‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 50 sur 265 · Præter bec imbecillitas oculorum est, ex qua qui · texte numérisé non relu

Præter bec imbecillitas oculorum est, ex qua qui

visuel, il en existe un autre qui consiste à distinguer passablement les objets dans le jour , et à ue plus rien voir pendant la nuit. Les femmes bien réglées ne sont pas sujettes à cette maladie. Ceux qui en sont atteints doivent faire rôtir un foie de boue, ou toutau moins un foie de chèvre, et se servir du jus qui découle pendant la cuisson, pour faire des onctions sur Îles yeux, et manger ensuite le foie même. On peut aussi tirer parti des médicaments employés pour diminuer les cicatrices, et enlever les granulations des yeux. Quelques-uns ajoutent aux semences de pourpier, préalablement écrasées , une suffisante quantité de miel pour quele médicament ne puisse dégoutter de la sonde, et ils s’en servent en onctions. L'exercice, les bains , les frictions, les gargarismes, recommandés déjà dans les affections précédentes, conviennent encore dans celle-ci. 39. Ces diverses maladies prennent naissance pour ainsi dire à l'intérieur du corps; mais l'œil est encore exposé à des lésions externes, et c'est ainsi qu’un coup peut produire un épanchement de sang. La meilleure manière de remédier à cet accident est d’appliquer sur les yeux du sang de pigeon , de ramier ou d’hirondelle. Cette pratique en effet n’est pas dépourvue de raison ; ear lorsque ces oiseaux ont recu quelque blessure à l’œil, cet organe revient bientôt à son intégrité première, et cela même a lieu très-promptement chez l'hirondelle. Telle est l’origine de la fable qui donne à celle-ci la science de guérir ses petits au moyen d’une herbe , tandis que la guérison s'opère spontanément. Ce sont donc là d'excellents remèdes contre les lésions externes de l'œil, et voici l’ordre à suivre relativement aux

vertus que le sang de ces oiseaux possède pour |

eux-mêmes et pour nous : d’abord le sang d’hi-

dam interdiu satis, noetu nihil cerpunt : quod in fœminam bene respundentibus menstruis non cadit. sed sic Jaborantes ipungi oportet sanie jocinoris, maxime hireini ; sin minus, caprini, ubi id assum coquitur, excepla : at que edi quoque ipsum jecur debet. Lieet tamen etiam iisdem medicamentis non inutiliter uti, quæ vel cicatrices » vel aspritudinem extenuant. Quidam contrito semine portulacæ mel adjiciunt eatenus, ne id ex specillo destillet, eoque inungunt. Exercitationibus, balneo,, frictionibus, gargarizationibus iisdem bis quoque utendum est.

39. Et hæc quidem in ipsis corporibus oriuntur. Extrinsecus vero interdum sic ictus oculum k&dit, ut sanguis in eo suffundatur. Nihil commodius est, quam sanguine vel columbæ, vel palumbi, vel hirundinis inungere. Neque id sine causa sit; cum horum acies extrinsecus lsa, interposito fempore in antiquum. stalum redeat, celerrimeque hirundinis. Unde etiam locus fabulæ factus est, ver parentes id herba restitui, quod per se sanescit. Eo- Eu) ergo sanguis nostros quoque oculos ab exlerno cisu gommodissime tuetur, hoc ordine ; ut sit hirundinis optimus, deinde palumbi, minime cfficax columbæ, et illi igsi, et nobis. Supra percussum vero oculum, ad inflam-

CEËESE.

rondelle, qui estle meilleur ; puis celui du ramier; eten dernier lieu celui du pigeon, qui est lemoins efficace. On ne doit pas négliger enoutre, quand œil a subi quelque violence, d'appliquer des cataplasmes; pour calmer l'inflammation. On prend à cet effet du sel ammoniac ou tout autre sel, qu'on pile très-exactement; on ajoute peu à peu de l’huile pour avoir la consistance convenable ; et l’on y mêle ensuite de la farine d'orge bouillie dans de l’hydromel. En résumé cependant, lors-

qu'on a passé en revue tout ce que les médecins À

ont écrit à ce sujet, il est facile de reconnaître que parmi les affections dont nous avons parlé, il n’en est pas une peut-être qu'on ne puisse guérjr aussi bien par des remèdes très-simples, et qui se trouvent pour ainsi dire sous la main. VIE. 1. Nous venons de signaler les maladies

des yeux, que l’on parvient le plus souvent à !

