‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 41 sur 265 · C'est principalement au printemps que les · texte numérisé non relu

C'est principalement au printemps que les

pue ex contuso; quamvis interdum aliter : doloremque, etiamsi non alias, tamen ingredienti movet. Ex his acrochordon et thymium sæpe etiam per se finiantur ; et quo minora sunt, eo magis : myrmecia et clavi sine curatione vix umquam desinunt. Acrochordon., si excisa est, nnllam radiculam relinquit, ideoque ne renascitur quidem : thymio clavoque excisis, subler rotunda radicula nascitur, quæ penitus descendit ad carnem; eaque relicta idem rursus exigit. Myrmecia latissimis radicibus ishærent ; ideoque ne excidi quidem sine magna exuleeratione possunt. Clavum subinde radere, commodissimum est : nam sine ulla vi sic mollescit; ac si sanguinis quoque aliquid emissum est, sæpe emoritur. Tollitur etiam , si quis eum circumpurgat, deinde imponit resinam, eui miscuit pulveris paulum, quem ex lapide molari contfrito fecit. Celera vero genera medicamentis adurenda sunt : aliisque id, quod ex fæce vini; myrmeciis id, quod ex alumine et sandaracha fit, aptissimum est. Sed ea, quæ circa sunt , foliis contegi debent , ne ipsa quoque exulcerentur : deinde postea lenticula imponi. Tollit thymium etiam ficus in aqua cocta.

15. At pustulæ maxime vernis temporibus oriuntur. Earum plura genera sunt, Nam modo circa totum corpus

pustules apparaissent, et on les distingue en plusieurs espèces. Quelquefois en effet toute la surface du corps, et d’autres fois une partie seulement, est couverte d’aspérités semblables aux pustules qui résultent de la piqûre des orties, ou qui surviennent après la sueur. On les nomme en grec exanthèmes, et tantôt elles sont rouges, tantôt elles conservent la couleur de la peau. Il est de ces pustules qui ressemblent à des boutons, d’autres qui sont plus grosses ; on en trouve de livides, de pâles , de noires ou d’une couleur qui n’est pas naturelle, et elles renferment de l’humeur. Des qu'elles viennent à se rompre, on dirait que les chairs sous-jacentes sont ulcérées. Elles ont recu des Grecs le nom dephlyctènes, et naissent sous l'influence du froid, du feu, ou de certains médicaments. Le phlyzacion est une pustule un peu plus dure, blanchâtre pointue, et de laquelle on exprime quelque chose d’humide. On remarque quelquefois, à la suite des pustules, de petits ulcères plus ou moins secs ou humides, dont les uns déterminent seulement du prurit, et dont les autres s’accompagnent en outre de douleur et d’inflammation. Il en sort du pus ou de la sanie, et dans certains eas l’un et l’autre. Ces ulcères sont surtout communs dans l'enfance ; rarement ils attaquent le milieu du corps, mais souvent au contraire les extrémités. La forme pustuleuse la plus grave est celle qu'on appelle épinyctis (22) ; elle est en général d’une couleur presque livide , ou noirâtre ou blanche, entourée d'un cercle inflammatoire très-marqué ; et, lorsqu’elle est ouverte, on trouve à l'intérieur une ulcération couverte de mucosités dont la couleur est semblable au liquide qu'elle contenait. La douleur est plus vive que ne paraît le comporter le volume de la pustule, qui n'excède pas celui

partemve aspritudo quædam fit, similis iis pustulis, quæ ex urtica, vel ex sudore nascuntur : é£xvbfuata Græci vocant. Eæque modo rubent, modo colorem cutis non excedunt. Nonnumquam plures similes varis oriuntur ; nonpumquam majores : pustulæ lividæ, aut pallidæ, aut nigræ, aut aliter naturali colore mutato; subestque his bamor : ubi eæ ruptæ sunt, infra quasi exulcerata caro apparet : g\üxtaivar Græce nominantur. Fiunt vel ex frigore, vel ex igni, vel ex medicamentis. Pavftztoy autem paulo durior pustula est, subalbida, acuta ; ex qua ipsa quod exprimitur, bumidum est. Ex pustulis vero nonnumquam etiam ulcuseula funt, aut aridiora, aut humidiora ; et modo tantum cum prurigine, modo etiam cum inflammatione ac dolore ; exitque ant pus, auf sanies , aut utrumque. Maximeque id evenit in ætate puerili; raro in medio corpore ; s&@pe in éminenfibus parlibus. Pessima pustula est, quæ émetvvxris Vocalur. Ea colore vel sublivida, vel subnigra , vel alba esse consuevit : circa hane autem vehemens inflammatio est; et cum adaperta est, repéritur intus exulceratio mucosa, colore humori suo similis. Dolor ex ea supra magnitudinem ejus est : neque enim ea faba major est. Atque hæc queque oritur in eminentibus partibus, et fere noctu; unde nomen quoque a Græeis ei est imposi-

