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XVII. 1.Interdum tamen vel ex ictu aliquo, vel retento

experiri manu, qua parle is tumor maxime cedat, quia ne cesse est, ca parte rupta membrana sil; quaqne integra est, ea magis obnilatur : tum, qua rupta videbitur, immittendæ scalpello duæ lineæ sunt , ut, exciso medio, interior membrana utrimque recentem plagam habeat ; quia. quod vetus est, sutura non coit. Loco patefacto, si qua

| parte membrana non novam plagam , sed veterem habet,

diutius spiritu , vel sub gravi fasce, interior abdominis |

membrana, superiore cute integra, rumpitur. Quod fæminis quoque ex utero sæpe evenire consuevit : fitque præcipue circa ilia. Sequitur autem, cum superior caro mollis sit, ut non satis intestina contineat, hisque intenta cu- {is indecore intumescat. Atque id quoque aliter ab aliis curatur. Quidam enim per acum duobus linis ad imam basim immissis sic utrimque devinciunt, quemadmodum et in umbilico, et in uva positum est, ut, quidquid super vinculum est, emoriatur. Quidam medium tumorem exci-

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tenuis excidenda habena est quæ tantum oras ejus exulce ret. Cetera, quæ ad suturam reliquamque curationem per tinent, supra comprehensa sunt.

2. Præler hæc evenit, ut in quorumdam ventribus varices sint, quarum quia nulla alia curatio est, quam quæ in cruribus esse consuevit, tum eam partem explanaturus, hanc quoque eo differo.

X VITE. Venio autem ad ea, quæ in naturalibus partibus cirea testiculos oriri solent : quæ quo facilius explicem ,

| prius ipsius loci natura paucis proponenda est. Igitur tes : ficuli simile quiddam medullis babent : nam sanguinem ! non emittunt, et omni sensu carent : dolent autem in ic- | tibus et inflammationibus tunicæ, quibus ii continentur. dunt , ad similitudinem myrtacei folüi; quod semper eo- | Dependent vero ab inguinibus per singulos nervos, quos

Deux muscles, que les Grecs appellent crémastères, tiennent les testicules suspendus au-dessous des aines, et chaque musele est accompagné de deux veines et de deux artères. Ces parties sont revêtues d’une tunique mince, nerveuse, privée de sang, blanche, et nommée par les Grecs élytroide. Elle est elle-même recouverte d’une membrane plus épaisse, qui, par la face interne et inférieure, lui est fortement adhérente : c'est le dartos &es Grecs. Un grand nombre de petites productions membraneuses servent de gaines aux veines, aux artères et aux crémastères, et viennent en s’amincissant se terminer entre les deux premières enveloppes. Indépendamment de ces tuniques qui entourent et protégent chaque testicule, il en existe une troisième commune à l'un et à l’autre, et tout à fait extérieure. Les Grecs ont donné le nom d'ésyéov, et nous celui de serotum, à cette dernière, qui, légèrement adhérente en bas aux tuniquesmoyennes, ne fait que les recouvrir en haut. C’est en dedans du serotum qu’on observe plusieurs maladies; tantôt elles succèdent à la déchirure des membranes, lesquelles, ainsi que je l’ai dit, partent de la région inguinale ; et tantôt elles se produisent sans cette rupture. Quelquefois il arrive que le péritoine, qui doit séparer les intestins des parties inférieures, se rompt sous le poids qu'il supporte, après avoir été le siége d’une inflammation, ou se déchire brusquement à la suite d’un coup. Alors l’épiploon ou même les intestins, entraînés par leur pesanteur, se présentent à cette ouverture, et, de la région inguinale faisant effort sur les parties situées au-dessous, ils écartent peu à peu les tuniques nerveuses, qui, par leur texture, ne résistent pas à la dilatation. Les Grecs appellent enférocèle et épiplocèle, les tu-

