Ex curatione vero unguis , ut dixi, vitia nascuntur
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dit, ia conséquence de l’excision de l'onglet. Soi qu’on n'ait pas tout enlevé, ou que d’autres in: fluences s’exercent, il survient parfois à l’angl del’œilune petite tumeur qui permet difficilemen: l'écartement des paupières, et c’est ce qui cons: titue l’encanthis des Grecs. IL faut saisir le tu: bereule avec une érigne et l’exciser ; mais on doi conduire l'instrument d’une main prudente, afi de conserver la caroncule intacte. On appliqu ensuite sur l’angle de l'œil, en écartant les pau pières, un peu de charpie imprégnée de cadmi et de vitriol , et on la maintient au moyen d'u bandage. Les jourssuivants, on renouvelle ce pan sement ; et, au début seulement, on bassine 1 partie malade avec de l’eau tiède ou même froide;
6. Quelquefois les paupières sont collées entr! elles, et l’œil ne peut plus s'ouvrir. Souvent à @ premier mal il s’en joint un second qui consiste dans l’adhérence des paupières au blanc de l'œil. Ces deux états reconnaissent pour cause un ulcère mal soigné, et pendant la guérison duquel on a négligé d’isoler ces diverses parties; ce qui pouvait et devait se faire. Les Grecs désignent ce double accident sous le nom d’ankyloblépharon. Quand l’adbérence n’est qu'entre les paupières, il n’est pas difficile de la détruire, mais c’est quelquefois inutilement, car on la voit se reproduire; et cependant, comme les cas où l’on réussit sont encore les plus nombreux, il n’en faut pas moins essayer de maintenir l’écartement nécessaire. On doit donc, pour diviser les paupières, y introduire le dos d’une sonde, et interposer ensuite une petite tente qu’on laisse à demeure jusqu’à ce qu'il n’y ait plus aucune ulcération. Mais lorsque la paupière a contracté des adhérences avec le globe de l'œil, Héraclide
quæ ipsa aliis quoque de causis oriri solent. Interdum enim fit in angulo, parum ungue exciso, vel aliter, tuberculum, quod palpebras parum diduci palitur : éyxævbig Græce nominatur. Excipi hamulo, et circumeidi debet ; hic quoque diligenter temperata manu, ne quid ex ipso angulo abscindatur. Tum exiguum linamentum respergen* dum est vel cadmia, vel atramento sutorio; inque eum angulum, diduetis palpebris, inserendum, supraque eodem modo deligandum : proximisque diebus similiter nutriendum ; tantum ut primis aqua egelida, vel eliam frigida foveatur.
6. Interdum inter se palpebræ coalescunt, aperirique non potest oculus. Cui malo solet etiam illud accedere, ut palpebra cum albo oculi cohærescat; scilicet, cum in utrovis fuit ulcus negligenter Curatum. Sanescendo enim, quod diduci potuit et debuit, glutinavit. ’Ayxvhoëkepépous sub utroque vilio Græci vocant. Palpebræ tantum inter se cohærentes, uon difficulter diducuntur; sed interdum frustra : nam rursus glutinantur. Experiri tamen oportel; quia bene res sæpius cedit. Igitur aversum specillum inserendum, diducendæque eo palpebræ sunt : deinde exigua penicilla interponenda, donec exulceratio ejus loci finiatur. At ubi albo ipsius oculi palpebra inhæsit, Heraclides Tarentinus auctor est, adverso scalpello subsecare,
e Tarente prescrit de les emporter au moyen u scalpel, dont le tranchant est dirigé en haut, et de procéder avec une grande circonspection pour n’intéresser ni l’œil, ni les paupières, u du moins pour ne blesser que celles-ci, si cela evient inévitable. Après le débridement, on pplique en onctions sur l'œil les topiques destinés à détruire les granulations, et l’on fait mouvoir les paupières chaque jour, non-seulement ur mettre ie médicament en contact avec les points ulcérés, mais pour prévenir aussi de nouvelles adhérences ; de plus, on recommande au malade de suulever souvent la paupière avec eux doigts. Quant à moi, je n’ai point souvenir d'avoir vu personne guérir par cette méthode. Mégès aussi déclare avoir fait bien des expériences semblables et toujours en vain, parce que Vadhérence entre l'œil et la paupière se reproduit constamment.
7. On observe encore à l'angle de l'œil situé près de la racine du nez une petite fistule produite par quelque principe vicieux, et d’où s’écoule sans relâche une humeur pituiteuse. Cette maladie s'appelle en grec ægilops ; elle constitue pour l'œil une incommodité perpétuelle, et quelquefois, après avoir carié l'os, elle pénètre jusque dans les narines. Dans certains cas même on lui voit prendre un caractère carcinomateux, et alors les veines sont gonflées et flexueuses, la peau devient dure, décolorée, sensible au moindre toucher, et l’inflammation envahit les parties voisines. Il est dangereux de vouloir guérir les fistules qui ont cet aspect carcinomateux, car le traitement a pour effet de rendre la mort plus prompte. Quant à celles qui se font jour dans les parines, il n’est pas moinsinutile de les attaquer,
magna cum moderatione, utneque ex oculo, neque ex palpebra quidquam abscindatur ; ac, si necesse est, ex palpebra potius. Post hæc, inungatur oculus medicamentis, quibus aspritudo curatur : quotidieque palpebra vertatur, non solum ut ulceri medicamentum inducatur, sed etiam ne rursus inhæreat : ipsique etiam præcipiatur, ut sæpe eam duobus digilis attollat. Ego sic restitutam esse neminem memiui. Meges se quoque multa tentasse, neque unquam profuisse, quia semper iterum oculo palpebra inhæserit, - memoriæ prodidit.
7. Eliamnuin in angulo, qui naribus propior est, ex aliquo vitio quasi parva fistula aperitur, per quam pituila assidue destillat : iydwrx Græci vocant. Idque assidue male habet oculum : nonnumquam etiam exeso osse, usque ad nares penetrat. Atque interdum naturam carcinomatis habet ; ubi intentæ venæ et recurvalæ sunt, color pallet, cutis dura est, et levi tactu irritatur, inflammationemque in eas parles, quæ conjunctæ sunt, evocat. Ex his eos, qui quasi carcinoma habent, curare periculosum est : nam moriem quoque ea res maturat. Eos vero. auibus ad nares tendit, supervacuum : neque enim sanescunt. At, quibus id in augulo est, potest adhiberi curatio ; cum eo, ne ignotum sit, esse difficilem : quantoque angulo propius
puisqu'elles sont incurables. Mais on peut
! combattre par des moyens curatifs les fistules
qui n’affectent que l'angle nasal, et toutefois il ne faut pas ignorer qu'on réussit rarement. La difficulté sera d'autant plus grande, que le pertuis fistuleux sera situé plus près de l’angle de l'œil, parce qu’on est beaucoup plus gêné pour y porter la main. Lorsque le mal est récent cependant, il est plus faci'e d’en venir à bout. On doit saisir avec une érigne l’orifice externe du conduit, puis exciser tout letrajet jusqu'à l’os, comme je l’ai dit en parlant des fistules : ensuite, l'œil et les parties voisines étant bien couverts, on porte sur l’os le fer brûlant, et si déjà il est atteint de carie, on le cautérise plus profondément, afin d'obtenir une exfoliation plus considérable.
Quelques médecins appliquent des caustiques tels que le vitriol, le chalcitis ou le verdet ratissé; mais ces moyens agissent avec plus de lenteur et moins d'efficacité. L'os une fois cautérisé, on se conforme au traitement concernant les brûlures.
8. Les cils peuvent irriter l'œil de deux manières : ainsi, dans certains cas la face cutanée des paupièresse trouve relâchée et S’abaisse, mais, le cartilage tarse n’éprouvant pas le même relâchement, il en résulte que les cils sont tournés vers le globe de l'œil ; d'autres fois, au-dessous du bord ciliaire 1l existe une autre rangée de cils, qui se portent directement sur l'œil. Voici maintenant les procédés à suivre : si le mal est causé par des cils venus d’une manière anomale, on fait chauffer une aiguille de fer élargie en forme de spatule, et, quand elle est brülante, on renverse la paupière pour bien apercevoir les cils qui sont nuisibles ; puis, à partir du grand angle jusqu’au tiers de la paupière, on promène le
id foramen est, tanto difäcilior est; quoniam perangustum est, in quo versari manus possit. Recenli tamen re mederi facilius est. Sed hamulo summum ejus foramimis excipiendum ; deinde totum id cavum , sicut in fistulis dix, usque ad os excidendum, oculoque et ceteris junctis partibus bene oblectis, os ferramento aaurendum est; vehementiusque, si jam carie vexatum est, quo crassior squama abscedat. Quidam adurentia imponunt, ut atramentum sutorium, vel chalcitidem , vel æruginem rasam : quod et lardius et non idem facit. Osse adusto, curatio sequitur eacem, quæ in ceteris uslis.
