Verum hoc quidem promptum est. In iis autem
TRAITÉ DE LA MÉDECINE, LiV. VII. -
vice interne, les parties se tuméfient et tendent à la suppuration. J'ai dit ailleurs que toutes ces affections constituaient des espèces d’abces, et j’en ai donné tous les remèdes; il me reste à parler maintenant de l'emploi des moyens chirurgicaux que ces cas exigent. Ainsi, l’on doit,
avant que ces tumeurs aient acquis de la dureté,
dissiper à l’aide des ventouses scarifiées l’amas des matières nuisibles et corrompues; et il convient d’en renouveler l'application deux ou trois fois, jusqu’à ce que tout signe d'inflammation ait cessé. Il peut arriver cependant que les ventouses soient sans effet ; car, bien que cela se présente rarement, on trouve parfois des foyers de suppuration enveloppés d’une membrane à laquelie les anciens donnaient le nom de tunique. Mégès, convaineu que toute tunique estnerveuse, a prétendu qu’une trame de cette nature ne pouvait s'organiser sous l'influence d’un principe morbide dont l’action s'exerce en consumant les chairs, etil ne voyait là qu’une sorte de callosité produite par le séjour trop prolongé du pus.
Cette opinion, au surplus, estindifférente au traitement, qui doit rester le même dans l’une ou l’autre supposition ; et rien n'empêche d’ailleurs, même en admettant la callosité, de l'appeler tunique , puisqu'elle fait l'office d'enveloppe. Quelquefois aussi la membrane existe avant la formation du pus, d’où il suit que les ventouses sont impuissantes à dissiper les matières enkystées. C’est une conviction qu'il est facile d’acquérir dès qu’une première application n'est suivie d'aucun changement. En conséquence, soit qu’on ait fait une expérience infructueuse, soit qu'il y ait déjà de l'induration, il n’y a plus de secours à espérer de ce moyen, et l’on doit avoir
negotinm majus est, quæ per se, vitio inlus orto, intumescunt , et ad suppurationem spectant. Ea omnia genera abscessuum esse alias proposui, medicamentaque hisidonea exsecutus sum : nune superest, ut dicam, in iisdem quæ manu fieri debeant. Ergo, priusquam indurescant, cutem incidere, et cucurbitulam accommodare oportet, quæ quidquid illuc malæ corruptæque materiæ coïüt, extrahat : idque iterum , tertioque recte fit, donec omne indicium inflammationis excedat. Neque tamen fas non est, nihil cucurbitulam agere. Interdum enim fit, sed raro, ut quidquid abscedit, velamento suo includatur. Id antiqui funicam nominabant. Meges, quia tunica omnis nervosa est, dixit, non nasci sub eo vitio nervum, quo caro consumerelur, sed, subjecto jam vetustiore pure, callum circumdari. Quod ad curationis rationem nullo loco perlinet ; quia quidquid, si tunica est, idem, si callus est, fieri debet. Neque ulla res prohibet, etiamsi callus est, tamen , quia cingit, tunicam nominari. Tum pure quoque maturius hæc interdum esse consuevit : ideoque, quod sub ea est, extrahi per cucurbitulam non potest. Sed facile id ivtelligitur, ubi nibil admota illa mutavit. Ergo, sive id incidit, sive jam durilies est, in hac auxilii nihil est; sed, ut alias scripsi, vel avertenda concurrens ea
en vue ou de detourner le cours des humeurs, ou d’en provoquer la résolution, ou de conduire l'abeès à maturité. Si les deux premières terminaisons peuvent être obtenues, il n'y a rien à faire ultérieurement. Si la suppuration s’est établie, il est rarement nécessaire d'en venir aux incisions, quand le foyer se trouve dans l’aisselle ou la région inguinale; cela n’est pas indiqué non plus tant pour les abeès médiocres, quel que soit le siége qu'ils occupent, que pour ceux qui se déclarent à la surface de la peau , ou même dans les chairs superficielles. A moins que la faiblesse du malade n’oblige à se hâter, il suffira de recourir aux cataplasmes pour déterminer l’ouverturespontanée du foyer , et il peut se faire alors que les parties soustraites à l'action du fer portent à peine empreinte d'une cicatrice. Quand le mal estsitué plus profondément, ilimporte d'examiner si l'endroit affecté est nerveux ou non, par la raison que , s’il est dépourvu de nerfs, il convient d'ouvrir l’abcès avec le fer rouge, procédé qui a l’avantage de ne faire qu'une petite plaie, laquelle reste plus longtemps ouverte à l'évacuation du pus, et ne donne lieu plus tard qu'à la formation d’une cicatrice étroite. S'il existe au contraire des nerfs dans le voisinage, il faut renoncer à l'emploi du feu , dans la crainte d’entraîner des convulsions ou l’affaiblissement du membre ; et c'est le cas de faire agir le scalpel. Pour les abcès autrement situés , on peut les ouvrir à demi ramollis; mais, relativement à ceux qui se développent au milieu d’un tissu nerveux, il y a nécessité d'attendre que, par le fait d’une maturité complète, les téguments soient amineis, le pus tout à fait sous-jacent, et, par conséquent , plus à portée de l'instrument. Quelques abcès veulent être ouverts en ligne droite. Dans le panis, on est obligé d'enlever en entier la peau qui
materia, vel digerenda, vel ad maturitatem perducenda est. Si priora contigerunt, nihil præterea necessarium est. Si pus maturuit, in alis quidem et inguinibus raro secandum est ; item ubicamque mediocris abscessus est; item quoties in summa cute, vel etiam carne vitium est : nisi festinare cubantis imbecillitas cogit : satisque est cataplasmatibus efficere, ut per se pus aperiatur. Nam fere sine cicatrice potest esse is locus, qui expertus ferrum non est. Si autem altius malum est, considerari debel, nervosusne is Joeus sit, an non sit. Nam, si sine nervis est, candenti ferramento aperiri debel : cujus hæc gratia est, quod exigua plaga diutius ad pus evocandum patet, parvaque postea cicatrix fit. At si nervi juxta sunt, ignis alienus est; ne vel distendantur, vel membrum debilitent : necessaria vero opera scalpelli est. Sed cetera etiam suberuda aperiri possunt : inter nervos ullima exspectanda maturilas est, quæ cutem extenuel, eique pus jungat, quo propius reperiatur. Jaïnque alia rectam plagam desiderant : in pane, quia fere vehementer cutem extenuat, fola ea super pus excidenda est. Semper autem, ubi scalpellus admovetur, id agendum est, ut ct quan mi-
