Le cancer n’entraîne pas le même danger
cingitur ; neque in eo loco levari cutis potest, sed inferiori carni quasi affixa est; somnus urget; nonunquam horror, aut febris oritur,'aut utrumque. Idque vitium subteractis quasi quibusdam radicibus serpit, interdum celerius, interdum tardius: supra quoque, procedens, inalbescit ; dein lividum fit, circumque exiguæ pustulæ oriuntur : et si circa stomachum faucesveincidit, subito spiritum sæpeelidit. Nibil melius est, quam protinus adurere. Neque id graveest , nam non sentit, quoniam ea caro mortua est. Finisque adurendi est, dum ex omni parte sensus doloris est. Tum deinde vulnus, sicut cetera adusta, curandum est. Sequitur enim sub medicamentis erodentibus crusta, undique a viva carne diducta, quæ trahit secum, quidquid corruptum erat; purusque jam sinus curari potest implentibus. At si in summa cute vitium est, possunt suecurrere quædam vel exedentia tantum, vel etiam adurentia : vis pro magnitudine adhibenda est. Quodcumque vero medicamentum impositum est, si salis proficiet, protinns a viva corruplam partem resolvit; certaque esse fiducia potest fere , ut undique vitiosa caro excedat, quia hujusce rei medicamen exest. Si id non sit, medicamentumque malo vincilur, utique ad ustionem properandum est. Sed in
à moinsqu’il ne soit exaspéré par des pratiques imprudentes. Cette affection attaque principalement les parties supérieures, et se rencontre à la face, au nez, aux oreilles, et, chez les femmes, aux mamelles; on peut lui assigner pour cause lemauvais état du foie ou de la rate (11). Des douleurs comme pongitives se font sentir vers l'endroit affecté, et là se manifeste une tumeur immobile et bosselée; quelquefois encore il s’y joint de l’engourdissement. Les vaisseaux environnants sont gonflés et deviennent flexueux ; ils sont pâles ou livides, et dans certains cas même disparaissent. Le cancer, douloureux au toucher chez les uns, est indolent chez les autres ; il est quelquefois plus dur ou plus mou que dans l’état najurel, sans être ulcéré; et d’autres fois l’ulcération vient s'ajouter à tous ces symptômes. Tantôt la tumeur n’a pas de caractère particulier, et tantôt, par le volume et les inégalités qu’elle présente, elle se rapproche de ce que les Grecs appellent condylome. La couleur en est rouge, ou semblable à celle de la lentille. Les chocs extérieurs sont à craindre, carils ont pour conséquence immédiate les convulsions ou la paralysie; et souvent il arrive qu’à la suite d’un coup, le malade demeure sans connaissance et sans voix. Si l'on comprime la tumeur chez certaines personnes, on remarque tout autour de la tension et du gonflement. Par tous ces motifs, on voit que ce mal est des plus graves. Presque toujours, après avoir débuté par la forme que les Grecs nomment xax0n0es, il passe à l’état de cancer non ulcéré, s’ulcère ensuite, et prend l'aspect du /Aymion (12). Le premier degré (xax6nes) est le seul qu’on puisse guérir; les autres s’exaspèrent en raison mêmedes moyens plus ou moins violents employés
ejusmodi casu abstinendum a cibo, a vino est : aquam liberaliter bibere expedit : magisque ea servanda sunt, si febricula quoque accessit.
2. Non idem periculum xapxivwue affert, nisi imprudentia eurantis agitatum est. Id vitium fit maxime in superioribus partibus, circa faciem, nares, aures, labra, mammas fæmiparum. [Et in jecore autem, aut splene hoc nascitur.] Circa locum aliqua quasi puneta sentiuntur; isque immobilis, inæqualis tumet; interdum etiam torpet. Circa eum inflatæ venæ quasi recurvantur, hæque pallent , aut livent; nonnumquam etiam in quibusdam delitescunt : tactusque is locus, aliis dolorem affert, in aliis eum non habet : et nonnumquam sine ulcere durior aut mollior est, quam esse naturaliter debet; nonnumquam iisdem omnibus ulcus accedit : interdumque nullam habet proprietatem ; interdum simile iis est, quæ vocant Græci x0oYËvhéuata, aspredine quadam et magnitudine sua : co- Jlorque ejus ruber est, aut lenticulæ similis; neque tuto feritur : nam protinus aut resolutio nervorum, aut distentio insequitur. Sæpe homo ictus obmutescit, atque ejus anima deficit. Quibusdam etiam , si id ipsum pressum est, quæ circa sunt, intenduntur et intumescunt. Ob quæ pessimum id genus est. Fereque primum id fit, quod x446n- Ge a Græcis nominatur : deinde ex eo id carcinoma quod
CELSE
pour les combattre. Parmi les médecins, les uns cautérisent avec des médicaments, d’autres avec le fer, et quelques-uns enlèvent la tumeur avec l'instrument. Mais ces divers procédés ne sont jamais couronnés de succès. Traité par la cautérisation , le cancer est stimulé dans sa marche, et ne cesse de s’accroître jusqu’à ce qu'il ait entraîné la mort du malade; si on l’emporte par excision ,il n’en revient pas moins, même après la formation de la cicatrice, apportant avec lui. une cause de mort. Au lieu de ces traitements énergiques à l’aide desquels on espère triompher de la maladie, il vaut done mieux employer des. remèdes adoucissants qui en tempèrent en quelque sorte la violence, et n’empêchent pas le malade de parvenir à l’extrème vieillesse. Mais ce n’est que par la durée du cancer, et par les tentatives déjà faites, qu’on parvient à distinguer l'affection dite cacoethe, laquelle est accessible aux ressources de l’art, de l’état carcinomateux , qui est absolument incurable. En conséquence, des que le mal apparaît sous la première forme, on doit recourir aux caustiques. Si l’on obtient par là l’amélioration de la tumeur et la diminution des symptômes locaux, on peut pousser le traitement jusqu’à l'emploi du feu ou de l'instrument tranchant, S'il en résulte au contraire une aggravation soudaine, cela prouve que le cancer est déjà formé, et l’on doit alors écarter tous les remèdes âcres et violents. Quand la tumeur est dure, mais non ulcérée, il suffit d'appliquer dessus des figues très-grasses, ou l’emplâtre rhypodes. Si la partie est ulcérée, mais unie, on se sert du cérat fait avec l'huile rosat , auquel on ajoute de la poudre prise dans le vase où les forgerons ont coutume de tremper le fer rouge. Si la surface ulcérée présente des excrois-
sine ulcere est : deinde uleus : ex eo thymium. Tolli nihil, nisi cacoethes potest : reliqua curationibus irritantur ; et quo major vis adhibita est, eo magis. Quidam usi sunt medicamentis adurentibus ; quidam ferro adusserunt ; quidam scalpello exciderunt : neque ulla umquam medicina profecit : sed adusta, protinus concitata sunt, et increverunf,.donec occiderent; excisa, etiam post induclam cicatricem, tamen reverterunt, et causam mortis attulerunt : cum interim plerique nullam vim adhibendo, qua tollere id malum tentent, sed imponendo tantum lenia medicamenta, quæ quasi blandiantur, quominus ad ultimam senectutem perveniant, non prohibeantur. Discernere autem cacoethes, quod eurationem recipif, a carcinomate, quod non recipit, nemo scire potest, nisi tempore et experimento. Ergo ubi primum id vitium notatum est, imponi debent medicamenta adurentia. Si levatur malum, minuunturque ejus indicia, procedere curatio potest et ad scalpellum et ad ustionem : si protinus irritatum est, scire licet, jam carcinoma esse; removendaque sunt omnia acria , omnia vehementia. Sed si sine ulcere is Jocus durus est, imponi ficum quam pinguissimam, aut rhypodes emplastrum satis est. Si uleus æquele est, ceratum ex rosa injiciendum est, adjiciendusque ei pulvis ex contrifa testa, ex qua faber ferrarius tingere candens ferrum solitus esL.
sancestrop considérables, on peutessayer l’écaille de cuivre, qui est un cathérétique extrêmement léger, et en continuer l’usage jusqu'à ce qu'il n’y ait plus de fongosités, mais toujours à condition que l’ulcère n’en sera pas exaspéré; sans quoi, on se contenterait d'employer le cérat ci-dessus indiqué.