CELSE

d’une fève; elle envahit également les membres inférieurs, et se déclare presque toujours pendant la nuit; de là même vient le nom que les Grecs lui ont imposé. La promenade, l'exercice, et, enr cas d'empêchement, la gestation, tels sont les moyens que l’on doit employer d'abord dans le traitement général des pustules. Il faut en second lieu diminuer la nourriture, et s’abstenir d’aliments âcres et atténuants. Le même régime sera prescrit aux nourrices, si l'enfant qu'elles allai= tent est atteint d’une affection pustuleuse, Il fautu en outre, quand le sujet est robuste et que les pustules sont peu développées, le faire suer dans le fepidarium, saupoudrer en même temps les pustules avec du nitre, pratiquer des onctions avec l'huile et le vin mélangés, puis enfin le mettre au bain. Si l’on n'obtient rien de ce traites ment, ou si les pustules sont plus grosses, on passe aux applications de lentille, et lorsque la première pellicule est enlevée, on arrive aux remèdes adoucissants. Après la lentille, on em= ploie avec succès, contre l'épinyctis, la renouée ou la coriandre verte. On guérit les ulcères qué les pustules ont fait naître, au moyen de là litharge d’argent , à laquelle on ajoute de la se= mence de fenugrec, de l'huile rosat et du sue de chicorée , jusqu’à ce que le tout ait acquis la con= sistance du miel. Pour traiter les pustules aux= quelles les enfants sont sujets, on prend de pierre pyrite P.*. van; plus, quarante amandes amères et trois verres d'huile. Mais avant d’em= ployer ce topique, on aura soin d’oindre les pus= tules avec la céruse.

16. La gale (23) est caractérisée par une dureté plus grande de la peau, accompagnée de rougeur, et donnant naissance à des pustules dont les unes sont humides et les autres sèches. De quelques

tum. In omni vero pustularum curatione primum esty | multum ambulare atque exerceri; si quid ista prohibet, gestari : secundum est, cibum minuere; abstinere ab omnibus acribus et extenuantibus : eademque nutrices facere oportet, si lactens puer ita affectus est. Præter h&cM is, qui jam robustus est, si pustulæ minutæ sunt, del sudare in balneo debet ; simulque super eas nitrum ins pergere , oleoque vinum miscere, et sic ungi ; Lum descen= dereinsolium. Sinihilsie proficitur, autsi majus pustularum M genus occupavit, imponenda lenticula est; detractaque summa pellicula, ad medicamenta lenia transeundum- Epinyctis post lenticulam, recte herba quoque sanguinali, 4 vel viridi coriandro curatur. Ulcera vero ex pustulis facla # tollit spuma argenti cum semine fœni Græci mista, sic, M ut his invicem rosa atque intubi succus adjiciatur, donec mellis érassitudo ei fiat. Proprie ad eas pustulas, quæ | infantes male habent, lapidis, quem xrvupirny vocant,!l p. *. vus. Cum quinquaginta amaris nucibus miscelur, | adjiciunturque olei cyathi tres. Sed prius ungi ex cerussæ pustulæ debent, fum hoc illini. |

16. Scabies vero est durior cutis, rubicunda; ex quæ pustulæ oriuntur, quædam humidiores, quædam siecio= res. Exit ex quibusdam sanies, fitque ex his continualas

