, €. 1), "Athénée (J. XII), Pline (I. VIL, c. 48).
Auditoria sacra. Nous peosons, avec Lindenbrog, que sacra désigne ici la personne du prince; et nous avons enteudu par audiloria sacra le palais des empereurs.
XVI. De œvo. Voyez Varron (De Ling. lat., |. NI, n° 11), Plotin ( Ennead., |. VI, c. 3; De œlern.etlemp, sect. 3), Timée de Locres (De mund, anim.), Isidore MOrig., 1. V,c. 38).
NOTES SUR CENSORIN
Hoc in tria dividilur tempora. Quelques philosophes n'ont divisé le temps qu’en deux parties , et ont supprimé le présent comme insaisissable (Marius Victorinus, [n rhetor. Cicer., p. 151). Sénèque, entre autres, a dit du présent ( De brevit. vilæ, ©. 10) : Præsens lempus brevissimum est, adeo ut quibusdam nullum videatur. In cursu enim semper est, fluit et prœcipitatur : ante
| desinit esse, quam venit.
XVII. Hoc quidem yevsäc tempus ali aliter definierunt. Les écrivains anciens sont, en effet, très-peu d’accord sur l’espace de temps que comprend une génération (yevex), et Censorin est loin d’avoir donné une idée complète de ces contradictions. Les uns ont réduil cet espace à un an; les autres, à sept; ceux-ci, à vingt; ceux-lh, à vingtcinq, comme Héraclite, cilé par notre auteur. Quelquesuos l'ont fixé à vingt-sept ans, à trente, et à trente-trois. Hl y en a enfin qui le prolongent jusqu’à cent années, et même jusqu’à cent huit. Il en est à peu près de même, parini les anciens, pour le nombre d'années dont se compose le siècle, et pour les limites assignées à la vie humaine. (Voyez le Commentaire de Lindenbrog sur Censorin, 1642, p. 118 et suivantes; et surtout Scaliger, De emendat. tempor.).
Ut Herodotus , apud quem legimus, Arganthonium , etc. Voyez Hérodote (I. 1), Cicéron (in Calone), Valère Maxime (1. VIN, c. 13), Pline (1. VIE, c. 48).
Ephorus, qui tradit, Arcadas dicere, apud se reges anliquos aliquot ad trecentos vixisse annos. Voyez Pline (I. VIS, c. 48), et Servius (ad. lib. VII, Æneid.).
Quod vocatur xiue. Voyez Vitruve(l.I,c. 1), Aulu- Gelle (1. XIV, c. 1), Columelle ( Dererust., |. 1).
Annorum fuisse centum et quinque. C’est Lindenbrog qui a ajouté ici quinque, d’après l'édition d’Alde Mannce.
Ludi Terentini. Ces jeux étaient appelés Terentini, du mot Terentum , qui, suivant Festus , était le nom d’une certaine partie du champ de Mars, où, comme on sait, ils £e célébraient.
Hostiæ furvæ. Voyez Valère Maxime (I. FE, 4).
Ludis sæcularibus. Voyez, pour les jeux séculaires , Festus, Valère Maxime, I, 4; Hérodien, IL; Zosime, If, et la dissertation complète d’Onupbrius Panvinus.
Cæsar Augustus et Agrippa fecerunt. Voyez Pline (1. VIT, c. 48), Suétone (Aug., c. 31), Ovide ( Trist., HI, el. 1), Dion Cassius(l. LIV).
T. Claud. Cæsar. Noyez Suélone ( Claud., c. 21), Tacite (Ann., 1. XI), Pline (1. VIN, c. 48; VIII, 42).
Septimos Domilianus. Voyez Suélone ( Domit., c. 4), Zosime (1. If).
Octavos imperalores Septimiuset M. Aurelius Antoninus. Voyez Elius Spartien (Sever.).