3. 11 existe encore un ulcère que les Grecs appellent ônptwyx (13) ; et celui-ei peut se développer spontanément, ou remplacer un ulcère produit par une autre cause. La couleur en est livide ou noire, l'odeur fétide ; et il s’en échappe une humeur abondante, semblable à des mucosités.
Toute la surface est insensible au toucher comme à l’action des médicaments, et l’on peut seulement y exciter de la démangeaison ; mais les bords au contraire sont douloureux et enflammés. Quelquefois la fièvre se déclare, et dans certains cas il s'écoule du sang de l’ulcère, qui est aussi
. de nature serpigineuse. Souvent les désordres augmentent , et l’on voit naître l’ulcère appelé par les Grecs phagédénique, parce que, dans les rapides progrès qu'il fait de proche en proche, il pénètre jusqu'aux os, et dévore tout ce qu’il rencontre. Cet ulcère est inégal et bourbeux; il fournit abondamment une humeur visqueuse d’une odeur intolérable, et l'inflammation qui existe est plus forte que ne semblerait le comporter l’étendue du mal. Ces deux sortes d’ulcères, de même que les tumeurs cancéreuses, s’observent principalement chez les vieillards, et chez les sujets dont la constitution est mauvaise. A l’un et à l’autre, on oppose un traitement semblable; seulement la forme la plus grave réclame des moyens plus actifs. On commence par régler le genre de vie du malade, qui doit gar-
Si id nimium supercrevit, tentanda squama æris est, quæ Jenissima ex adurentibus est; ealenus, ne quid eminere patiatur : sed ila, si nihil exacerbavit : sin minus, eodem cerato contenti esse debebimus.
3. Est etiam ulcus, quod Onpiwux Græci vocant. Id et per se nascitur, et interdum ulceri ex alia causa facto supervenit. Color est vel lividus, vel niger; odor fœdus; multus, et muco similis humor : ipsum ulcus neque tactum, neque medicamentum sentit; prurigine tantum movetur : at circa dolor est, et inflammatio : interdum eliam febtis orilur : nonnumquam ex ulcere sanguis erumpit : atque id quoque malum serpit. Quæ omnia sæpe intenduntur ; fitque ex his uleus, quod oxy£ôaivay Græci vogant ; quia celeriter serpendo, penetrandoque usque ossa, corpus vorat. Id ulcus inæquale est, cœno simile : inestque multus humor glutinosus, odor intolerabilis, major-
que, quam pro modo ulceris, inflammatio. Utrumque, sicut omnis cancer, fit maxime in senibus, vel iis, quorum corpora mali babilus sunt. Curatio utriusque eadem est: sed in majore malo major vis necessaria. AC primum a victus ratione ordinandum est; ut quiescat in lectulo : ut primis diebus a cibo abstineat, aqnam quamplurimam assumat : alvus quoque ei ducatur : dein, post inflamma-
der le lit, faire diète les premiers jours, boire beaucoup d’eau, et prendre des lavements. L’inflammation dissipée , il pourra choisir des aliments de bon sue, en évitant ceux qui sont âcres ; boire à sa volonté, mais de l’eau seulement pendant la journée, puis à dîner un peu de vin astringent. L’abstinence sera moins sévère pour les sujets atteints d’ulcères phageédéniques, que pour ceux chez lesquels le mal est encore à l’état de (hériôme. Ces règles sont relatives au régime : quant à l’uleère, il faut répandre dessus de l’œnanthe desséchée et réduite en poudre, ou du chalcitis pulvérisé, dans le cas où le premier moyen serait insuffisant. Si quelque tendon est mis à nu par suite de la destruction des chairs, il faut le recouvrir d’un linge, pour le soustraire à l'effet de ce dernier caustique. S'il y a nécessité de recourir à des remèdes encore plus énergiques, on arrive aux préparations qui cautérisent plus fortement ; mais, quel que soit le médicament , c’est avec le dos de la sonde qu'il faut le porter sur la plaie. On applique ensuite par-dessus de la charpie chargée de miel , ou des feuilles d’olivier ou de marrube bouillies dans du vin; et le tout est recouvert d’un linge trempé dans l’eau froide, et bien exprimé. Là où l'inflammation à fait naître du gonflement, on emploieles cataplasmesrésolutifs. Quand ces moyens échouent, on cautérise avec le fer, en ayant soin d'abord de garantir les tendons qui seraient apparents. Une fois la cautérisation produite par le fer ou les médicaments, il est bien évident d’après ce qui précède qu'il faut déterger la plaie, et chercher ensuite à la cicatriser.
4. Le feu sacré doit être aussi rangé parmi les ulcères de mauvaise nature (14). On en reconnaît
tionem , cibum boni succi capiat, vitatis omnibus acribus ; potionis quantum volet, sic, ut interdiu quidem aqua contentus sit; in cœna vero etiam vini austeri aliquid bibat. Non æque tamen fame in iis, quos oœy<ôatve urgebit, atque lis, qui Orptwuo adhuc habebunt, utendum erit. Et victus quidem (alis necessarius est. Super ulcus vero inspergenda arida œnanthe est, et, si parum proficiet, chalcitis. AC si quis nervus exesa carne nudatus est, contegendus ante linteolo est, ne sub eo medicamento aduratur. Si validioribus etiamnum remedis opus est, ad eas compositiones veniendum est, quæ vehementius adurunt, Quidquid autem inspergitur, averso specillo infundi debet. Superdanda cum melle sunt vel linamenta, vel oleæ folia ex vino decocta, vel marrubium : eaque linteolo eontegenda in aqua frigida madefacto, dein bene expresso; circaque, qua tumor ex inflammatione est, imponenda, quæ reprimant, cataplasmata. Si sub his nihil proficitur, ferro locus aduri debet; diligenter nervis, si qui apparent, ante contectis. Adustum vel medicamentis vel ferro corpus, primum purgandum, deinde implendum esse, apparere cuilibet ex prioribus potest.
