Ac pericula quidem vulnerum hæc sunt. Vetus au
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pliquer les blessures. Quant aux ulcères invétérés, il faut les traiter avec l'instrument, exeiser les bords, et emporter tout ce qui présente une teinte livide. S’il existe intérieurement de petites varices qui s'opposent à la guérison, il faut aussi les enlever ; ensuite, dès que le sang s’est écoulé et qu’on a renouvelé la plaie, on doit suivre le traitement exposé déjà pour les blessures récentes. Si l’on répugne à se servir de l'instrument , on peut obtenir la guérison au moyen d’un emplätre fait avec le ladanum, et lorsqu'il a rongé la surface de l’ulcère, on le remplace par un ptites destiné à cicatriser la re
33. L’affection que j’ai désignée sous le nom d’érysipèle ne se déclare pas seulement à la suite des blessures, mais se manifeste assez souvent sans ces lésions. Quelquefois même l’érysipèle présente alors plus de gravité, surtout quand il occupe la tête ou la région cervicale. Il faut dans ce cas tirer du sang si les forces le permettent, et employer ensuite des topiques à la fois répereussifs et réfrigérants, entre autres la céruse mêlée au suc de solanum , la terre cimolée délayée dans de l’eau de pluie, la farine détrempée dans la même eau, à laquelle or ajoute de la poudre de cyprès; ou celle de lentille si le malade est d’une faible complexion. Le topique, quel qu’il soit, doit être recouvert d’une feuille de bette , et sur le tout il faut appliquer un linge trempé dans de l’eau froide. Si par eux-mêmes les réfrigérants n’ont pas assez d'efficacité, on pourra faire usage du mélange suivant : soufre P.* 1., céruse et safran ana p. *. x1I. S. Après avoir broyé ces substances dans du vin, on s’en sert en forme de liniment. Si la partie malade offre trop de dureté, on incorpore dans de l’axonge des feuilles de solanum
tem uleus scalpello concidendum est, excidendæque ejus oræ, et quidquid super eas livet æque incidendum. Si varicula intus est, quæ id sanari prohibet, ea quoque excidenda. Deinde, ubi sanguis emissus, novalumque vulnus est, eadem curatio adhibenda, quæ in recentibus vulneribus exposita est. Si scalpello aliquis uti non vult, potest sanare id emplastrum, quod ex ladano fit : et, cum uleus sub eo exesum est, id, quo cicatrix inducitur.
33. Id autem, quod épuotrehac vocari dixi, non solum vulneri supervenire, sed sine hoc quoque oriri consuevit : atque interdum perieulum majus affert, utique , si circa cervices aut caput constitit. Oportet, si vires patiuntur, sanguinem mittere : deinde imponere simul reprimentia et refrigerantia ; maximeque cerussam solani succo, aut Cimoliam cretam aqua pluviali exceplam , aut ex eadem aqua subactam farinam, cupresso adjecta, aut, si tenerius corpus est, lenticula. Quidquid impositum est, betæ folio contegendum est, et super linteolum frigida aqua madens imponendum. Si per se refrigerantia parum proderunt, miscenda erunt hoc modo : sulphuris p, *, 1. cerussæ et croci, singulorum p. *. Xil. S., eaque Cum vino conterenda sunt, et id his illinendum : aut, si durior locus est, solani folia contrita suillæ adipi miscenda sunt, et illita linteolo superinjicienda.
pilées, et l’on emploie ce liniment étendu sur un linge.
Si l’érysipèle prend une couleur noire, sans faire encore de nouveaux progrès, il faut consumer les chairs corrompues à l’aide de légers eaustiques, puis traiter l’ulcèreainsiravivé comme les autres plaies. Si l’altération putride est plus considérable , et s’'avance en rampant sur les parties voisines, il faut recourir à des caustiques plus puissants, et, s'ils ne suffisent pas, appliquer le fer chaud jusqu’à ce que l'endroit cautérisé ne soit plus humide; parce qu’en effet ce qui est sain reste sec sous l’action du feu. Après la cautérisation, on doit recouvrir l’ulcère putride de médicaments propres à détacher des parties vives les croûtes ou escarres. Il convient, dès qu’elles sont tombées, de déterger la plaie, en se servant principalement de miel et de résine. On peut employer aussi lesremèdes détersifs indiqués pour les plaies qui suppurent, et marcher de la même maniere vers la guérison.