unes il s'écoule de la sanie qui détermine une ulcération habituelle de la peau avec prurit, et le mal chez certaines personnes fait de rapides progrès. Les uns finissent par s’en débarrasser entièrement, et chez d’autres elle revient à des époques fixes de l’année. Plus il y a d’aspérités à la peau, plus la démangeaison est vive et plus l’affection est rebelle. A ce degré la gale est appelée par les Grecs dyptx, e’est-à-dire féroce. lei le régime à suivre est le même que je viens d'indiquer. Un bon remède contre la gale, lorsqu'elle est récente, est la préparation suivante : tutie, safran, verdet, ana, p.*.—; poivre blanc, verjus, ana, P.*. 1.3; Calamine, p. *, vrir. Mais quand elle est déjà compliquée d’ulcérations , on doit préférer celui-ci : soufre, P.*.1.; cire, P. *. 1V.; poix liquide, une hémine et deux setiers d'huile ; faire bouillir le tout ensemble jusqu’à consistance de miel. Il y a encore une autre formule attribuée à Protarchus, et ainsi conçue : Farine de lupin un setier, nitre quatre verres, poix liquide une hémine, résine liquide demi-livre, et vinaigre trois verres. On se trouve bien aussi de mêler, à parties égales, du safran, du lycium, du verdet, de la myrrhe et de la cendre, puis de les faire bouillir dans du vin de raisins cuits au soleil. Ce remède sert, dans tous les cas, à corriger le vice des humeurs. Faute de mieux, le marc d'huile bonil)i jusqu’à réduction des deux tiers, ou le soufre et la poix liquide mélangés, formules que j'ai recommandées pour lesanimaux (24), seront également utiles aux hommes attaqués de la gale.

17. Il y a quatre espèces d'impétigo (25). La moins fâcheuse est celle qui ressemble à la gale; elle s'en rapproche par la rougeur, la dureté,

exulceratio pruriens, serpitque in quibusdam cito. Atque in alils quidem ex toto desinit, in aliis vero certo tempore anui revertitur. Quo asperior est, quoque prurit magis, eo difficihius tollitur. [laque eam, quæ talis est, &yptav, id est feram, Græci appellant. In hac quoque victus ratio eadem, quæ supra, necessaria est. Medicamentum autem ad incipientem hanc idoneum est quod fit ex spodii, croci, æruginis, singulorum p. *.—. piperis albi, omphacii, singulorum, p. *. 1. cadmiæ p. *. vur. At ubi jam exulceratio est, id, quod fit ex sulphuris p. *. 1. ceræ p. *. 1v. picis liquidæ hemina, olei sextariis duobus : quæ simul incoquuntur, dum crassitudo mellis fiat. Est etiam, quod ad Protarchum auctorem refertur. Habet farinæ lupinorum sextarium , nitri cyathos quatuor, picis liquidæ heminam, resinæ humidæ selibram, aceti cyathos tres. Crocum quoque, lycium, ærugo, myrrha, cinis, æquis portionibus recte miscentur, et ex passo coquuntur : idque omnem pituitam utique sustinet. Ac si nihil aliud est, amurca ad terliam partem decocta, vel sulphur pici liquidæ mistum, sicut in pecoribus proposui, hominibus quoque scabie laborantibus opitulantur.

17. Impeliginis vero species sunt quatuor. Minime mala est, quæ simililtudine scabiem repræsentat : nam et ru-

l’ulcération et l'érosion de la peau; mais elle en diffère en ce que l’ulcération est plus considérable, et que les pustules sont semblables à des boutons. De plus, cet impétigo présente de petites bulles qui tombent par désquammation au bout d'un certain temps, et il a aussi des retours plus périodiques que la gale. La seconde espèce est plus grave, elle offre presque l’aspect d'une dartre, mais elle est plus remplie d’aspérités, plus rouge, et elle affecte des formes variables ; il y a en outre exfoliation de l’épiderme, et l’érosion est plus profonde, plus prompte et plus étendue; enfin les époques d'apparition et de disparition sont encore mieux déterminées que dans la première espèce. On désigne celle-ci souslenom d’impétigo rouge. La troisième forme &e cette affection est plus à craindre que les deux autres. En effet, elle est plus épaisse, plus dure et plus saillante. Elle détermine des fentes à l’épiderme et ronge les chairs plus profondément. Cette forme, qui est squammeuse aussi, mais noire, s'étend rapidement en largeur, se montre et disparaît à des époques plus constantes, et ne guérit jamais entièrement. On l’a surnommée la noire. La quatrième espèce , qui résiste à tous les traitements, se distingue des précédentes par une couleur blanchâtre et analogue à celle d'une cicatrice récente ; les écailles qu’elle présente sont pâles ou blanchâtres, ou semblables à unelentille; quand on les fait tomber, il s'écoule quelquefois du sang, mais ordinairement l'humeur est blanche. Dans cette espèce, qui s'étend plus que les autres, la peau est dure et crevassée. Ces divers impétigo attaquent particulièrement les pieds et les mains, et n’épargnent pas même les ongles. Le remède de Protarchus contre la gale, que j'ai déjà fait