4. Sacer quoque ignis malis ulceribus adnumerari dehet, Ejus duæ species sunt. Alterum est subrubicundum , aut
deux espèces. La première est caractérisée par une couleur rougeâtre, ou bien elle est mêlée de blanc et de rouge; l'aspect rugueux de la peau est dû à l'apparition de pustules confluentes, qui sont toutes d’un égal volume, et presque toujours
très-petites ; la plupart du temps elles renfer- |
ment du pus, et sont souvent accompagnées de rougeur et de chaleur. Quelquefois l'endroit primitivement affecté se guérit, et la maladie se propage sur un autre point; d'autres fois les pustules venant à se rompre ne forment plus qu'une plaie, d'où s'écoule une humeur qui paraît tenir le milieu entre le pus et la sanie. Ce mal envahit principalement la poitrine, les côtés, les parties saillantes du corps, et surtout la plante des pieds. Le feu sacré de la seconde espèce consiste dans l’ulcération superficielle de la peau, et gagne plutôt en largeur ; les taches qu’il présente sont presque livides , mais inégalement, et, tout en guérissant au centre, il continue de s'étendre par les extrémités ; souvent même les parties dont la guérison paraissait assurée s’ulcèrent de nouveau. Dans le voisinage, les téguments que le mal est sur le point d’envahir sont plus gonflés, plus durs, et d’une couleur rouge qui tire sur le noir. Cette maladie attaque également de préférence les sujets avancés en âge, ainsi que £eux dont la coustitution est détériorée ; et les jambes en sont le siége le plus ordinaire. De tous les ulcères qui s'étendent de proche en proche, le feu sacré est le moins grave sans doute, mais il m'en est pas moins un des plus difficiles à guérir. Quand la fièvre survient pour un jour seulement , elle devient le remède fortuit de cette affection, en absorbant les humeurs vicieuses. Plus le pus est épais et blanc, moins il y a de péril. Pour en faciliter l’écoulement, et obtenir
amistum rubore atque pallore, exasperatumque per pustuilas continuas, quarum nulla altera major est, sed plurimæ perexiguæ; in his semper fere pus, el sæpe rubor cum calore est : serpitque id nonnumquam sanescente e0, quod primum viliatum est : nonnumquam etiam exulcerato, ubi ruptis pustulis ulcus continuatur, humorque exil, qui esse inter saniem et pus videri potest. Fit maxime in pectore, aut lateribus, aut eminentibus partibus, præcipueque in plantis. Allerum autem est in summæ culis exulceratione, sed sine altitudine, latum, sublividum, inæqualiter tamen, mediumque sanescit, extremis procedentibus : ac sæpe id, quod jam sanum videbatur, iterum exulceratur : at circa, proxima cutis, quæ vilium receptura est, tumidior et durior est, coloremque habet ex rubro subnigrum. Atque hoc quoque malo fere corpora seniora tentantur, aut quæ mali habitus sunt; sed in cruribus maxime. Omnis autem sacer ignis, ut minimum perieulum habet ex iis, quæ serpunt, sic prope difficillime tollitur. Medicamentum ejus fortuitum est, uno die febris, quæ humorem noxium absumat. Pus, quo crassius et albidius est, eo periculi minus est. Prodest etiam infra os uicerum lædi, quo plus puris exeat; et id, quo ibi cor-
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l'évacuation du foyer, il est utile de pratiquer une ouverture au-dessous de l’uleère; mais de plus, s’il survient une petite fièvre , il est nécessaire de prescrire la diète, le repos du lit, et des lavemernits. Dans le traitement de tout feu sacré on ne doit faire usage ni des aliments doux et visqueux, ni de ceux qui sont âcres et salés; et l’on choisira ceux qui tiennent ke milieu entre les uns et les autres, tels que le pain non fermenté, le poisson, le chevreau , les oiseaux, le gibier en général, à l’exception du sanglier. Si le malade est sans fièvre, on obtient de bons effets de la gestation, de la promenade , de l’usage du vin astringent, et des bains. C’est aussi le cas où les boissons doivent l’emporter sur les aliments solides. Quand les ulcères ne s'étendent pas d’une manière bien sensible, il suffit de les fomenter avec de l'eau chaude ; mais s’ils font des progrès trop marqués, il faut employer du vin chaud, percer ensuite toutes les pustules avec une aiguille, puis appliquer des topiques propres à consumer les chairs corrompues. Dès que l’inflammation a disparu et que l’ulcère est détergé, on le panse avec des remèdes émollients. Dans le feu sacré de la seconde espèce, on se sert avec succès de coings écrasés et bouillis dans du vin; on peut appliquer aussi lemplâtre d'Hiéra (15) ou le tétrapharmaque, auquel on ajoute une cinquième partie d’encens ; le lierre noir bouilli dans du vin astringent est encore indiqué; et même il n’est pas de meilleur remède pour mettre un terme à la rapide extension du mal. Après avoir détergé cet ulcère, que j'ai dit être superficiel, il suffit, pour le conduire à bonne fin, d'employer des remèdes adoucissants.
5. On donne le nom de chironiens à de grands ulcères dont les bords sont durs, calleux et
roptum corpus est, extrahatur. Sed tamen, si febricula accessit, abstinentia, lectulo, alvi ductione opus est. In omni vero sacro igni, neque lenibus et glutinosis cibis, neque salsis et acribus utendum est; sed ïis, quæ inter utrumque sunt : qualis est panis sine fermento, piscis, hœdus, aves, exceploque apro, omnis fere venatio. Si non est febricula, et gestatio utilis est, et ambulatio, et vinum austerum, et balneum. Atque in hoc quoque genere potio magis liberalis esse, quam cibus, debet. Ipsa autem ulcera, si mediocriler serpunt, aqua calida; si vehementius, vino calido fovenda sunt : deinde acu pustulæ, quæcumque sunt, aperiendæ : tum imponenda ea, quæ putrem carnem exedunt. Ubi inflammatio sublata, ulcusque purgalum est, imponi lene medicamentum debet. In altero autem genere, possunt proficere mala cotonea in vino cocta, atque contrita : potest emplastrum vel Heræ, vel tetrapharmacum, cui quinta pars thuris adjecta sit : potest nigra hedera ex vino austero cocta; ac, si celeriter | malum serpit, non aliud magis proficit. Purgato ulcere, | quod in summa cute esse proposui, satis ad sanitatem ea- ! dem lenia medicamenta proficient. 4 | 5. Chironium autem ulcus appellatur, quod et magnum
épais; la sanie qu’ils fournissent est peu abondante, mais ténue ; ces ulcères, non plus que l'humeur qui en découle, n’exhalent point de mauvaise odeur ; exempts d’inflammation et médiocrement douloureux, ils ne cherchent point à s'étendre, et par conséquent n’entraînent aucun danger; mais ils n’ensont pas moins difficiles à guérir. Il s'établit parfois une très-mincecicatrice, qui se déchire ensuite, et laisse l’ulcère se reproduire. Ce mal affecte principalement les pieds et les jambes. Le topique dont on se sert dans ce cas doit être doué tout à la fois de propriétés adoucissantes, stimulantes et résolutives ; avantages qu'on trouve dans la préparation suivante : écaille de cuivre, plomb lavé et brülé , ana p. *. IV. ; cadmie et cire , ana p. *. vrir. ; huile rosat, quantité suffisante pour malaxer la cire avec les autres substances.