34. Quand la gangrène est encore incomplète et commencante, il n’est pas très-difficile de la guérir, surtout si le sujet est jeune; et mieux encore si les muscles sont intacts, si les tendons ne sont point intéressés, ou n'ont reçu qu'une légère atteinte; si aucune articulation importante n’est dénudée, si la partie frappée de vangrène n’est pas très-pourvue de chairs, et n’a dès lors que peu d'aliments à lui offrir; enfin si le mal est limité à un seul’ point, comme cela peut se voir principalement au doigt. En pareil cas, la première chose à faire, si les forces le permettent, c'est de pratiquer la saignée, et ensuite de couper jusqu'au vif tout ce qui est desséché,
At si nigrities est, nequedum serpit, imponenda sunt, quæ carnem putrem lenius exedunt, repurgatumque ulcus, sic, ut cetera, nutriendum est. Si magis putreest, jamque procedit ac serpit, opus est vehementius erodentibus. Si ne hæc quidem evincunt, aduri locus debet, donec ex eo nullus humor feratur : nam quod sanum est, siccur est, cum aduritur. Post ustionem putris ulceris, superponenda sunt , quæ crustas a vivo resolvant ; eas cydpuc Græci nominant. Ubi eæ exciderunt, purgandum uleus, maxime melle et resina est : sed aliis quoque purgari potest, quibus purulenta curantur, eodemque modo ad sanitatem perducendum est.
34. Gangrænam vero, si nondum plane tenet, sed adhuc incipit, curare non difficillimum est ; utique in corpore juvenili, et magis etiam , si museuli integri sunt ;
* si nervi vel læsi non sunt, vel leviter affecti sunt; neque
ullus magnus articulus nudatus est; aut carnis in eo loco paulum est, ideoque non multum, quod putresceret, fuit ; consistitque eo loco vitium; quod maxime fieri in digito potest. In ejusmodi casu primum est, si vires patiuntur, sanguinem mittere ; deinde, quidquid aridum est , et intentione quadam proximum quoque locum male habet, usque sanum corpus concidere. Medicamenta vero , dum malum serpit, adbibenda nulla sunt, quæ pas movere consue-
et même tout ce qui dans le voisinage présente un mauvais aspect. Tant que le mal fait des progrès, on ne doit employer aucun remède suppuratif, pas même l’eau chaude. Il en sera de même des topiques répercussifs, mais pesants ; les plus légers sont les seuls convenables, et l’on appliquera des réfrigérants sur les parties enflammées. Sinéanmoins la gangrène s'établit définitivement, on doit cautériser entre le mort et le vif, et dans cette circonstance ne pas en appeler seulement aux médicaments, mais puiser aussi ses ressources dans le régime, attendu que l’affection locale est ici produite par un vice général de la constitution. A moins donc que la faiblesse du sujet ne s’y oppose, il faut commencer par prescrire la diète, et donner ensuite en aliments et en boissons des substances légères, mais capables de resserrer le ventre et de raffermir le corps. Si lasmaladie persiste, on appliquera sur la plaie les remedes que nous avons ordonnés contre les ulcères putrides; après quoi l’on passera à des aliments plus substantiels tirés de la classe moyenne, et qui cependant exercent une action desséchante sur le ventre et tous les organes. L'eau de pluie froide sera donnée comme boisson. Le bain n’est utile que lorsque la guérison du malade est bien assurée, Car, en ramollissant l’ulcère, il déterminerait promptement le retour du mal. Il n'est pas rare de voir tous les secours échouer, et le cancer continuer ses ravages. On n'a plus alors qu'un triste moyen de sauver le reste du corps : c’est de retrancher le membre que la mort gagne ainsi de proche en proche.