guérir par le secours des médicaments ; nous ar-

rivons maintenant aux affections de l'oreille, | dont les fonctions dans l’ordre de la nature sont k

immédiatement placées après celles de l'œil. Ces nouvelles affections présentent beaucoup plus

de danger ; car ies maux d’yeux ne sévissent que À

sur l'organe même, tandis que, pour l'oreille, on voit parfois la douleur et l’'inflammation amener brusquement le délire et la mort. De là nécessité de combattre le mal dès le principe, afin de prévenir des accidents plus redoutables. En conséquence, il faut à la première douleur observer le repos et la diète, puis le lendemain, si le mat est plus intense, raser la tête, y faire des onc-

tions chaudes avec la pommade d'’iris, et la bien k couvrir. Une vive douleur, accompagnée de fiè- k vre et d’insomnie, exige de plus une saignée; et 4 si quelque raison ne permet pas de la faire, on À prescrira des lavements. Des cataplasmes chauds l

malionem leniendam, non est alienum imponere etiam ca-

taplasmata. Sal ammoniacus, vel quilibet alius quan Op | time teri debet, sic, ut ei paulatim oleum adjiciatur, do- k

nec crassitudo strigmenti fiat; id deinde miscerdum est cum hordeacea farina, quæ ex mulso decocta sit. Facile autem, recognitis omnibus, quæ mediei prodidérunt, ap

parere cuilibet potest, vix ullum ex üs, quæ supra com- k

prehensa sunt, oculi vitium esse, quod non simplicibus quoque, et promptis remediis submoveri possit. VIE. 1. Hacleous in oculis ea reperiuutur, in quibus me-

dicamenta plurimum possunt : ideoque ad aures transeun-.

dum est, quarum usum proximum a luminibns natura nobis dedit. Sed in bis aliquanto majus periculum est : nam vitia oculorum intra ipsos nocent ; aurium inflammationes doloresque , interdum etiam ad dementiam mortem-

que præcipitant. Quo magis inter inilia protinus succur=

rendum est, ne majori periculo locus sit. Ergo ubi primum dolorem aliquis sensit, abstinere et continere se debet. Postero die, si vehementius malum est, caput tondere, idque irino unguento calido perungere, et operire. A magous cum febre vigiliaque dolor exigit, ut sanguis quo que mittatur. Si id aliquæ causæ prohibent , alvus solvenda

et souvent renouvelés produisent aussi de bons effets; on les prépare avec la farine de lin, de fenugrec, ou quelque autre semblable, bouillie dans de l'hydromel. On setrouve bien encore d'appliquer sur l'oreille des éponges imbibées d’eau chaude. Lorsque la douleur est calmée, on enduit le contour de l'organe malade de cérat fait avec l'huile d'iris ou de troëne : dans certains cas cependant on doit préférer celui dans lequel il entre de l'huile rosat. Si la violence de l’inflammation fait perdre entièrement le sommeil , on ajoute aux cataplasmes moitié de têtes de pavots frites et écrasées; et le tout bien mélangé est traité par ébullition dans du vin de raisins secs. Il convient encore d’injecter dans l’oreille certains liquides médicamenteux , qu’on doit toujours employer tièdes : le sérigil (6) est un instrument très-convenable pour ces injections : dès que l'oreille est remplie , il faut en boucher l'entrée avec une laine molle, pour contenir le liquide à l’intérieur ; la règle constante est d'agir ainsi. Les médicaments dont on se sert sont l'huile rosat, le suc de la racine du roseau, l'huile dans laquelle on a fait bouillir des vers de terre, l'huile d'amandes amères, ou celle qu’on exprime des noyaux de pêche. Comme compositions destinées à calmer la douleur et l'inflammation, on fait généralement usage des préparations suivantes : castoreum et larmes de pavot, que l'on triture à parties égales, et auxquels on ajoute du vin de raisins secs; opium, safran, myrrhe, qu'on écrase de même à parties égales, en versant alternativement de l'huile rosat et du vin de raisins secs : la partie amère de la fève d'Égypte pilée et additionnée d’huile