recouvre le foyer, parce qu'elleest singulièrement amincie. 11 faut toujours avoir pour précepte, en employant le scalpel, de faire les incisions aussi courtes et aussi peu nombreuses que possible, en se réglant toutefois, quant au nombre et à l’étendue, sur l'exigence des cas. Lorsqu’en effet les abcès sont considérables, il y a lieu d'ouvrir plus largement , et même deux ou trois incisions sont quelquefois nécessaires. On aura soin de pratiquer l’ouverture à la partie Ja plus déclive, pour empêcher que du pus ne séjourne dans le foyer, etn’altère, en formantdenouveaux sinus, les parties voisines encore saines, Les circonstances peuvent exiger aussi qu’on emporte une large portion des téguments. Il en est ainsi, quand Ja constitution générale est viciée par des maladies de longue durée , et que l’abcès s'étend au loin, recouvert déjà par une peau livide. On peut affirmer alors que cette peau n’a plus de vie et devient inutile; aussi vaut-il mieux l’exciser, surtout si le mal est situé aux environs d’une grande articulation, et sile sujet, épuisé par la diarrhée, n’est plus même en état de réparer ses forces par l'alimentation. Mais pour rendre la guérison plus facile, on fera l’excision de manière à donner à la plaie la forme d’une feuille de myrte; et cette règlenesouffre pas d'exception, quel que soit le siége du mal, et quels que soient les motifs de l'opération. Dans les abcès de l’aine ou de l’aisselle, il n’est pas besoin d'employer la charpie après l’évacuation du pus ; on se contente d’appliquer une éponge trempée dans du vin. Quant aux abcès qui occupent une autre région , s’il n'y a pas lieu non plus de les panser avec la charpie, on se sert, pour les déterger, d’un peu de miel, et par-dessus on applique des agglutinatifs. Lorsque la charpie paraît utile, il n’en faut pas moins la recouvrir d’uneéponge trempée dans du vin etexpri-
nimæ et quam paucissimæ plagæ sint : cum eo tamen, ut necessitati succurramus, et in modo, et in numero. Nam majores sinus , latius; interdum etiam duabus, aut tribus lineis incidendi sunt. Dandaque opera, ut imns sinus exitum habeat; ne quis humor intus subsidat, qui proxima et adhuc sana rodendo sinuet. Est etiam in rerum natura, ut cutis latius excidenda sit. Nam, ubi post longos morbos totius corporis habitus vitiatus est, lateque se sinus suffudit, et in eo jam cutis pallet; scire licet, eam jam emortuam esse, et inutilem futuram : ideoque excidere commodius est; maxime, si circa articulos majores id evenit, cubantemque ægrum fluens alvus exhaurit, neque per alimenta quidquam corpori aceedit. Sed excidi ita debet, ut plaga ad similitudinem myrtei folii fiat, quo facilius sanescat : idque perpetuum est, ubicumque medicus et quacumque de causa cutem excidit. Pure effuso, in alis vel inguinibus Jinamento opus non est : spongia ex vino imponenda est. Jn ceteris partibus, si æque linamenta supervacua sunt, purgationis causa paulum mellis infundendum; dein glutinantia superdanda : si illa necessaria sunt , super ea quoque similiter dari spongia eodem
mée. Au surplus, j'ai fait connaître ailleurs les cas où la charpieestnécessaire,et ceux où l’on peuts’en passer. Après l'ouverture d’un abeès par l’incision , il faut se conduire exactement comme je lai dit pour les cas où la rupture du foyer n’est due qu'à l'application des médicaments.
II. A l’aide de plusieurs indices, on peut apprécier aussitôt le degré d'influence de la médication, et savoir jusqu’à quel point on doit espérer ou craindre. Ces indices sont en général ceux que nous avons exposés au chapitre des blessures. Ainsi, dormir, respirer librement, n'être point tourmenté de la soif, ne pas éprouver de répugnance pour les aliments, ne plus ressentir de mouvement fébrile, s’il y en avait, voilà des signes favorables; et quand le pus est blanc, homogène et sans mauvaise odeur, c’est encore de bon augure. Voici les indices contraires : insomnies, embarras de la respiration, soif, dégoût des aliments, fièvre , écoulement d’un pus noir ou bourbeux et d’une odeur fétide. Le présage n’est pas meilleur, si pendant le pansement il survient use hémorragie, ou si avant que la régénération des chairs ait comblé l’abces, les bords mêmes deviennent mous et fongueux. Rien n’est plus grave toutefois que de voir pendant ou après le pansement le malade tomber en défaillance. La maladie même qui a donné lieu à l’abcès excitera de légitimes inquiétudes, si, disparaissant soudainement, elle est remplacée par la suppuration , ou si le pusétant complétement évacué, elle se prolonge. Enfin il y a lieu de s’alarmer également quand la plaie demeure insensible à l'action des médicaments caustiques. Quelles que soient du reste les conditions que le hasard présente au médecin, c’est à lui de chercher les moyens de ramener la santé. À chaque pan-
modo ex vino expressa debet. Quando autem linamentis opus sit, quando non sit, alias dictum est. Cetera eadem, incisa suppuratione, facienda sunt, quæ, ubi per medicamenta rupla est, facienda esse proposui.
HT. Protinus autem, quantum curatio efliciat, quantumque aut sperari aut timeri debeat, ex quibusdam signis intelligi potest; fereque iisdem, quæ in vulneribus exposita sunt. Nam bona signa sunt, somnum capere; facile spirare; siti non confici, cibum non fastidire; si febricula fuit, ea vacare : itemque habere pus album, læve, non fœdi odoris. Mala sunt vigilia, spiritus gravitas, sitis, cibi fastidium, febris, pus nigrum, aut fœculentum, et fœdi odoris ; ilem procedente curatione eruptio sanguinis ; aut si, anlequam sinus carne impleatur, oræ carnosæ fiunt, illa quoque ipsa carne hebete, nec firma. Deficere tamen animam , vel in ipsa curalione, vel postea, pessimum omnium est. Quin etiam morbus ipse, sive subito solutus est, dein suppuratio exorta est, sive effuso pure permanet, non injuste terret, Estque inter causas timoris , si sensus in vulnere rodentium non est. Sed ut hæc ipsa fortuna huc illucve discernit ; sic medici partium est, eniti ad reperiendam sanitatem. Ergo, quolies ulcus resolverit, eluere id, si reprimendus humor videbitur, vino ex aqua
sement , par exemple, il aura soin de laver la plaie, en employant pour cela, s’il est nécessaire de modérer l'écoulement du pus, du vin étendu d'eau pluviale, ou bien une décoction de lentille; et s'il convient de déterger, il devra faire usage d’hydromel, puis recourir aux topiques déjà counus. La suppuration une fois tarie, et la plaie bien détergée, il faudra , pour favoriser la reproduction des chairs, faire des fomentations avec le vin et le miel mêlés à parties égales, et par-dessus appliquer une éponge imbibée de vin et d'huile rosat. Bien que ces moyens en effet contribuent à régénérer les chairs, c'est encore le régime , ainsi que je l’ai ditailleurs, qui prend à ce résultat la part la plus grande. Lors donc que la fièvre a cessé et que l’appétit est revenu, on peut se baigner, mais à de longs intervalles , user tous les jours d’une douce gestation, et choisir parmi les aliments solides et liquides les plus propres à donner du corps. Ces préceptes s’appliquent également aux abcès ouverts à l’aide des médicaments ;et, si je me suis réservé d’en parler ici, c'est qu'il est peu d’abcès considérables qu'on puisse conduire à bonne fin sans l'emploi de l’instrument.