8. Pili vero, qui in palpebris sunt, duabus de causis oculum irritare consuerunt. Nam modo palpebræ summa eutis relaxatur, el procidit ; quo fit, ut ejus pili ad ipsum oculum convertantur, quia non simul cartilago quoque se remisit : modo sub ordine naturali pilorum alius ordo subcrescit, qui protinus intns ad oculum tendit. Curatioues hæ sunt. Si pili nati sunt, qui non debuerunt, tenuis acus ferrea ad similitudinem spathæ lata, in ignem conjicienda est : deinde candens, sublata palpebra, sic, ut ejus perniciosi pili in conspectum curantis veniant, sub ipsis pilorum radicibus ab angulo immittenda est, ut ea tertiam partem palpebræ transuat ; deinde iterum, tertioque usque
cautère sur les racines , et, à l'aide d’une seconde et d’une troisième cautérisation, on arrive jusqu'à l'angle externe. Par ce moyen les poils brûlés dans leurs racines ne repoussent plus. On applique ensuite les topiques convenables pour prévenir l'inflammation, et à la chute des escarres on favorise la cicatrisation des points ulcérés, qui guérissent avec la plus grande facilité. D'après certains médecins, il faut traverser la paupière supérieure en dehors et tout près du bord ciliaire, avec une aiguille enfilée d’un cheveu de femme mis en double. Dans ce double on engage le cil dont la direction est vicieuse, et on le ramène sur la paupière supérieure, où l’on doit le fixer avec un agglutinatif. On a recours après cela aux cicatrisants pour guérir letrou fait par l'aiguille. En suivant ce procédé, on espère que désormais le cil nese portera plus en dedans. Mais d’abord il n’est possible d’agir ainsi que sur des poils plus longs que ne le sont ordinairement ceux qui naissent en cet endroit; en second lieu, s’il y en a plusieurs, la souffrance prolongée qui résulte du passage de l’aiguille pour chacun d'eux peut susciter une inflammation violente; enfin , l'œil irrité déjà par le frottement des cils, puis par les perforations des paupières, venant à se remplir d’eau, la glu destinée à maintenir le poil sera presque inévitablement délayée, et alors le cil, affranchi de la résistance qu’on lui opposait, reprendra sa direction premiere. L’opération au contraire ne présente aucune incertitude, quand ladéviation n’est due qu’au relächement des paupières. On s’y prend de la manière suivante : l'œil étant fermé, on saisit, avec les doigts et par le milieu, les téguments de la paupière inférieure ou supérieure, et on les soulève
ad alterum angulum : quo fit, ut omnes pilorum radices adustæ emoriantur. Tum superimponendum medicamentum est, quod inflammationem prohibeat : atque ubi crustæ exciderunt, ad cicatricem perducendum. Facillime autem id genus sanescit, Quidam ajunt, acu transui juxta pilos exteriorem partem palpebræ oportere , eamque trans: mitti duplicem capillum muliebrem ducentem; atque ubi acus transit, in ipsius capilli sinum, qua duplicatur, pilum esse conjiciendum, et per eum in superiorem palpebræ partem attrahendum, ibique corpori adglutinandum, et imponendum medicamentum, quo foramen glutinetur : sic enim fore, ut is pilus in exteriorem partem postea spectet. Id primum fieri non potest, nisi in pilo longiore; cum fere breves eo loco nascantur. Deinde, si plures pili sunt , necesse est longum tormentum, toties acu trajecta, magnam inflammationem moveat. Novissime, cum humor ahquis ibi subsit, oculo et ante per pilos et tum per palpebræ foramina affecto, vix fieri potest, ut gluten, quo vinctus est pilus, non resolvatur : eoque fit, uLiseo , unde vi abductus est, redeat. Ea vero curatio, quæ palpebræ laxioris ab omnibus frequentatur, nihil habet dubii. Siquidem oportet contecto oculo mediam palpebræ cutem, sive ea superior, sive inferior est, apprehendere digitis, ac
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pour voir ce qu’il en faut retrancher, afin de ramener les choses à l’état naturel. Iei encore il y a deux inconvénients à redouter : si l’on coupeen effet une portion trop considérable, la paupière ne peut plus recouvrir l'œil, et, d’un autre côté, si le lambeau est insuffisant , c’est comme si l’on n'avait rien fait, etle malade en est pour une excision inutile. On trace avec de l'encre deux lignes qui comprennent la portion de peau à retrancher, et on a soin de laisser entre le bord ciliaire et la ligne Ja plus voisine, un certain espace pour appliquer les points d’aiguille. Ces précautions prises, on pratique l’incision au-dessus des cils quand il y a prolapsus de la paupière supérieure, et au-dessous quand le relächement existe à la paupière inférieure ; il faut commencer l’incision par l’angle temporal s’il s’agit de l’œil gauche, par l’angle nasal lorsqu’on opère sur l’œil droit, et emporter tous les téguments compris entre les deux lignes qu’on a tracées. On reunit ensuite les lèvres de la plaie par une seule suture, et l’on ferme l'œil. Si la paupière ne descend pas assez, on relâche la suture; si au contraire elle offre encore trop de laxité, on tient les fils plus serrés, où même on enlève, aux dépens du bord le plus éloigné, une nouvelle bandelette de peau; après quoi l’on ajoute d’autres points de suture aux premiers, sans cependant les porter au delà de trois. 11 faut de plus, relativement à la paupière supérieure, conduire une incision audessous des cils, pour qu’une fois redressés, ils ne se dirigent plus qu’en dehors ; et cette incision même peut suffire quand le renversement n'est pas trop marqué; mais il est inutile d’en venir là pour la paupière inférieure. L'opération terminée, on applique sur l’œil une éponge trempée
levare : tum considerare, quantulo detracto futurum sit, ut naturaliter se habeat. Siquidem hic quoque duo pericula cireumstant : si nimium fuerit excisum, ne contegi oculus non possit; si parum, ne nihil actum sit, et frustra sectus aliquis sit. Qua deinde incidendum videbitur, per duas lineas atramento notandum est, sic, ut inter oram, quæ pilos continet, et propiorem ei lineam, aliquid relinquatur, quod apprehendere acus postea possit. His consti* tutis, scalpellus adhibendus est : et, si superior palpebra est, ante; si inferior, postea propius ipsis pilis incidendum : initiumque faciendum in sinistro oculo, ab eo angulo, qui tempori; in dextro, ab eo, qui naribus propior est : idque, quod inter duas lineas est, excidendum. Deinde oræ vulneris inter se simplici sutura committendæ, operiendusque oculus est ; et, si parum palpebra descendet, laxanda sutura; si nimium, aut adstringenda, aut etiam rursus tenuis habenula ab ulieriore ora excidenda : ubi secta est , aliæ suturæ adjiciendæ , quæ supra tres esse non debent. Præter hæc, in superiore palpebra sub pilis ipsis incidenda linea est, ut ab inferiore parte diducti pili sursum spectent : idque, si levis inclinatio est, etiam solum satis tuetur. Inferior palpebra eo non eget. His factis, spongia, ex aqua frigida expressa, super deliganda est;
dans l’eau froide, maintenue au moyen d'un bandage, et remplacée le lendemain par un emplâtre agglutinatif : le quatrième jour, on enlève les pointsde suture, et l’on fait des onctions avec un collyre propre à réprimer l’inflammation.
9. Il arrive parfois que, pour n’avoir pas assez ménagé la peau dans cette opération, l’œil ne peut plus se fermer; et cet accident, qui reconnaît aussi d’autres causes, a recu des Grecs le nom de Zagophthalmie. Si la perte de substance est trop considérable, le cas est sans remède; mais il n’est pas impossible de la réparer, quand elle est légère. On fait alors un peu audessous du sourcil une incision en forme de croissant, dontles pointes sont dirigées en bas; l’incision doit pénétrer jusqu’au cartilage sans l’intéresser, car il résulterait de cette lésion un pro- Japsus de la paupière, auquel on ne pourrait plus remédier. On ne divisera donc que les téguments ) pour les attirer vers le bord palpébral, laissant | à la face supérieure une plaie béante où l’on introduit de la charpie. On prévient par làuneréunion immédiate, et l’on favorise la reproduction des chairs qui doivent combler l'intervalle, Ce résultat obtenu , l’œil recouvre en effet la faculté } de se fermer régulièrement.
10. Si daps certains cas la paupière supérieure ne s’abaisse plus assez pour couvrir l'œil, il arrive aussi que l'inférieure ne remonte pas suffisamment, et demeure renversée et béante sans pouvoir se réunir à la supérieure. Cet état est parfois la conséquence d’une excision mal faite, et d'autres fois il est produit par la vieillesse; les Grecs lui ont donnéle nom d'ectropion. Quand cette infirmité dépend d’une mauvaise opération,
plus haut; seulement, les pointes de l'incision
postero die glutinans emplastrum injiciendum : quarto sufuræ tollendæ , et collyrio, quod inflammationes reprimit, superinungendum.
9. Nonnumquam autem, nimium sub hac euratione excisa cute, evenil, ut oculus non contegatur : idque interdum etiam alia de causa fit. AxywpOguous Græci appellant. fn quo si nimium palpebræ deest, nulla id restituere curatio potest : si exiguum, mederi licet. Paulum infra supercilium cutis incidenda est lunata figura , cornibus ejus deorsum spectantibus. Altitudo esse plagæ usque ad cartilaginem debet, ipsa illa nihil læsa : nam, si ea incisa est, palpebra concidit, neque attolli postea potest. Cute igitur tantum diducta fit, ut paulum in ima oculi ora descendat; hiante scilicet super plaga; in quam linamentum conjiciendum est, quod et conjungi diductam cutem prohbeat, et in medio carunculam citet : quæ ubi eum locum
implevit, postea recte oculus operitur.