35. Tel est le traitement des blessures les plus graves ; mais les autres ne doivent pas non plus
runt ; ideoque ne aqua quidem calida. Gravia quoque, quamvis reprimentia, aliena sunt; sed his quam levissimis opus est, superque ea, quæ inflammata sunt , utendum est refrigerantibus. Si nihilo magis malum constitit, uri id, quod est inter integrum ac viliatum locum, debet. Præcipueque in hoc casu petendum, non a medicamentis solum, sed etiam a victus ratione præsidium est : neque enim id malum, nisi corrupti vitiosique corporis est. Ergo primo, nisi imbecillitas prohibet, abstinentia utendum; deinde danda , quæ per cibum potionemque aivum, ideoque etiam corpus adstringant, sed ea levia. Postea, si vitium constitit, imponi super vulnus eadem debent , quæ in putri ulcere præscripta sunt. Ac tum quoque plenioribus cibis uli licebit ex media materia, sed tamén non nisi alvum, corpusque siccantibus : aqua vero pluviali frigida. Balneum , nisi jam certa fiducia redditæ sanitatis est, alienum est : siquidem emollitum in eo vulnus cito rursus eodem malo afficitur. Solent vero nonnumquam nihil omnia auxilia proficere, ac nihilominus serpere is cancer : inter quæ miserum, sed unicum auxilium est, ut cetera pars corporis tuta sit, membrum, quod paulatim emoritur, abseindere.
35. Hæ gravissimorum vulnerum eurationes sunt. Sed ne illa quidem negligenda , ubi integra cute interior pars
être négligées, soit que, les téguments demeurant intacts , il y ait lésion des parties sous-jacentes, soit qu'il y ait perte de substance ou écrasement, soit qu'un corps étranger soit logé dans la plaie, ou qu'enfinuneouverture étroite cache néanmoins une blessure profonde. Dans le premier cas, le meilleur remède consiste à faire bouillir dans du vin l'écorce de grenade et à écraser la partie intérieure , pour mêler letout au cérat fait avec l'huile rosat, et l'appliquer sur la blessure. Lorsque la peau même est rugueuse, il faut employer des topiques adoucissants, tels quelesemplâtresonctueux.S’il y a perte de substance et écrasement, on doit recourir à l’emplâtre tétrapharmaque , diminuer les aliments, etsupprimer le vin. On aurait tort de refuser son attention aux blessures de ce genre parce qu’ellesne sontpas toujours profondes, carilarrive souverit que la gangrène s’en empare. Toutefois , quand la plaie est superficielle et très-circonscrite, on peut se borner à l'emploi d’un topique adou— cissant. On retirera les échardes avec les mains, si la chose est possible, ou bien avec l’instrument ; et si elles sont brisées, ou situées trop profondément pour se prêter à l'extraction, on tâchera de les ramener à la surface à l’aide des médicaments attractifs. La propriété attractive existe au plus haut degré dans la racine de roseau ; quand elle est tendre, on se contente de l’écraser au moment de s’en servir; lorsqu'elle est dure, il faut d’abord la faire bouillir dans de l’hydromel ; et dans tous les cas y ajouter du miel seul , ou de l’aristoloche et du miel. Les échardes de roseau sont très à craindre, parce qu’elles sont pleines d’aspérités : les mêmes inconvénients se retrouvent dans la fougère ; mais on sait par expérience que l’une de ces plantes sert de remède à l’autre, et qu'il suffit de l'appliquer broyée. Au reste, tous les
collisa est ; aut ubi derasum , attrilumve aliquid est ; aut ubi surculus corpori infixus est ; aut ubi tenue, sed altum vulnus insedit. In primo casu commodissimum est malicorium ex vino coquere, interioremque ejus partem conterere, et cerato miscereex rosa facto, idque superponere : deinde , ubi cutis ipsa exasperata est, inducere lene medicamentum, qualis lipara est. Deraso vero, detritoque, imponendum est emplastrum tetrapharmacum, minuendusque cibus , et vinum subtrahendum. Neque id, quia non babebit altiores ictus , contemnendum erit : siquidem ex ejusmodi casibus sæpe cancri flunt. Quod si levius id erit, et in parte exigua, contenti esse poterimus eodem Jleni medicamento. Surculum vero, si fieri potest, oportet vel manu, vel etiam ferramento ejicere. Si vel præfractus est, vel altius deseendit, quam ut id ita fieri possit, medicamento evocandus est. Optime autem educit superimposita arundinis radix, si tenera est, protinus contrita, si jam durior, ante in mulso decocta; cui semper mel adjiciendum est : aut aristolochia cum eodem melle. Pessima ex surculis, arundo est; quia aspera est : eademque offensa etiam in filice est. Sed usu cognitum est, utramque adversus alteram medicamentum esse, si contrila ac
