Vitiligo quoque, quamyis per se nullum periculum
CELSE
confluentes, paraissent disséminées comme des gouttelettes. Cette tache est quelquefois assez large, et s'étend, en laissant cà et là quelques intervalles. Le y£hxs présente les mêmes caractères que l'alphos, à l'exception de la couleur, qui est noire et semblable à celle de ombre. La tache dite eux rappelle assez bien l’a/phos, mais elle est plus blanche et plus profonde; sur ce point, les poils deviennent blancs et lanugineux. Toutes ces taches font des progrès; mais ils sont plus rapides chez les uns , et plus lents chez les autres. L'a/phos et le mélas surviennent et disparaissent à des époques indéterminées; la /eucé, an contraire, abandonne trèsdifficilement la place qu’elle a une fois envahie. Les deux premières espèces sont assez accessibles aux moyens detraitement, tandis que la dernière est pour ainsi dire incurable ; et, lors même qu’on obtient quelque amélioration, la peau ne reprend jamais une coloration naturelle. Il est facile, au reste, de savoir par expérience quelles sont les taches susceptibles ou non d’être guéries. II suffit d’inciser la peau ou de la piquer avec une aiguille : s’il en sort du sang (ce qui presque toujours arrive dans les deux formes précédentes), il y a lieu de médicamenter; maiss’il s'écoule une humeur blanchâtre, le cas est sans remède, et l'on ne doit par conséquent faire aucune tentative. Sur les taches qui ont quelque chance de guérir, on fait des applications de lentille écrasée dans du vinaigre, et mêlée avec du soufre et de l’encens. On regarde Irénée comme l'auteur de cette formule, faite pour le même objet : Parties égales d'écume de mer, de nitre, de cumin, de feuilles sèches de figuier, broyées et mélées ensemble dans du vinaigre; ce mélange
adfert, tamen et fœda est, et ex malo corporis habitu fit. Ejus tres species sunt. "A)90ç vocatur, ubi color albus est, fere subasper et non continuus, ut quædam quasi guitæ dispersæ esse videantur : interdum etiam latius, et cum quibusdam intermissionibus serpit. M£x; colore ab hoc differt, quia niger est, et umbræ similis : cetera eadem sunt. AevxÀ habet quiddam simile alpho, sed magis albida est, et altius descendit; in eaque albi pili sunt, et lanugini similes. Omnia hæc serpunt : sed in aliis celerius, in aliis tardius. Alphos et melas in quibusdam variis temporibus et oriuntur et desinunt : leuce, quem occupavit, non facile dimittit. Priora eurationem non difficillimam recipiunt : ultimum vix umquam sanescit ; ac, si quid ei vitio demptum est, tamen non ex toto sanus color redditur. Utrum autem aliquod horum sanabile sit, an non sit, experimento facile colligitur. Jneidi enim cutis debet, aut acu pungi : si sanguis exit, quod fere fit in duobus prioribus, remedio locus est; si humor albidus, sanari non potest. Itaque ab hoc quidem abstinendum est. Su: per id vero, quod curationem recipit, imponenda lenticula mista cum sulphure et thure, sic, ut ea contrita ex aceto sit. Aliud ad idem, quod ad Irenæum auctorem refertur : alcyonium, nitrum, cuminum, fici folia arida paribus portionibus contunduntur, adjecto aceto. His in sole viti-
sert à frotter la tache au soleil, et peu de temps après on a soin de la laver, pour éviter une trop forte érosion. Le remède suivant, composé par Myron, est spécialement employé contrel’alphos: soufre , P. *.—. ; alun de plume, P.*. —. ; nitre, P. *.——.; myrtesec, écrasé, un acétabule. On doit mêler le tout ; puis, dans le bain, on répand de la farine de fève sur le mal, après quoi l’on fait usage du topique. Pour guérir les taches mélaniques, on broie et on mêle ensemble de l'ééume de mer, de l’encens, de l'orge et des fèves. C’est dans le tépidarium, et avant la sueur, qu'il faut appliquer ce mélange sans huile; on s’en sert ensuite pour frotter les taches.