Ab urbis primordio, ad reges exactos, annos cexuiv. Ce nombre est aussi celui que donnent Denys d'Halicarnasse et J'ite-Live; mais Festus Rufus (/n breviar.) et saint Augustin ( De civil. Dei, HI, 15) ne comptent, depuis la fondation de Rome jusqu’à l’expulsion des rois, que 243 ans.
Civile (scæcrlum) ad certum annorum modulum centum statuerunt. Varron (De Ling. lat., 1. VI, n° 11) a dit, en parlant du siècle : Sæculum spalium annorum centum vocarunt , dictum a sene; quod longissimum spalium senescendorum hominum id putarunt.
Qui mortuos solent conservare. Voyezla Genèse(c. 50, vers. 2 et 26), Hérodote (1. IL), Sextus Empyricus (1. IH), Diodore de Sicile (1. 1), Silius Hlalicus (1. XIII), Pompon. Méla (1.1, c. 9), Aulu Gelle (I. X, €. 10), Diogène Laërce (LIX, In Pyrrhone).
Hominem plus centum anis vivere non posse. Voyez Pline (ll. XT,1c.37).
Ad mille el ducentos (annos) perventurum. Voyez Claudien ( De bell. Getul., v. 265), Sidoine Apollinaire (Paneg. Avil.,v 357),et Cœlius Rhodiginus (1. XXVII, c. 8). F
XVIII. Cognilo errore. Voici en quoi consistait cette erreur : L’année solaire est composée de 365 jours et un quart ; l’année lunaire, de 354. Deux années solaires font ensemble 730 juurs +; et deux années lunaires, 708 jours. C’est done de 22 jours ?' que deux années solaires dépassent deux années lunaires. De cet excédant les anciens Grecs avaient composé un mois, qu'ils nommaient intercalaire ; mais, ne tenant pas compte du demi-jour qui restait, ils n'avaient donné que 22 jours à ce mois infercalaire. Ayant donc reconnu cette erreur, ils cherchèrent un nouveau mode d’intercalation.
Quæ unum in quadriennio diem conficeret. On lit dans le manuscrit de Cologne : Quæ primum in quadriennio diem conficeret.
Agon el in Elide..…. celebratur. Voyez Pindare (In olymp., od. n, vur etix); Pomponius Méla (1. IH, c. 3).
Nam dies sunt solidi, uno minus centum. Cet endroit est évidemment altéré. Lindenbrog , s'appuyant d’un passage de Solin (ch. 2) et de Geminus ( De apparentiis cælest., c.6, p. 129), l’a rétabli de la manière suivante : Nam dies sunt solidi ci» c19 pecccxxn, Mnenses uno minus centum, annique vertentes solidi ocko.
Hanc… ab Eudoxo Cnidio institutam. Voyez Diogène Laërce (1. VIII, n Eudoxe) et Suidas.
Quod in eo dicunt lempestates, ete. On lit dans le manuscril de Cologne : Quod in co dicunt tempestatés frugumque proventus , ac slerilitates, ilem morbos sulubrilatesque circumire.
Meton Atheniensis. Élien ( Variar. kistor., 1. X, ©. 7) fait ce Méton Lacédémonien.
Democrili. Voyez Diogène Laërce (E IX, Zn Democrile).
Caniculæ sidus exoritur. Voyez Pline (1. IE, ce. 47; I. XVIII, c. 28)et Varron(Dererust.,l.1,c. 28).
Solos habet dies cccLv. Peut-être faut-il lire ici solidos, au lieu de solos.
Est præterea annus, quem Arisloteles maximrm… adpellat. Voyez Aristote ( Meleor., LI, €. 14), et Platon dans le Timée.— Sur la grande année des anciens , voyez Apulée ( De dogm. Platon.), Plutarque ( De placit. phidos., 1. II, c. 32), AchifleStatio ( Proleg. in Aral.), Josèphe( Antiq. judaie., 1.1, c. 4), Tacite ( Dialog. de clar. orator.), Solin (ec. 36), Photius (Biblioth., p. 714), Stobée (£clog. phys., 1. I, c. 11), Cicéron ( De nalura deor., 1. 11), Servius (ad Æneid., 1. II, v. inlerea magnum Sol circumvolvitur annum), Jul. Firmicus ( Mathes. In præfat., 1. 1), Festus (I. XI). Macrobe appelle cette année-là mundanus (In somn. Scip., 1. I, e. 11).
