‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 51 sur 265 · VIII. 1. Dans les ulcérations des narines, il · texte numérisé non relu

VIII. 1. Dans les ulcérations des narines, il

amaris nucibus exprimilur ; quibus quidam vel castoreum, vel myrrham miscent.

9. Solet etiam interdum in aurem aliquid incidere, ut calculus , aliquodve animal. Si pulex intus est, compellendum eo lanæ paululum est; quo ipse is subit, et simul extrahitur. Si non est secutus, aliudve animal est, specillum lana involutum iu resinam quam glutinosissimam , maximeque terebinthinam demittendum, idque in aurem conjiciendum , ibique vertendum est : utique enim comprehendet et eximet. Sin aliquid exanime est, specillo oriculario protrahendum est, aut hamulo retuso paulum recurvato : si ista nilul proficiunt, potest eodem modo resina protrahi. Sternutamenta quoque admota id commode elidunt, aut oriculario elystere aqua vehementer intus compulsa. Tabula quoque collocatur media inhærens, capitibus utrimque pendentibus, superque eam homo deligatur in id latus versus, cujus auris eo modo laborat, sic, ut extra tabulam non emineat : tum malleo caput tabulæ, quod a pedibus est, ferilur; atque, ita concussa aure, id quod inest, excidit.

VIIL. 1. Nares vero exulceralas fovere oportet vapore aquæ calidæ. Id et spongia expressa atque admota fit, et subjecto vase oris angusti, calida aqua repleto. Post id

faut recourir à des fumigations d’eau chaude. On recoit la vapeur d’une éponge imbibée de ce liquide et placée sous le nez, ou d’un vase à ouverture étroite et contenant aussi de l’eau chaude. Cela fait, on enduit les ulcérations d’un liniment préparé avec les scories de plomb , la céruse ou la litharge d'argent; et, quelle que soit la substance , on doit pendant la trituration ajouter alternativement du vin et de l'huile de myrte, jusqu’à ce que le médicament ait pris consistance de miel. Mais si ces ulcères sont situés dans le voisinage de l'os, s'ils sont couverts de croûtes et d’une odeur fétide, ce qui constitue l’affection que les Grecs nomment ozène, il faut savoir qu’il est presque impossible d'y remédier. Voiei néanmoins ce qu'il est permis d'essayer : tenir la tête rasée, la frictionner fortement et longtemps, puis diriger sur ce point d’abondantes affusions d'eau chaude; il faut aussi marcher beaucoup, prendre peu d’aliments, et éviter ceux qui sont âcres ou trop nourrissants. Enfin , à l’aide d’une sonde enveloppée de laine, on peut porter, dans les narines mêmes, du miel mêlé d’un peu de térébenthine; on fait faire alors au malade de fortes aspirations nasales, jusqu’à ce que le goût de ces substances arrive dans la bouche; car par ce moyen les croûtes se détachent, et l’on parvient à les expulser en provoquant des éternuments. Quand les ulcères sont détergés, on fait respirer de la vapeur d'eau chaude, et l’on se sert ensuite ou de lycium dissous dans du vin, ou de marc d'huile, ou de verjus, ou de menthe, ou de suc de marrube , ou de vitriol blanchi au feu, puis trituré, ou de scille dont on écrase la par— tieintérieure. A ces divers remèdes on ajoutera du miel, mais en petite quantité, à moins qu'on n’emploie le vitriol, qui en exige une dose assez