est. Cataplasmata quoque calida, subinde mutata, proficiunt ; sive fœni Græci, sive lini , sive alia farina ex mulso decocta. Recte etiam subinde admoventur spongiæ, ex M aqua calida expressæ. Tum, levato dolore, ceratum cir- | eumdari debet ex irino, aut cyprino factum : in quibusdam “tamen melius, quod ex rosa est, proficit. Si vehemens inflammatio somnum ex tolo prohibet , adjici cataplasmati debent papaveris cortices fricti atque contriti, sic, ut ex his pars dimidia sit ; eaque tum simul mixta ex passo deeoguuntur. In aurem vero infundere aliquod medicamen- “tum oportet; quod semper ante tepeñeri convenit : commodissimeque per strigilem instillatur. Ubi auris repleta “est, super lana mollis addenda est, quæ humorem intus “contineat. Et hæc quidem communia sunt. Medicamen-

{um vero est et rosa, et radicum arundinis succus, et “oleum, in quo lumbrici cocti sunt, et humor ex amaris “uucibus, aut ex nucleo mali Persici expressus. Componsita vero ad inflammationem doloremque leniendum hæc -|fere sunt : castorei, papaveris lacrimæ pares portiones *|conteruntur, deinde adjicilur his passum : vel papaveris “| hacrimæ, croci, myrrbæ par modus sic teritur, ut invicem modo rosa, modo passum instilletur : vel id, quod ara- » [ram in Ægyptia faba est, conteritur, rosa adjecta; quibus myrrhæ quoque paulum a quibusdam miscetur, vel papave-

rosat : quelquefois on fait entrer dans ce mélange un peu de myrrhe, ou d’opium, ou de l’encens, avec du lait de femme. Autres mélanges : huile d'amandes amères et huile rosat: oucastoreum , myrrhe, opium, de chaque parties égales; plus, du vin deraisins secs ,ousäfran P.*.—; myrrhe, alun de plume, ana p. *. — : ajoutez peu à peu pendant la trituration trois verres de vin de raisins secs et moins d’un verre de miel. C’est un des meilleurs remèdes. L’opium dissous dans du vinaigre est également en usage. On peut employer enfin la préparation de Thémison qui a pour ingrédients : castoreum, opopanax, sue de pavot, ana P. *. 11. écume de lycium p. *. 1v. Ces substances , triturées dans du vin de raisins secs jusqu’à consistance de cérat, sont ensuite mises en réserve. Quand vient le moment de s’en servir, on y ajoute une nouvelle quantité de vins de raisins sees, et on les délaye avec la sonde. Règle générale : toutes les fois qu'une de ces préparations est devenue trop épaisse pour qu'on puisse l’injecter dans l'oreille, il faut lui rendre la liquidité convenable, en y versant une nouvelle quantité de la liqueur qui doit entrer dans la composition.

2. S'il se forme une suppuration dans l’oreille, il est utile d’y introduire soit du lycium seul, soit de l’onguent d'iris ; ou encore, du suc de poireauet du miel, ou du suc de centaurée et du vin de raisins secs, ou du suc de grenade qu’on fait bouillir dans l'écorce même, en y ajoutantun peu de myrrhe. Le mélange suivant n’est pas moins convenable : myrrhe enlarmes p. *. 1.; safran même quantité; amandes amères xx. ; miel un demi-verre : on broie ces substances en-