xpeuuctapus Græci nominant : cum quorum utroque binæ descendunt et venæ et arteriæ. Hæc autem tunica conteguntur tenui, nervosa, sine sanguine, alba, quæ évrpoztüñc a Græcis nominatur. Super eam valentior tunica est, quæ interiori vehement£er ima parte inhæret : Saprôv Græci vocant. Multæ deinde membranulæ venas et arterias, eosque nervos comprehendunt ; atque inter duas quoque tunicas superioribus partibus leves parvulæque sunt. Hactenus propria utrique testiculo et velamenta et auxilia sunt. Communis deinde utrique , omnibusque interioribus sinus est, qui etiam conspicitur a nobis : dü5ycov Græci, serotum nostri vocant. Isque ab ima parte mediis tunicis leviter innexus, a superiore tantum circumdatus est. Sub hoc igitur plura vilia esse consuerunt : quæ modo ruptis tunicis, quas ab inguinibus incipere proposui, modo his integris fiunt. Siquidem interdum vel ex morbo primum inflammatur, deinde postea pondere abrumpitur; vel ex ictu aliquo protinus rumpitur tunica, quæ diducere ab inferioribus partibus intestina debuit : tum pondere eo devolvitur, aut omentum, aut etiam intestinum : idque ibi reperta via, paulatim ab inguinibus in inferiores quoque partes nisum , subinde nervosas lunicas, et ob id ejus rei patientes , diducit. Evrepoxñanv et émimdoxmanv Græci vo-

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meurs formées par l'intestin ou l'épiploon. L'une et l’autre sont désignées parmi nous sous le nom général et peu convenable de hernie. Quand il y a descente de l’épiploon, la tumeur du scrotum ne s’affaisse jamais, et c’est inutilement qu'on prescrit la diète, qu’on tourne le malade endifférents sens, où qu'on lui fait prendre telle ou telle position. De plus, s’il retient sa respiration, la tumeur n’augmente pas beaucoup; elle est inégale au toucher, molle et glissante. Dans la hernie intestinale, la tumeur, sans inflammation, augmente ou diminue de volume ; elle est presque toujours indolente, disparaît entièrement par le repos ou le déeubitus dorsal, ou du moins s’affaisse tellement qu'il en reste à peine dans le scrotum une trèsminime partie; les cris, l’état de plénitude alimentaire, ou les efforts qu’exigent certains fardeaux, la rendent au contraire plus volumineuse; se resserrant sous l'influence du froid, ellese dilate à la chaleur, et donne enfin au serotum une forme ronde , et douce au toucher ; en comprimant, on sent la hernie glisser sous le doigt, remonter vers laine, puis retomber avec un bruit particulier, dès qu’on retire la main. Cela se passe ainsi dans les cas les moins graves; mais quelquefois la tumeur, renfermant des matières fécales, prend un développement plus considérable, et ne peut plus être réduite. Alors se fontsentir des douleurs dans le serotum, la région inguinale et l'abdomen. Parfois le mal s'étend jusqu'à l'estomac, et l’on vomit de la bile, qui d’abord est jaune, puis verte, et même quelquefois noire. Dans certains cas aussi, et sans rupture des membranes, le serotum est distendu par un liquide qui produit deux sortes de tumeurs : ainsi, tantôt il s’accumule entre les tuniques des testicules, et tantôt il s'infiltre dans les membranes qui servent de

cant : apud nos indecorum, sed commune his, berniæ nomen est. Deinde si descendit omentum, numquam in scroto tumor tollitur, sive inedia fuit, sive corpus huc illucve conversum, aut aliquo modo collocatum : itemque, si retentus est spirilus, non magnopere increscit, tactu vero inæqualis est, et mollis, et lubricus. At si intestinum quoque descendit, tumor is sine inflammatione modo minuitur, modo increscit ; estque fere sine dolore , et, cum conquiescit aliquis aut jacet, interdam ex toto desidit, interdum sic dividitur, ut in scroto exiguæ reliquiæ maneant : at clamore, et satietate , et si sub aliquo pondere is homo nisus est, crescit : frigore omni contrahitur, calore diffunditur ; estque tum scrotum et rotundum; et tactu læve : idque, quod subest , lubricum est: si pressum est, ad inguen reverlitur ; dimissumque, iterum cum quodam quasi murmure devolvitur. Etid quidem in levioribus malis eveait. Nonnumquam autem stercore accepto vastius tumet , relroque compelli non potest : adfertque tum dolorem et scroto, et inguinibus , et abdomini : nonnumquam stomachus quoque affectus primum rufam bilem per os reddit, deinde viridem, quibusdam etiam nigram. Integris vero membranis interdum eam partem humor distringit. Atque ejus quoque species duæ supt. Nam el inter Lunicas is