#cmentum , illinenda ulcera sunt, aut plumbi recremento, aut cerussa, aut argenti spuma; cum quodlibet horum aliquis conterit, eique, dum teritur, invicem vinum et oleum myrteum adjicit, donec mellis crassitudinem fecerit. Sin autem ea ulcera circa os sunt , pluresque cruslas et odorem fœdum habent : quod genus Græci Gauvav appelant; sciri quidem debet , vix ei malo posse succurri : pihilominus tamen hæc tentari possunt ; ut caput ad eutem tondeatur, assidueque vehementer perfricelur ; multa calida aqua perfundatur ; mulla eidem ambulatio sit; cibus modicus, neque acer, neque valentissimus. Tum in narem ipsam mel cum exiguo modo resinæ Lerebinthinæ conjiciatur (quod specillo quoque involuto lana fit), attrahaturque spiritu is suceus, donec in ore gustus ejus sentiatur : sub his enim crustæ resolvuatur , quæ tum per sternutamenta elidi debent. Puris ulceribus vapor aquæ calidæ subjiciendus est : dende adhibendum aut lycium ex vino dilutum , aut amurca , automphacium, aut menthæ, aut marrubii suceus ; aut atramentum sutorium, quod cande‘actum, deinde contritum sit ; aut interior scillæ pars contrita ; sic, ut horum cuilibet mel adjciatur : cujus in celeris admodum exigua pars esse debet ; in atramento sutorio lanta , ut ea mistura liquida sit ; cum scilla utique pars major. Involvendumque lana spe-

forte pour former une mixture liquide, ou la scille, qui en absorbe encore davantage. On panse ensuite les ulcères au moyen de la sonde, enveloppée d’une laine qu’on a trempée dans cette préparation; après quoi l’on introduit dans les narines une tente roulée, de forme oblongue, laquelle est chargée du même médicament, et doit être assujettie par son extrémité inférieure à l’aide d'un léger. bandage. On renouvelle le pansement deux fois par jour en hiver et au printemps, et trois fois en été et pendant l'automne.

2. On voit quelquefois se former, dans l’intérieur du nez, des caroncules semblables aux mamelons des femmes; et ces productions adhèrent aux parties inférieures des narines qui sont les plus charnues. Le traitement consiste à les consumer entièrement par l’application des caustiques. Le polype est une caroneule blanche ou rougeâtre, adhérente aux os du nez, qui dans certains cas s'étend vers les lèvres et remplit la narine, et d’autres fois se dirige vers la gorge par les fosses nasales, en prenant un tel développement qu'on peut l’apercevoir derrière la luette. Le malade est alors menacé de suffocation, surtout quand le vent du midi ou le vent d'est vient à souffler. Presque toujours d’une consistance molle, le polype offre rarement de la dureté; mais quand il a ce caractère, il rend la respiration plus difficile, et fait subir aux narines unedilatation plus grande. Cette espèceétant presque toujours de nature carcinomateuse, on doit se garder d’y toucher. En général, on traite avec le fer le polype mou ; mais on réussit parfois à le dessécher en introduisant dans lesnarines, à l’aide d’une mèche ou d’une tente, une préparation qui a pour ingrédients : minium de Sinope, chaleitis, chaux , sandaraque, ana ». *. 1.; vitriol P. *, 11.

cillum est, et in eo medicamento tingendum, eoque ulcera implenda sunt : rursusque linamentum involutum et oblongum eodem medicamento illinendum , demittendumque in narem, et ab inferiore parte leniter deligandum. ldque per hiemem et ver bis die; per æstatem et autumnum, ter fieri debet.

2. Interdum vero in naribus etiam carunculæ quædam similes muliebribus mammis nascuntur, eæque imis partibus, quæ carnosissimæ sunt, inhsrent. Has curare oportet medicamentis adurentibus, sub quibus ex toto consumuntur. Polypus vero est caruncula, modo alba, modo subrubra, quæ narium ossibus inhæret ; ac modo ad Jabra tendens narem implet, modo retro per id foramen, quo spiritus a naribus ad fauces descendit, adeo increscit, ut post uvam conspici possit ; strangulatque hominem , maxime Austro aut Euro flante : fereque mollis est, raro dura; eaque magis spiritum impedit, et nares dilatat ; quæ fere xxgxtvwôns est; itaque attingi non debet. Illud aliud genus fere quidem ferro curatur; interdum tamen inarescit, si addita in narem per linamentumn aut penicillum ea composilio est, quæ habet minii Sinopici, cha citidis, calcis, sandarachæ , singulorum p. *. 1. atramentt sutorii p. *. 11.

Page 1