6. Il est encore d’autres ulcères qui reconnaissent pour cause le froid de l’hiver, et qui se déclarent de préférence chez les enfants; on les observe surtout aux pieds et aux orteils, mais ils peuvent aussi envahir les mains. Il y a de la rougeur et peu d’inflammation; dans certains cas il se forme des pustules suivies d’ulcérations, et néanmoins la douleur est toujours moins forte que la démangeaison. Quelquefois on voit suinter, à la surface, une petite quantité d'humeur qui paraît se rapprocher du pus ou de la sanie. On doit dès le principe fomenter abondamment Ja partie malade avec une décoction chaude de raves, ou, faute de ce moyen, employer des feuilles de verveine, bouillies avec d’autres substances astringentes. Si le mal n’est pas encore ulcéré, il faut appliquer dessus du cuivre aussi chaud que possible. Si déjà l’ulcération existe, on se servira d’alun et d’encens broyés, à parties égales et dis-
st, et habet oras duras, callosas, tumentes. Exit sanies
non multa, sed tenuis; odor malus, neque in ulcere, ne- |
que in ejus bumore est; nulla inflammatio, dolor modicus est ; nihil serpit : ideoque nullum periculum adfert; sed non facile sanescit. Interdum tenuis cicatrix inducitur, deinde iterum rumpilur, ulcusque renovatur. Fit maxime in pedibus et cruribus. Super id imponi debet, quod et lene aliquid , et vehemens, et reprimens habeat; quale ejus rei causa fit ex his; squamæ æris, plumbi eloti combusti, singulorum p. *. 1v. cadmiæ, ceræ, singulorum p. *. vus. rosæ quantum satis est ad ceram simul cum eis molliendam.
6. Fiunt eliam ex frigore hiberno ulcera, maxime in pueris, et præcipue pedibus, digilisque eorum , nonnumquam etiam in manibus. Rubor cum inflammatione mediocri est : interdum pustulæ oriuntur, deinde exulceratio : dolor autem modicus; prurigo major est : nonnumquam humor exit, sed non multus, qui referre vel pus, vel saniem videtur. In primis multa calida aqua fovendum est, in qua rapa decocta; aut si ea non sunt, aliquæ verbenæ ex reprimentibus. Si nondum adapertum ulcus est, æs, quam maxime calidum quis pati potest, admo-
sous dans du vin, ou bien d’écorce de grenade bouillie dans de l’eau, puis écrasée. Lorsqu'il n’y a que l'épiderme d’enlevé, il vaut mieux s’en tenir aux remèdes adoucissants.
7. Les strumes sont des tumeurs formées par la concrétion d’une certaine quantité de pus et de sang, et qui se développent sous les téguments à la manière des glandes. En général, le traitement de ces tumeurs finit par lasser le médecin, parce qu’en effet elles excitent de la fièvre, n'arrivent qu'à grand’ peine à maturité, et que pour la plupart, malgré la guérison obtenue par le fer ou les médicaments , on les voit se reproduire à côté même des points cicatrisés : cette récidive a lieu surtout après l'emploi desagents médicamenteux; et ce qui ajoute encore aux difficultés , c'est que toujours les maladies strumeuses sont de longue durée. Elles occupent principalement la région cervicale , mais on les rencontre aussi aux aisselles, aux aines etaux côtés. Meges prétend même en avoir observé aux mamelles chez les femmes. En raison de ces circonstances , il convient de prescrire l’ellébore blane, et même d’en rapprocherles doses jusqu’à larésolution des tumeurs. On peut appliquer en même temps les emplâtres suppuratifs ou résolutifs dont on a parlé plus haut. Certains praticiens font usage aussi des caustiques pour produire une escarre sur la partie malade, et la traiter ensuite comme un autre ulcère. Quelle que soit d’ailleurs la méthode curative, il faut, quand l’ulcère est détergé, fortifier le corps par l'exercice et l'alimentation, jusqu'à ce qu’on ait obtenu la cicatrisation. C'est là ce qu'enseigne la médecine; mais l’expérience des gens de la campagne nous apprend aussi qu’on peut se débarrasser des affections strumeuses en mangeant un serpent.
. vendum est. Si jam exulceratio est, imponi debet alumen
æqua portione cum thure contrilum , vino adjecto, aut malicorium in aqua coctum , deinde contritum. Si saumma,
| detracta pellicula est, hic quoque melius lenia medica-
menta proficiunt.
7. Struma quoque est tumor, in quo subler concreta quædam ex pure et sanguine quasi glandule oriuntur : quæ vel præcipue fatigare medicos solent; quoniam el febres movent, nee umquam facile maturescunt; et sive ferro, sive medicamentis curantur, plerumque iterum
| juxta cicatrices ipsas resurgunt ; multoque post medica-
menta sæpius : quibus id quoque accedit, quod longo spatio detinent. Nascuntur maxime in cervice; sed etiam in alis, et inguinibus, et in lateribus. In mammis quoque fœminarum se reperisse, Meges auctor est. Propter hæc et album veratrum recte datur, atque eliam sæpius, donec ea digerantur : et medicamenta imponuntur, quæ humorem vel educant, vel dissipent; quorum supra meutio facta est. Adurentibus quoque quidam utuntur, quæ exedant, crustaque eum loeum adstringant : tum vero ut uleus curant. Quæcumque autem ratio curapdi est, Corpus, puro ulcere, exercendum atque alendum est, donec ad
8. Le furoncle est une petite tumeur qui se termine en pointe, et s'accompagne d’inflammation et de douleur, surtout au moment où la suppuration s'établit. Lorsqu'il est ouvert et que le puss’estécoulé, on voit qu’une partie des chairs est tout à fait purulente, que l’autre est cor— rompue, et d’une couleur qui tire sur le blanc et le rouge; c’est là ce que quelques-uns nomment bourbillon du furoncle. Même en l'absence de tout traitement, ce mal est sans aucun danger, carilmürit naturellementets’ouvrede lui-même ; mais la douleur fait qu'on demande à la médecine une guérison plus prompte. fei le galbanum est le spécifique du mal, mais il y a lieu d’employer aussi les remèdes indiqués plus haut (16). A défaut d'autre chose, on doit appliquer comme résolutif un emplâtre préparé sans graisse; et s’il n’agit pas, on le remplace par tout autre remède capable d’exciter la suppuration ; si même on est privé de ce dernier moyen, on emploie la résine oulelevain. Une fois le pus évacué, il est inutile de pousser le traitement plus loin.
9. On donne le nom de phyma (17) à un tubercule semblable au furoncle, mais plus arrondi, moins élevé, et souvent aussi plus volumineux ; Car le furonele égale rarement la grosseur de la moitié d’un œuf et ne l’excède jamais, tandis que le volume du phyma est ordinairement plus considérable ; en revanche, la douleur et l'inflammation sont moindres. Quand on en fait l'ouverture, il en sort également du pus; seulement, on ne trouve pas de bourbillon comme dans le furoncle, et toutes les chairs altérées sont à l'état purulent. Ce mal est plus fréquent dans l'enfance , et plus facile à guérir ; plus rare ehez
cicatricem perveniat. Quæ cum medici doceant, quorumdam rusticorum experimento cognitum, quem struma male habet, eum, si anguem edit, liberari.
8. Furunculus vero est tuberculum acutum cum inflammatione, et dolore; maximeque ubi jam in pus vertitur. Qui ubi adapertus est, et exiit pus, apparet pars carnis in pus versa, pars corrupta subalbida, subrubra ; quem ventriculum quidam furunculi nominant. In eo nullum periculum est, etiamsi nulla curatio adhibeatur : maturescit enim per se, atque erumpit. Sed dolor efficit, ut polior medicina sit, quæ maturius liberet. Proprium ejus medicamentum galbanum est : sed alia quoque supra comprehensa sunt. Si cetera desunt, imponi debet, primum non pingue emplastrum, ut id reprimat : deinde, si non repressit, quodlibet puri movendo accommodatum : si ne id quidem est, vel resina, vel fermentum. Expresso pure, nulla ultra curatio necessaria est.