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médicamentsattractifs ont la vertu de faire sortir les échardes, et ce sont aussi les meilleurs remèdes contre les blessures étroites et profondes. L'emplâtre de Philocrate convient parfaitement dans le premier cas, et celui d'Hécatée dans le second.
36. Quand le moment est venu de cicatriser une blessure, c'est-à-dire lorsqu'elle est bien détergée, et que la plaie commence à se remplir, on emploie d’abord, pendant que les chairs se reproduisent, de la charpie trempée dans de l’eau froide, et, pour les empêcher de devenir exubérantes, on se sert de charpie sèche jusqu’à ce que la cicatrisation soit complète ; on applique alors, sur la cicatrice, du plomb blane, qui a pour effet de la déprimer et de Jui donner une couleur tout à fait semblable à celle des parties saines. La racine de concombre sauvage a la même propriété, ainsi que la composition dans laquelle on fait entrer : élatérium p. *. 1. ; litharge d’argent P.*.11.; onguent p. *. 1v. ; le tout incorporé dans de la résine de térébenthine, jusqu’à consistance d’emplâtre. On emploie la même résine avec parties égales de verdet et de plomb lavé, pour effacer doucement la couleur noire de certaines cicatrices. On fait usage de ce mélange en liniment appliqué sur la cicatrice ; ce qui peut se faire au visage , ou sous forme d’emplâtre, ce qui est plus commode pour les autres parties du corps. Que la cicatrice au reste soit trop saillante ou trop déprimée, il y aurait folie à subir par vanité la douleur d’un nouveau traitement ; mais enfin il y a moyen de corriger l’une ou l’autre difformité. Ainsi , l’on peut emporter la cicatrice avec l'instrument, ou, si l’on préfère les topiques, on a recours aux caustiques déjà connus. Après avoir ravivé la plaie , on réprime, s’il y a lieu, les
superimposita est. Facit autem idem in omnibus surculis, quodcumque medicamentum extrahendi vim habet. Idem altis tenuibusque vulneribus aptissimum est. Priori rei Philocratis; huic Hecatæi emplastrum maxime convenit. #
36. Ubi vero in quolibet vulnere ventum ad inducendam cicatricem est (quod perpurgatis jam, repletisque ulceribus necessarium est), primum ex aqua frigida li- 4 pamentum, dum caro alitur; deinde, cum jam conti- b nenda est , siccum imponendum est, donec cicatrix indu= catur : tum deligari super album plumbum oportet, quo 4 et reprimitur cicatrix, et colorem maxime sano corpori similem accipit. Idem radix silvestris cucumeris præstat : idem compositio, quæ habet elaterii p.*. 1. spumæ ar« genti p. *. 1. unguenti p. *. 1V. quæ excipiuntur resina s terebinthina, donec emplastri crassitudo ex omnibus fiat. At nigras quoque cicatrices leniter purgant, paribus por- 4 tionibus mista, ærugo et plumbum elotum, eademque 4 resina coacta; sive ungitur cicatrix, quod in facie fieri potest; sive id ut emplastrum imponitur, quod in aliis partibus commodius est. At si vel excrevit cicatrix, vel concava est, stultum est, decoris causa, rursus et dolorem et medicinam sustinere : alioquin res utrique succurri pa:
excroissances de chair à l’aide de ces médicaments ; et si la cicatrice est profonde, on emploie jes remèdes qui favorisent la reproduction des bourgeons charnus. On continue le traitement indiqué jusqu'à ce que la plaie soit au niveau des parties saines , et on Ja laisse ensuite se cicatriser.