gaines aux veines et aux artères, ee qui les rend dures par engorgement. Entre les tuniques même, le siége de l’épanchement varie. 11 peut se faire, soit entre l'enveloppe externe et la tunique moyenne, soit entre celle-ci et la tunique interne. Les Grecs donnent à ces deux espèces le nom commun d’Aydrocèle. Pour les Latins, qui ne connaissent pas assez les caractères différentiels de ces diverses tumeurs, ce sont encore là des hernies. Celles-ci ont sans doute des signes communs, mais il y en a de propres à chacune d'elles. Les premiers servent à constater la présence du liquide, et les seconds à déterminer le siége qu'il occupe. Nous savons qu’un épanchement existe, quand la tumeur, au lieu de disparaître entièrement, devient seulement plus petite, à la suite d’une longue abstinence ou d’un accès de fièvre, comme on le voit surtout chez les enfants. Si l'épanchement est médiocre, la tumeur est molle; mais s’il est considérable, elle devient rénitente comme une outre pleine et fortement serrée. Les veines du scrotum sont également gonflées , et si l’on pèse avec le doigt sur la tumeur, le liquide, cédant à la pression, soulève en refluant les parties voisines qui ne sont pas comprimées. La présence de l’eau se décèle enfin à travers le scrotum, comme au travers d’une corne ou d’un verre. Voici la maniere de déterminer le siége de cette affection, qui par elle-même n’est point douloureuse. Si l’épanchementexisteentrelatuniqueexterneet lamoyenne, on sent en comprimant avec deux doigts que le

liquide va lentement de l’un à l’autre. Le sero- :

tum lui-même est plus blanc, et si l’on cherche à le tirer, on le trouve peu ou point extensible ; dans cette partie, le testicule devient inappréciable à l'œil et au toucher. Quand l’eau est ren-

increscit, vel in membranis, quæ ibi circa venas et arterias Sunt, ubi eæ gravatæ occallueruut. Ac ne ei quidem humori, qui inter tunicas est, una sedes est. Nam modo inter summam et mediam, modo inter mediam et imam consislit. Græci commupni nomine, quidquid est, ÿpoxñnv appelant : nostri, ut scilicet nullis discriminibus satis cognitis, bæc quoque sub eodem nomine, quo priora, habent. Signa autem quædam communia sunt, quædam propria : communia, quibus bumor deprehenditur ; propria, quibus locus. Humorem subesse discimus, si tumor est, numquam ex toto se remittens, sed interdum levior , aut prop- - ter famem , aut propter febriculam, maximeque in pueris : isque mollis est, si non nimius humor subest, at si is vehementer increvit, renititur sicut uter repletus et arcte adstrietus : venæ quoque in scroto iaflantur; et, si digito pressimus, cedit humor, circumfluensque 1d, quod non premitur, attollit, et tamquam in vitro cornuve per scrotum apparet ; isque, quantum in ipso est, sine dolore est. Sedes autem ejus sic deprehenditur. Si inter summam mediamque tunicam est, cum digitis duobus pressimus, paulatim humor inter eos revertens subit : scrotum ipsius albidius est ; si ducitur, aut nibil, aut parvulum inteuditur :

fermée dans la tunique moyenne, le serotum est encore plus distendu, et la verge même peut disparaître sous le développement de la tumeur.

Indépendamment de ces hernies qui se produisent sans rupture des membranes, il en est une autre que les Grecs appellent cirsocèle. Celle-ci se reconnaît à la dilatation des veines, qui sont torduesetagglomérées dès la partiesupérieure, et remplissent ou le serotum même, ou la tunique moyenne, où la tunique interne. C’est quelquefois en dedans de cette dernière membrane, autour même du testicule et du crémastère, que ces vaisseaux se développent. Les varices du scrotum s’aperçoivent au premier aspect; quant à celles qui rampent sous les tuniques moyenne ou interne, comme elles sont situées plus profondément, il est plus difficile sans doute de les voir, mais néanmoins elles sont encore accessibles aux regards. Outre cela, la tumeur qui existe est en rapport avec la grosseur et le développement des veines; plus rénitente au toucher, elle offre aussi des inégalités qui sont dues à l’état variqueux des veines. Enfin, de ce côté le testicule descend plus bas que dans l’état naturel. C'est encore ce qui a lieu quand le cirsocèle occupe le corps même du testicule et le crémastère; ce testicule est à la fois plus bas que l’autre, et moins gros parce qu'il ne recoit plus de nourriture. Il y a des cas assez rares où l’on observe des excroissances de chair entre les tuniques, et c'est ce que les Grecs appellent sarcocèle. L’inflammation provoque aussi quelquefois le gonflement du testicule même; alors il survient de la fièvre, et si l’état inflammatoire ne diminue pas rapidement, la douleur gagne les aines et les flancs, et ces parties se tuméfient. Il arrive encore que le crémastère, organe suspen-