9. Poux vero nominatur tuberculum furunculo simile, sed rotundius et planius, sæpe etiam majus. Nam furunculus ovi dimidii magnitudinem raro explet, numquam excedit : phyma etiam latius patere consuevit; sed inflammatio dolorque sub eo minores sunt. Ubi divisum est, pus eodem modo apparet : ventriculus, qui in furunculo, non inyenitur : Verum omnis Corrupla Caro in pus
CELSF.
les jeunes gens, il est aussi plus opiniâtre ; à un âge plus avancé, on ne l’observe jamais. Quant aux moyens curatifs , ils ontété mentionnés plus haut,
10. La tumeur appelée oÿ-e0hov (18) est peu élevée, large, et présente quelque chose d’analogue à une pustule. La douleur et la tension sont considérables, sans proportion même avec le développement de la tumeur, et quelquefois il s’y joint un mouvement fébrile. Ce mal entre lentement en suppuration , et ne fournit qu’une faible quantité de pus; il a pour siége habituel le cou, l’aisselle ou lesaines. Les Latins le nomment panis, d'après sa forme extérieure. J'ai fait connaitre précédemment les remèdes qui lui sont applicables.
11. Ces différentes affections ne constituent guère que de petits abeëès, bien que par ce dernier mot on désigne généralement des maladies plus étendues, et qui constamment tendent à la suppuration. Presque toujours l’abeès succèdeaux fièvres , ou aux douleurs ressenties dans quelque partie du corps, et surtout dans le ventre. Il est le plus souvent appréciable aux regards, et, quoique un peu plus large, s'élève comme le phyma dont j'ai parlé ; la tumeur s'accompagne de roueur, de chaleur, et bientôt après de dureté ; elle devient alors plus douloureuse, et provoque la soif et l’insomnie. Dans certains cas cependant l’abcès ne se révèle par aucun deces signes extérieurs, surtout quand la suppuration est profonde; mais il y a de l’altération, de l’insomnie, et on ressent des élancements dans la partie malade. L'indice est favorable quand la dureté disparaît rapidement, et que la couleur de la peau, sans être
vertitur. Id autem in pueris et sæpius nascitur et facilius tollitur : in juvenibus rarius oritur, et difficilius curatur : ubi ætas induravit, ne nascitur quidem. Quibus vero medicamentis discuteretur, supra propositum est.
10. PUysb)ov autem est tumor, non altus, latus, in quo quiddam pustulæ simile est. Dolor distentioque vehemens est, et major quam pro magnitudine tumoris; interdum etiam febricula : idque tarde maturescit, neque magnopere in pus convertitur. Fit maxime aut in cervice, aut in alis, aut in inguinibus. Panem, ad similitudinem figuræ, nostri vocant. Atque id ipsum quo medicamento tollerefur, supra demonstravi.
11. Sed cum omnes hi nihil nisi minuti abscessus sint, generale nomen trahit latius vitium ad suppurationem spectans. Idque fere fit aut post febres , aut post dolores partis alicujus, maximeque eos, qui ventrem infestarunt. Sæpiusque oculis expositum est; siquidem latius aliquid intumescit ad similitudinem ejus, quod çüux Vocari proposui, rubetque cum calore, et paulo post eliam cum durilia, magisque nocenter indolescit, el sitim vigiliamque exprimit. Interdum tamen nihil horum in cute deprehendi potest; maximeque, ubi altius pus movetur : sed cum siti Vigiliaque sentiuntur intus aliquæ punctiones. Et quod de subito durius non est, melius est : et quamvis on rubet,
rouge, n'est pourtant pas naturelle; c'est une preuve que la suppuration commence à s'établir, puisque la tumeur et la rougeur existent bien avant la formation du pus. Si la partie affectée présente de la mollesse, il faut en détourner l'humeur à l’aide de cataplasmes à la fois répercussifs et réfrigérants; tels sont ceux que j'ai conseillés ailleurs, et tout à l’heure encore dans l'érysipèle. Lorsque déjà la tumeur est dure, on doit en venir aux digestifs et aux résolutifs, parmi lesquels on trouve la figue sèche écrasée, ou la lie mêlée au cérat fait avec l’axonge, ou la racine de concombre, à laquelle on ajoute deux parties de farine, qu’on fait bouillir préalablement dans de l'hydromel. On peut employer aussi un mélange à parties égales de gomme ammoniaque, de galbanum , de propolis, de gui, et y faire entrer la myrrhe, mais à une dose plus faible de moitié que celle des autres ingrédients. Les cataplasmes et les emplâtres dont j'ai donné plus haut Ja composition produisent le mème effet. Quand ces moyens ne font pas avorter l’abcès, il arrive nécessairement à maturité. Afin d'accélérer la suppuration , il convient d'appliquer des cataplasmes de farine d'orge, et l’on y mêle avec succes. (19). Au surplus, tous les remèdes indiqués pour les petits abcès dont je viens d'exposer les noms etles caractères conviennentégalement ici. Le traitement est le même pour tous , et n’offre que des différences de degrés. On juge qu'un abcès n’est pas mûr encore lorsqu'on y ressent des battements violents comme ceux des veines, qu’il y a pesanteur, chaleur, tension, douleur, rougeur et dureté, et quand l’abcès est considérable, frisson, ou même, mouvement fébrile persistant. Si la suppuration est située trop profondément,
coloris tamen aliter mutati est. Quæ signa jam pure oriente nascuntur : tumor ruborque multo ante incipiunt. Sed si locus mollis est, avertendus materiæ aditus est per cataplasmata, quæ simul et reprimunt, et refrigerant : qualia et alias et paulo ante in erysipelate proposui. Si jam durior est, ad ea veniendum est, quæ digerant, et resol- .vant : qualis est ficus arida contusa; aut fx mista cum cerato, quod ex adipe suilla coactum sit ; aut cucumeris radix , cui ex farina duæ partes adjectæ sint, ante ex mulso decoctæ. Licet etiam miscere æquis portionibus ammoniacum , galbanum, propolim, viscum ; pondusque adjicere myrrbæ dimidio minus, quam in prioribus singulis erit. Atque emplastra quoque et malagmata idem efficiunt, quæ supra explicui. Quod per hæc discussum non est, necesse est, maturescat. Idque quo celerius fiat, imponenda est farina hordeacea, ex aqua cocta * * * recte miscetur. Eadem autem hæc in minoribus quoque abscessibus, quorum nomina proprietatesque supra reddidi, recte fiunt. Eademque omnium curatio : tantum modo distat. Crudum est aulem, in quo major quasi venarum motus est, et gravitas, et ardor, et distentio, et dolor, et rubor, et durities ; et, si major abscessus est, horror, aut etiam febrieula permanet : penitusque condita suppuratione , si pro CELSE.
au lieu de la constater par l’état des téguments, on la reconnaît aux élancements internes. Des qu'il y a rémission dans les symptômes, que la peau sur ce point devient le siége d’une démangeaison, et prend une teinte presque livide ou blanchâtre, c’est que le pus est formé ; et l’on doit lui donner une issue en ouvrant le foyer à l’aide de certains topiques ou de l'instrument tranchant. Il faut panser sans tente de charpie les abcès de l’aisselle etde l’aine, et ne pas en employer non plus pour ceux des autresrégions, lorsqu’iln’existe qu'une ouverture étroite , que la suppuration est médiocre, peu profonde, et que le sujet est robuste et sans fièvre. On peut en faire usage dans les autres abces, avec réserve toutefois , et seulement quand ils présentent une grande ouverture. Pardessus la tente , oumême sans cet intermédiaire, il convient d’appliquer de la lentille qu’on fait bouillir avec du miel , ou de l'écorce de grenade bouillie dans du vin : ces substances peuvent servir seules ou mélangées. Si la base de l’abces offre trop de dureté, il faut, pour ramollir les parties, les recouvrir de mauve écrasée, de semences de fenugrec ou de lin, bouillies dans de l'hydromel. On doit ensuite, quelque soit le topique, avoir soin de ne serrer le bandage que modérément. Dans ces pansements, employer le cérat serait une faute qu'il est bon d'éviter. Quant aux moyens de déterger les plaies, de favoriser la régénération des chairs et la cicatrisation, ils se trouvent exposés au chapitre des blessures.