Nam his allernis temporibus mundus lum exignescere, tum exaquescere videtur. Voyez Platon ({[n Tim.), Clément d'Alexandrie (Strom. 5), Arnobe ( Advers. gent., 1. 1), Minut. Felix ( Ocf{avius), Diogène Laërce (/n vita Zenonis), Sénèque ( Quest. nat... KL, c. 27,28, 29), Jul. Firmicus (Mathes., 1. HI, €. 1), Macrobe (In Somn. Scipion., I. II, €. 10), Ovide (Melam., 1. 1), saint Augustin (De civil. Dei, 1. XI, c. 10).
Heraclitus et Linus decem millium octogintorum. Ils faisaient même celle année de dix-huit mille ans, si Jon s’en rapporte à Plularque ( De placit. philos., L It, ©. 32) et à Stobée ( Zelog. phys., 1. EI, €. 11).
Dion. Ce Dion était probablement Pillustre mathématicien dont saint Augustin a fait mention (De civit. Dei, JXXI'e-8):
Qualernam annorum circuilus, quas vocant olympiaans. C'était 4 véritable durée de Polympiade , comme
NOTES SUR CENSORIN
î sédait les plus rares secrets de la médecine, celui mêmedé
on peut le voir d’ailleurs dans Denys d’Halicarnasse (Antiq. rom., I. 1) et dans quelques autres écrivains. Mais comme cel espace de temps portait aussi le nom de revraernpic , les poëtes comptaient cinq ans d'une olympiade à l’autre; et Ovide a dit (De Pontoeleg., 1. IV, eleg. 6) :
In Scythia nobis quinquennis olympias acta est, Jam tempus lustri transit in ulterius.
Lustrum. Le lustre était pris quelquefois pour un an (Manil., 1. I), quelquefois pour quatre (Ovid, Fast., |. HIT) , mais le plus souvent pour cinq. Pour l’étymologie de ce mot, voyez Denys d'Halicarnasse ( Antiq. rom., 1. IV ), Tite-Live (1. 1), Varron ( De Ling. lat., |. NI, n°11).
Vespasiano v, el Cæsare ur. coss. Voyez Suétone (/r Vespas., ©. 8; in Tit., c. 6), Pline(l. I, c. 5, etl. VIL, ce. 49), et Jules Capitolin. ({n M. Antonin. philosoph., e. 1).
Anni fuerint paullo minus sexcentis quinquaginta. Telle est la leçon de toutes les éditions. Toutefois les Æastes d'Onupbrius et de Goltzius font cet espace de temps d’un peu moins de six cent quarante ans. Pline (1. LE, c. 5) rapporte la censure de Vespasien à l’année de Rome 998. Voy. Scaliger ( De emend. temp., 1. IL, p. 174.)
XIX. Annus vertens est, ele. Macrobe (Saturn., 1. I, & 14) a donné la même définition que Censorin de l’année dite naturelle ou solaire (verlens ): Solis annus hoc dierum numero colligendus est, quem peragit, dum ad id signum se denuo vertit, ex quo digressus est. —Noyez d'ailleurs, pour tout ce chapitre-ci et le suivant, les 12°, 13°, 14°, 15° et 16° chapitres du premier livre des Saturnales de Macrobe, qui a épuisé la matière.
Callippus autem cccixv. Lindenbrog a fait sur l’année de Callippe un calcul qui lui fait penser qu'il faut ajouter à ce nombre e{ quadrantem.
Œropides. Iest cité par Élien (Variar. histor. |. X, 7) et par Plutarque (De placil. phil., 1. I, e. 10).