XXVIL 1. Je viens de parler des blessures qui sont généralement produites par les traits : je vais m'occuper de celles qui résultent des morsures de l’homme, du singe, du chien, des bêtes féroces et des serpents. Presque toutes les morsures ont quelque chose de venimeux ; aussi, quand Ja blessure est grave, doit-on faire usage des ventouses. Pour les plaies légères, il suffit d'appliquer immédiatement un emplâtre, et de préférence celui de Diogène. Si ce dernier fait défaut , on en choisit un autre parmi ceux que j ai conseillés contre les morsures ; si l'on n’a aucun d'eux à sa disposition , on a recours à lemplâtre vert d'Alexandrie; et, daus le cas où l’on ne pourrait pas même employer celui-là, ou pren-
| drait l’un des emplâtres sans graisse appropriés au traitement des blessures récentes. On combat aussi les accidents de ce genre, et ceux notamment que produit la morsure du chien, en appliquant du sel sur la plaie; on frappe par-dessus avec deux doigts; et c’est un moyen de faire sortir la sanie. Toute salaison employée de même comme topique est également utile.
2. C’est principalement quand la morsure provient d’un chien enragé, qu’il faut, à l’aide des ventouses, enextraire le virus. Après cette opération, il faut brüler la plaie, si la partie qu'elle occupe est dépourvue de muscles et de tendons; mais s’il est impossible de cautériser , il convient
titur. Siquidem utraque cicatrix exulcerari scalpello potest : si medicamentum aliquis mavult, idem efficiunt compositiones eæ, quæ corpus exedunt. Cute exulcerata, super eminentem carnem exedentia medicamenta conjicienda sunt; super concavam , implentia ; donec utramque ulcus sanæ euti æquetur : et tum cicatrix inducatur.
XXVIL. 1. Dixi de üs vulneribus, quæ maxime per tela inferuntur : sequitur, ut de iis dicam, quæ morsu fiunt, interdum hominis, interdum simiæ, sæpe canis, nonnumquam ferorum animalium, aut serpentium. Omnis autem fere morsus habet quoddam virus. Itaque si vehemens vulnus est, cucurbitula admovenda est ; si levius, protinus emplastrum injiciendum, præcipueque Diogenis; si id non est, quodlibet ex iis, quæ adversus morsus proposui ; si ea non sunt, viride Alexandrinum; si ne id quidem est, quodlibet non pingue ex iis, quæ recentibus vulneribus accommodantur. Sal quoque his, præcipueque ei, quod canis fecit, medicamentum est, [si manus] vulneri imponitur, superque id düobus digitis verberatur : exsaniat enim. AG salsamentum quoque recte super id vulnus deligatur.