ris lacrimæ, aut thus cum muliebri lacte : vel amararum nucum cum rosa suceus : vel castorei, myrrhæ, papaveris lacrimæ pares portiones cum passo : vel croci p. * —. myrrbæ, aluminis scissilis, singulorum p. *. —. quibus, dum teruntur, paulatim miscentur passi cyathi tres, mellis minus cyatho ; idque ex primis medicamentis est : vel papaveris lacrima ex aceto. Licet etiam compositione uli Themisonis; quæ habet castorei, opopanacis, papaveris lacrimæ , singulorum p. *. 1. spumæ lycii p. *. 1v. quæ contrita passo excipiuntur, donec cerati crassitudinem habeant, atque ita reponuntur. Ubi usus requirit, rursus id medicamentum, adjecto passo, specillo teritur. Illud perpetuum est, quotiescumque crassius medicamentum est, quam ut in aurem instillari possit, adjiciendum eum esse humorem, ex quo id componi debet, donec satis liquidum sit.

2. Si vero pus quoque aures habent, recte lycium per se infunditur, aut irioum unguentum; aut porri succus cum melle; aut centaurii suceus cum passo; aut dulcis mali Punici suceus in ipsius cortice tepefactus, adjecta myrrhæ exigua parte. Recle etiam miscentur myrrhæ, quam oxaxtv Cognominant, p. *.1. eroci tantumdem, nuces amaræ xxv; mellis sesquicyathus : quæ confrila, cum utendum est, in cortice mali Punici tepeliunt. La

semble, et pour l'usage on les fait tiédir dans une écorce de grenade. Les médicaments composés pour faire disparaître les ulcères de la bouche, guérissent également ceux des oreilles.

Quand ces ulcères sont invétérés et qu'il s'en écoule beaucoup de sanie, on a recours utilement à cette préparation, dont Érasistrate paraît avoir donné la formule: poivre p.*.—.; safran p.*. —.; myrrbe, misy bouilli, ana p. *. 1; cuivre brûlé ». *.ur. Le tout est broyé dans du vin; puis, dès que le mélange est sec, on y verse trois hémines de vin de raisins secs, on fait bouillir de nouveau, et au moment de s’en servir on y ajoute une dose de miel et de vin. Il y a encore le remède du chirurgien Ptolémée, qui se compose de lentisque p. *. —.; noix de galle P. *. —.; verjus P.*. 1.; et de suc de grenade. Celui de Ménopbile est de même très-eflicace, et se prépare ainsi : poivrelongp. *.1;castoreum p.*. #1. ÿmyrrhe, safran, suc de pavot, nard de Syrie, encens, écorce de grenade, fève d'Égypte, seulement l'intérieur, amandes amères et miel d'excellente qualité, ana P.*.1v.; on ajoute pendant la trituration une suffisante quantité de très-fort vinaigre, pour donner au mélange la consistance de vin de raisins secs. En voici un autre de Craton : cannelle, casia, ana P. *. —.; lycium, nard, myrrhe, ana p. “.1.; aloès p.*. 11. miel trois verres, vin un setier : on fait d’abord bouillir le Iycium dans le vin, puis on y fait entrer les autres drogues. Si la suppuration est abondante et fétide, on prend : verdet ratissé, encens p.*. 11;,miel deux verres et quatre de vinaigre; on fait bouillir le tout ensemble, et pour l'usage on ajoute du vin doux. On mêle aussi, à parties égales, alun de