10. Ut superioris autem palpebræ vitium est, quo parum descendit, ideoque oculum non contegil ; sic inferioris, quo parum sursum attollitur, sed pendet et hiat, neque potest eum superiore committi. Atque id quoque evenit interdum ex simili vitio curationis, interdum etiam senectule. Exrnuéroy Græci vocant. Si ex male euratione est, cadem ra-
semi-lunaire sont tournées vers la mâchoire, et non plus vers l'œil. Si l’ectropion est le résultat de l’âge, on cautérise avec un fer mince tout ce qui fait bourrelet en dehors, puis on panse avec le miel : au bout de quatre jours on fait des fumigations avec la vapeur d’eau chaude, et l’on a recours ensuite aux cicatrisants.
11. En général ces maladies n’affectent que les parties extérieures de l’œil, c’est-à-dire les angles et les paupières; mais sur le globe oculaire lui-même, par suite du relâchement ou de la rupture des membranes internes, on observe quelquefoisun soulèvement dela tunique externe, dont la forme est semblable à un grain de raisin, ce qui lui a valu des Grecs lenom de s{aphylôme. Il y a deux méthodes curatives : la première consiste à traverser la tumeur à la base et par le milieu avec une aiguille chargée de deux fils : on noue en haut et en bas les deux bouts de chaque fil; de sorte que le staphylôme est étranglé dans cette double ligature, qui le coupe insensiblement et le fait tomber. Dans le second procédé, on enlève gros comme une lentille du sommet de la tumeur, après quoi on la saupoudre avec de la tutie ou de la cadmie. Quelle que soit la méthode, il faut, dès qu’on a terminé l’opération, recouvrir l’œil d’une laine imbibée d’un blanc d'œuf, diriger vers cet organe des fumigations d’eau chaude, et faire des onctions avec des collyres adoucissants.
12. Sous le nom de clous, on désigne des tubercuies calleux qu’on observe sur le blanc de l'œil, et dont le nom est tiré de la forme qu'ils présentent. Ce qu'il y a de mieux à faire, c’est
| d'en traverser la racine avec une aiguille, de onemploie, pour y remédier, la méthode indiquée |
pratiquer l’excision au-dessous, et d'appliquer ensuite des topiques émollients.
tio medicinæ est, quæ supra posita est : plagæ tantum: cornua ad maxillas, non ad oculum convertenda sunt. Si ex senectute est, tenui ferramento id totum extrinsecus adurendum est, deinde melle inangendum : à quarto die vapore aquæ calidæ fovendum, inungendumque medicamentis ad cicatricem perducentibus.
11. Hæc fere circa oculum in angulis palpebrisque incidere consuerunt. In ipsoautem oculo nonnumquam summa attollitur tunica, sive ruptis intus membranis aliquibus, sive laxatis; ef similis figura acino fit : unde id otxgo Græci vocant. Curatio duplex est : altera, ad ipsas radices per medium transuere acu, duo Jina ducente; deinde alterius lini duo capita ex superiore parte, alterius ex inferiore adstringere inter se; quæ paulatim secaudo id excidunt : alfera, in summa parte ejus ad lenticulæ magnitudinem excidere ; deinde spodium aut cadmiam infriare. Utrolibet autem facto, album ovi lana excipiendum et imponendum ; posteaque vapore aquæ calidæ fovendus oculus, et lenibus medicamentis inungendus est.
12. Clavi autem vocantur callosa in albo oculi tubereula ; quibus nomen a figuræ similitudine est. Hos ad iman: radicem perforare acu commodissimum est, infraque eanx, excidere, deinde lenibus medicamentis inungere.
13. J'ai déjà fait mention de la cataracte dans un autre endroit, parce qu'en effet, quand elle est récente, les agents médicamenteux parviennent souvent à la résoudre; tandis que, lorsqu'elle est ancienne, elle réclame le secours de la main, c’est-à-dire une opération des plus délicates. Avant de la décrire, je dois faire connaître en peu de mots l’organisation de l’œil; car cette connaissance, importante dans plusieurs autres cas, est spécialement utile dans celui-ci. Le globe de l’œil a deux enveloppes, dont l’une, appelée kératoide (sclérotique) par les Grecs, est extérieurement située; assez épaisse dans sa partie blanche, elle s’amineit vers la pupille. En dedans elle est tapissée par la seconde tunique, qui laisse voirau centre, là où est la pupille, une petite ouverture. Cette membrane est mince autour du cercle pupillaire, et, commela première, acquiert plus d’épaisseur dans le reste de son étendue; e’est la choroide des Grecs. Ces deux tuniques, qui contiennent les parties internes de l'œil, viennent se réunir en arrière, et, après s'être amincies et confondues en passant par la fente orbitaire, elles se rendent à la membrane du cerveau, où elles s’attachent. A l’endroit où se trouve la pupille, elles laissent dans leur intérieur un espace vide. Puis se présente une troisième membrane d’une extrême ténuité, nommée par Hérophile arachnoïde : celle-ci, déprimée au centre, renfermedans sa cavitéun corps appelé Ayaloide, à cause desaressemblance avec le verre. Ce corps vitré n’est ni solide ni liquide, mais forme une espèce d'humeur condensée. C'est de lui que le cercle pupillaire tire sa couleur noire ou bleue, tandis que l'enveloppe externe est entièrement blanche. Au-dessous de ces membranes, on re-
13, Suffusionis jam alias feci mentionem; quia cum recens incidit, medicamentis uoque sæpe discutitur : sed, ubi vetustior facta est, manns curationem desiderat : quæ inter subtilissimas haberi potest. De qua antequam dico, paucis ipsius oculi natura indicanda est : cnjus cognitio, cum ad plura loca pertineat, tum vel præcipue ad hune vertinet. Is igitur summas habet duas tunicas : ex quibus superior à Græcis xeparoetZñs Vocatur. Ea, qua parte alba est, salis crassa, pupillæ loco extenuatur. Huie interior adjuncta est, media parte, qua pupilla est, modico foramine concava, circa Lenuis, ulterioribus, partibus ipsa quoque plenior : quie yopsoeuÎs a Græcis nominatur. Heæe duæ tunicæ, cum interjora oculi cingant, rursus sub his coeunt; extenuatæque et in unum coaclæ per foramen, quod inter ossa est, ad membranam cerebri perveniunt, eique inbærescunt. Sub his autem, qua parte pupilla est, locus vacuus est : deinde infra rursus tenuissima tunica, quam Herophilus Spæyvoetèñ nominavit. Ea media subsidit; eoque cavo continet quiddam, quod a vitri similitudine üahoeuëèe Græci vocant, Fà neque liquidum, neque aridumest, sed quasi concretus humor : ex cujus colore pupillke color vel niger est, vel cæsius; cum samma funica tota alba sit. Id autem superveniens ab interiore parte membranula includit. Sub his gutla bumoris est , ovi allo
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marque une goutte d'humeur semblable à du blanc d'œuf, et dans laguelle réside la faculté de voir. On la nomme en grec cristallin.
14. Or, il peut arriver que l'humeur placée à l'intérieur des deux premières membranes, dans l'espace vide que j'ai dit y exister, vienne à s’épaissir à la suite d’un coup ou d’un état mor bide, et que peu à peu, en se condensant davantage, elle s'oppose à la vision. Cette maladie s distingueen plusieurs espèces;ilenest decurables, et d’autres qui ne le sont pas. Si la cataracte est étroite, immobile, de couleur d’eau de mer où de fer luisant ; si par les côtés elle laisse passer encore quelques rayons de lumière, il y a lieu d'espérer. Si au contraire elle est large, ac— compagnée d’une déformation de la pupille, d’une teinte bleuâtre ou jaune, et si elle est mobile et vacillante, il est pour ainsi dire impossible d’y remédier. Elle permet en général d’autant moins d'espoir qu'elle suceède à une maladie plus grave, à de plus grands maux de tête, ou à des coups plus violents. L'âge avancé n’est pas non plus favorable à l’opération, parce qu'indépendamment de toute autre cause, la vue se trouve alors naturellement affaiblie. L'enfance est également une époque fâcheuse, et la plus convenable est l’âge mür. On rencontre aussi plus de difficulté quand les yeux sont petits et enfoncés; et enfin il importe que la cataracte ait acquis une. certaine maturité. En conséquence il fautattenüre que l'humeur nesoit plus fluide, et paraisse au con-, traire offrir une assez grande dureté. On prépare le malade à l’opération en le faisant peu mancer, en ne lui laissant boire que de l’eau pendant trois jours, et en Jui imposant la veille une diète absolue. Toutes choses ainsi disposées, on fait asseoir
similis; a qua videndi facultas proficiscitur : xpuorx))oe dns a Græcis nominatur.