Et horas æquinoctiales tredecim. Joseph Scaliger (De emend. temp., p.161) a démontré qu’au lieu de tredecin il faut lire ici duodecim.
Etin Ægyplo quidem antiquissimum ferunt anrum bimestrem fuisse. L'année des Égyptiens fut même d’a* bord d’un mois, comme nous l'apprennent Diodore de Si: cile (1. 1), Varron, cité par Lactance (Instit., 1. IL, c. 13), Plutarque (dans Numa), Pline (1. VII, c. 48), saint Au= gustin( De civit. Dei, 1., XU, c. 10, et 1. XV, c. 12).
Isone. Ce nom est très-diversement écrit, suivant les édilions: on lit Pisone, Bisone, Bihone, Pherone. Manuce préférait le dernier, à cause d’un passage d’Hérodoté (L 11).
Quadrimestrem factum. Voyez Solin (ch. 3), Plutarque (dans Numa), et saint Augustin ( De civit. Dei., Lex IC 10 et X VE CA)
Arminon. On ne connaît pas ce nom parmi les rois d’Égypte. Lindenbrog pense que ce pourrait bien être Armais, dont parle Josèphe (Con{ra Appion.)
Arcades trimestrem. Censorin est ici d'accord avet Pline (1. VII, c. 48), Solin (c. 3), Macrobe (Saturn. |. 14 c. 12) et saint Augustin (De civil. Deisl. XV, c. 12) Mais Plalarque (dans Numa) dit que l’année des Areadiens était de quatre mois. Voyez Stobée ( Eclog. phys., p. 214}
Ugçocénvor. Voyez Lucien (spi àorpo).), le scoliaste d’Apollonius de Rhodes ( A4rgonaut., |. IV, v. 264), le secliaste d'Eschyle (dans le Prométhée), Ovide (Fast, I. 1), Cicéron ( Pro Fundanio).
Horum. « Horus ou Orus, fils d’Osiris et d’Isis, fut le dernier des dieux qui régnèrent en Égypte. Il fil la gnerré au tyran Typhon, meurtrier d’Osiris; et, après l'avoit vaincu et tué de sa main, il monta sur le trône de son père. Mais il succomba ensuite sous la puissance des pritis ces Titans, qui le mirent à mort. Isis, sa mère, qui pos=
rendre immortel, ayant trouvé son corps dans le Nil, lui rendit la vie, lui procura l’immortalité, et lui apprit la médecine et l’art de Ja divination. Avec ces lalents, Orus se rendit célèbre, et combla l'univers de ses bienfails. Les figures d’'Orus accompagnent souvent celles d’Isis dans les monuments égyptiens, et entre autres sur la table Isiaque. HU est ordinairement représenté sous la figure d’un jeune enfant, tantôt vêlu d’une tunique, tantôt emmaillotté, et couvert d’un habit bigarré en losange. Il tient de ses deux mains un bâton, dont le bout est terminé par la tête d’un oiseau , et par un fouet. Plusieurs savants croient qu'Orus est le même qu'Harpocrate , et que l’un et l'autre ne sont que des symboles du Soleil. Les Grecs prétendaient que leur Apollon n’était autre que l'Orus des Égyptiens. Apollon était en effet, comme Orus, habile dans l’art de la médecine et dans la divination; et ce dieu était, parmi eux, le Soleil , comme Orus l'était en Égypte : aussi le trouvet-on souvent nommé, dans les anciens, Orus-Apollo. » (Noel, Dict. de la Fab., Orus.) — Voyez Hérodote (I. 11), Diodore de Sicile (1. 1), Macrobe (Saturn., 1. I, c. 21). Suivant Diogène Laërce (ôn T'hal.), c’est à Thalès qu’il faut attribuer l'invention des heures de l’année.
: Eoquever æstatem, etc. Voyez Diodore de Sicile (1. 1) ét Plutarque (Sympos., 1. V, queæst.1v).