quoque medicamenta, quæ oris exulcerati causa compoauntur, æque ulcera aurium sanant. Quæ si vetustiora sunt, et mulla sanies fluit, apta compositio est, quæ ad auctorem Erasistratum refertur : piperis p. *. —. croci p.*. —. myrrhæ, misy cocli, singulorum p. *. 1. æris combusti p. *. 1. Hæc ex vino teruntur : deinde ubi inaruerunt, adjiciuntur passi heminæ tres, et simul incoquuotur : cum utendum est, adjicitur bis mel et vinum. Est ctiam Plolemæi chirurgi medicamentum, quod habet lentisci p. *. —. gallæ p. *. —. omphacii p. *. 1. succum Punici mali. Est Menophili validum admodum, quod ex his constat : piperis longi p. *. 1. castorei p. *. 1. myrrbæ, croci, papayeris lacrimæ, nardi Syriaci, Lhuris, malicorii, ex Ægyptia faba partis interioris, nueum amararum, mellis quam optimi, singulorum p. *. 1v. quibus, dum teruntur, adjicitur acetum quam acerrimum, donec crassitudo in his passi fial. Est Cratonis : cinnamomi, casiæ , singulorum p. *. —. lycii, mardi, myrrhæ, singutorum p. *. 1. aloes p. *. 11. mellis cyathi tres, vini sextarius : ex quibus lycium cum vino decoquitur, deinde his alia miscentur. At si multum puris, malusque ador est, æruginis rasæ, thuris, singulorum p. *. 11. mellis cyathi duo, aceli quatuor simul incoquuntur : ubi utendum est, dulce vinum miscetur. Aut aluminis sciscilis, papaveris lacri-

CEESE.

plume , suc de pavot et d’acacia; l’on ajoute” du suc de jusquiame, mais à une dose plus fai ble de moitié qu’une seule partie des autres in-" grédients; ensuite on écrase le tout , et on délayem dans du vin. Le sue de jusquiame est déja par lui-même un assez bon remède.

3. Asclépiade est l’auteur d’un remède qui s'applique à toutes les maladies de l’oreille, et qui a déjà reçu la sanction de l'expérience. On y trouve : cannelle, casia, ana p. *. 1; fleurs de” jonc rond, castoreum, poivre blanc et long, amome, myrobolan, ana P.*. 11. ; encens mâle, nard de Syrie, myrrhe grasse, safran, écume de nitre, ana p. *, tt, Ces substances, broyées séparément, sont ensuite mêlées ensemble, et triturées de nouveau dans du vinaigre. On con serve ainsi Ce mélange, et, au moment de s’en servir, on prend du vinaigre pour le délayer. Le sphragis de Polybe, liquéfié dans du vin doux, est aussi un remède général contre les ma= ladies de l'oreille. J'en ai donné la formule dans le livre précédent. Lorsqu'il y a tumeur et écoulement de sanie, il faut déterger l'oreille en y injectant du vin mixtionné à l’aide d’une petite seringue; on y introduit ensuite par le même moyen, soit du vin astringent mêlé avec de l'huile rosat et un peu de tutie, soit du lycium et du lait, soit du sucderenouéeetde l’huilerosat, soit dusue de grenade avec une légère quantité de myrrhe:

4. Quand lesulceres sont sordides, il vaut mieux les déterger avec de l'hydromel, puis injecter dans l'oreille une des préparations indiquées plus haut, ayant le miel pour ingrédient. Si la suppuration devient plus abondante, il faut se faire: raser la tête, l’arroser abondamment d’eau chaude,

mæ, acaciæ succi par pondus miscetur, hisque adjicitur hyoscyami succi dimidio minor, quam unius ex superioris bus, portio; eaque trita ex vino diluuntur. Per se quoque hyoscyami succus satis proficit.

3. Commune vero auxilium adversus omnes aurium casus, jamque usu comprobatum Asclepiades composuit, In eo sunt cinnamomi, casiæ, singulorum p. *. 1. floris » junci rotundi , eastorei, albi piperis, longi, amomi, my-# robalani , siogulorum p. *. 11. thuris masculi, nardi Syriaci, myrrhæ pinguis, croci, spumæ nitri, singulorunns p. *. ui. qua separatim contrita, rursus mista, ex aceto conteruntur; atque ita condila, ubi ufendum est, acelo diluuntur. Eodem modo commune auxilium auribus labo- # rantibus est Polybi sphragis ex dulei vino liquata : quæ compositio priori libro continetur. Quod si et sanies pro: # fluit, et tumor est, non alienum est, misto vino per ori- | cularium clysterem eluere; et tum infundere vinum aus: 4 terum cum rosa mistum, cui spodii paulum sit adjectum, # aut Iycium cum lacte, aut herbæ sanguinalis suceum cum s rosa, aut mali Punici suceum cum exigua myrrhæ parte. #