14. Igitur vel ex morbo, velex ictu concrescit humor sub duabus tunicis, qua locum vacuum esse proposui; isque paulatim indurescens, interiori potentiæ se opponit. Vitiique ejus plures species sunt; quædam sanabiles, quædam quæ curationem non admittunt. Nam si exigua! suffusio est, si immobilis, colorem vero habet marinæ aquæ , vel ferri nitentis, et a latere sensum aliquem ful goris relinquit, spes superest. Si magna est, si nigra pars oculi, amissa naturali figura, in aliam vertit, si suffusionÿ, color cæruleus est, aut auro similis, si labat, et hac atque illac movetur, vix umquam succurritur. Fere vero pejor est, quo ex graviore morbo, majoribusve capitis doloribus, vel ictu vehementiore orta est. Neque idonea curationi senilis ætas est; quæ sine novo vitio, tamen aciem hebetem habet : ac ne puerilis quidem; sed inter has mes, dia. Oculus quoque curationi neque exiguus, neque concavus, satis opportunus est. Afque ipsius suffusionis quæ= dam maturitas est. Exspectandum igitur est, Gonec jam non fluere, sed duritie quadam concrevisse videatur, Ante curationem autem modico cibo uti, bibere aquam triduo debet ; pridie, ab omnibus abstinere. Post hæc in adverso sedili collocandus est loco lucido , lumine adverso, sic, ut
emalade dansun endroit bien éclairé, la face tournée du côté du jour, tandis que l'opérateur se place vant lui sur un siéce un peu plus élevé. Par derrière, un aide maintient la tête immobile, car au plus léger mouvement le patient serait en danger de perdre la vue sans retour. Pour mieux s'opposer à la mobilité de l'œil qu'on doit guérir, fon applique sur l’autre un morceau de laine assujetti par un bandage. L'opération se fait sur Mlaæil gauche avec la main droite, et sur l'œil droit avec la main gauche. Au moment d'agir, le Icbirursien prend une aiguille acérée, mais offrant une certaine largeur, et il l'enfonce en droite ligne à travers les deux premières tuniques, entre l’angle externe et la pupille, et au niveau du milieu de la cataracte, de manière à ne blesser aucun vaisseau; il peut au reste l'enfoncer avec assurance, parce qu’elle pénètre dans un espace vide. Lorsqu'elle y est parvenue (et l’absence de toute résistance ne permet à personne de s'y tromper), le chirurgien l'incline vers la cataracte, et, par un léger mouvement de rotation, il abaisse doucement le cristallin au-dessous de Ja pupille. I] doit alors appuyer plus fortement sur la cataracte pour la fixer en bas. Si elle reste dans cette situation, l'opcration est terminée ; mais si elle remonte, il faut la diviser en plusieurs parties avec le tranchant de l'aiguille, parce que ces fragments demeurent plus facilement abaissés, et ne font plus du moins autant d’obstacle à la vision. Cela fait, on retire l’aiguille en droite ligne, on couvre l'œil d’une laine douce enduite de blancs d'œuf, par-dessus on applique des médicaments pour combattre l’inflammation, et l’on maintient le tout par un bandage. On prescrit ensuite au malade le repos, la
contra medicus paulo altius sedeat : a posteriore antem parte caput ejus, qui curabitur, minister contineat, ut iumobile id præstet : nam levi motu eripi acies in perpetuum potest. Quin etiam ipse oculus, qui curabitur, immobilior faciendus est, super alterum lana imposita et delisata. Curari vero sinister oculus dextra manu, dexter sinistra debet. Tum acus admovenda est, acula, sed non pimium tenuis, eaque demittenda, recta, est per summas duas funicas medio loco inter oculi nigram et angulum tempori propiorem . e regione mediæ suffusionis, sic, ne qua vena lædatur. Neque tamen timide demittenda est, quia inani loco excipitur. Ad quem cum ventum est, ne mediocriter quidem peritus falli potest; quia prementi nihil renilitur. Ubi eo ventum est, inclinanda acus ad ipsam - suffusionem est, leniterque ibi verti, et paulatim eam deducere infra regionem pupillæ debet; ubi deinde eam transiit, vehementius imprini, ut inferiori parti ivsidat. Sihæsit, curatio expleta est : si subinde redit, eadem acu concidenda , et in plures partes dissipanda est; quæ singulæ et facilius conduntur, et minus Jate officiunt. Post hæc educenda acus recta est, imponendumque Jana molli exceptum ovi album, et supra, quod inflammationem coerceat, atque ita devinciendum. Post hæc opns est
TRAITÉ DE LA MÉDECINE, LIV. Vil.
diète, des liniments adoucissants, et le lendemain au plus tôt quelques aliments qui d’abord doivent être liquides pour qu’il n’y ait pas de mouvement des mâchoires. L'inflammation une fois disparue, on suit le traitement indiqué pour les blessures, eh y joignant seulement l'obligation de ne boire que de l’eau pendant longtemps.
15. Je me suis occupé déjà de l’écoulement de pituite ténue qui se jette sur les yeux , en tant que cette maladie pouvait céder à l’action des remèdes; je vais signaler maintenant les cas où l'on doit réclamer les secours de la chirurgie. On peut remarquer que chez certaines personnes l'œil n’est jamais sec, mais est au contraire constamment baigné d’une humeur ténue, qui a pour effet d'entretenir des granulations, d’exciter, à la moindreoccasion,desinflammationsetdesophthalmies, et de faire enfin le tourment de la vie entière. Il y a de ces sujets dont l’état ne peut être amélioré par aucun moyen, et d’autres pour lesquels la guérison est possible. Cette première distinetion est importante à connaître, en ce qu’elle permet d’appliquer à ceux-ci le traitement chirurgical qu'il faut épargner à ceux-là. Il serait par exemple inutile de vouloir guérir ceux qui traînent cette affection depuis l'enfance , attendu qu’elle doit nécessairement se prolonger jusqu’à la mort. Les procédés manuels ne sont pas moins superflus, quand l'écoulement pituiteux, sans être: abondant, présente néanmoins un caractère d’âcreté; et dans ce dernier cas, où l'opération n’amènerait aucun soulagement, on obtient la cessation du mal en rendant la pituite épaisse à l’aide d’un régime et de médicaments convenables. Les personnes qui ont la tête large opposent par cela même à la médecine des difficultés pres-
quiete, abstinentia, lenium medicamentorum inunctionibus, cibo (qui postero die satis mature datur) primum liquido, ne maxillæ laborent; deinde, inflammatione finita, tali, qualis in vulneribus propositus est. Quibus, ut aqua quoque diutius bibatur, necessario accedit.
15. De piluitæ quoque tenuis cursu, qui oculos infestat , quatenus medicamentis agendum est, jam explicui. Nunc ad ea veniam, quæ curationem manus postulant. Animadvertimus autem quibusdam numquam siccescere oculos, sed semper humore tenui madere : quæ res aspritudinem continuat ,et ex levibus momentisinflammationes et lippitudines excitat, totam denique vitam hominis infestat. Idque in quibusdam nulla ope adjuvari potest, in quibusdam sanabile est. Quod primum discrimen nosse oportet, ut alteris succurratur, alferis manus non injiciatur. AC primum supervacua curatio est in iis, qui ab infantibus id vitium habent ; quia necessario mansurum est usque mortis diem. Deinde non necessaria etiam in iis, quibus non mulla, sed acris pituita est : siquidem manu nihil adjuvantur; medicamentis, et victus ratione, quæ crassiorem pituitam reddit, ad sanitatem perveniunt. Lata etiam capita vix medicinæ patent. Tum interest, venæ pituitan
| emittant, quæ inter calvariam et cutem sunt, an que
que insurmontables : alors, il est d’un grand intérêt de savoir par quelles veines est fournie la pituite, si elle provient de celles qui rampent entre le crâne et le cuir chevelu , ou de celles qui sont situées entre la membrane du cerveau et le crâne; les premières arrosentl’œil par les tempes, les secondes par les membranes qui du fond de l'œil se rendent au cerveau. Lorsque l’écoulement a pour origine les veines placées en dehors du crâne, on peut y porter remède; mais s’il dépend des veines intra-crâniennes, le mal est incurable. J1 l’est encore si la pituite descend des deux côtés à Ja fois ; car, si l'on vient à bout de la supprimer sur un point, on ne réussit pas à la tarir de l’autre. Voici donc le moyen de remonter à la source. On commence par raser la tête, puis, à partir des sourcils jusqu’au sommet du crâne, on applique les remèdes destinés à suspendre le cours de la pituite. Si les yeux cessent d’être humides, on acquiert la preuve que l'écoulement n’est dû qu'aux veines sous-cutanées; mais s'ils sont toujours remplis d'humeur, il faut évidemment s’en prendre aux vaisseaux situés en dedans du crâne; enfin, si la pituite devient seulement moins abondante, on en doit conclure l'existence d’une double cause. Cependant comme ce flux d'humeur est le plus souvent entretenu par les vaisseaux extérieurs, on le combat avec succès dans la plupart des cas. Le traitement ue ce mal exige n’est pas seulement en vogue chez les Grecs, mais chez d’autres nations encore, et même il n’en est pas en médecine de plus universellement répandu. Quelques chirurgiens en Grèce pratiquaient neuf ineisions sur le euir chevelu ; savoir, deux en droite ligne à l’occiput, rencontrées par une incision transversale ; deux au-dessus des oreilles séparées par une au-
inter membranam cerebri et calvariam. Superiores fere per tempora oculos rigant ; inferiores, per eas membranas, quæ ab oculis ad cerebrum tendunt. Potest autem adhiberi remedium iis, quæ supra os fluunt; non polest is, quæ sub osse. Ac ne iis quidem suceurritur, quibus pituita utrimque descendit : quia levata allera parte, nibhilominus altera infestat. Quid sit autem, bac ratione cognoscitur. Raso capite ea medicamenta, quibus in lippitudine pituita suspenditur, à superciliis usque ad verticem illini debent : si sicci oculi esse cœperunt, apparel per eas venas, quæ sub cute sunt, irrigari: si nihilominus madent, manifestum est sub osse descendere : si est humor, sed levior, duplex vitium est. Plurimi tamen ex laborantibus reperiuntur, quos superiores venæ exerceant ; ideoque pluribus etiam opitulari licet. Jdque non in Græcia tantummodo, sed in aliis quoque gentibus celebre est : adeo ut nulla medicinæ pars magis per nationes quasque exposila sil. Reperti in Græcia sunt, qui novem lineis culem capitis inciderent : duabus in occipitio rectis, una super eas transversa, dein duabus super aures , una inter eas item transversa : tribus inter verticem et frontem rectis. Reperti sunt, qui a vertice reclas lineas ad tempora deducerent,