Cares autem et Acarnanes semestres habuerunt annos. Voyez Plutarque (dans Numa), Macrobe ( Salurn., 1eI, ce. 12), Solin (c. 3), et saint Augustin ( De civil. Dei, XVe C:/12.)
XX. Alium Lavinii. L'année des Laviniens avait treize mois , etétait de trois cent soixante-quatorze jours, comme “ous l’apprend Solin (c. 3). Voyez aussi saint Augustin { De civit. Dei, 1. XV, c. 12).
Junio Gracchano. Varron (De ling. lat.) l'appelle Junius Gracchus.
Aliisque credendum. On peut mettre au rangde ces autres écrivains, Aulu-Gelle (1. IE, c. 16), Macrobe (Saturn, 1. I, c. 12), Solin (c. 3), Ovide (Fast. |., 1) et Plularque (dans Numa).
Sive a Numa. Voyez Tite-Live (1. ?), Plutarque (dans ANuma), et Macrobe (Saturn., 1. 1, c. 13).
Easuperstitione, quaimpar numerus….. magis faustus habebatur. Voyez Servius, à ce passage de l’églogue Min de Virgile : Numero deus impare gaudet. Voyez aussi Macrobe (Saturn. 1. [, c. 13) et Solin (ce. 3).
Intercalarem mensem. Ce mois intercalaire fut appelé Merkidinus, suivant. Plutarque (dans Numa), ou Merkedonius (dans César). Voyez, pour la règle suivie dans cette intercalation, Macrobe (Saturn., LI, €. 13), Solin (c. 3), et Joseph Scaliger (De emend. temp. 1. I).
Terminalia.« C’étaient, dit Varron (De ling. lat., 1. VI, 12), les fêtes du dernier jour de l’année ; ear le douzième mois était février, dont on retranchail les cinq derniers jours dans les années bissextiles, pour former un mois intercalaire. » Voyez Scaliger (De emend. lemp., 1. 1), qui accuse ici Censorin d'erreur.
Sed horum (pontificum) plerique.….. rem sibi ad corrigendum mandatam, ultro depravarunt. 1] est question aussi de cette infidélité des pontifes dans Suétone (Ces. 40), dans Ammien Marcellin (1. XXVI), dans Solin (e. 3), et dans Macrobe (Saturn.,l. 1, c. 14).
Ut C. Cæsar pontifex maximrus, ete. Sur cette réforme de César, voyez Dion Cassius (1. XLIII), Appien ( De bell. civil., |. 11), Suétone ( Cæs. 40), Ovide (Fast., |. I), Pline (I. XVIIL, ec. 25), Plutarque (in Cæsare), Macrobe (Saturn... 1. 1, c. 14) et Solin (c. 3), qui en parl: fort peu pertinemment. Consultez surtout Joseph Scaliger (De emend. lemp., 1. IV). S
Faceretque eum annum dierur, cecexxxxv. Macrobe
(Saturn. |. 1, €. 14) dit que cette année fut de 443 jours.
NOTES SUR
Lindenbrog pense qu’il faut lire 444, et il renvoie à Scaliger (De emend. temp., 1. IV ), qui diffère ici de Censorin; celui-ci croyant que le mois intercalaire avait cette année-là un nombre de jours impair, et Scaliger supposant ce nombre pair.
Ul Januario.. bini accederent. Voyez Macrobe ( Salurn., 1. 1, €. 10).
Ne scilicet religiones… a loco summoverentur. Le meilleur commentaire de ce passage est dans Macrobe (S«turn., 1. I, c. 14).
Nunc cum in seplem mensibus dies singuli et triceni sunt, ete. Ce passage est parfaitement éclairci par les vers suivants d'Ausone :
Implent tricenas per sIngula menstrua luces
Junius, aprilisque, et cum septembre november. Unum ter denis cumulatius adde diebus
Per septem menses, jani, martisque kalendis,
Et quas maius agit, quas julius, augustusque,
Et quas october, positusque in fine december.