4. Si sordida quoque ulcera sunt, melius mulso eluun- # tur; et Lum aliquod ex iis, quæ supra scripta sunt, quod ! mel habeat, infunditur. Si magis pus profluit, et caput utique tondendum, et mulla calida aqua perfundendum, #

employer les garsarismes, se promener jusqu’à Ja fatigue, et prendre peu d'aliments. Si ces ulcères sont en même temps sanguinolents, on fait des injections avec du lycium et du lait, ou bien avec une décoction de feuilles de roses, à laquelle on ajoute du suc de renouée ou d'acacia. S'il se forme des chairs fongueuses d’où s’écoule une sanie fétide , on commence par déterger avec de l’eau tiède, et l’on se sert en injection d’une préparation composée d’encens, de verdet, de vinaigre et de miel; ou l’on prend simplement du miel bouilli avec du verdet. On peut encore insuffler, à l’aide d’un chalumeau, de l’écaille de cuivre pilée avec de la sandaraque.

5. Lorsque des vers ont pris naissance dans l'oreille, on doit, s'ils sont à proximité, les extraire avec un cure-oreille ; s’ils sont trop éloignés, il faut employer, pour les tuer, des remèdes convenables, et les empêcher de se reproduire. L’ellébore blanc écrasé dans du vinaigre atteint ce double but. Il est nécessaire aussi de nettoyer l'oreille avec du vin dans lequel on à fait bouillir du marrube. Les vers une fois privés de vie tombent dans l'oreille externe, d’où il est très-facile de les retirer.

6. Si l’orifice externe est bouché, et s’il séjourne en dedans une sanie épaisse, il faut désobstruer l'oreille en y introduisant du miel de la meilleure qualité. Quand ce moyen est insuffisant, on fait bouillir ensemble pour le même usage un verre et demi de miel , et de verdet ratissé p. * 11. On obtient d’aussi bons elfets en se servant d'iris et de miel, ou d’un mélange composé de galbanum pP. *, 11.3 myrrhe et fiel de taureau , ana p. *. ——.,; vin quantité suffisante pour délayer la myrrhe.

et gargarizandum , et usque ad lassitudinem ambulandum, et cibo modico uteudum est. Si cruor quoque ex ulceribus apparuit, lycium cum lacte debet infundi ; vel aqua, in qua rosa decocla sit, succo aut herbæ sanguinalis, aut acaciæ adjecto. Quod si super ulcera caro increvit, eaque mali odoris saniem fundit, aqua tepida elui debet; tum infundi id, quod ex thure et &rugine et aceto et melle fit; aut mel cum ærugine incoctum. Squama quoque æris cum sandaracha contrita per fistulam recte instillatur.

5. Ubi vero vermes orti sunt, si juxta sunt, protrahendi oriculario specillo sunt : si longius, medicamentis enecandi, cavendumque, ne poslea nascantur. Ad utrumque proficit album veratrum enm aceto contritum. Elui quoque aurem oportet vino , in quo marrubium decoctum sit. Emorlui vermes in primam auris partem prolabuntur, unde facillime educi possunt.

6. Sin foramen auris compressum est, ef intus crassa sanies subest, mel quam optimum addendum est. Si id parum proficit, mellis cyatho et dimidio, æruginis rasæ P- *. 11. adjiciendum est, incoquendumque, et eo utendum. Iris quoque cum melie idem proficit. Item galbani p. *. 1. myrrhæ et fellis taurini, singulorum p. *, — —. vini quantui satis est ad myrrham diluendam.