JV. 1. Contre les fistules qui ont pénétré trop profondément pour qu’on puisse en rempiir tout le trajet avec une tente, contre celles aussi qui sont tortueuses et multiples, l'opération est en— core d'un secours plus efficace que les médicaments, et elle offre moins de difficultés quand les fistules ont une direction transversale et sont situées sous la peau, que lorsqu'elles s’enfoncent perpendiculairement dans les chairs. Si donc il s’agit de fistules horizontales et sous-cutanées, il faut y introduire la sonde sur laquelle on prati-
* quera l’incision; et si l’on rencontre plusieurs
pluviatili misto, vel aqua, in qua lenticula cocta sit, debebit : si purgandum erit, mulso; rursusque imponere eadem. Ubi jam repressus videbitur humor, uleusque purum erit, produci carnem conveniet, et foveri vulnus pari portione vini ac mellis, superque imponi spongiam ex vino et rosa tinctam. Per quæ cum caro producalur, plus famen, ut alias quoque dixi, victus ratio eo confert; id est, solutis jam febribus et cibi cupiditate reddila, balneum rarum; quotidiana, sed lenis gestatio ; cibi potionesque corpori faciendo aplæ. Quæ omnia, per medicamenta quoque suppuratione rupla, sequuntur : sed, quia magno malo vix sine ferro mederi licet, in hune locum reservata sunt.
IV. 1. Adversus fistulas quoque, si altius penetrant, ut ad ultimas demitti collyrium non possit, si tortuosæ sunt, si multiplices, majus in manu, quam in medicamentis præsidium est : minusque operæ est, si sub cute transversæ feruntur, quam si rectæ intus tendunt. fgitur, si sub cute transversa fistula est, demitti specillum debet, supraque id ea incidi. Si flexus reperiuntur, hi quoque simul specillo et ferro persequendi sunt : idemque faciendum, si plures se quasi ramuli ostendunt. Ubi ad fines, fistulæ ventum est, excidendus ex ea totus callus est,
sinus, on les ouvrira par le même procédé , sans laisser subsister aucune ramification, Dès qu’on est au fond du conduit fistuleux, il faut emporter toutes les parties calleuses, et rapprocher les bords au moyen de la boucle et des remèdes agglutinatifs. Si la fistule est perpendiculaire et profonde, après en avoir exploré la direction principale avec la sonée, il faut l’exciser, puis, pour réunir les lèvres de la plaie, faire également usage des agglutinatifs et de la boucle. Mais si le fond de lulcère est sordide (ce qui arrive quelquefois quand l'os est carié), c’est aux suppuratifs qu'il faut avoir recours, aussitôt que cette altération est guérie.
2. Les fistules peuvent occuper aussi l’espace intercostal, et dans ce cas il est nécessaire d’exciser et d’emporter la côte aux deux points correspondants, afin de ne laisser à l’intérieur aucune partie altérée. Ces fistules, en franchissant les côtes, vont parfois intéresser le diaphragme ; et l'on peut reconnaître la lésion de la cloison transverse d'après le siége de la fistule et l'intensité de la douleur, non moins que par l’air écumeux qui s'échappe quelquefois à travers la plaie , surtout quand le malade retient sa respiration. La médecine demeure entièrement nulle contre les affections de ce genre ; quant aux fistules établies dans le voisinage des côtes, elles sont susceptibles de guérir, mais il faut écarter les médicaments onctueux, se servir des autres topiques appropriés au traitement des blessures ; ou mieux encore les panser soit avec de la charpie sèche, spit avec de la charpie enduite de miel, s’il paraît nécessaire de les déterger.
3. Il n'existe point d'os sous les parois du ventre, et néanmoins les fistules äe cette région
superque fibulæ dandæ, et medicamentum, quo glutinetur. At si recta subter tendit, ubi, quo maxime ferat, specillo exploratum est, excidi is sinus debet : dein fibula oris cutis injicienda est, et æque glutinantia medicamenta superdanda sunt; aut, si corruplius ulcus est (quod interdum osse vitiato fit), ubi id quoque curatum est, pus moventia.
2. Solent aulem inter costas fistulæ subter exire. Quod ubi incidit, eo loco costa ab utraque parte præcidenda et eximenda est, ne quid intus corruptum relinquatur. Solent, ubi costas transierunt, septum id, auod transversum a superioribus visceribus intestina discernit, violare. Quod intelligi et ex loco, et ex magnitudine doloris, potest; et quia nonnumquam spiritus ea cum humore quasi bul- Jante prorumpit, maximeque, si hunc ore ille continuit. In eo medicinæ locus nullus est. In ceteris vero, quæ cirea costas sanabilia sunt, pinguia medicamenta inimica sun ; ceteris, quæ ad vulnera accommodantur, uti licet : optime tamen sicca linamenta, vel, si purgandum aliquid videtur, in melle tincta imponuntur.
3. Ventri nullum os subest; sed ibi perniciosæ admodun fistulæ fiunt : adeo ut Sostratus insanabiles esse crediderit. Id non ex loto ita se habere usus ostendit, Et
CELSE
sont tellement graves que Sostrate Les regardait comme incurables. L'expérience, toutefois, a fait voir qu’il n’en est pas toujours ainsi ; et ce qui doitleplus surprendre, c’est quelesfistules situées près du foie et de la rate sont moins à craindre que celles quirépondent aux intestins ; non queces dernières aient en elles-mêmes rien de plus pernicieux, mais parce que le lieu qu’elles occupent expose à un autre danger. Quelques auteurs en tenant compte de ce faiten ont tiré des conséquences extrêmes. Car il est certain que, dans les plaies pénétrantes de l’abdomen produites souvent par des traits, on réduit les intestins qui font hernie, et qu’on réunit les bords de la plaie au moyen d’une suture dont j'indiquerai bientôt le procédé; l'opération et la réunion par suture sont donc applicables aux fistules abdominales lorsqu’elles sont étroites. Mais si elles ont à l’intérieur une grande ouverture, l’excision laissera une perforation encore plus large, qu'on ne pourra coudre qu'avec une extrême difficulté, du côté surtout de la membrane qui tapisse tout l’abdomen, et que les Grecs appellent périfoine ; alors, aux premiers mouvements du malade, ou sous les seuls efforts de la marche, la suture se rompant, et les intestins s'échappant au dehors, il y aura péril de mort. Les choses, il est vrai, ne vont pas toujours jusque-là; mais c’est un motif pour n’opérer que les fistules étroites.
4. Il y à pour les fistules à l'anus une pratique particulière. On introduit jusqu’au fond la sonde, sur le bout de laquelle on doit inciser la peau ; et par cette nouvelle ouverture on retire l'instrument chargé d'un fil, l'extrémité libre se trouvant à cet effet percée d’un trou. On ramène ensuite les deux bouts de fil, et on les noue de fa-
quidem, quod maxime mirum videri potest, tutior fistula est contra jecur , et lienem , et ventriculum, quam contra intestina : non quo perniciosior ibi sit , sed quo alteri periculo locum faciat. Cujus experimento moti quidam auctores parum modum rei cognoverunt. Nam venter sæpe etiam telo perforatur , prolapsaque intestina conduntur , et oras vulneris suturæ comprehendunt : quod quemadmodum fiat, mox indicabo. Itaque etiam , ubi tenuis fistula abdomen perrupit, excidere eam licet, suturaque oras conjungere. Si vero ea fistula intus patuit, excisa necesse est latius foramen relinquat : quod nisi permagna vi, ulique ab interiore parte, sui non polest, qua quasi membrana quædam finit ahdomen, quam xeptrôvatoy Græci vocant. Ergo, ubi aliquis ingredi ac moveri cœpit, rumpitur illa sutura, atque intestina evolvuntur : quo fit, ut pereundum homini sit. Sed non omni modo res ea desperationem habet : ideoque tenuioribus fistulis adhibenda curatio est.