Uous erit tantum duodetriginta dierum ,
Quem Numa præposilo voluit succedere Jano.
Sic tercentenis decies accedere senos,
Quadrantemque, et quinque dies, sibi computat annus.
Quatuor tamenilli….eo dinoscuntur,quod,etc. Voyez Macrobe (Saturn. 1. I, ©. 12, 13 et 14).
Cœæteri quintanas. On lit dans le manuscrit de Cologne : Cæteri tres quintanas.
Quod nunc Bissextum vocalur. Voyez saint Augustin (De Trin., |. IV, c. 4), Macrobe (Saturn., 1. 1, €. 14) Ammien Marcellin (1. XXV1).
Qui, etiam si non oplime. Lindenbrog pense, avec quelque raison, que cet endroit est altéré.
Quantum polerat idem. Ce passage ne paraît pas non plus exempt d'altération. On lit dans quelques édilions : Quantum idem postea fuerunt; dans d’autres, quan- Lum poslea ; dans d’autres encore, quantum postea idem fuerunt correcti.
Fuerunt correcli. Pour rendre ce chapitre et les suivauts tout à fait intelligibles, nous croyons utile de reproduire ici ce que le savant Adam (dans ses Antiquités romaines) a écrit relativement à la division de l’année chez les Romains : «La division de l’année en dix mois est attribuée à Romulus ; le premier mois s'appelait marlius, de Mars, parce qu’on le regardait comme fils du dieu Mars 'Ovid., Fast., III,75 et 98); le second, aprilis, avril, du nom grec de Vénus, ‘Aypoôtrn (Ovid., Fast. 1, 39; Horat., Od. IV, 2); ou parce que, dans ce moment de l’année, les fleurs et les arbres ouvrent leurs boutons, se aperiunt (Plut., in Numa; Ovid., Fast., IV, 87 ); le troisième, Mmaius, mai, de Maia, mère de Mercure; le quatrième, junius, juin, de la déesse Junon, ou parce que ce mois était consacré à la jeunesse, juniorum; peut-être aussi mai était-il appelé maïus, parce qu’il était consacré aux vieillards, 2najorum (Ovid., Fast., V, 427 ); les autres mois prenaient leur nom de leur nombre ordinal : quintilis, sextilis, september, october , november, december (1bid., X, 41). Dans la suite, quintilis fut appelé julius, de Jules César; sexlilis prit le nom d’augustus, août, d’Augustus César, parce que, dans ce mois, il avait été nommé consul pour la première fois, et qu'il y avait aussi remporté ses principales victoires ( Suét., Aug., 31; Dion, LV, 6), particulièrement celle qui le rendit iaître d'Alexandrie en Égypte, an de R. 724, el que quinze ans après (lus/ro térlio), au jour anniversaire (probablement le 29 d'août), ses armes , sous la conduite de Tibère, triomphèrent des Rhétiens (Horat., 0. IV, 14, 34). Certains empereurs, à son exemple, imposèrent aussi leurs noms à quelques mois; mais, après leur mort, on oublia ces changements (Suét., Domil. 13 ; Plin., Paneg., 54). Numa ajouta deux autres mois, le premier appelé
NOTES SUR
januarius, &e Janus, et l'autre februarits, parce que le peuple était alors purifié ( februabatur; id est purgabadur, vel Zustrabatur ), par un sacrifice expiatoire ( februalia), de toutes les fautes qu’ilavait commises pendant l'année ; car anciennement ce mois était le dernier ( Cicér., De leg., I, 21 ; Ovid., Fast., I, 49; Tibull., HI, F, 2). — D’après l'exemple des Grecs, Numa divisa l’année en douze mois, suivant le cours de la lune : comme cet esjace de temps renfermait en tout trois cent cinquante-quatre jours, il en ajouta un de plus (Plin., XXXIV, 7 ), afin de rendre le nombre impair, croyant ce nombre plus heureux; mais ayant remarqué qu’un intervalle de dix jours cinq heures quarante-neuf minutes (ou plutôt quarante-huit minutes cinquante-sept-secondes ) manquait pour faire correspondre le cours de l’année lunaire à celui du soleil, il ordonna qu’on intercalerait, fous les deux ans, un mois extraordinaire, appelé mensis intercalaris où mercedonius, entre le vingt-troisième et le vingt-quatrième jour de février (Tit.