12. Les abcès de ce genre et les autres espèces de plaie donnent quelquefois naissance à des fistules. On nomme ainsi des ulcères profonds, étroits et calleux, qu’on observe sur presque toutes les parties du corps, et qui empruntent aux sié-
his, quæ alibi cutis ostendit, punctiones sunt. Ubi ista se remiserunt, jamque is locus prurit, et aut sublividus, aut subalbidus est, matura suppuratio est : eaque, ubi vel per ipsa medicamenta, vel etiam ferro aperta est, pus debet emitti. Tum si qua in alis, vel inguinibus sunt, sine linamento putrienda sunt. In ceteris quoque partibus, si una plaga exigua est, si mediocris suppuratio fuit, si non alte penetravit, si febris non est, si valet corpus, æque linamenta supervacua sunt : in reliquis, parce tamen, nec, nisi magna plaga est, imponi debent. Commode vero vel super linamenta, vel sine his imponitur lenticula ex melle, aut malicorium ex vino coctum : quæ et per se et mista idonea sunt. Si qua circa duriora sunt, ad ea mollienda, vel malva contrita, vel fœni Græci linive semen ex passo coctum superdandum est. Quidquid deinde impositum est, non adstringi, sed modice deligari debet. 1]lo neminem decipi decet, ut in hoc genere cerato utatur. Cetera, quæ pertinent ad purgandum uleus, ad implendum, ad cicatricem iuducendam, conveniunt quæ in vulneribus exposila sunt.
12. Nonnumquam autem ex ejusmodi abscessibus, et ex aliis ulcerum genenbus, fistulæ oriuntur. Id nomen est ulceri alto, angusto, calloso. Fit in omni fere parte corpo-
ges divers qu'ils occupent certains caractères spéciaux. J’exposerai d’abord les généralités du sujet. Il y a plusieurs sortes de fistules : les unes ont un court trajet, les autres sont pénétrantes ; les unes se portent directement en dedans, les autres, et c’est le plus grand nombre, sont obliques; il en est de simples, de doubles ou de tripies, c’est-à-dire que, partant d’une origine commune, elles se divisent en deux, trois, ou même en un plus grand nombre de sinus; elles sont droites, obliques ou tortueuses , se terminent au milieu des chairs, aboutissent aux os ou aux cartilages , ou , si ces organes ne se trouvent pas sous-jacents, elles parviennent jusqu'aux cavités. Certaines fistules sont faciles à guérir, d’autres résistent longtemps au traitement, et quelquesunes sont absolument incurables. La guérison ne se fait pas attendre quand la fistule est simple, récente, et située au milieu des chairs ;silemalade est jeune et robuste, sa bonne constitution lui vient encore en aide. En revanche, les conditions opposées sont défavorables, et l’on en peut dire autant des cas où la fistule intéresse un os, un cartilage, un tendon ou des muscles, de ceux où elle attaque une articulation, vient s'ouvrir dans la vessie , le poumon, la matrice , les grands vaisseaux artériels et veineux , ou pénètre dans des cavités, comme le gosier, l’œsophage, et le thorax. Si elle s’étend jusqu'aux intestins, elle détermine aussi des accidents qui sont toujours graves et souvent funestes. Le danger est encore beaucoup plus grand lorsqu'il s’agit d’un sujet valétudinaire, avancé en âge, ou mal constitué. La première chose à faire est d'introduire une sonde dans la fistule , pour en connaître la direction et la profondeur, et s'assurer au même instant si elle est sèche on humide : c’est ce qu’on
ris : habetque quædam in singulis locis propria. Prius de communibus dicam. Genera igitur fistularum plura sunt : siquidem aliæ breves sunt, aliæ altius penetrant; aliæ rectæ intus féruntur, aliæ multoque plures transversæ ; aliæ simplices sunt, aliæ duplices triplicesve, ab uno ore intus orsæ quæ fiunt, aut etiam in plures sinus dividuntur : aliæ rectæ, aliæ flexæ, et tortuosæ sunt: aliæ intra carnem desinunt, aliæ ad ossa aut cartilaginem penetrant, aut, ubi neutrum horum subest, ad inferiora perveniunt : aliæ deinde facile, aliæ cum difficultate curantur, atque etiam quædam insanabiles reperiuntur. Expedita euratio est in fistula simplici, recenti, intra carnem : adjuvatque ipsam corpus, si juvenile, si firmum est. Inimica contraria his sunt : itemque, si fistula os, vel cartilaginem, vel pervum, vel musculos læsit; si articulum occupavit ; si vel ad vesicam , vel ad pulmonem , vel ad vulvam, vel ad grandes venas arteriasve, vel ad inania , ut gultur, stomachum, thoracem penetravit. Ad inteslina quoque eam tendere, semper periculosum, sæpe pestiferum est. Quibus multum mali accedit, si corpus vel ægrum, vel senile, vel mali habitus est. Ante omnia autem demitti specillum in fistulam convenit, ut, quo tendat, et quam alte perve-
CELSE
voit en retirant la sonde. Par le même moyen un os étant dans le voisinage, il est permis de savoir si la fistule a pénétré jusqu'à lui, et quels progrès elle a pu faire. Eneffet, quand l’extrémité de la sonde ne rencontre que des parties molles, on en conelut que le mal ne va pas encore au delà des chairs ; mais si l'on éprouve une résistance plus.forte, c’est qu’on est arrivé jusqu’à l'os. On juge ensuite que celui-ci n’est pas carié, si l’instrument glisse sur la surface; la carie existe, mais elle est peu profonde, quand le bout dela sondeest retenu sans qu’on puisse constater d’inégalités ; l’os enfin est altéré plus profondément lorsqu'on sent à l'exploration qu'il est inégal et rugueux. Le siége même de la fistule peut indiquer s’il se trouve au-dessous d'elle un cartilage , et le degré de résistance fait juger si le trajet fistuleux s’étend jusqu’à lui. D'après ce qui précède, on est en mesure d’apprécier la situation, l'étendue, non moins que la gravité des fistules. La quantité de pus qu’elles fournissent permet de reconnaître si elles sont simples ou multiples; en effet, si la suppuration est trop abondante pour venir d’un seul endroit, il s’ensuit manifestement qu'il y a plusieurs sinus. Comme il y a presque toujours, dans le voisinage de ces ulcères, des chairs, des nerfs et des parties tendineuses, telles que sont en général les tuniques et les membranes, on peut juger aussi par la nature du pus si ces trajets fistuleux ont pénétré différents organes. Ainsi le pus fourni par les chairs est homogène, blanc, et plus abondant; s’il s'écoule d’un endroit tendineux, il offre bien la même couleur, mais il est plus ténu et moins abondant; s’il provient d’un nerf, il est gras, et assez semblable à de l'huile. On apprend enfin par les attitudes du corps si les fistules intéres-