CELSE
tre également transversale, et les trois dernières toujours en ligne droite, conduites du sommet de
la tête au front. D’autres menaient directement:
l'incision du sommet aux tempes, et, après avoir reconnu par le mouvement des mâchoires l’insertion des muscles, ils coupaient légèrement au-dessusles téguments, qu'ils maintenaient écar= tés à l’aide de crochets mousses; ils remplissaient
ensuite de charpie l'intervalle, afin de s’opposer”
à la réunion des lèvres de la plaie, et de pouvoir
par la production de chairs nouvelles comprime
les vaisseaux d’où s’échappait l'humeur. D’autres praticiens encore tracaient avec de l'encre deux lignes, dont la première partant du milieu d’une oreille devait se rendre au milieu de l'oreille opposée, tandis que la seconde allait de la racine du nez au sommet de la tête; puis, au point de jonction de ces deux lignes , ils faisaient une incision, et cautérisaient l’os après avoir laissé couler le sang quelque temps. Ils n’en touchaient pas moins avec le fer rouge les veines superfi cielles des tempes, et de l’espace compris entre le front et le sommet. Une méthode assez générale consiste à brüler les veines temporales, qui sont presque toujours dilatées dans les cas de ce genre; mais, pour les gonfler davantage et les rendre encore plus apparentes, on applique autour du cou une ligature médioerement serrée, et l’on cautérise ensuite avec un fer mince et obtus, jusqu’à ce que le cours de la pituite soit tari. A ce signe en effet on peut reconpaître que les vaisseaux qui la charriaient sont oblitérés. Le traitement devient plus énergique quand les veines sant si petites et si profondes qu'on ne peut les distinguer ; on applique alors, comme je l'ai dit, une ligature autour du cou, et le malade doit en même temps retenir sa
cognitisque, ex motu maxillarum, musculorum initis , leviter super eos cutem inciderent, diductisque per retusos hamos oris, insererent linamenta, ut neque inter se cutis antiqui fines commilterentur , et in medio caro in= cresceret quæ venas, ex quibus humor ad oculos transiret adstringeret. Quidam etiam atramento duas lineas duxerunt, a media aure ad mediam alteram aurem, deinde à naribus ad verticem: tum ubi lineæ committebantur, scalpello inciderunt; et post, sanguine effuso, os ibidem adusserunt, Nihilominus autem et in temporibus, et inter frontem atque verticem eminentibus venis idem candens ferrum admoverunt. Frequens curatio est, venas in temporibus adurere : quæ fere quidem in ejusmodi malo tument; sed famen, ut inflentur magisque se ostendant, cervix ante modice deliganda est : tenuibusque ferramenlis, et retusis venæ adurendæ , donec in oculis pituilæ cursus conquiescat. Id enim signum est quasi excæcatorum ili: nerum, per quæ humor ferebatur. Valentior tamen medicina est, ubi tenues conditæque venæ sunt, ideoque legi non possunt, eodem modo cervice deligala, retentoque ab ipso spirilu, quo magis venæ prodeant, atramento nofare eas contra tempora, etinter verticem ac frontem : deinde cervice
respiration pour faire saillir les veines ; cela fait, ! on marque avec de l’encre celles qui se trouvent dans la région temporale et dans l’espace compris entre le front et le sommet de la tête; après quoi , la ligature étant enlevée, on ouvre les veines marquées de noir ; et, lersqu’on juge que le sang a coulé suffisamment, on les cautérise avec un fer mince. Sur les tempes la cautérisation doit être faite d'une main timide, afin de ne pas intéresser les muscles placés au-dessous, et qui soutiennent la mâchoire. On peut aucon- ! traire porter le cautère hardiment entre le front et le sommet, pour produire I exfoliation de l'os. La méthodedesAfrieains est plus efficace encore, car ils cautérisent le vertex jusqu'à ce qu'il se détache de l'os une lame exfoliée. Rien n'est préférable cependant à la pratique usitée dans la Gaule chevelue, où l’on choisit toujours les veines temporales et celles du sommet de la tête. J'ai dit ailleurs commext on doit traiter les brûlures ; mais j'ajoute ici qu'après avoir cautérisé les veines, il ne faut pas se hâter de faire tomber les escarres et de cicatriser les plaies, tant pour éviter une hémorragie, que pour ne pas supprimer trop tôt la suppuration ; car il s’agit ici de rendre les parties plus sèches par la suppuration , et non de les épuiser de sang par l’hémorragie. Si cependant ellesurvient, on a recours aux topiques,quipeuventarrêter l'écoulement sanguin sans produire un effet caustique. En parlant des varices des jambes, je dirai quelles sont les veines à choisir, et comment on doit opérer.
VIII. A côté des affections de l’œil qui nonseulement exigent des remèdes multipliés, mais réclament souvent encore le secours de Ja main, viennent se ranger les maladies de l'oreille, pour lesquelles les soins de la chirurgie se réduisent
resoluta, qua notæ sunt, venas incidere, et sanguinem mittere : ubi satis fluxit, tenuibus ferramentis adurere : contra tempora quidem , timide; ne subjecti musculi, qui maxillas tenent , sentiant : inter frontem vero et verticem, vehementer, ut squama ab osse secedat. Eflicacior tamen etiamnum est Afrorum curatio, qui verticem usque ad os adurunf, sie, ut squamam remittat. Sed nibil melius est, quam quod in Gallia quoque comata fit, ubi venas in temporibus et in superiore capitis parte legunt. Adusta quo modo curanda sint, jam explicui. Nunc illud adjicio; neque ut crustæ decidant , neque ut ulcus impleatur , adustis venis, esse properandum; ne vel sanguis erumpat, vel cito pus supprimatur : eum per hoc siccescere eas parles 6pus sit ; per illud exhauriri opus non sit. Si quando tamen sanguis eruperit, infrianda medicamenta esse, quæ sic sanguinem supprimant, ne adurant. Quemadmodum autem venæ deligendæ sint, quidque lectis his faciendum sit, cum venero ad crurum varices , dicam.
VIS. Verum utoculi multiplicem curalionem, etiam manus exigunt ; sic in auribus admodum pauca sunt , quæ in hac medicinæ parte tractentur. Solet tamen evenire vel a primo natali die protinus , vel poslea facta exulcera- |
à peu de chose. Quelquefois cependant, par vice de naissance où par le fait d’une cicatrice qui remplace une ulcération, le conduit auditif est fermé, ce qui enlève au malade la faculté de l’ouie. 11 faut alors employer le stylet pour voir si l'oblitération s'étend au loin dans le conduit, ou si elle n’est que superficielle. Quand l’obstacle estprofond, il résiste à l'introduction de l’instrument , et se laisse au contraire franchir immédiatement s’il n’occupe que l'orifice externe. Dans le premier cas on s’abstiendra de toute manœuvre, attendu que, sans espoir de succès, on peut jeter le malade dans des convulsions et le mettre en péril de mort. II n’en est pas ainsi du second cas, dont la guérison est facile. Au point même où doit se trouver le trou auditif, on applique soit des agents caustiques, soit le fer rouge, ou bien l’on faitune incision avec le scalpel. Après avoir ainsi rétabli l'ouverture et détergé la plaie, on y introduit une tente imprégnée d’un remède cicatrisant ; deceremède on enduitencore l’orifice externe, pour que les parties vives se cicatrisent autour de la tente; car il suit de là que, ce corps étranger étant ensuite retire, le malade recouvre la faculté d'entendre. Si quelqu'un rougit d’avoir les oreilles percées (3), il suffit de faire passer rapidement dans l'ouverture une aiguille brülante , afin d'en ulcérer légèrement les bords; on atteint le même but à laide d’un médicament caustique, et l’on s'occupe ensuite de déterger la plaie, puis de combler le vide par la formation d’une cicatrice. Cependant, s'il s’agit d’une large ouverture, comme on en observe chez ceux qui ont porté des anneaux pesants, il faut achever de fendre le lobe de l'oreille, rafraîchir avec l’instrument la partie supérieure des bords de la division, employer la suture et recourir aux aggluti-
tione, deinde per cicatricem aure repleta, ut foramen in ea nullum sit, ideoque audiendi usu careat. Quod ubi incidit, specillo tentandum est, alte ne id repletum, an in summo fantum glutinatum sit. Nam si alte est, premenli non cedit : si in summo, specillam protinus recipit. Ilud aftingi non oportet : ne sine effectus spe distentio oriatur nervorum, et ex ea mortis periculum sit : hoc facile curafur. Nam qua cavum esse debet, vel medicamentum aliquod imponendum est ex adurentibus, vel candente ferro aperiendum, vel etiam scalpello incidendum. Cumque id patefactum , et jam ulcus purum est , conjicienda eo pinna est, illita medicamento cicatricem inducente : circaque idem medicamentum dandum, ut cutis circa pinnam sapescat : quo fit, ut, ea remota , postea facultas audiendi sil. At ubi aures, in viro puta, perforatæ sunt, et offendunt, trajicere id cavum celeriter candente acu satis est, ut leviter ejus oræ exulcerentur; ant eliam adurente medicamento idem exulcerare : postea deinde imponere id quod purget; {um quod eum locum repleat , et cicatricem inducat. Quod si magnum id foramen est, sicut solet esse in jis, qui majora pondera auribus gesserunt, incidere, quod superest, ad extremum oportet : supra deinde oras scal-
patifs. Une troisième application de la chirurgie consiste à réparer les pertes de substance; mais comme la méthode pour l'oreille est la même que pour les restaurations du nez et des lèvres, j'en traiterai dans un seul article.