2. Utique autem, si rabiosus canis fuit, eucurbitula virus ejus extrahendum est. Deinde, si locus neque nervo-
de tirer du sang. Lorsqu'on a fait usage du fer chaud , on traite ensuite la plaie comme toutes celles qu'on a soumises à la cautérisation; et l'on doit se servir de caustiques très-énergiques, si la blessure n’est pas de nature à supporter l'emploi du feu. Cela fait, on passe, sans autre préparation magistrale, aux moyens prescrits plus haut pour la reproduction des chairs et la cicatrisation des blessures. Quelques médecins ont coutume, lorsqu'une personne vient d’être mordue par un chien atteint de la rage, de la mettre aussitôt dans le bain, de l'y faire suer autant que ses forces le permettent , et de laisser la plaie à découvert, afin de faciliter la sortie du virus. Ils lui font prendre ensuite une grande quantité de vin pur, lequel agit efficacement contre tous les poisons ; et dans leur opinion le malade ne court plus aucun danger, après avoir suivi ce traitement pendant trois jours. Quand on n’a pu soigner qu'imparfaitement une morsure de ce genre, il en résulte ordinairement une horreur de l’eau , que les Grecs appellent 2ydrophobie, affection déplorable, dans laquelle cette frayeur de l’eau et le supplice de la soif torturent à la fois le malade. A ce degré du mal il n’y a plus grand'chose à espérer ; toutefois on peut, comme unique ressource, jeter le patient à l’improviste dans une piscine, qu'il n'a pu voir ; puis, s’il ne sait point nager, le laisser aller au fond pour le forcer à boire, et de temps en temps le retirer. S'il est exercé à la natation, on oblige de même à avaler du liquide, en le tenant sous l’eau à plusieurs reprises. C’est ainsi qu'on triomphe simultanément et de la soif et de l'horreur de l’eau. Mais cette tentative amène un nouveau danger , et l’on doit craindre qu’un sujet malade, plongé violem-
sus, neque musculosus est, vulous id adurendum est : si uri non potest, sanguinem homini mitti non alienum est. Tum usto quidem vulneri superimponenda, quæ ceteris ustis sunt : ei vero, quod expertum ignem non est, ea medicamenla, quæ vehementer exedunt. Post quæ nallo novo magisterio, sed jam supra posito uleus erit implendum, et ad sanitatem perducendum. Quidam post rabiosi canis morsum protinus in balneum mittunt, ibique patiuntur desudare, dum vires corporis sinunt, vulnere adaperto, quo magis ex eo quoque virus destillet; deinde multo meracoque vino excipiunt, quod omnibus venenis contrarium est. Idque cum ita per triduum factum est, tutus esse homo a periculo videtur. Solet autem ex eo vulnere, ubi parum occursum est, aquæ timor nasci : 0èp020- Bixv Græci appellant. Miserrimum genus morbi ; in quo simul æger et siti et aquæ metu cruciatur : quo oppressis in angus(o spes est. Sed unicum tamen remedium est, nec opinantem in piscinam non ante ei provisam projicere, et, si natandi scientiam non habet, modo mersum bibere pati, modo attollere ; si habet, interdum deprimere , ut invilus quoque aqua satietur : sic enim simul et sitis, et aquæ metus tollitur. Sed aliud periculum excipit , ne in-
! firmum corpus in aqua frigida vexatum, nervorum dis-
mortelles. On prévient cet accident, en le faisant immédiatement passer de la piscine dans un bain d'huile chaude. L’antidote que j'ai fait connaître en premier lieu convient particulièrement ici; mais quand on ne peut l’administrer , on en fait prendre un autre dans de l’eau, s’il n’y a pas encore d’aversion pour ce liquide, et l’on dissimule l’'amertume du remède en ajoutant du miel. Lorsque déjà l’hydrophobie existe, on donne l’antidote en pilules.