-Liv., 1, 19). On laissa aux pontifes la faculté de donner à ce mois le nombre de jours qu'ils jugeraient nécessaires (arbilrio). Cette liberté entraîna promptement d’intolérables abus. Is lui en donnaient plus ou moins, selon que leurs intérêts ou ceux de leurs amis exigeaient que l’année fût plus ou moins longue; par exemple, pour qu’un magistrat restàt plus longtemps en place, où pour procurer à un fermier du fise un plus long délai pour recouvrerleslaxes (Cicér., Deleg., V1, 12; Fam.cpist., NI, 3, 123 VIII, 6; ad Attic., V, 9,13; VI, 1; Suel., C«æs., 40; Dio, x1, 62; Censorin, 20; Macrob., Sat., 1, 13). Les mois furent jetés hors de leurs saisons respectives; les mois d'hiver se trouvèrent placés en automne; ceux d’autonme en été (Cic., AT/., X,17). — Jules César, devenu maître de lempire, résolut de tarir la source du désordre en supprimant l’usage des intercalations. Dans ce dessein (an de R. 707 ), il régla l’année selon le cours du soleil, el assigna aux différents mois le nombre de jours qu’ils ont encore aujourd’hui. Pour régulariser ce plan, à dater du premier janvier suivant, le dictateur inséra dans l’année courante, outre le mois supplémentaire de vingl-trois jours qui, d’après l’ancien usage, tombait dans cette année, deux mois extraordinaires entre novembre et décembre, Pun de trente-trois jours, et autre de trente-quatre ; de sorte que cette année, qu'on appela la dernière année de confusion, contenait quinze mois, ou quatre cent quarante-cinq jours (Suet., Cæs.40; Plin. XVHT; Macrob., Sat., 1, 14; Censorin, 20). Tous ces changements furent introduits par les soins et par les lumières de Sosigène, célèbre astronome d’Alexandrie, que César fit venir à Rome pour exécuter ce travail. L'écrivain Flavius rédigea un nouveau calendrier, conforme à l’ordre des fètes romaines et à l’ancien usage de compter les jours par calendes, nones et ides; et un édit du dictateur en autorisa la publication. C’est cette fameuse ANNÉE JULIENNE Ou solaire, èn usage encore aujourd’hui chez toutes les nations chrétiennes, avec le seul changement #ancien et de nouveau style, que détermina un statut du pape Grégoire XIII, A. D. 1582. Ce souverain ponlife, considérant que l’équinoxe du printemps, à Pépoque du concile de Nicée, était arrivé le 21 mars, A. D. 325, et qu'il tombait alors le 10; supprima, d’après les conseils des savants astronomes Louis Lilio, médecin calabrois, Christophe Clavius, et Pierre Chacon, dix jours enliers de l’année courante, qu’on retrancha entre le 4 et ie 15 octobre. Pour faire concorder à l'avenir l’année civile avec l’année réelle, ou avec la révolution annuelle de la terre autour du soleil, ou, comme on s’exprimait alors, avec le mouvement annuel du soleil dans l’écliptique, qui s'achève en 365 jours à heures 49 minutes, le pape défendit de prendre uour bissextile chaque centième année, à la
réserve de la quatre-centième; en sorte que la différence |
s’élèvera à peine à un jour dans 7,000 ans; ou, suivant un
caleul plus rigoureux de la longueur de l'annee, à un jour dans 5,200 ans. » — C’est à Thalès, suivant Diogène Laérce (in Thal.S5), qu’il faut attribuer la division de l’année en 365 jours, et sa subdivision en quatre saisons.