IX. Ilestpossible, en effet, de remédier aux mutilations de ces trois organes quand elles ne sont pas trop considérables; si ce dernier cas se présente, l’opération est impossible, ou bien ellea pour résultat de rendre encore plus choquante la difformité des parties. Pour le nez et les oreilles, cette difformitéest leseul inconvénientqu'on aitàcraindre; au lieu que, si le raccourcissement des lèvres est porté trop loin, elles ne peuvent plus agir, et par conséquent la préhension des aliments et l'articulation des mots deviennent plus difficiles. Les restaurations se font non à l'aide d’un corps nouveau que l'on crée, mais aux dépens des parties voisines qu'on attire; si le changement qu’on leur fait subir est léger, on peut en imposer aux yeux, et paraître n'avoir rien enlevé, tandis que l'illusion est impossible quand l’état des choses est notablement modifié. Les sujets avancés en âge, ou mal constitués, et ceux qui sont atteints d’ulcères rebelles, se prêtent mal à cette opération ; car il n’en est pas où la gangrène se déclare plus promptement , et persévère avec plus d’opiniâtreté. Voici maintenant le procédé curatif. On commence par donner une forme carrée à l'endroit mutilé, puis, à partir des angles internes (4), on mène deux incisions transversales, qui doivent complétement séparer les chairs d’en bas de celles d’en haut; cela fait, on tâche de réunir les deux lambeaux, et, si le contact n’est pas assez intime, il faut au delà des premières incisions en conduire deux autres en forme de
pello exulcerare, et postea suere, ac medicamentum , quo id glutinetur , imponere. Tertium est, si quid bi curti est, sarcire : quæ res cum in labris quoque et naribus fieri possit, eamdem etiam rationem habeat, simul explicanda est.
IX. Curta igitur in his {ribus, si qua parva sunt, curari possunt : si qua majora sunt, aut non recipiunt curationem, autita per hane ipsam deformantur, ut minus indecora ante fuerint. Atque in aure quidem et naribus deformitas sola timeri potest : in labris vero, si nimium contracta sunt, usus quoque necessario jactura fit; quia minus facile et, cibus assumitur, et sermo explicatur. Neque enim creatur ibi corpus, sed ex vicino adducitur : quod in levi mutatione, et nihil eripere, et fallere oculum potest ; ir magna, non potest. Neque senile autem corpus neque quod mali habitus est, neque in quo difficulter ulcera sanescunt, huic medicinæ idoneum est; quia nusquam celerins cancer occupat, aut difficilius tollitur. Ratio curationis ejusmodi est : id quod curtum est, in quadratum redigere; ab interioribus ejus angulis lineas transversas incidere, quæ citeriorem partem ab ulteriore ex toto diducant ; deinde ea, quæ sic resolvimus, in unum addugere. Si non satis jnnguntur, ultra lineas, quas ante fecius, alias duas lunatas, et ad plagam conversas immittere,
CELSE
croissant, et les pointes tournées vers la plaie. Celles-ci n’intéressent que la peau, et suffi sent pour rendre la réunion plus facile. Il n’est pas nécessaire pour cela d'employer la force, et les téguments doivent obéir à des tractions ménagées, à tel point qu'abandonnés à eux-mêmes, ils n’éprouvent plus qu'un retrait peu sensible. Quelquefois cependant, faute d’avoir suffisamment attiré la peau d'un côté, il existe une difformité à l'endroit qu’eile ne recouvre pas. Dans ce cas, on complète l’incision de ce côté sans toucher à l’autre. Ce n'est ni de la partie inférieure des oreilles, ni du milieu ou de l’extrémité du nez, non plus que des commissures des lèvres, qu’il faut rien enlever; c’est sur les côtés qu’on doit prendre lelambeau, s’il y apertedesubstance dans ces diverses parties (5). Quelquefois la mutilation portesurdeux points à la fois, mais celane change rien à la méthode curative. S'il se trouve un cartilage dans le lambeau qu'on a détaché, on doit le retrancher parce qu’il s'oppose à la réunion des chaïrs, et qu’il n’est pas prudent de le traverser avecuneaiguille. Il importe de ne pas ineiser trop profondément, dans la crainte de voir se former de chaque côté un amas de pus entre les bords libres de la division. On procède ensuite à la réunion par suture en traversant les deux lèvres de la plaie, et l’on réunit de la même facon les premières incisions. Quant aux partiessèches comme le nez, il suffit d'employer en topique de la li— tharge d'argent. Dans les secondes incisions en forme de croissant, il faut introduire dela charpie, pourquede nouvelles chairsremplissent l’espace privé de téguments. Parler, comme je l'ai fait plus haut, du danger de la gangrène, c’est dire qu'il faut surveiller les sutures avec le plus grand
quibus summa tantum cuis diducatur : sic enim fit, ut facilius quod adducitur, sequi possil. Quod non vi cogendum est; sed ita adducendum , ut ex facili subsequatur, et dimissam non mullum recedat. Interdum tamen ab allera parte culis haud omnino adducta deformem, quem reliquit locum, reddit. Hujusmodi loci altera pars incidenda, altera intacta habenda est. Ergo neque ex imis. auribus, neque ex medio naso imisve narium partibus, neque ex angulis labrorum quidquam attrahere tentabi« mus. Utrimque autem petemus, si quid summis auribus, si quid imis, si quid ant medio naso, aut mediis naribus, aut mediis labris deerit. Quæ tameninterdum etiam duobus locis curta esse consuerunt : sed eadem ralio curandi est. Si cartilago in eo, quod incisum est, eminet, excidenda est : neque enim aut glutinatur, aut acu tuto trajicitur. Neque longe tamen excidi debet, ne inter duas oras liberæ cutis utrimque coitus puris fieri possit. Tum junctæ oræ inter se suendæ sunt, utrimque cute apprehensa ; et qua priores lineæ sunt, ea quoque suturæ injiciendæ sunt. Siccis locis, uti naribus, illita spuma argenti, satis proficit. In ulteriores vero, lunatasque plagas, linamentum dandum est; ut caro increscens vulnus impleat. Summaque curas quod ila sutum est, tuendum esse, apparere ex co polest,
soin. En conséquence, de trois jours l’un on dirigerasur ce point dela vapeur d’eau chaude, et l’on fera de même des applications de litharge d’argent. En général, l'adhésion est complète au bout de sept jours; alors il ne s’agit plus que d’enlever les sutures, et de conduire la plaie jusqu'à parfaite cicatrisation.
X. Ainsi que je l’ai dit ailleurs, c'est surtout avec le fer qu’il convient d'attaquer les polypes du nez. A l'aide d'un instrument pointu fait en forme de spatule, on doit done détacher le polype de l'os, en ayant soin de ne pas blesser le cartilage qui se trouve au-dessous , attendu que cette lésion est difficile à guérir. Dès que l’excision est faite, on attire la production morbide au dehors avec une érigne; on dispose ensuite une tente roulée, ou bien un plumasseau chargé d'un médicament pour réprimer l'hémorragie, et l’on en remplit doucement Ja narine. Quand il n’y a plus d'écoulement sanguin, il faut déterger la plaie avec la charpie, puis, comme je l’ai prescrit pour l'oreille, introduire dans le nez une tente qu'on enduit d’un remède cicatrisant, et qu'on laisse à demeure jusqu’à guérison complète.
XI. Quant à la maladie que les Grecs appellent ozène, je n’ai trouvé dans les écrits des grands chirurgiens aucun procédé euratif qui pût suppléer à l'insuffisance des remèdes. La raison en est, je crois, que les moyens chirurgicaux sont rarement suivis de succès, et que de plus ils produisent une assez vive douleur. Quelques-uns, néanmoins, conseillent de porter au fond des narines et jusqu’à l'os une sonde ou un roseau à écrire sans nœuds, afin deconduire par ce canal un stylet rougi qui doit cautériser la partie osseuse. Le verdet et le miel servent ensuite à déterger l'endroit
quod de cancro supra posui. Ergo eliam tertio quoque die fovendum erit vapore aquæ calidæ ; rursusque idem medicamentum injiciendum : fereque septimo die glutipalum est. Tum suturæ eximi, et uleus ad sanitatem perduci debet.
