Sunt vero quædam verrucis similia; quorum diversa
ooè0v (21) des tumeurs sous-cutanées qui sont dures, parfois marquées d’aspérités, et sans changement de couleur à la peau. Minces inférieuremenit, elles sont plus larges au sommet, et n’ont qu’un xolume médiocre, puisqu'elles excèdent rarement la grosseur d’une fève. Il est très-rare de n’en voir qu’une à la fois; le plus souvent elles surviennent en assez grand nombre, surtout chez les enfants. Ces tumeurs dans certains cas disparaissent subitement , et d’autres fois elles excitent une inflammation légère, qui suffit pour en déterminer la suppuration. On donne le nom de füutoy à une exeroissance qui s'élève sur le corps eomme une petite verrue. Celle-ci est mince du eûté de la peau, plus large supérieurement, un peu dure et remplie d’aspérités au sommet, dont la couleur, rappelant celle de la fleur de thym, l’a faitnommer f4ymion. C'est aussi le sommet qui est sujet à se fendre, à prendre l’aspect sanguinolent, ou même à fournir une certaine quantité de sang. Le thymion est en général un peu moins gros qu'une fève d'Égypte ; rarement il dépasse ce | volume, et quelquefois il est beaucoup plus petit. On le rencontre, seul ou multiple, à la paume des mains ou à la plante des pieds. Les plus fâcheux ont pour siége les parties honteuses, et là spécialement se fait remarquer l’écoulement sanguin. Sous le nom de uvpuxux, les Grecs ont désigné des tumeurs plus petites que le thymion et plus dures, qui ont des racines plus profondes, et causent une douleur plus vive; elles sont larges à la base, étroites au sommet, laissent échapper moins de sang, et n’excèdent presque jamais la grosseur d'un lupin. El'es choisissent également comme lieu d'élection la paume des mains ou la plante des pieds. C’est surtout
sub cute coit aliquid durius, et interdum paulo asperius, {coloris ejusdem; infra tenue, ad cutem latius : idque Imodicum est, quia raro fabæ magnitudmem excedit. Vix janum tantum eodem tempore nascitur; sed fere plura, ximeque in pueris; eaque nonnumquam subito desimunt, nonnumquam mediocrem inflammationem excitant ; #ub qua etiam in pus convertuntur. At G5urov nominatlur, {quod super corpus quasi verrucula eminet, ad cutem teue, supra latius, subdurum, et in summo perasperum : que saummum colorem floris thymi repræsentat, unde inomen est; ibique facile finditur, et cruentatur ; nonumquam aliquantum sanguinis fundit : fereque citra agnitudinem fabæ Ægyptiæ est, raro majus, interdam rexiguum. Modo autem unum, modo plura nascuntur, ebinpalmis, vel in inferioribus pedum partibus : pessima men in obscœnis sunt; maximeque ibi sanguinem funnt, Musurztz autem vocantur humiliora thymio durioaque : quæ radices altius exigunl , majoremque dolorem went; infra Jata, supra autem tenuia ; minus sanguinis ittunt; magnitudine vix umquam lupini modum exceunt. Nascuntur ea quoque aut in palmis , aut in inferiorius partibus pedum. Clavus autem nonnumquam quidem Liam alibi, sed in pedibus tamen maxime nascitur, præci-
aux pieds que les cors surviennent, bien qu'ils puissent se manifester ailleurs, La plupart du temps produits par une contusion, ils dépendent parfois d'une autre cause, et, lors même qu'ils ne sont pas douloureux dans certains moments, ils le deviennent en marchant. Parmi ces tumeurs verruqueuses, l’acrochordonet le thymion disparaissent souvent d'eux-mêmes, et d'autant plus facilement qu’ils sont moins développés. Mais les myrmécies et les cors guérissent très-difficilement sans traitement. L’acrochordon, une fois coupé, ne laisse aucune racine après lui; aussi ne peut-il plus se reproduire ; tandis que malgré lexcision on verra reparaître le thymion et les cors, tant qu'on n'aura pas extirpé les racines rondes qu’ils envoient jusque dans les chairs. Les myrmécies ont des racines trop étendues, pour qu’il soit possible de les exciser sans amener une grande ulcération. Relativement aux cors, le mieux est de les couper superficiellement de temps à autre; on les ramollit ainsi sans violence, et s’il s'écoule un peu de sang, il en résulte sou-vent qu'ils cessent de se reproduire. On les enlève aussi en les détachant tout autour, puis en appliquant dessus de la résine, à laquelle on ajoute un peu de poudre de pierre meulière. Quant aux autres verrues, on les brûle avec des caustiques. Quelques-uns trouvent un excellent remède dans la lie de vin, mais pour les myrmécies le meilleur moyen consiste dans un mélange d’alun et de sandaraque : toutefois il faut avoir soin de protéger avec des feuilles les parties voisines, afin qu’elles ne soient pas elles-mêmes ulcérées. On se sert ensuite de la lentille comme topique. La figue cuite dans l’eau emporte aussi le thymion.