bet, et durior est, et exulcerata est, et rodit. Distat autem ab ea, quod magis exulcerata est, et varis similes pustulas habet; videnturque esse in ea quasi bullulæ quædam, ex quibus interposito tempore squamulæ resolvuntur; certioribusque hæc temporibus reverlitur. Alferum genus pejus est, simile papulæ fere, sed asperius rubicundiusque, figuras varias habens : squamulæ ex summa cute discedunt, rosio major est, celerius et latius procedit, certioribusque etiamnum, quam prior, temporibus et fit, et desinit. Rubra cognominatur. Terlia etiamnum deterior est: nam et crassior est, et durior, et magis tumet; in summa cule finditur, et vehementius rodit; ipsa quoque squamosa, sed nigra; proceditque et late, nee tarde; et mious errat in temporibus, quibus aut oritur, aut desinit; neque ex foto tollitur. Nigræ cognomen est. Quartum genus est, quod curationem omnino non recipit, distans colore : nam subalbidum est, et recenti cicatrici simile ; squamulasque habet pallidas, quasdam subalbidas, quasdam lenticulæ similes; quibus demplis, nonnumquan: profluit sanguis, alioquin vero humor cjus albidus est; cutis dura atque fissa est; proceditque latius. Hæc vero omnia genera maxime oriuntur in pedibus, et manibus; atque ungues quoque infeslant. Medi-

connaître, est encore ici le plus convenable. Sérapion se servait de nitre P. * 11, soufre p. * 1v, avec une forte partie de résine, comme excipient.

18. On reconnaît deux sortes de dartres. Dans l'une, la peau, semée d’aspérités dues à la présence de très-petites pustules, est rouge, légèrement excoriée, et un peu plus lisse au centre. Cette dartre s’accroît lentement ; elle est ronde dès le principe, aussi s'étend-elle cireulairement. Les Grecs ont donné le nom d’agria à la seconde espèce, dans laquelle la peau se présente encore, mais à un degré plus prononcé, rugueuse, ulcérée et rouge ; quelquefois même cet état est suivi de la chute des poils. Plus ces affections s’éloignent de la forme ronde, plus elles sont rebelles au traitement ; et quand on ne réussit pas à les guérir, elles se changent en impétigo. Toutefois, lorsqu'elles sont légères , on en vient à bout, en les frottant chaque jour à jeun avec sa salive. Si elles sont plus larges, on parvient sûrement à les enlever en appliquant dessus de la pariétaire écrasée. Relativement aux médicaments composés, celui de Protarchus, déjà cité, a d'autant plus de vertu contre Jes dartres qu'elles ont pris moins de développement. En voici un autre de Myron :

Nitre rouge, encens, ana, p.*. 1.; cantharides émondées, p. *. tr.; soufre non brülé, même dose; térébenthine liquide, p. *. xx.; farine d'ivraie sext., 111. nielle, trois verres ; poix crue, un setier.

19. Bien que les taches n’entraînent par ellesmêmes aucun danger, elles sont d’un aspect repoussant, et l'indice d’une mauvaise constitution. On en distingue trois espèces. On appelle dos (26) une tache blanche, un peu rude au toucher, mais dont les aspérités, au lieu d’être

camentum non aliud valentius est, quam quod ad scabiem quoque pertinere sub auctore Protarcho retuli. Serapion autem, nitri p. *. 1. sulphuris p. *. 1v. excipiebat resina copiosa , eoque utebatur.

18. Papularum vero duo genera sunt. Alterum, in quo per minimas pustulas catis exasperatur, et rubet, leviterque roditur ; medium habet pauxillo lævius ; tarde serpit : idque vitium maxime rotundum incipit, eademque ratione in orbem procedit. Altera autem est, quam &ypiæv Græci appellant : in qua similiter quidem, sed magis cutis exasperatur, exulceraturque, ac vehementius et roditur, et rubet, et interdum etiam pilos remittit. Quæ minus rotunda est, difficilius sanescit : nisi sublata est, in impetiginem vertitur. Sed levis papula etiam, si jejuna saliva quolidie defricatur, sanescit : major, commodissime murali herba tollitur, si super eadem trita est. Ut vero ad composita medieamenta veniamus, idem illud Protarchi tanto valentius in his est, quanto minus in-his vitii est. Alterum ad idem Myronis : nitri rubri, thuris, singulorum p. *. 1. cantharidum purgatarum p. *. 1. sulphuris ignem non experli tantumdem, residæ erebinthinæ liquidæ p. *. xx. farinæ Jaliis seXt. mr. gith eyathi tres, picis crudæ sextarius.

Page 1