3. La morsure des serpents réclame un traitement à peu près semblable, bien que les anciens aient beaucoup varié sur ce point ; ils portaient mème si loin la divergence d'opinions, qu'ils avaient pour chaque espèce de serpent un remède particulier, et que la recette de l'un n’était pas ceile de l’autre. Les mêmes moyens cependant conviennent très-bien dans tous les cas. On commence par poser une ligature au-dessus de l'endroit blessé, en ayant soin de ne pas la serrer assez pour engourdir le membre, et l’on procède ensuite à l'extraction du venin. Les ventouses remplissent parfaitement cette indication , et l'on doit, avant de les appliquer, pratiquer des scarifications autour de la plaie, afin que le sang qui a déjà pu subir quelque altération s'écoule en plus grande quantité ; si l’on n’a pas de ventouses à sa disposition, ce qui n’est guère présumable, on les remplace par un vase quelconque d’une forme analogue, et si cette ressource fait défaut, il ne faut pas craindre de sucer la plaie. En effet, il est bien certain que les gens connus sous le nom de Psylles (7) ne possèdent à cet égard aucune notion spéciale ; ils montrent seulement une audace que l'expérience encourage. Car il en est du venin des serpents comme du poison
tentio absumat. Id ne incidat, a piscina protinus in oleum calidum demittendus est. Antidotum autem, præcipue id, quod primo loco posui ; ubi id non est, aliud, si nondum æger aquam horret, potui ex aqua dandum est, et, si amaritudine offenditur, mel adjiciendum est : si jam is morbus occupavit, per catapotia sumi potest.
3. Serpentium quoque morsus non nimium distantem curationem desiderant : quamvis in ea multum antiqui variarunt; adeo ut in singula genera anguium singula medendi genera præciperent; aliique alia. Sed in omnibus eadem maxime proficiunt. Jgitur in primis super vulnus id membrum deligandum est; non tamen nimium vehementer, ne torpeat : dein venenum extrahendum est. Id eucurbitula optime facit : neque alienum est, ante scalpello cirea vulnus incidere, quo plus vitiati jam sanguinis extrahatur. Si cucurbitula non est, quod tamen vix incidere potest, tum quodlibet simile vas, quod idem possit : si ne id quidem est, homo adhibendus est, qui vulnus exsugat. Neque hercules scientiam præcipuam habent ii, qui Psylli nomipantur, sed audaciam usu ipso confirmatam. Nam vepenum serpentis, ut quædam etiam venatoria venena, quibus Galli præcipue utuntur, non gustu, sed in vulnere
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ment dans l’eau froide, ne soit pris de convulsions I
dont les Gaulois notamment font usage pour
leurs armes de chasse, il ne devient délétère!
qu’en s'introduisant par la blessure et non par la bouche: la preuve en est qu’on mange impuné: ment la couleuvre, tandis que sa morsure est mortelle. On peut même, après avoir jeté ce reptile dans l’engourdissement au moyen de certaines drogues employées par les charlatans , introduire avec séeurité le doigt dans la gueule, lasaliven’offrant rien de nuisible quand on n’est pas mordu.
Si done, à l'exemple d’un Psylle, quelqu'un s’a-
venturait à sucer la plaie, il pourrait, sans nul danger pour lui, sauver la vie du blessé. Toutefois il devrait s’assurer d’abord qu'il n'existe aucune ulcération aux gencives, au palais, ou sur quelque autre point de la bouche. Le malade, ayant recu ces premiers soins, doit être mis dans une chambre chaude, et couché de telle façon que la partie lésée se trouve dans une position déclive. Si personne ne se présente pour sucer le venin, et qu'on ne puisse l’exprimer à l’aide des ventouses, on fait prendre au malade du bouillon d'oie, de mouton ou de veau; puis on le fait vomir. On peut aussi couper en deux un poulet vivant, et appliquer immédiatement sur la plaie l'intérieur encore chaud. En recouvrant Ja blessure des chairs palpitantes d'un agneau ou d’un chevreau qu'on vient d'éventrer, on obtient le même résultat. On tire également parti des emplâtres indiqués plus haut, et, parmi les meilleurs, où compte celui d’Éphèse , ou celui qui est décrit immédiatement après. Les antidotes sont aussi d'un secours réel ; mais faute de ce moyen, on prescrira du vin pur avec du poivre, ou toute autre substance en état de provoquer la chaleur et de prévenir intérieurement l’épaississement des humeurs. C’est en effet par le froid que la plupart