X. Polypum vero, qui in naribus nascitur, ferro præcipue eurari jam alias posui. Ergo etiam bune ferramento acuto, in modum spathæ facto, resolvere ab osse oportel : adhibita diligentia, ne infra cartilago lædatur, in qua difficilis euratio est. Ubi abscissus est, unco ferramento extrabendus est. Tum implicitum linamentum, vel aliquid ex penicillo respergendum est medicamento, quo sanguis supprimitur, eoque naris leviter implenda, Sanguine suppresso , linamenlo ulcus purgandum est. Ubi purum est, eo pinna, eodem modo, quo in aure supra positum est, medicamento illila, quo cicatrix inducitur, intus demittenda, donec ex toto id sanescat.
XI. Id. autem vitium, quod ëfzvx a Græcis vocalur, si medicamentis non cederet, quemadmodum manu curandum esset, apud magnos chirurgos non reperi : credo, quia res raro ad sanilatem satis proficit, cum aliquod in ipsa curatione tormentum habeat. Apud quosdam tamen positum est, vel sutilem fistulam, vel enodem scriptorjum calamum in narem esse conjiciendum donec sur-
qui a subi l’action du feu, et le lycium sert à guérir la plaie quand elle est bien nette. [ls croient possible aussi de faire une incision depuis l'aile du nez jusqu’à l’os, pour mieux découvrir le siége du mal, et l’atteindre plus facilement avec le fer chaud. Cela fait, on recoud la narine, eton panse la plaie comme une brülure ordinaire. Sur la suture on applique de la litharge d’argent, ou quelque autre agglutinatif.
XIT. 1. Lessecoursdela chirurgiesont indiqués aussi dans certaines affections de la bouche. Les dents deviennent quelquefois vacillantes, soit parce que les racines sont mauvaises, soit parce que les gencives se flétrissent. Dans ce double cas, il faut employer le fer rouge, etle porter légèrement et rapidement sur les gencives. La cautérisation doit être suivie d’onctions avec le miel et l’hydromel; puis, quand la plaie prend un bon aspect, on applique dessus quelque poudre astringente. Mais s’il existe des douleurs dentaires, et qu'on juge à propos d'extraire la dent malade, après avoir éprouvé l'inefficacité des remèdes, il faut d’abord la déchausser, c'està-dire l'isoler des gencives, la pereuter ensuite jusqu’à ce qu’elle soit bien ébranlée, attendu que ravulsion d’une dent fortement enracinée peut offrir le plus grand danger, et qu’il en résulte parfois une luxation de la mâchoire. Les conséquences sont encore plus graves au maxillaire supérieur, parce que l’ébranlement peut se communiquer aux yeux et aux tempes. Dès que la dent vacille, on essaye de la saisir avec les doigts, ou, s’il n’y a pas moyen, avec la pince ; si elle est cariée, on remplit d'abord le trou qu'elle présente avec de la charpie ou du plomb convenablement préparé, pour éviter de la briser
sum ad os pervenial : tum per id tenue ferramentum candens dandum esse ad ipsum os : deinde adustum locum purgandum esse ærugine et melle: ubi purus est, Iycio ad sanitatem perducendum. Vel narem incidendam esse ab ima parte ad os ut et conspici locus possit, et facilius candens ferramentum udmoveri, Tum sui narem debere; et adustum quidem ulcus eadem ratione curari : suturam vero illini vel spuma argenti, vel alio glutinante.
XIL f. In ore quoque quædam manu curantur. Ubi in primis dentes nonnumquam moventur, modo propter radieum imbecillitatem, modo propter gingivarum arescentium vilium. Oportet in utrolibet candens ferramentum gingivis admovere, ut allingat leviter, non insidat. Adustæ gingivaæ melle illinendæ, et mulso eluendæ sunt. Ut pura ulcera esse cæperunt, arida medicamenta infrianda sunt ex ïis, quæ reprimunt. Si vero dens dolores movet, eximique eum, quia medicamenta nihil adjuvant, placuit, circamradi debet, ut gingiva ab co resolvatur ; tum is conculiendus est : eaque facienda, donec bene moveatur : nam dens hærens cum sumimo periculo evellitur, ac nonnumquam maxilla loco movetur. fdque etam majore periculo in superioribus dentibas fit; quia polest tempora oculosve concutere. Tum, si fieri potest, manu;
| si mious, forfice dens excipiendus esf : ac, si exesus est,
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sous la pression de l'instrument. On aura soin de faire agir la pince perpendiculairement , de peur que les racines en s’inclinant ne déterminent quelque fracture de l’os spongieux dans lequel elles sont implantées. Cet accident est à craindre en effet, et surtout pour les dents courtes, dont les racines sont presque toujours plus longues ; et il arrive souvent que les mors de la pince, ne pouvantembrasser la dent ou n'ayant qu'une prise insuffisante, portentsurle bord gingival et brisent l’alvéole. On reconnaît aussitôt qu’il y a fracture à l'écoulement de sang, quidevient plus considérable. 11 faut alors , à l’aide d’un stylet, rechercher l’esquille qui s'est détachée, et l’extraireavec une pince plus petite. En cas d’insuccès , on fait à la gencive une incision convenable pour saisir directement cette portion osseuse. Quand l’extraction n’a pas lieu sur-le-champ, on observe à l'extérieur de la mâchoire une induration qui ne permet plus d'ouvrir la bouche. Dans ce cas, on applique sur la partie malade des cataplasmes chauds de farine etdefigue jusqu’à ce que la suppuration s’établisse, et on lui donne une issue par uneincision faiteauxgencives. L’abondancedu pus dénonce également la fracture de l'os, et c’est encore un cas où il faut extraire l’esquille. Les fistules succèdent quelquefois à cette lésion de l'os, et nécessitent l'emploi de la rugine. Il faut de mème râcler les dents noires et rugueuses, etles frotteravec des roses pilées, auxquelles on ajoute un quart de noix de galle et autant de myrrhe. De plus, on doit se rincer fréquemment la bouche avec du vin pur, se tenir la tête couverte et la frictionner, puis se promener beaucoup, et éviter les aliments âcres. S’il y a des dents ébranlées à la suite d’un coup ou de quelque autre ac-
ante id foramen vel linamento, vel bene accommodato plumbo replendum est, ne sub forfice confringatur. Recta vero forfex ducenda est, ne inflexis radicibus os rarum, cui dens inhæret, parte aliqua frangatur. Neque ideo nullum ejus rei periculum est; utique in dentibus brevibus, qui fere longiores radices habent : sæpe enim forfex, cum dentem comprehendere non possit, aut frustra comprebendat , os gingivæ prehendit et frangit. Protinus autem, ubi plus sanguinis profuit, scire licet, aliquid ex osse fractum esse. Ergo specillo conquirenda est lesta, quæ recessit, et vulsella protrahenda est : si non sequitur, incidi gingiva debet, donec labans ossis testa recipiatur. Quod si factum statim non est, indurescit exlrinsecus maxilla, utis biare non possit. Sed imponendum calidum ex farina et fico cataplasma est, donec ibi pus moveatur : Lum incidi gingiva debet. Pus quoque multum profluens, ossis fracti nota est. Ilaque etiam tum id extrahi convenit,. Nonnumquam etiam, eo læso, fistula fil : quæ eradi debet. Dens autem scaber, qua parte niger est, radendus est, illinendusque ros& flore contrilo, cui gallæ quarta pars etaltera myrrhæ sil adjecta : continendumque ore crebro vinum meracum. Atque in eo casu velandum caput, ambulatione multa, frictione capitis, cibo non acri utendum est. Atsi ex ictu vel alio casu aliqui labant dentes, auro cum
cident, on les maintient au moyen d’un fil d'or que l’on attache aux dents qui tiennent bien. On fait usage ensuite de gargarismes astringents ; et l'on peut prendre entre autres du vin dans lequel on aura fait bouillir de l'écorce de grenade, .ou jeté de la noix de galle brülante. Si, dans l’enfance, il survient une dent nouvelle avant que la première soit tombée , on doit déchausser celle-ci et l’extraire; puis, pour mettre à sa place celle qui pousse, on exercera chaque jour une pression avec le doigt, jusqu’à ce qu’elle ait atteint la grandeur convenable. Lorsqu’en arrachant la dent on a laissé la racine, il faut immédiatement enfairel’extraction avec un davier, que les Grecs appellent fxypx.
2. Quand l’induration succède à l’inflammation des tonsilles (en grec ävrtaÿec), il faut avec le doigt isoler ces corps revêtus d’une mince tunique , et les arracher. Si l’on ne parvient pas à les détacher ainsi, on devra les saisir avec une érigne et les exciser. On se sert ensuite de vinaigre pour laver la plaie, puis de certains médicaments pour arrêter l’écoulement du sang.
3. Lorsque l’inflammation détermine un prolongement de la luette et que cet organe est en même temps rouge et douloureux , on ne saurait le couper sans danger, car il en résuite ordinairement une perte de sang considérable. Aussi vautil mieux dans ce cas recourir aux moyens que j'ai prescrits ailleurs. Si au contraire il n’existe pas d’inflammation, et que l'abaissement exagéré de la luette ne soit dû qu’à un afflux de pituite, si de plus elle est grêle, pointue et blanche, on doit en pratiquer l’excision. On agira de même si l’extrémité libre est épaisse et livide, tandis que la partie supérieure est mince. Le meilleur
iis, qui bene hærent, vinciendi sunl; continendaque ore reprimentia ; ut vinum, in quo malicorium decoctum, aut in quod galla candens conjecla sit. Si quando etiam in pueris ante alter dens nascitur, quam prior excidat, is, qui cadere debuit, circumpurgandus et evellendus est; is, qui natus est, in locum prioris quotidie digito adurgendus, donec ad justam magnitudinem perveniat. Quotiescumque dente exempto radix relicta est, protinus ea quoque ad id facta forfice, quam pLéiypuv Græci vocant, eximenda est.