7. Dès qu’il existe un commencement de surdité (ce qu'on observe le plus souvent après des céphalalgies opiniâtres ), on doit en premier lieu bien examiner l'oreille; car on peut y découvrir, soit une croûte comme il s’en forme sur les ulcères, soit un amas d’ordures. Dans le premier cas on fait une injection avec de l'huile chaude, ou l'on se sert de verdet et de miel, ou de sue de poireau, ou d’un peu de nitre dissous dans de l'hydromel. Quand la croûte se détache, on l’entraine par des injections d’eau chaude, et il devient alors plus facile de l'enlever au moyen de la sonde auriculaire. S'il s’est amassé dans l’oreille des ordures sans consistance, le même instrument suffit pour les retirer; mais si elles offrent trop de dureté, on doit injecter du vinaigre tenant en dissolution un peu de nitre; et, après les avoir ramollies, on nettoie par le même procédé l’intérieur de l'organe, qu’on débarrasse entièrement. Si la tête est toujours pesante, il faut la raser, et pratiquer sur le cuir chevelu des frictions légères, mais longtemps prolongées, avec de l'huile d’iris ou de laurier, en ajoutant à l’une ou à l’autre une petite quantité de vinaigre; il faut aussi faire de longues promenades, et, après les onctions, fomenter doucement la tête avec de l’eau chaude. Les aliments seront tirés de la dernière classe et de la moyenne; et quant aux boissons, elles seront très-affaiblies. 11 sera bon parfois d'employer les gargarismes. On fera des injections avec un mélange de castoreum, de vinaigre, d'huile de laurier et de suc tiré de l'écorce de raifort, ou bien avec du suc de concombre sauvage, auquel on ajoute des feuilles de roses écrasées. Le jus de raisin encore vert, injecté dans l'oreille avec de l’huile rosat, est

7. Ubi vero gravius aliquis audire cœpit (quod maxime post longos capitis dolores evenire consuevit), in primis aurem jipsam considerare oportet : apparebit enim aut crusta, qualis super ulcera innascitur, aut sordium coitus. Si crusta est, infundendum est aut oleum calidum, aut cum melle ærugo, vel porri succus, aut cum mulso nitri paulum : atque ubi crusta a corpore jam recedit, eluenda auris aqua tepida est, quo facilius ea per se diducta oriculario specillo protrahatur. Si sordes, eæque molles sunt, eodem specillo eximendæ sun£ : at si duræ sunt, acetum et cum co nitri paulum conjiciendum est ; cumque emollilæ sunt, eodem modo elui aurem, purgarique oportet. Quod si capilis gravitas manet, attondendum idem, et leniter, sed diu perfricandum est, adjecto vel irino vel laureo oleo, sic, ut utrilibet paulum aceti misceatur ; tum diu ambulandum , leniterque post unctionem aqua calida caput fovendum ; cibisque utendum ex imbecillissima et media materia; magisque assumendæ dilutæ potiones ; nonnumquamn gargarizandum est, Infundendum autem in aurem castoreum eum aceto et laureo oleo et succo radiculæ corticis ; ant cucumeris agrestis succus , adjectis: contritis rosæ foliis. Immaturæ quoque uvæ succus Curx rosa instillatus, adversus surditatem satis proficil.

aussi d'un utile secours contre la surdité.

8. L’audition peut encore être troublée par des bourdonnements d'oreille qui s'opposent à la perception des sons extérieurs. Produit par un coryza, ce mal ne constitue qu'une très-légère incommodité ; il est plus fâcheux , s’il dépend de quelque maladie ou de maux de tête persévérants; et il devient des plus à craindre lorsqu'il paraît occasionné par une affection grave, et notamment par l'épilepsie. Si le bourdonnement a pour, cause un coryza, il faut nettoyer soigneusement l'oreille, et retenir ensuite son haleine jusqu’à ce qu'un peu d'humeur écumeuse sorte par le conduit auditif. S’il est dans la dépendance d’une céphalalgie ou d’un état morbide, on doit faire tout ce qui a déjà été prescrit relativement à l'exercice, aux frictions, aux affusions et aux gargarismes, et quant au régime, ne prendre que des aliments atténuants. On fera des injections avec du suc de raifort associé à l'huile rosat ou au suc de concombre sauvage, ou l’on se servira d'un mélange de castoreum, de vinaigre et d'huile de laurier. On peut écraser aussi de l’ellébore dans du vinaigre, prendre du miel cuit comme excipient, et, après avoir disposé ce remède en forme de tente, l’introduire dans l’oreille. Le bourdonnement qui ne reconnaît aucune des causes indiquées ci-dessus inspire par cela même une nouvelle inquiétude; et, dans ce cas, il convient d’injecter du castoreum mélangé soit avec du vinaigre, soit avee de l'huile d'iris ou de laurier. On emploie de même le castoreum et l'huile de laurier en y ajoutant du suc d'amandes amères; ou bien la myrrhe et le nitre, additionnés d'huile rosat et de vinaigre. On doit plus attendre néanmoins du régime que