4. Propriam etiamnum animadversionem desiderant eæ, quæ in ano sunt. In has demusso specillo, ad ultimum ejus caput incidi cutis debet ; dein novo foramine specillum educi lino sequente, quod in aliam ejus partem, ob id ipsum perforatam, conjectum sit. Ibi linum prehenden:
çon à ne pas serrer les téguments qui recouvrent le trajet fistuleux. Le fil dont on se sert doit être écru et mis en doubleouen triple, mais tellement tordu que les brins ne fassent plus qu'un. Par ce procédé , le malade peut continuer de vaquer à ses affaires, se promener, se baigner, et se nourrir comme en parfaite santé. Deux fois par jour seulement, il devra tirer le fil sans défaire le nœud, de sorte que la portion qui était en dehors pénètre à son tour dans la fistule. Il ne faut pas non plus attendre que le lien se pourrisse; en conséquence il convient de le dénouer tous les trois jours, pour attacher à l’un des bouts un nouveau fil qu'on introduit dans le conduit fistuleux, et auquel on fait un nœud semblable au premier. Ainsi s’opère par degrés la section de la peau, et il arrive que les points abandonnés par le fil se guérissent, tandis que ceux qui en subissent l’action se divisent. Cette méthode curative est lente, il est vrai, mais exempte de douleur. - Les malades impatients de guérir doivent, afin de rendre la division plus prompte, étreindre les téguments dans la ligature; et même ils auront soin la nuit d'introduire une petite tente dans la fistule pour obtenir par distension l’amincissement de la peau. Tout cela néanmoins ne peut se faire sans douleur. Le procédé devientencore plus ex péditif et aussi plus douloureux, si l’on enduit le fil et la tente de quelque médicament propre à consumer les callosités. Il y a des circonstances cependant où l’on est obligé d'employer l'instrument tranchant, soit parce quelafistule s'ouvre à l’inté— rieur, soit parce qu'elle est multiple. Dans les cas de ce genre, après avoir fait pénétrer la sonde, on pratique deux incisions parallèles , puis on enlève la petite bride qui les sépare , afin de prévenir la
dum vinciendumque cum altero capite est, ut laxe cutem, quæ super fistulam est, teneat : idque linum debet esse crudum , et duplex triplexve, sic tortum , ut unitas facta sit. Interim autem licet negotia agere, ambulare, lavari, cibum capere, perinde atque sanissimo. Tantummodo id linum bis die, salvo nodo, ducendum est, sic, ut subeat fistulam pars, quæ superior fuit. Neque committendum est, ut id linum putrescat, sed terlio quoque die nodus resolvendus est, et ad caput alterum recens linum alligandum , eductoque vetere, id ir fistula cum simili nodo relinquendum. -Sic enim id paulatim cutem, quæ supra fistulam est, incidit : simulque et id sanescit, quod a lino relictum est; et id, quod ab eo mordetur, inciditur. Hæc ralio curationis longa , sed sine dolore est. Qui festinant, adstringere cutem lino debent, quo celerius secent ; noctuque ex penicillo tenuia quædam intus demittere, ut cutis hoc ipso extenuetur, quo extenditur. Sed hæc dolorem movent. Adjicitur celeritati, sicut tormento quoque, si et linum, et id, quod ex penicillo est, aliquo medicamento ällinitur ex iis, quibus callum exedi posui. Potest tamen fieri, ut ad scalpelli curationem eliam illo loco veniendum sit, si intus fistula fert, si multiplex est. Igitur in hæc genera demisso specillo, duabus lineis incidenda cutis est ; ul media inter eas habenula Lenuis admodum ejiciatur, ne
réunion immédiate, et de pouvoir introduire tant soit peu de charpie dans la plaie. On se conforme ensuite à toutes les règles établies au sujet des abcès. Quand le même orifice conduit à plusieurs sinus, on incise selon le trajet le plus direct, après quoi l’on traite par la ligature les sinus qui se trouvent mis à découvert. S’il s’en trouve un trop profondément situé pour que le fer puisse y pénétrer sans danger, on y pourvoit par l’introduction d’une tente. Chirurgical ou médical, le traitement des fistules doit toujours être secondé par un régime humectant, des boissons abondantes, et un usage prolongé de l’eau pure. Lorsque les chairs commencent à se régénérer, on prend des bains de temps à autre, et l’on rend l'alimentation plus substantielle.
V. 1. Les traits dont le corps a recu l’atteinte, et qui y demeurent engagés, n’en sont retirés souvent qu'avec de grandes difficultés, et ces difficultés dépendent ou de la forme des traits ou des parties qu'ils occupent. L’extraction de ces projectiles a lieu par l'ouverture d’entrée ou par l’endroit vers lequelils tendent. Dans le premier cas, la voie de retour est déjà frayée, et dans le second le scalpel ouvre une autre issue en incisant les chairs sur la pointe du trait. Si ce corps n'est pas entré profondément, s’il n’a fait qu'’effleurer les chairs , ou si du moins il n’a pénétré au delà ni de vaisseaux importants, ni de tissus nerveux, le mieux est assurément de l’extraire par la route qu’il s’est faite. Si cette route au contraire est plus longue que celle qu’il faudrait pratiquer, et si déjà le projectile se trouve au delà des nerfs et des vaisseaux , il est préférable de compléter le trajet et de retirer le trait par l’incision, car il est ainsi plus près de
protinus oræ coeant ; sitque locus aliquis linamentis, quæ quam paucissima superinjicienda sunt : omniaque eodem modo facienda, quæ in abscessibus posita sunt. Si vero ab uno ore plures sinus erunt , recta fistula scalpello erit incidenda : ab eo ceteræ, quæ jam patebunt, lino excipiendæ. Si intus aliqua procedet , quo ferrum tuto pervenire non poterit , collyrium demittendum erit. Cibus autem in omnibus ejusmodi casibus, sive manu, sive medicamentis agetur , dari debet humidus; potio liberalis, diuque aqua. Ubi jam caro increscit, tum demum et balneïs raris utendum erit, et cibis corpus implentibns.