2. Tonsillasautem, quæ post inflammationes induruerunt, &vriéôec autem a Græcis appellantur, cum sub levi tunica sint, oportet digilo circumradere et evellere : si né sic quidem resolvuntur, hamulo excipere , el scalpello excidere : tum uleus aceto eluere, et illinere vulnus medicamenlo , quo sanguis supprimitur.
3. Uva, si cum inflammatione descendit, dolorique est, et subrubicundi coloris, præcidi sine periculo non potest : solet enim multum sanguinem effundere : ilaque melius est üis uli, quæ alias proposila sunt. Si vero inflammatio quidem nulla est, nihilominus aulem ea ultra justum modum a pituita deducta est, et tenuis, acuta, alba est, præcidi debet : itemque, si ima, livida et crassa; summa, {enuis est. Neque quidquam commodius est, quam vuk
procédé consiste à saisir la luette avec la pince, au-dessous de laquelle on peut retrancher ce qui paraît superflu. On n’est point exposé par là à couper plus ou moins qu’il ne faut, puisqu'on est libre de ne laisser dépasser que la portion reconnue inutile, et qu’alors on excise simplement ce qui excède la longueur naturelle de la luette. Les soins qui doivent suivre l'opération, ne diffèrent point de ceux que je viens d'indiquer pour l’extirpation des amygdales. L
4. Chez certains sujets, la langue reste, dès la naissance, adhérente aux parties sous-jacentes , et ce vice les met dans l’impossibilité de parler : pour y remédier, il faut saisir avec la pince l'extrémité de la langue , et diviser la membrane qui est au-dessous, mais en ayant grand soin de pe pas ouvrir les veines qui sont latéralement situées, si l’on veut éviter une hémorragie redoutable. On trouvera, dans les cas énoncés plus haut, ce qu'il convient de faire après l’incision. Dès que la blessure est cicatrisée , on voit le plus grand nombre recouvrer lusage de la parole; j'ai connu cependant une personne à laquelle cette faculté n’a pas été rendue, bien qu'il lui fût permis de porter librement la langue au delà des dents. Tant il est vrai qu’en médecine les résultats ne sont pas toujours conformes aux règles les plus constantes!
5. Il se forme quelquefois sous la langue un abcès qui le plus souvent est renfermé dans un kyste, et provoque de violentes douleurs. Une seule incision doit suffire quand il n’est pas considérable. Mais s’il est volumineux , on divise les téguments jusqu'à la tunique ; avec des érignes, on tient écartés les bords de la division, puis on détache le kyste des parties qui l’envi-
sella prehendere, sub eaque, quod volumus, excidere. Neque enim ullum periculum est, ne plus minusve præcidatur : cum liceat tantum infra vulsellam relinquere, quantum inutile esse manifestum est ; idque præcidere, quo longior uva est, quam esse naturaliter debet. Post curationem eadem facienda sunt, quæ in tonsillis proxime posui.
4. Lingua vero quibusdam cum subjecta parte a primo natali die juncta est ; qui ob id ne loqui quidem possunt. Horum exirema lingua vulsella prehendenda est ; sub eaque membrana incidenda : magna cura habita, ne venæ , quæ juxta sunt, violentur , et profusione sanguinis noceant. Reliqua curatio vulneris in prioribus posita est. Et plerique quidem, ubi consanuerunt, loquuntur. Ego autem cognovi, qui, succisa lingua , cum abunde super dentes eam promerel, non tamen loquendi facultatem consecutus est. Adeo in medicina, etiam ubi perpetuum est, quod fieri debet , non tamen perpetuum est id, quod sequi convenit.
5. Sub lingua quoque interdum aliquid abscedit; quod fere consistit in tunica, doloresque magnos movet. Quod, si exiguum est, incidi semel satis est : si majus, summa cutis usque ad tunicam excidenda est, deinde utrimque oræ hamulis excipiendæ , et tunica, undique circumdata,
ronnent. Pendant l'opération on prendra de grandes précautions pour n’intéresser aucun gros vaisseau.
6. Les lèvres sont sujettes à se fendre , et ce mal, indépendamment de la douleur qu'il entraîne, est encore importun en ce qu'il empêche de parler. Lorsqu'on veut en effet articuler des mois, les gereures, se trouvanttiraillées, deviennent douloureuses et saignantes. Si ces gerçures sont superficielles , ilest plus simple de lestraiter avec les remèdes employés contre les ulcères de la bouche. Mais quand elles sont profondes, il est nécessaire de les cautériser avec un fer mince, en forme de spatule, qu'on fait passer rapidement et sans appuyer sur la fissure. Les moyens de traitement sont ensuite les mêmes que pour les oreilles cautérisées.
XIIT. Dans la région du cou, entre la peau et la trachée-artère , il se développe quelquefois une tumeur que les Grecs appellent bronchocèle, et qui renferme tantôt une chair inerte, tantôt une humeur semblable à de l’eau où à du miel, et, parfois même, des poils mêlés à de petits os. Cette matière, quelle qu’elle soit, esttoujours contenue dans un kyste. On peut guérir la tumeur par l'application des eaustiques, qui doivent perforer la peau et le kyste sous-jacent. Cela fait, la matière s'écoule d'elle-même si elle est fluide, ou, si elle a trop de consistance, on la retire avee les doigts, puis on panse la plaie avec la charpie. Mais le scalpel offre encore un moyen plus expéditif. On fait sur le milieu de la tumeur une incision qui pénètre jusqu’à la tunique; avec le doigt, on isole le dépôt morbide des parties saines, et on l'emporte en entier, sans rien laisser du kyste. Il faut ensuite laver la plaie avec du
liberanda est : magna diligentia per hance curationem habita, ne qua major vena incidatur.
6. Labra aulem sæpe finduntur ; eaque res habet cum dolore etiam hanc molestiam , quod sermo prohibetur ; qui subinde eas rimas cum dolore diducendo sanguinem citat. Sed has, si in summo sunt, medicamentis curare commodius est, quæ ad ulcera oris fiunt : si vero altius descenderunt , necessarium est tenni ferramento adurere, auod spathæ simile , quasi transcurrere , non imprimi debet. Postea facienda eadem sunt, quæ in auribus adustis exposita sunt.
XILL. At in cervice, inter cutem et asperamarteriam, tumor increscit (Bpoyzoxfanv Græci vocant) quo, modo caro hebes, modo humor aliquis, melli aquæve similis, includitur; interdum etiam minutis ossibus pili immisti. Ex quibus quidquid est, tunica continetur. Potest autem adurentibus medicamentis curari : quibus summa cutis cum subjecta tunica exeditur. Quo facto , sive humor est, profluit; sive quid densius, digitis educitur : tum ulens sub linamentis sanescit. Sed scalpelli curatio brevior est. Medio tumore una linea inciditur usque ad tunicam : deinde vitiosus sinus ab integro corpore digito separatur, totusque cum velamento suo eximitur : tum acelo, cui vel salem vei nitrum aliquis adjecit, eluitur; oræque una su-
vinaigre additionné de sel et de nitre, et procéder à la réunion par un point de suture. On fait usage après cela des topiques employés dans les autres cas de suture , et l’on a soin de serrer modérément le bandage pour ne pas gêner la respiration. Quand le kyste n’a pu être enlevé, on y introduit des caustiques pulvérulents, et l’on achève le pansement avec la charpie et d’autres suppuratifs.
XIV. Les affections qui se développent dans la région ombilicale sont assez rares, et cette raison explique le peu d'accord qui règne à ce sujet entre les médecins. ILest vraisemblable que chacun a passé sous silence ce qu'il ne savait point par expérience personnelle, et qu'aucun d'eux n’a imaginé des cas qu'il n’avait pas vus. Chez tous néanmoins, il est question de la saillie difforme de l’ombilie, mais il s’agit d’en trouver les causes. Selon Mégès, il y en a trois : la tumeur est formée tantôt par l'intestin, tantôt par l’épiploon, et tantôt par de l'humeur. Sostrate ne dit rien de l’épiploon, mais aux deux autres causes il joint celle-ci : savoir, l'excroissance de chairs qui peuvent être saines ou carcinomateuses. Gorgias ne fait pas non plus mention de l’épiploon, mais, en reconnaissant les trois espèces qui précèdent, il prétend que la hernie est due quelquefois à la présence de vents. À ces quatre variétés, Héron ajoute la hernie épiploïque , et celle qui se compose à la fois de l'épiploon et de l'intestin. On peut fixer de la manière suivante les caractères de chaque espèce : S'il y a hernie intestinale, la tumeur n’offre ni dureté, ni mollesse; elle diminue sous l'influence du froid, augmente au contraire par l'action de la chaleur, et devient aussi plus volumineuse quand le malade: retient sa respiration ;
tura junguntur; ceteraque eadem, quæ in aliis suturis, supérinjiciuntur : leniter deinde, ne fauces urgeat , deligatur. Si quando autem tunica eximi non potuerit, intus inspergenda adurentia, linamentisque id curandum est, etceteris pus moventibus.