XXI. Primum tempus.… non polest comprehendi
Voyez Aristote ( Phys.,l. VII, c. { ).
Sed lamen ad mille circiler etroc {sexcentos) annos esse creditur. Lindenbrog, qui regarde ce passage comme altéré, n’y a rien changé, par respect pour la leçon des maouscrits. Censorin compte 1,600 ans du déluge d'Ogysès à la première olympiade, tandis qu’Africanus et d’autres M auteurs, cilés par Eusèbe ( Præparat.evangel., |. X), n’en comptent que 1,029. Dans la phrase suivante, il faudrait changer aussi le nombre cccc, et lire, avec Scaliger, co M ce. Ensuite, Censorin fait naître Inachus après Ogysès ,. qui pourtant vécut après lui (Euseb., ibid. et Chron.). On peut répondre qu'il veut peut-être parler d'Irachus, roi de Sicyone; mais Joseph Scaliger (Animad. in Euseb. Chron.) nous apprend, d’après Pausanias, que ce roi de Sicyone s'appelait Ianiseus , et non Inachus.
Ad olympiadem primam. Il s’agit de l'olympiade d’1phitus. Les premiers jeux olympiques avaient été insti tués par Hercule, suivant l’opinion de quelques auteurs. Mais on cessa bientôt de les célébrer, et c’est Iphitus, contemporain de Lycurgue, qui, suivant Solin, les restaura. Ï
Varro discussit : el pro cætera sua sagacitate, elc.M Cicéron a fait aussi un magnifique éloge du génie et des connaissances de Varron : « Tu as fait clairement connaître à ta patrie son antiquité, sa chronologie, les droits de la religion et du sacerdoce, l'administration intérieure, la discipline militaire, l'emplacement des quartiers et des lieux les plus remarquables, les noms, les espèces, lesM fonctions, et les causes de toutes les choses divines et humaines. » ( Academic., lib. 1,c. 3).
Ulpüet Pontiani consulatus. « Ce consulat, dit Tillemont (Hist. des emp., WI, 107 ), est un des caractères fixes sur lesquels on règle la chronologie, à cause des diverses * époques qui s’y lrouvent jointes par Censorin dans son livre Du jour natal, qu’ilécrivait dans les derniers mois de cette année. Mais il y a quelque difficulté pour les noms des con-m suls ; et il y a bien des raisons de croire que le premier M doit plutôt être nommé Pius, quoiqu’on lise Ulpins dans’ Censorin. Ce pouvait être quelque parent de l’empereur. >albin, puisque Cœlius Balbinus, consul en 137, portait le surnom de Pius. Onuphre , qui aime mieux l’appeler UI-M pius, prétend que c’est Ulpius Crinitus, fameux sous Valérien. Le second consul est nommé par quelques-uns Procule, au lieu de Pontien; ce qui fail croire à Onuphre qu'il s'appelait Proculus Pontianus. » |
A Roma autem condita. M y a entre les auteurs une notable différence d'opinion sur le temps qui s’écoula de puis la première olympiade jusqu’à la fondation de Rome (Voy. Denys d’Halicarnasse, Antiq. rom, L. I, el Solin, c 2). Mais les deux principales opinions sont, l’une de Porcius Caton et l’autre de M. Varron. Caton et ceux qui l’onts suivi, comme Denys d’'Halicarnasse et Solin, prétendent que Rome fut fondée dans la première année de la septième olympiade. Varron et ceux qui l'ont pris pour guide M comme Pomponius Atticus, Cicéron, Velléius Paterculuis, M Ceusorin, rapportent la fondation de Rome à la froisièmam année de Ja sixième olympiade. — Quant à la célébration des premières Palilies, ou Parilies, voyez Joseph ScaliM ger ( De emend. lemp., 1. V).
Anni augustorum. On appelait aussi les années de cette ère, anni auqgustani, comme on le voit à la fin du chapitre suivant. (A
Nabonazaru. Voyez, pour l’ère de Nabanazar ou Na=# bonassar, Scaliger ( Deemend. temp, 1. Y j.
NOTES SUR
Quorum hic 1occccLxxxvi. De la première olympiade d'Iphitus à l’ère de Nabonassar, il y a vingt-huit ans ; et de la fondation de Rome, cinq.
Ab excessu Alexandri Magni. Alexandre mourut dans la dernière année de la 123° olympiade, ou, comme le pense Josèphe ( Cont. Appion.) , dans la première année de la 114° olympiade, l’an de Rome 429, de l’ère de Nabonassar 424.
Quo tempore solet Canicula in Ægypto facere exortum. Voyez Scaliger (de Emendat. temp.,1. I).
A novo sole, id est, a bruma. Voyez Varron ( De Ling. lat. |. VI, 28 ), Ovide ( Fast. 1. I), et Servius à ce passage du septième livre de l'Énéide : vel cum sole novo.
XXII. Mensum genera. Mensum est ici pour mensium. On lit aussi plus bas : Nomina quædam mensum immularunt, et au chapitre 9, alterum seplem mensum, alterum decem.
Ovide a dit également ( Fast., 1. V ) :
Nec tu dux mensum Jane biformis eras.