V. 1. Telaquoque, quæ illata corporibusintus hæserunt, magno negotio sæpe ejiciuntur. Suntque quædam difficultates ex generibus eorum ; quædam ex iis sedibus , in quas illa penetrarunt. Omne autem telum extrahitur, aut ab ea parte, qua venit, aut ab ea, in quam tetendit : illic viam, qua redeat, ipsum sibi fecit ; hic, a scalpello accipit. Nam contra mucronem caro incidilur. Sed si non alte telum insedit, et in summa carne est, aut cerle magnas venas et loca nervosa non transiit; nihil melius est, quam, qua venit, id evellere. Si vero plus est, per quod telo revertendum, quam quod perrumpendum est, jamque venas nervosque id transiit, commodius est aperire quod superest, eaque extrahere. Nam et propius petitur, et tu
l'opérateur et plus sûrement amené. Il faut agir de même pour un membre considérable, quand l'arme en a traversé plus de la moitié; ce qui est percé d’outre en outre se guérit plus facilement, parce qu'on peut y introduire des médicaments par les deux ouvertures. Quand on retire le trait en lui. faisant rebrousser chemin, il est nécessaire d'agrandir la plaie avec l’instrument, tant pour faciliter l'extraction, que pour rendre l’inflammation moins vive qu’elle ne le serait si on laissait encore le projectile déchirer les chairs. De même, si on veut l’extraire par la contre-ouverture , il faut qu’elle soit assez large pour n’avoir plus à s’agrandir par le passage du trait. Que l'extraction, au surplus, s’opère par l'ouverture d'entrée ou de sortie , il n’en faut pas moins éviter avec un soin extrème de couper des nerfs, des veines et des artères. Si quelques-uns de ces organes sont mis à découvert, il faut, en les saisissant avec un crochet mousse, les éloigoer de l'instrument. Dès que l'incision a recu l'étendue convenable, on doit extraire le corps vulnérant en suivant la marche indiquée , et toujours avec la précaution de n'intéresser aucune des parties que j'ai dit devoir être ménagées.
2. Nous donnons là les règles générales ; mais il y a, selon l’espèce de traits, des indications particulières à remplir, et je vais m’en occuper immédiatement. Rien ne pénètre plus aisément et plus profondément dans le corps que la fléche; ce qui tient d’abord à la force d'impuision qui l'anime, puis au peu d'épaisseur qu'elle présente. Aussi doit-on le plus souvent la retirer par une contre-ouverture, d'autant mieux que les pointes dont elle est armée déchireraient bien plus les chairs dans un mouvement rétrograde
tius evellitur : et in majore membro, si medium mucro transit, facilius sanescit, quod pervium est; quia utrimque medicamento fovetur. Sed , si retro telum recipiendum, amplianda scalpello plaga est; quo facilius id sequatur , quoque minor oriatur inflammatio : quæ major fit, si ab illo ipso telo, dum redit, corpus laniatur. Item, siex alia parte vulnus aperitur, laxius esse debet, quam ut telo postea transeunte amplietur. Summa autem utraque parte habenda cura est, ne nervus, ne vena major, ne arteria incidatur. Quorum ubi aliquid detectum est, excipiendum hamo reluso est, abducendumque a scalpello. Ubi autem salis incisum est, telum eximendum est : tune quoque eodem modo, et eadem eura habita, ne sub eo, quod eximitur , aliquid corum lædatur , quæ tuenda esse proposui.
2. Hæc communia. Sunt propria quædam in singulis telorum generibus , quæ protinus subjiciam. Nihil tam facile in corpus, quam sagitta , conditur ,eademque allissime insidit. Hæc autem eveniunt, et quia magna vi fertur illa , et quiaipsa in angusto est. Sæpius itaque ab altera parte, quam ex qua venit, recipienda est; præcipueque, quia fere spiculis cingitur, quæ magis laniant, si retro, quam si contra trahuntur. Sed inde aperta via, caro diduci debet ferramento facto ad similitudinem Græcælitteræ : deinde, ubi apparuit
CELSE
que dans un mouvement en avant. Après avoir frayé la route, il faut tenir les chairs écartées à l’aide d’un instrument qui recoit la forme de la lettre grecque. V (1) ; puis, dès qu'onapercoit la pointe de la flèche, on examine si le bois y tient encore, et on le pousse alors devant soi jusqu'à ce qu'on puisse le saisir par la contre-ouverture et l'extraire. Mais si le bois s’est détaché et que le fer resteseul dans la plaie, il faut s’en emparer par la pointe avec les doigts ou avec des pinces, et l’amener ainsi au dehors. On devra procéder de la même manière, s’il paraît préférable d'opérer l'extraction par l’ouverture d'entrée. Ainsi, la plaie étant d'abord agrandie, on arrachera le bois s’ils’y trouve, ou le fer lui-même. Quant aux pointes, si elles sont courtes et minces, on les brisera sur place avec la pince, et on retirera la flèche privée de ces aspérités ; mais sielles sont trop longues et trop fortes pour être brisées, on les empêchera de lacérer les chairs en les enfermant dans unroseau à écrire fendu en deux, et de cette facon on s'en rendra maître. Ces observations sont relatives à l'extraction des flèches.
3. Mais s'il s’agit d'un large trait enfoncé dans les chairs, on ne cherchera pas à le retirer par une conire-ouverture, pour n’avoir pas ainsi deux grandes plaies au lieu d’une. On emploie, dans ce cas, un instrument particulier appelé par les Grecs cyathisque de Dioclès (2), parce qu’il a pourinventeur Dioclès, que j'ai déjà cité au nombre des plus grands médecins de l'antiquité. Composé d’une lame de fer ou de cuivre, cet instrumentest pourvu, àune extrémité,de deux crochets qui en regardent le dos; à l’autre bout, la lame est relevée sur les bords, et setermine par une légere courburedans cette partie qui forme gouttière
mucro, si arundo inhæret, propellenda est, donec ab altera parte apprehendi et extrahi possit : si jam illa decidit , solumque intus ferrum est, mucro vel digitis apprehendi, vel forfice, atque ita educi debet. Neque alia ratio extrahendi est, ubi ab ea parte, qua venit, evelli magis placuit. Nam, ampliato magis vulnere, aul arundo, si inest, evellenda est; aut , si ea non est, ferrum ipsum. Quod si spicula apparuerunt, eaque brevia et tenuia sunt, forfice ibi comminui debent, vacuumque ab his telum educi : si ea majora valeutioraque sunt, fissis scriploriis calamis contegenda, ac, ne quid lacerent, sic evellenda sunt. Et in sagittis quidem hæc observatio est.
3. Latum vero telum, si conditum est, ab altera parte educi non expedit ; ne ingenti vulneri ipsi quoque ingens vulaus adjiciamus. Evellendum est ergo genere quodam ferramenti, quod Atox}etov xvabicxoy Græci vocant ; quoniam auctorem Dioclem habet : quem inter priscos maximosque medicos fuisse, jam posui. Lamina vel ferrea, vel etiam ænea , ab altero capile duos utrimque deorsum conversos uncos habet ; ab altero duplicata lateribus, leviterque extrema in eam partem inclinata, quæ sinuata est, insuper ibi etiam perforata est. Hæc juxta telum transversa demillitur : deinde, ubi ad imum mucronem ventum est, paulum torquetur, ut telum foramine suo exci-
et qui est en même temps perforée. On applique
Y'instrument le long du trait dans une direction transversale, puis, dès qu’on en sent la pointe, on Ja fait entrer dans l'ouverture du cyathisque en donnant à celui-ci un léger mouvement de rotation; et aussitôt que le trou qu'il présente a recu le corps vulnérant, on saisit avec deux doigts les crochets de l'extrémité libre, et l'on retire à la fois le trait et l'instrument.