niat, scire possimus; simul etiam protinus humida, an siecior sit : quod extracto specillo patet. Si vero os in vicino est, id quoque disci potest, si jam, nec ne, eo fistula penetravit, quatenus nocuerit. Nam si molle est quod ultimo specillo contingilur, intra carnem adbuc vitium est : si magis id renititur, ad os ventum est. 1bi deinde si Jabitur specillam , nondum caries est : si non labitur, sed æquali innitilur, caries quidem, verum adhuc levis est : si inæquale quoque et asperum subest, vehementius 08 exesum est. At cartilago ubi subsit, ipsa sedes docet ; perventumque esse ad eam, ex renisu patet. Et ex his quidem colliguntur fistularum sedes, spatia, noxæ. Simplices vero eæ sint, an in plures partes diducantur, cognosci potest ex modo puris : cujus si plus fertur, quam quod simplici spatio convenit, plures sinus esse manifestum est. Cumque fere juxta sint caro, et nervus, etaliqua nervosa, quales fere tunicæ membranæque sunt, genus quoque puris docebit, num plures sinus intus diversa corporis ge= nera perroserint. Siquidem ex carne pus læve, album, copiosius fertur : at ex nervoso loco, coloris quidem ejusdem, sed tenuius et minus : ex nervo, pingue et oleo non dissimile, Denique etiam corporis inclinatio docct, num in
sent plusieurs parties à la fois; car souvent en changeant le décubitus, ou bien en donnant au membre une position nouvelle, on voit reparaitre la suppuration qui semblait tarie; et cela prouve non-seulement qu'ilexiste un autre sinus, mais que le trajet en outre affecte une direction différente. Si la fistule est située dans les chairs, si elle est simple, récente, sans inégalités, si elle occupe non pas une cavité ou une articulation, maisunepartieimmobile par elle-mêmeetqui n’est mise en mouvement qu'avec la totalité du corps,
n peut se contenter de l’emplâtre employé dans les blessures récentes, pourvu qu’il entre dans sa composition ou du sel, ou de l’alun, ou de l'écaille de cuivre, ou du verdet, ou quelque préparation métallique. On dispose cet emplâtre de façon qu'il présente un bout aminei et ur autre plus épais ; et c’est par le bout le plus mince qu'on introduit dans la fistule, où il doit rester jusqu'à ce qu'il s'écoule du sang pur. Dans tous les cas semblables , le procédé doit être le même. On étend ensuite cet emplâtre sur un linge, qu'on recouvre d’une éponge trempée dans du vivaigre; et il suffit de lever l'appareil le cinquième jour. Le régime à suivre est celui que j'ai indiqué pour la régénération des chairs. Quand la fistule se trouve à une certaine distance de la région précordiale, il faut par intervalles manger à jeun du raifort, et vomir ensuite. Avec le temps les fistules deviennent calleuses, et personne ne peut se tromper à ces callosités, qui sont dures, blanches ou pâles. Mais ce cas nécessite des remèdes plus énergiques, tels que les préparations suivantes : larmes de pavot, P.*. 1, gomme p. mr. =. ; cadmie, P. *.1v; vitriol, P. *. vinr. ; le
@plures partes fistulæ penetrarint; quia sæpe, cum quis aliter decubuit, alilerque membrum collocavit, pus ferri, quod jam desierat , iterum incipit ; testaturque, non solum alium sinum esse, ex quo descendat, sed eliam in aliam corporis partem eum tendere. Sed si et in carne et recens et simplex est, ac neque rugosa neque cava sede, neque in articulo, sed in eo membro, quod per se immobile, non nisicum Loto corpore movetur, satis proficiel emplastrum , quod recentibus vulneribus imponitur, dam habeat vel salem, vel alumen, vel squamam æris, vel æruginem, xel ex metallicis aliquid : exque eo collyrium fieri debet allera parte tenuius, altera paulo plenius, idque ea parte, qua tenuius est, antecedente demitti oportet in fistulam, donec purus sanguis se ostendat : quæ in omnibus fistularum collyris perpetua sunt. Idem deinde emplastrum in linteolo superimponendum, supraque injicienda spongia est, in acetum ante demissa : solvique quinto die salis est. Genus victus adhibendum est, quo carnem ali docui. Ac silongius a præcordiis fistula est, ex intervallo jejunum radiculas esse, deinde vomere , necessarinm est. Vetustate callosa fit fistula. Callus autem neminem fallit, quia durus est, et aut albus, aut pallidus. Sed tum validioribus medicamentis opus est : quale est, quod habet papaveris lacrimæ p. *. 1. gummi p. *. Hi. —. Cadmiæ p. *. 1v. atra-
messes
tout malaxé avec de l’eau pour faire un onguent. Ou bien : noix de galle p. *. —., verdet, sandaraque, alun d'Égypte, ana p. *.1., vitriol calciné ». *, 11. ; ou encore : chaux et chalcitis mélangés, auxquels on ajoute de l’orpiment dans une proportion moitié moindre, pour incorporer le tout dans du miel cuit. Mais il est beaucoup plus simple, d’après la formule de Meges, de piler P. *, 11 de verdet ratissé, puis de faire fondre dans du vinaigre P. *, 11 de gomme ammoniaque, afin de donner au verdet la consistance convenable. Ce remède est même un des meilleurs. Quelle que soit néanmoins l'efficacité de ces moyens, il est facile encore, quand on ne les a pas sous la main, de détruire les callosités avec le premier caustique venu; et l’on n’a simplement qu'à l'étendre sur du papyrus ou sur du linge, que l’on roule en forme de tente. La scille cuite et mêlée à de la chaux consume également ces bords calleux. Quand la fistule présente une direction transverse d’une assez grande étendue, il faut porter au fond le stylet, et, après avoir pratiqué sur le bout de l'instrument une contre-ouverture, introduire une tente par les deux orifices. Mais si l’on suppose que la fistule est double ou multiple, avec des sinus peu profonds toutefois et situés au milieu des chairs, on ne doit pas se servir de tente, car on ne pourrait agir que sur un point, et les autres seraient négligés; il faut dans ce cas faire entrer les mêmes substances à l’état pulvérulent dans un roseau à écrire, adapter le tuyau de celui-ci à l’ouverture de la fistule, et chasser les poudres par insufflation au fond des différents sinus. On peut encore injecter ces médicaments en les faisant dissoudre dans du vin,
menti sulorii p. *. vit. ex quibus aqua coactis collyrium fit : aut in quo sunt gallæ p. *.—. æruginis, sandarachæ, aluminis Ægyptüi, singulorum p. *. 1. atramenti sutorii combusli p. *. 11: aul quod constat ex chalcitide, et saxo calcis ; quibus auripigmenti dimidio minus, quam in singulis prioribus est, adjicitur, eaque melle cocto excipiuntur. Expeditissimum autem est ex præcepto Megetis, æruginis rasæ p. *. 11. conterere, deinde ammoniaci thymiamatis p. *. 1. aceto liquare, eoque infuso ærugine:m cogere : idque ex primis medicamentis est. Sed ul hæc maximi effectus sunt, si cui ista non adsunt, facile tamen est callum quibuslibel adurentibus medicamentis. erodere : satisque est vel papyrum intortum, vel aliquid ex penicillo in modum collyrii adstrictum eo illinere. Scilla quoque cocta et misla cum calce, callum exest. Si quando vero longior et transversa fistula est, demisso specillo, contra principium hojus incidi commodissimum est , et collyrium utrimque demitti. AL si duplicem esse fistulam vel multiplicem existimamus, sic lamen, ut brevis, intraque carnem sit, col- Iyrio uti non debemus ; quod unam partem curet, reliquas omittat ; sed eadem medicamenta arida in calamum scriptorium conjicienda sunt, isque ori fistulæ aptandus, inspirandumque, ut ea medicamenta intus compellantur : ant eadem ex vino liquanda sunt; vel si sordidior fistula est,