testiculus ea parte neque visu, neque tactu sentitur. At si sub media tunica est, intentum scrolum magis se attollit, adeo ut superior coles sub tumore eo delitescat. Præter hæc æque integris tunicis ramex innascilur : xtp60xhrv Græci appelant. Venæ intumescunt ; eæque intortæ, conglomeratæque a superiore parte, vel ipsum scrotum implent, vel mediam tunicam , vel imam : interdum etiam sub ima tunica, cirea ipsum testiculum nervumque ejus, increseunt. Ex his eæ, quæ in ipso scroto sunt, oculis patent : eæ vero, quæ mediæ imæve tunicæ insident, ut magis condilæ non æque quidem cernuntur, sed tamen eliam visui subjectæ sunt : præterquam quod et tumoris aliquid est, pro venarum magnitudine et modo , et id prementi magis renititur, ac per ipsos venarum toros inæquale est; et, qua parte id est, testiculus magis justo dependet. Cum vero etiam super ipsum testiculum nervumque ejus id malum increvit, aliquanto longius testiculus ipse descendit, minorque altero fit, utpote alimento amisso. Raro, sed aliquando caro quoque inter tunicas increscit : capxoxhkny Græci vocant. Interdum etiam ex inflammatione lnmet ipse testiculus , ac febres quoque affert ; et, nisi celeriter ea inflammatio conquievit, dolor ad inguina alque

sur du testicule, devient en même temps plus gros et plus dur. Enfin il peut se former dans laine une hernie appelée par les Grecs bubonocèle.

XIX. Ces maladies étant connues, il faut parler de la méthode curative, qui se compose de quelques moyens communs à toutes les hernies, et de certains procédés propres à chacune d'elles. ‘J'exposerai d’abord le traitement général, en commençant par les hernies qui réclament l’emploi de l'instrument; car pour celles qui sont incurables ou que la chirurgie ne peut guérir, il en sera question quand j'entrerai dans les détails relatifs à chaque espece. L’incision se pratique quelquefois à l’aine, et d’autres fois au scrotum. Dans l'un et l’autre cas, le malade ne boira que de l’eau trois jours avant l'opération, et la veille il s’abstiendra de tout aliment. Le jour même, on fait coucher le patient sur le dos; s’il y a lieu d’inciser la région inguinale et qu'elle soit couverte de poils, on la rase préalablement, après quoi l’on tend les téguments de l’aine en tirant sur le scrotum, puis on pratique l'incision au bas-ventre, au point de réunion des enveloppes du testicule avec l'abdomen. Il faut ouvrir hardiment la tunique externe qui appartient au scrotum, pour arriver à la tunique moyenne. L’incision faite, on rencontre une ouverture qui regarde en bas, et dans laquelle il est nécessaire d'introduire le doigt index de la main gauche, afin d’écarter les prolongements membraneux et de dégager le sac herniaire. Un aide alors, saisissant le scrotum de la main gauche, doit l’élever en letirant à lui, et le tenir, ainsi que le testicule, le plus loin possible de la région inguinale, pendant que le chirurgien coupe avec le

ilia pervenit, partesque eæ intumescunt; nervus, ex quo testiculus dependet, plenior fit, simulque indurescit. Super hæc, inguen quoque nonnumquam ramices implent : Bovéwvoxfany appellant.

XIX. His cognitis, de curatione dicendum est : in qua quædam communia omnium sunt, quædam propria singulorum. Prius de communibus dicam. Loquar autemnune de is, quæ scalpellum desiderant : nam quæ vel sanari non possint, vel aliter nutriri debeant, dicendum erit, simul ad species singulas venero. Inciditur autem interdum inguen, interdum scrotum. In utraque curatione homo ante triduum bibere aquam ; pridie abstinere etiam a cibo debet : ipso autem die collocari supinus ; deinde, si ingnen incidendum est, idque jam pube contegitur, ante radendnm est; et tum, extento scroto, ut cutis inguinis intenta sit, id incidenduim sub imo ventre, quà cum abdomine tunicæ inferiores committuntur. Aperiendum autem audacter est, donec summa tunica , quæ ipsius scroti est, incidatur , perveniaturque ad eam, quæ media est. Plaga facla, foramen deorsum versus subest. In id demittendus est sinistræ manus digitus index , ut diductis intervenientibus membranulis , sinum laxet. Minister autem, sinistra manu comprehenso scroto, sursum versus eum debet extendere ,