nocent. Ideoque colubra ipsa tuto estur : ictus ejus occidit. Et si stupente ea, quod per quædam medicamenta circulatores faciunt, in os digitum quis indidit, neque percussus est, nulla in ea saliva noxa est. Ergo quisquis exemplum Psylli secutus, id vulnus exsuxerit, et ipse tutus erit, et tutum hominem præstabit, Illud interea ante debebit attendere, ne quod in gingivis, palatove, aliave parte oris ulcus habeat. Post hæc is homo loco calido collocandus est, sic, ut id, quod percussum erit, in inferiorem partem inclinetur. Si neque qui exsugat, neque cueurbitula est, sorbere oportet jus anserinum, vel ovillum, vel vitulinum, et vomere : vivum autem gallinaceum pullum per medium dividere, et protinus calidum super vulnus imponere, sic, ut pars interior corpori jungas tur. Facit id etiam hœdus agnusve discissus, et calida ejus caro statim super vulnus imposita : emplastra quoque , quæ supra comprehensa sunt; aptissimumque est, vel Ephesium, vel id quod ei subjectum est. Præsensque in aliquo antidoto præsidium est. Sin id non est, necessarium est exsorbere potionem meri vinieum pipere, vel quidlibet aliud, quod calori movendo est, nec humorem intus coire palitur : nam maxima pars venenorum frigore interimit.
des poisons donnent la mort. D'autre part, tous les diurétiques , qui agissent comme atténuants, sont également utiles.
4. Tel est le traitement général de toutes ces blessures; mais, relativement à la morsure de laspie, l'expérience a prouvé qu'il valait mieux boire du vinaigre. Comme preuve de l'utilité du remède, on rapporte l'observation d’un enfant mordu par ce reptile : cruellement tourmenté de la soif, tant par le fait de sa blessure qu’en raison des chaleurs extrêmes qui régnaient alors, et n'ayant aucun moyen de se désaltérer dans des lieux arides , il se mit à boire du vinaigre qu'il portait sur lui par hasard , et setrouva guéri. Cela tient, jecrois, à ce que le vinaigre, quoique réfrigérant, est aussi doué d’une vertu résolutive; car lorsqu'on en répand sur la terre, il s’y produit une effervescence : ilest donc vraisemblable que c’est en atténuant les humeurs qui tendent à s'épaissir, que ce remède procure la guérison.
5. On possède encore des moyens assurés contre les blessures produites par d’autres bêtes venimeuses. Ainsi, dans les piqüres du scorpion, l’animal lui-même devient le meilleur remède. Les uns l’écrasent dans du vin et le font prendre en boisson , d'autres emploient comme topique la même préparation, d’autres encore le mettent sur la braise et dirigent la fumée vers la partie malade, laquelle estenveloppée de manière à condenser la vapeur ; puis, quand l’animal est réduit en charbon, ils l’assujettissent sur la plaie. On prescrit encore à l’intérieur les semences ou tout au moins les feuilles de l'herbe solaire, ou kéliotrope des Grecs, qu’on administre dans du vin. Il est bon aussi d'appliquer sur la blessure du son bouilli dans du vinaigre, ou de la rue sauvage, ou
Omnia etiam urinam moventia, quia materiam extenuant, utilia sunt. .
4. Hæc adversus omnes ictus communia sunt : usus tamen ipse docuit, ewm, quem aspis percussit, acetum potius bibere debere. Quod demonstrasse dicitur casus cujusdam pueri, qui, cum ab hac ictus esset, et partim ob ipsum vulnus, partim ob immodicos æstus siti premeretur, ac locis siccis alium bumorem non reperiret, ace-
fum, quod forte secum habebat , ebibit , et liberatus est.
Credo , quoniam id , quamvis refrigerandi vim habet , tamen habet etiam dissipandi. Quo fit, ut terra respersa eo spumet. Eadem ergo vi verisimile est spissescentem quoque intus bumorem hominis ab eo. discuti, et sic dari sanitatem.