ou dans de l'hydromel si la fistule est sordide, ou, si elle offre des callosités, dans du vinaigre. Quel que soit le liquide injecté, il faut appliquer ensuite des topiques réfrigérants et répercussifs, car presque toujours il se manifeste un peu d’inflammation autour de la fistule. Il convient, après avoir enlevé l'appareil, et avant d'introduire d’autres médicaments, de nettoyer les trajets à l'aide d’une seringue à oreille, qu’on peut remplir soit avec du vin si la suppuration est abondante, soit avec du vinaigre s’il y a de fortes callosités , soit enfin, si la fistule commence à se déterger, avec de l'hydromel ou une décoction d’orobe légèrement miellée. La plupart du temps il arrive que la membrane qui existe entre les chairs intactes et l’orifice fistuleux, cédant à l'action des remèdes, se détache en entier, et laisse au-dessous d’elle un ulcère très-net. Il y a lieu d'employer alors les agglutinatifs, et principalement l’éponge enduite de miel cuit. Beaucoup de médecins, je le sais, sont d'avis d'introduire dans la fistule de la charpie roulée en forme de tente, et chargée de miel. Mais dans les cas de ce genre on obtient plus promptement l'adhésion des parties que la régénération des chairs; et l’on n’a pas à craindre que la réunion ne se fasse pas entre deux surfaces vives, surtout en employant les moyens convenables, puisque souvent dans l’ulcération des doigts ce n’est qu'avec un soin extrême qu'on peut les empêcher de contracter, en se cicatrisant, des adhérences entre eux.
13. Ilest un autre ulcère appelé xnotoven grec, par comparaison avec un rayon de miel (20).
On en reconnaît deux espèces. Dans l’une, le favus, d’une couleur blanchâtre, ressemble au furoncle, mais il est plus gros et plus douloureux.
ex mulso; si callosior, ex aceto ; idque intus infundendum. Quidquid inditum est, superponenga sunt, quæ refrigerent et reprimant : nam fere, quæ circa fistulam sunt, habent aliquid inflammationis. Neque alienum est, ubi quis resolverit, antequam rursus alia medicamenta conjiciat, per oricularium clysterem fistulam eluere , si plus puris fertur, vino ; si callus durior est, acelo; si jam purgatur, mulso, vel aqua, in qua ervum coctum sit, sic, ut huic quoque mellis paulum adjiciatur. Fere vero fit, ut ea tunica, quæ inter foramen et integram carnem est, victa medicamentis tota exeat, infraque ulcus purum sit. Quod ubi contigit, imponenda glutinantia sunt ; præcipueque spongia melle cocto illita. Neque ignoro multis placuisse, linamentum in modum collyrii compositum tinctum melle demitti : sed celerius id glutinatur, quam impletur. Neque verendum est, ne purum Corpus puro corpori junctum non coeat, adjectis quoque medicamentis ad id efficacibus ; eum sæpe exulceratio digitorum, nisi magna cura prospeximus, sanescendo in unum eos jungat.
13. Est etiam ulceris genus, quod a favi similitudine #npioy à Græcis nominatur : idque duas species habet. Alterum est subalbidum, furunculo simile ; sed majus, et cum dolore majore : quod ubi maturescit, habet foramina, per quæ fertur humor glutinosus et purulentus ; nec tamen
CELSE
On observe, dès qu’il commence à suppurer, un certain nombre de trous qui donnent passage à une humeur glutineuse et purulente; néanmoins il n’arrive jamais à maturité complète, Quand on l’ouvre, il laisse voir beaucoup plus de matières corrompues que le furonele, et lesiége en estaussi plus profond. Rarement on le rencontre ailleur qu'au cuir chevelu. Le favus (xrptov) de la se conde espèce est moins gros, et se produit en relief; il est dur, large, et d’un vert pâle; les ulcérations y sont plus nombreuses, car chaque racine des cheveux en présente par où s'échappe une humeur visqueuse, blanchâtre, ayant Ja consistance du miel ou de la glu, et quelquefois celle de l'huile. Les chairs offrent à l’incision une couleur verte. La douleur et l’inflammation sont# en général assez intenses pour exciter une fièvreh aiguë. On applique avec succès sur le cérion de la première espèce des figues sèches, de la graine de lin bouillie dans de l'hydromel, ainsi que lesk emplâtres et les cataplasmes doués de propriétés attractives , ou enfin les médicaments que j'ail indiqués plus haut à ce sujet, Les mêmes moyens! conviennent à l’autre ulcère; on se sert aussi de farine cuite dans de l’hydromel avec moitié de térébenthine, ou de figues sèches bouillies dansk de l'hydromel, en y ajoutant un peu d’hyssopel écrasé, ou bien un quart de staphysaigre. Si cesb diverses préparations n'ont pas assez d'efficacité, il faut emporter tout l'ulcère jusqu'aux partiesk saines, et après l’excision panser la plaie avec desk remèdes qui seront d’abord suppuratifs, puis détersifs, et enfin cicatrisants.
14. Il y à des excroissances qui ressembient à des verrues, et qui diffèrent autant par le nom que par les caractères. Les Grecs appellent àxpos
ad justam maturitatem pervenit. Si divisum est, multok plus intus corrupti, quam in furunculo, apparet, alliusque | descendit. Raro fit nisi in capillis. Allerum est minus,& super corpus eminens, durum, latum , subviride, subpal:! lidum, magis exulceratum : siquidem ad singulorum pilo-@ rum radices foramina sunt, per quæ fertur humor gluti-{ nosus, subpallidus, crassitudinem mellis, aut visci referens, interdum olei : si inciditur, viridis intra caro apparet, Dolor autem, et inflammatio ingens est, adeo ut acutamt quoque febrem movere consuerint. Super id, quod minus4 crebris foraminibus exasperatum est, recte imponitur et# fieus arida, et lini semen in mulso coctum, et emplastra ac malagmata materiam educentia, aut quæ proprie hue4 pertinentia supra posui. Super alterum, et eadem medicamenta, et farina ex mulso cocta, sic, ut ei dimidium 4 resinæ terebinthinæ misceatur ; et ficus in mulso decocta, cui paulum hyssopi contriti sil adjectum; et uvæ taminiæ À pars quarta fico adjecta. Quod si parum in utrolibet genere medicamenta proficiunt, totum ulcus usque ad sanam carnem excidi oportet. Ulcere ablato, super plagam medicamenta danda sunt, primum, quæ pus citent; deinde, quæ purgent; tum, quæ impleant.