4. Souvent encore on est obligé d’extraire une troisième espèce de projectiles : ainsi des balles de plomb, des pierres ou d’autres corps semblables, après avoir déchiré la peau, peuvent rester tout entiers dans les chairs. Il faut toujours, dans les cas de ce genre, dilater la plaie, puis à l’aide des pinces retirer le corpsétranger par le chemin qu'il s’est ouvert. Mais l'extraction devient plus difficile toutes les fois que le projectile s’est logé dans un os, ou qu’en pénétrant dans une articulation il se trouve placé entre deux surfaces osseuses. Si le corps est engagé dans l'os, il faut chercher à le mouvoir jusqu’à ce qu'ilsoitébranlé, et essayer ensuite de l’enlever avec les doigts ou les pinces, comme on le pratique pour l’évulsion des dents. La plupart du temps on amène ainsi le projectile au dehors ; si pourtant il résiste, on pourra lui donner de nouvelles secousses avec un iostrument.,et, en cas d’insuccès, on devra, comme ressource dernière, perforer l'os auprès de la blessure au moyen de la tarière. A partir de cette perforation on excisera l'os en formede V , de telle sorte que les deux lignes que cette lettre présente viennentaboutir au corps étranger; celafait,onne peut manquer de l’ébranler, et il est facile ensuite de l’extraire. Mais si le projectile s’est logé dans unearticulation, c’est-à-dire entre deux os, on ap-
piat : cum in cavo mucro est, duo digiti, subjecti partis alterius uncis, simul et ferramentum id extrahunt, et telum.
4. Tertium genus telorum est, quod interdum evelli debet, plumbea glans, aut lapis, aut simile aliquid, quod , perrupta cute, integrum intus insedit. In omnibus his latius vulnus aperiendum , idque, quod inest, ea, qua venit, forfice extrahendum est. Accedit vero aliquid difficultati sub omni ictu, si telum vel ossi inhæsit, vel in articulo se inter duo ossa demersit. In osse usque eo movendum est, donec laxetur is locus, qui mucronem momordit ; et tunc vel manu vel forfice telum extrahendum est : quæ ralio in dentibus quoque ejiciendis est. Vix 'unquam ita telum non sequitur : sed, si morabilur, excuti quoque, ictum aliquo ferramento, poterit. Ultimum est, uhi non evellitur, terebra juxta forare, ab eoque foramine, ad speciem litteræ V, contra telum os excidere, sic, ut lineæ, quæ didueuntur, ad telum spectent : eo facto, id necesse est labet , et facile auferatur. Inter duo vero ossa si per ipsum articulum perruperit, circa vulnus duo membra fasciis habenisve deliganda, et per has in diversas partes diducenda sunt , ut nervos distendant : quibus extentis, laxius inter ossa spatium est, ut sine difficultate
plique au-dessus et au-dessous de la partie blessée des ligatures faites avec des bandes ou des courroies, puis on pratique l'extension et la contreextension pour allonger les tendons. II en résulte que les os laissent alors entre eux plus d'espace, et qu’on peut retirer le corps vulnérant sans difficulté. Pendant l’extraction, on aura soin, comme je l'ai dit ailleurs, d'éviter la lésion des nerfs , des veineset des artères, et l’on emploiera pour cela les moyens indiqués plus haut.
5. Si la blessure est produite par un trait empoisonné, il faut procéder à l’extraction de la même manière, mais avec plus de promptitude encore, s’ilest possible; et, de plus, recourirau traitement prescrit contre les poisons pris à l’intérieur, ou contre les morsures de serpents. Le trait une fois retiré, on panse la blessure comme une plaie ordinaire, et c’est un sujet dont on a déjà suffisamment parlé.
VI. Ces différentes lésions peuvent affecter toutes les parties du corps ; mais celles qui vont suivre ont des siéges déterminés. Je m’occuperai d’abord de la tête. On y rencontre diverses tumeurs auxquelles on a donné les noms de ganglions, de mélicéris et d'athéromes , ou d'autres dénominations encore, d’après certains auteurs ; pour moi, j'y joindrai les s{éatomes. Bien que ces tumeurs s’observent également au cou, aux aisselles et aux côtés, je n’ai pas dû les suivre dans chaque région, parce qu’elles n’ont entre elles que de légères différences, que d’ailleurs elles sont sans gravité, et réclament un traitement semblable. Elles sont toutes au début d’un très-petit volume, s’accroissent par degrés et lentement, et sont renfermées dans un kyste. Les unes sont dures et rénitentes, les autres sont
telum recipiatur. Illud videndum est sicut in aliis locis posui, ne quis nervus , aut vena , aut arteria a telo lædatur, dum id extrahitur : eadem scilicet ratione , quæ supra posita est.
5. At si venenalo quoque telo quis ictus est, iisdem omnibus, si fieri potest, eliam festinantius actis, adjicienda curatio est, quæ vel epoto veneno, vel a serpente ictis adhibetur. Vulneris autem ipsius, extracto telo, medicina non alia est, quam quæ esset, si corpore icto nihil inhæsisset : de qua satis alio loco dictum est.
VI. Hæcevenire in qualibet parte corporis possunt : reliqua certas sedes habent. De quibus dicam , orsus a capite. In hoc multa variaque tubercula oriuntur; y&yyAux, peluxnptôas, &fepwuate nominant ; aliisque etiamnum vocabulis quædam alii discernunt : quibus ego oteatwparæ quoque adjiciam. Quæ quamvis et in cervice, et in alis, etin lateribus oriri solent, per se tamen non posui; cum omnia ista mediocres differentias habeant , ac neque periculo terreant, neque diverso genere curentur. Omnia autem ista et ex parvulo incipiunt, et diu paulatimque increseunt, et tunica sua includuntur. Quædam ex his dura ac renitentia, quædam mollia cedentiaque sunt : quædam spatio nudantur, quædam tecta capillo suo permanent :
molles et cèdent à la pression; on en voit qui par places sont dépouillées de cheveux, et d’autres qui en demeurent couvertes. Pour la plupart, elles sont indolentes. On peut bien par conjecture deviner la matière qu’elles contiennent, mais on n’a de certitude à cet égard qu'après les avoir enlevées. Le plus ordinairement cependant on trouve dans les tumeurs rénitentes des espèces de petites pierres, ou des amas de cheveux agglutinés ; dans celles qui ne résistent pas à la pression, il y a soit une matière semblable à du miel ou à de la bouillie claire, soit comme des débris de cartilages, soit de la chair molle et sanguinolente ; et ces diverses matières sont diversement colorées. Les ganglions sont presque toujours rénitents ; l’athérome renferme une sorte de bouillie claire; le mélicéris est plein d’une humeur plus liquide, qui est fluctuante au toucher; et le stéatome est rempli d’une substance graisseuse ; ce dernier présente en général une base très-large, et relâche la peau qui le recouvre au point de la rendre mobile, tandis que, dans les autres cas, il y a resserrement des tissus. Après avoir rasé la tumeur lorsqu'elle est garnie de cheveux, onlineise par le milieu. Dansle stéatome, il est nécessaire de fendre aussi l’enveloppe pour la viderentièrement des matières qu’elle contient, parce qu’en effet on vient difficilement à bout de séparer le kyste des téguments et des chairs sous-jacentes. Dans les autres tumeurs au contraire, il faut respecter la tunique, qui se montre blanche et tendue, dès qu’on a divisé la peau. On doit l'isoler alors des téguments et des chairs avec le manche du scalpel, puis emporter en même temps le contenant et le contenu. Si pourtant la partie inférieure du kyste avait contracté des adhérences avec un
fereque sine dolore sunt. Quid intus habeant , ut conjectura præsagiri potest; sic ex toto cognosei, nisi cum ejecta sunt, non potest. Maxime tamen in iis, quæ renituntur , aut lapillis quædam simiha, aut concreti confertique pili reperientur : in üis vero, quæ cedunt, aut melli simile aliquid, aut tenui pulticulæ, aut quasi rasæ cartilagini, aut cerni hebeti et cruentæ ; quibus alii aliique colores esse consuerunt. Fereque ganglia renituntur :atheromali subest quasi tenuis pulticula : meliceridi liquidior humor ; ideoque pressus circumfluit : stealomali pingue quiddam ; idque latissime patere consuevit, resolvitque totam eutem superpositam, sic, ut ea labet; cum in ceteris sit adstrictior. Omnia, derasa ante, si capillis conteguntur , per medium oportet incidere. Sed steatomatis tunica quoque secanda est , ut effundatur quidquid intus coïit ; quia non facile a cute et subjecta carne ea separalur : in ceteris ipsa tunica inviolata servanda est. Protinus autem alba et intenta se oslendit. Tum scalpelli manubriolo diducenda a cute et carne est, ejiciendaque cum eo, quod intus tenet. Si quando tamen ab inferiore parte tunicæ musculus inhæsit, ne is lædatur, superior pars illius decidenda , alia ibidem relinquenda est. Ubi tota exempla est, committendæ oræ, fibulaque his injicienda,
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muscle, il faudrait, pour ménager celui-ci, exciser seulement la partie supérieure du sac et laisser l’autre. Lorsqu'on a tout enlevé, on rapproche les lèvres de la plaie au moyen de la boucle, et l’on a recours aux topiques agglutinatifs. Mais s’il a fallu laisser tout ou partie du kyste, il ya lieu d'employer les remèdes suppuratifs.