Lunaris. Les mois lunaires étaient de trois sortes chez les anciens : repond , cuvodrxdc et péoews. Le mois appelé repoûxdc est le temps que met la lune à revenir au point du zodiaque d’où elle était partie. Pline (1. 1, c.9) et Chalcidius ( Comm. in Tim. ) assignent à cet espace de temps 27 jours ?/,; Cléomède ( Meteor. , L. I, ch. 3 ), 27 jours ?/,; Aulu-Gelle (1. INF, c. 10) et Macrobe ( Somn. Scip., 1. 1,6 ), 28 jours; Vitruve (I. IX, c. 4), 28 jourset un peu plus d’une heure, et Martianus Capella (1. VIT), 27 jours */,. Le mois appelé cuvoëxèc est le temps qui s’écoule entre la rencontre de la lune avec le soleil ( dans le même point du zodiaque) et la conjonction suivante ; espace de temps auquel Censorin (dans ce chapitre) assigne 29 jours */,; Géminus, 29 jours */, £ ; Pline (1. 1,c.9) et Cassiodore (1. 11), 30 jours. Le mois appelé gäsews est celui qui commence le second jour de la conjonction de la lune avec le soleil, et dure jusqu’à ce qu’elle disparaisse entièrement. Voyez Pline (1. I, c. 9).
Sed usque adeo non tolos dies in singulis. Géminus v’assigne pourtant que des jours pleins à la station du soleil dans chacun des signes du zodiaque.
Danstle{Cancer: 125% + 31 jours.
Je lion. 4e. t'ai DA VIErEe Ce ee 30 ar BalaNCe ee CR ce 30 = Ie SCOTDION. -c -. -.-.— - 30 —WMle, Sagittaire: : . : 4. . 29 —IelCapricome 0. 29 = IG AVETSEAU 25. ce 30 IE POISSONS 1e. 1. 30 MIE RDélier er. - Ey IP TAUTEANN EL. ee 32 — les Gémeaux. . . . . .... 32
Martium mensem a Marte quidemnominatum credit { Varro ). Isidore ( Orig., 1. V, €. 33 ) a donné une autre étymologie du nom du mois de Mars : il est ainsi appelé, dit-il, quod eo tempore cuncta animantia ad marem aguntur, et concurabendi voluptatem
Aprilem autemnonab Aphrodite. Cincius (Ad Macrob. Saturn., 1. 1, €. 12) et Plutarque (dans Numa) disent la mêmechose. Voyez aussi [sidore (Orig., |. V, €. 33).
Maium. Voyez Festus (Maius), Macrobe, Isidore (I. c.), Servius ( Georg., 1. 1, au vers Vere novo) et Plutarque (dans Numa).
Junium… a Junone. C’est aussi l'opinion de Festus et de Cincius. D’antres font dériver ce nom de Junius Brutus, comme le rapporte Macrcbe.
Quintilem. Voyez Festus (Martius), Macrobe(Saturn., 1.1,c. 12), Solin (c. 3) et Isidore ( Orig., 1. V, c. 33). |
GENSORIN.
Januarium a Jano.Voyez Macrobe (Saturn. 1.1,c.13), Isidore (Orig., 1. V, c. 33). D’autres font venir ce nom de janua, comme Porphyre (De antr. Musar. ). Voyez Macrobe (Saturn., 1.1, ©. 9), Tertullien (De idololat., c.15, et De coron. milit., ©. 14), saint Jérôme (Com. ment. in Ezech., |. IX, c. 29), Ovide (Fast.,l.1).
Februarium a februo. Voyez Festus (februarius), Ovide ( Fast., 1.11), Servius (ad Georg., 1.1, Vere novo) Isidore (Origin., 1. V, c.33), et Plutarque ( dans Numa).
Lupercalibus. Voyez pour ces fêtes Denys d'Halicarnasse (Antiq.rom., |. 1), Plutarque (dans Numa et dans César), Ovide (Fast., 1.11), Justin (Histor., 1. XLIIT), Macrobe(Saturn., |. I, c. 13).
Qui quintilis fuit, Julius cognominatus est. Voyez Dion Cassius (1, XLIV), Appien ( De bell. civ., 1. II), Macrobe (Saturn., 1. I, c. 12), Plutarque (dans Numa), saint Augustin (De doctrina Christ, 1. WE, c. 21.)
Qui….sextilis fuerat; ex S. C...... dictus est Augustus. Ce sénatus-consulte a été conservé par Macrobe ( Saturn., 1.1, c. 13). Voyez Dion Cassius (I. LV), Plutarque (dans Numa), Suétone (Aug., c. 31).
Multi principes nomina quædam mensum mutaverunt. Néron, suivant Suétone (Ner., €. 55), voulut qu’on appelât avril neroneus mensis (le mois néronien). Domitien donna son nom au mois d'octobre, voyez Martial (Epigq., l. IX, ep. 2), Eusèbe (Chron., 1. 1), Plutarque (dans Numa). — Commode changea les noms de tous les mois, suivant Suidas, Lampride, Dion Cassius et Hérodien.