8. Aliud vitü genus est , ubi aures intra se ipsæ sonant. Atque hoc quoque fit, ne externum sonum accipiant. Levissimum est, ubi id ex gravedine est : pejus, ubi ex morbo, capitisve longis doloribus incidit : pessimum, ubi, magnis morbis venientibus, maximeque comitiali, provenit. Si ex gravedine est, purgare aurem oportlet, et spiritum conlinere, donec inde humor aliquis exspumet. Si ex morbo vel capitis dolore, quod ad exercitationem , frictionem, perfusionem, gargarizationem pertinet, eadem facienda sunt : cibis non utendum nisi extenuantibus : in aurem dandus radiculæ succus cum rosa, vel eum succo radicis ex cucumere agresti; vel castoreum cum aceto, et laureo oleo. Veratrum quoque ex aceto conteritur, deinde melle cocto excipitur, et inde collyrium factum in aurem demnitlitur. Si sine his cœpit, ideoque novo metn terret, in aurem dari debet castoreum eum aceto, vel irino, aut laureo oleo ; aut huic mistum castoreum cum sueco nucum amararum ; aut myrrha et nitrum cum rosa et aceto. Plus tarnen in hoc quoque proficit victus ratio : eademque facienda sunt, quæ supra comprehendi, cum majore quoque diligentia ; et præterea, donec is sonus finiatur, a vino abstinendum. Quod si simul et sonus est, et inflammatio, laureum oleum conjecisse abunde est, aut id, quod ex

du traitement; aussi faut-il observer avec une attention plus grande tout ce que j’ai prescrit plus haut, et en outre s’abstenir de vin jusqu’à ce que les bourdonnements aient disparu. S'il existe en même temps de l’inflammation , ilsuffira de verser dans l'oreille de l’huile de laurier, ou celle qu'on exprime des amandes amères. Quelquesuns croient devoir y ajouter du castoreum ou de la myrrhe.

9. Il n'est pas rare non plus que des corps étrangers, comme une pierre ou un insecte, pénètrent dans l'oreille. Si c'est une puce, on cherche à l’expulser au moyen d’un flocon de laine sous lequel elle vient se placer, de sorte qu’on retire le tout ensemble. Sielle n’est pas sortie, ou s’il s’agit d’un autre insecte, il faut envelopper une sonde avec de la laine trempée dans une résine très-gluante, telle que la térébenthine ; porter ensuite l'instrument au fond de l'oreille, et l'y faire tourner à plusieurs reprises, afin de saisir et de ramener l'animal. S'il est question d’un corps inanimé, on l’extrait avec le cure-oreille, ou bien avec un crochet mousse et légèrement recourbé. Quand ces moyens échouent, on emploie la résine comme on vient de le dire. Les sternutatoires contribuent encore à chasser les corps étrangers, de mème que les injections faites avec la seringue à oreille, et poussées avec force. On se sert aussi d’une table fixée par le milieu, et iibre aux deux extrémités ; on y étend la personne du côté de l'oreille malade, et de manière que la tête ne dépasse pas la table; on frappe alors avec un maillet l'extrémité qui est vers les pieds, et l’ébranlement qui en résulte dans l’oreille détermine l'expulsion du corps.

Page 1