VII. 1. Si la nature et le traitement de ces diverses tumeurs ne nous offrent que des différences légères , il n’en est pas de même des affections des yeux, qui réclament le secours de la chirurgie : celles-ci constituent des maladies distinctes , qu’il faut combattre par des médications également variées. I1 survient quelquefois aux paupières supérieures des vésieules remplies d’un corps onctueux et pesant, qui permettent à peine à l’œil de s'ouvrir, et provoquent un écoulement de pituite peu considérable, mais opiniâtre. C’est presque toujours dans l'enfance qu’on les rencontre. Pour s’en défaire, il faut tendre la peau en comprimant la paupiere avec deux doigts, et faire ensuite une incision transversale, mais d’une main légere, afin de laisser intacte la vésicule même, qui devient saillante dès qu'elle est mise à nu. On lasaisit alors avec les doigts, eton l'arrache sans difficulté. Cela fait, on applique un des collyres indiqués contre les ophthalmies, et au bout de très-peu de jours la cicatrice est formée. Le cas est plus embarrassant lorsque la vésicule est ouverte, parce qu’elle se vide du corps qu’elle contient; et, comme elle est fort mince, onne peut plus la saisir. Quand cet accident se présente, on exeite la suppuration par un topique convenable.
2. On observe aussi sur le bord ciliaire des paupières un petit tubercule appelé par les Grecs
et super medicamentum glutinans’ dandum est. Ubi vel tota tunica, vel aliquid ex ea relictum est, pus movenlia adhibenda sunt.
VII. 1. Sed ut hæc neque genere vitii, neque ratione curationis inter se multum distant; sic in oculis, quæ manum postulant, et ipsa diversa sunt , et aliter aliterque eurantur. Igifur in superioribus palpebris vesicæ nasci solent, pingues gravesque; quæ vix attollere oculgs sinunt, levesque pituitæ cursus, sed assiduos, in oculis movent. Fere vero in pueris nascuntur. Oportet, compresso digitis duobus oculo, atque ita cute intenta , scalpello transversam lineam incidere, suspensa leviter manu, ne vesica ipsa vulneretur : et, ut locus ei patefactus est, ipsa prorumpit. Tum digitis eam apprehendere , et evellere. Facile autem sequitur. Dein superinungi collyrio debet ex iis aliquo, quo lippientes oculi superinungantur : paucissimisque diebus cicatricula inducitur. Molestius est, ubi incisa vesica est : effundit enim humorem; neque postea, quia tenuis admodum est, potest colligi. Si forte id incidit, eorum aliquid imponendum est, quæ puri movendo sunt.
2. In eadem palpebra super piloram locum tubereulum parvulum nascitur, auod a similitudine hordei, a Græcis
xp10}, d'après sa ressemblance avec un grain d'orge. Renfermée dans un kyste ,la matière qui Je compose arrive difficilement à suppuration. 1 faut dans ce cas fomenter le tubercule avec du pain chaud, ou de la cire qu’on fait chauffer de temps en temps, mais non pas au point d’incommoder la partie malade; et souvent on obtient ainsi, soit la résolution, soit la suppuration de Vorgeolet. Quand le pus devient manifeste, on doit ouvrir le foyer et le vider entièrement. On renouvelle ensuite les fomentations chaudes et les onctions jusqu’à parfaite guérison.
3. Les paupières sont encore le siége de pe- Mites tumeurs qui, sans différer beaucoup des précédentes, n’ont cependant pas le même aspect, et sont assez mobiles pour obéir à Pimpulsion qu’elles reçoivent du doigt. Elles ont recudes Grecs le nom de chalazions. 11 faut les ouvrir à l'extérieur quand elles sont situées sous la peau, et à l'intérieur quand elles sont sous le cartilage. On doit ensuite les isoler des parties saines avec le manche du scalpel. Si Pon a fait l’incision en dedans, on emploie d’abord des topiques adoucissants, remplacés en temps utile par de plus énergiques ; et si la plaie est externe, on la panse avec un emplâtre agglutinatif.
4. L'ouglet ou le ptérygion des Grecs consiste en une membrane nerveuse quide l’angle de l’œit s'étend quelquefois jusqu’à la cornée, et fait obstacle à la vision. C'est à l’angle voisin de la racine du nez qu'on l’observe le plus souvent, hais quelquefois aussi elle se manifeste du côté des tempes. Lorsque le mal est récent, on en vient facilement à bout à l’aide des médicaments dont on se sert pour effacer les cicatrices de l’œil ; il fautau contraire l’exciser quand ilest invétéré,
#o15à nominatur. Tunica quiddam, quod difficulter maturescil, comprehensum est. Id vel calido pane, vel cera subinde calefacta foveri oportet, sic, ne nimius is calor sit, sed facile ea parte sustineatur : hac enim ratione sæpe discutitur, interdum concoquitur. Si pus se ostendit, scalpello dividi debet, et, quidquid intus humoris est, exprimi : eodem deinde vapore postea quoque foveri, et superinungi, donec ad sanitatem perveniat.
3. Alia quoque quædam in palpebris huic non dissimilia nascuntur; sed neque utique figuræ ejusdem, et mobilia, simul atque dgito huc vel illuc impelluntur : ideoque ea yæhdtra Græci vocant. Hæc incidi debent, si sub cute sunt, ab exteriore parte; si sub cartilagine, ab interiore : dein scapelli manubriolo diducenda ab integris partibus sunt. Ac, si intus plaga est, inungendum primo lenibus, deinde acrioribus : si extra, superdandum emplastrum, quo id glutinetur.
4. Unguis vero, quod rrepÜytov Græci vocant, est membranula nervosa oriens ab angulo, quæ nonnumquam ad pupillam quoque pervenit, eique officit. Sæpius a narium,
terdum etiam a temporum parte nascitur, Hunc recentem non diflicile est discutere medicamentis, quibus cicauices in oculis extenuantur : si inveteravit, jamque ei
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et caractérisé déjà par une certaine épaisseur. En conséquence , après avoir préparé le malade par un jour de diète, on le fait asseoir devant l'opérateur, ou bien en sens opposé, c’est-à-dire la tête renversée en arrière et reposant sur la poitrine du médecin. Selon quelques-uns, le malade doit se placer en face quand il s’agit de l'œil gauche, et prendre pour l'œil droit la position inverse. Dans le premier cas, la paupière inférieure est abaissée par le chirurgien, et la supérieure est relevée par un aide, tandis que dans le second cas le contraire a lieu. L’opérateur saisit ensuite un crochet aigu, dont la pointe uu peu recourbée est dirigée vers le sommet du ptérygion, où elle doit s'implanter ; cela fait, il abandonne à l’aide le soin d’écarter les paupières , et, soulevant la membrane avec le crochet, il la traverse au moyen d’une aiguille chargée d’un fil : débarrassé de l'aiguille, il doit s'emparer des deux bouts de fil pour tirer sur l’onglet ; et en même temps, s’il y a des adhérences, illes détruit avec le manche du scalpel jusqu’à l'angle de l’œii. Les tractions sont continuées avec des intervalles de repos, et ont pour but de mettre à découvert l’origine de l’onglet et le point où l’angle se termine. Il y a, en effet, deux dangers à redouter : l’un consiste à laisser une partie de la membrane, qui, une fois ulcérée, devient pour ainsi dire incurable; et l’autre à couper la caroncule située dans l'angle de l'œil. Celle-ci par le fait d’une traction trop forte peut suivre l'onglet à l'insu du médecin , et de cette excision il résulte alors un pertuis par où les larmes s’échappent continuellement : c’est l’état que les Grecs ont désigné sous le nom de rAyade. Il faut donc apprécier bien exactement les limites de cet organe, et, après
: crassitudo quoque accessit, excidi debet. Post abstinen-
tiam vero unius diei, vel adversus in sedili contra medicum is homo collocandus est, vel sic aversus, ut in gremium ejus caput resupinus effundat. Quidam , si in sinistro oculo vitium est, adversum : si in dextro, resupinum collocari volunt, Alteram autem palpebram a ministro diduci oportet, alteram a medico : sed ab hoc, siille adversus est, inferiorem; si supinus, superiorem. Tnm idem medicns hamulum acutum, paulum mucrone intus recurvato, subjicere extremo ungui debet, eumque infigere ; atque eam quoque palpebram tradere alteri : ipse, hamulo apprehenso, levare unguem, eumque acu trajicere linum trabhente : deinde acum ponere, lini duo capita apprehendere, et per ea erecto ungue, si qua parte oculo inhæret, manubriolo scalpelli diducere, donec ad angulum veniat : deinde invicem modo remittere, modo attrahere, ut sic et initium ejus, et finis anguli reperiatur. Duplex enim periculum est; ne vel ex ungue aliquid relinquatur, quod exulceratum vix ullam recipiat curationem; vel ex angulo quoque caruncula abscindatur, quæ, si vehementius unguis ducitur, sequitur ; ideoque decipit. Abscissa, patefit foramen, per quod postea semper humor descenait : fu&èx Græci vocant. Verus ergo anguli finis utique nvs-
les avoir reconnues, soulever la membrane avec ménagement, et l’'exciser en ayant soin de n'intéresser aucune partie de l'angle de l’œil. On panse ensuite la plaie avec de la charpie enduite de miel, et par-dessus on applique unecompresse, une éponge, ou de la laine grasse. Il sera bon dans le commencement d'ouvrir les yeux chaque jour, afin de s'opposer à la réunion des paupières entre elles, car c’est là un troisième accident à prévenir. Après avoir employé la charpie, on fait en dernier lieu des onctions avec un collyre cicatrisant. C’est au printemps ou du moins avant l'hiver qu'on doit opérer le ptérygion, et cela pour des raisons communes à différents cas, et qu'il suffira d’énoncer une fois. Il y a en effet deux sortes d'opérations : pour les unes, on n’a pas à choisir le temps, et l’on est forcé d’obéir à l’indication présente, comme dans les blessures et les fistules. Lesautres, au contraire, ne réclamant pas un jour précis , il est facile et en même temps beaucoup plus sûr d'attendre, ainsi qu’on le pratiquedans les maladies quise développent lentement et n'éveillent pas de vives douleurs. On peut dans ce cas renvoyer l'opération au printemps , ou, s'il y a quelque motif de ne pas différer autant, il faut alors préférer l'automne à l'été et à l'hiver, et prendre même le milieu de l’automne, temps où les grandes chaleurs sont tombées, et où le froid ne se fait pas encore sentir. En général, l'opération sera d’autant plus grave qu'on agira sur une partie plus nécessaire à la vie, et il sera d'autant plus urgent de la pratiquer dans une saison favorable, que la plaie qui devra s’en suivre aura plus d’étendue.
5. Certaines affections qui reconnaissent aussi d’autres causes sont quelquefois, comme je l'ai
cendus ést; qui ubi satis constitit, non nimium adducto ungue, scalpellus adhibendus est; deinde sie excidenda ea membrapula, ne quid ex angulo lædatur. Eo deinde ex melle linamentum superdandum est, supraque linteolum, et aut spongia aut lana succida : proximisque diebus diducendus quotidie oculus est, ne cicatrice inter se palpebræ glutinentur; siquidem id quoqueterlium periculum accedit : eodemque modo linamentum imponendum, ac novissime inungendum collyrio, quo ulcera ad cicatricem perducuntur. Sed ea curatio vere esse debet, aut certe ante hiemem : de qua re, ad plura loca pertinente, semel dixisse satis erit. Nam duo genera curationum sunt : alia, in quibus eligere tempus non licet, sed utendum est eo, quod incidit; sicut in vulneribus, et in fistulis : alia, in quibus pullus dies urget, et exspectare tutissimum et facile est; sicut evenit in iis, quæ et tarde increscunt, et dolore non cruciant. In his ver exspectandum est : aut, si quid magis pressit, melior tamen autumnus est, quam æstas, vel hiems; atque is ipse medius, jam fractis æstibus, nondum ortis frigoribus. Quo magis autem necessaria pars erit, quæ tractabitur, hoc quoque majori periculo subjecta est : et sæpe, quo major plaga facienda, eo magis hæc temporis ratio servabitur.