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scalpel, s’il ne peut séparer avec le doiot, toutes! les brides membraneuses qui se trouvent audessus de la tunique moyenne. L'aide abandonne ensuite le testicule, afin que, cet organe se pré sentant à l’entrée de l’incision, on puisse le re tirer du scrotum et le placer sur le ventre, revêt de ces deux enveloppes. Dans cette situation on! excise les points qui paraissent viciés. Parmi les nombreux vaisseaux qui se distribuent à ces par ties, on peut couper immédiatement les plus pe: tits; mais, pour éviter une hémorragie redoutable, il faut auparavant lier les plus gros ave un long fil. Si la tunique moyenne est endommagée, ou si le mal se développe au-dessous , on incisera cette tunique profondément vers le pli de l’aine, en ayant soin toutefois de ne pas l’empor. ter entièrement, car à la base du testicule elle adhère fortement à la tunique interne; et, comme sur ce point on ne saurait l'enlever sans un péril extrème , il convient de la respecter. On se con duira de mème pour les lésions de la tunique in terne; mais, au lieu de faire partir l’incision d sommet de la région inguinale, on devra la pra: tiquer un peu plus bas, de peur que la blessure du péritoine ne suscite une inflammation violente Néanmoins il n’en faut pas laisser une trop grande partie, car cette portion de membrane pourrait , en se dilatant de nouveau, servir une seconde fois d’enveloppe à la hernie. Après avoir ainsi dégage le testicule, on le fait rentrer doucemen par la même ouverture, suivi de ses veines, de ses artères et de son muscle. On doit en même# temps empêcher le sang de tomber dans le scrotum, et sur aucun point ne laisser ce liquide se former en caillot. Si le chirurgien a cru devoir lierk quelque vaisseau , il laissera pendre les bouts de

et quam maxime ab inguinibus abducere; primum cum ipso testiculo, dum medicus omnes membranulas , quæ# super mediam tunicam sunt, si digito diducere non potest, scalpello abscindat : deinde sine eo, ut is delapsus ipsi plagæ jungatur, digitoque inde promalur, et super ventrem cum duabus suis tunicis collocetur. Inde, si qua vitiosa sunt, cireumeidenda sunt. In quibus cum multæ venæ discurrant, tenuiores quidem præcidi protinus pos- à sunt : majores vero ante longiore lino deligandæ sunt , ne periculose sanguinem fundant. Sin media tunica vexata | erit, aut sub ea malum increverit, excidenda erit, sie, l ut alte ad ipsum inguen præcidatur. Infra tamen non tota # demenda est : nam quod ad basim testiculi vehementer cum ima tunica connexum esi, excidi sine summo periculo non potest : itaque ibi relinquendum est. Idem in ima quo- 4 que tunica, si læsa est, faciendum est. Sed non a summa À inguinis plaga, verum infra paulum ea abscindenda; ne læsa abdominis membrana inflammationes moveat. Neque tamen nimium ex ea sursum relinquendum esl; ne postea sinuetur, et sedem eidem malo præslet. Purgatus ita testi

culus per ipsam plagam cum venis, et arteriis, et nervo sua leniter demittendus est; videndumque, ne sanguis in scro

tum descendat , neve concretus aliquo loco maneat.

fil hors dela plaie ; et, la suppuration une fois étabe, les ligatures tomberont sans causer aucune douleur. Quant à la plaie, on en rapproche les bords avec deux boucles, et par-dessus on applique des remèdes agglutinatifs. Quelquefois il est nécessaire d’aviver l’un des bords pour donner à la cicatrice plus d’étendue en longueur et en largeur. La charpie dans ce cas ne doit pas comprimer la plaie, mais doit être simplement superposée, et recouverte de substances propres à combattre l’inflammation, telles que la laine grasse ou l’éponge imbibée de vinaigre. Puis, quand le moment est venu d’exciter la suppuration, on passe aux remèdes destinés à remplir cette indication. Lorsqu'on opère au-dessous de l’aine, il faut, le malade étant couché sur le dos, glisser la main gauche sous le scrotum , le saisir fortement et l’ouvrir. Si le mal est peu développé, on nserve intact le tiers inférieur du serotum pour utenir le testicule ; mais si la tumeur est considérable , on agrandit l’incision de telle facon qu'il reste seulement au fond de la cavité scrotale de quoi loger le testicule. Le scalpel doit d’aord être tenu droit, pour diviser légérement le scrotum ; onincline ensuite la pointe de l’instrument pour couper les membranes situées transversalement entre la tunique externe et la moyenne. Il ne faut point toucher à celle-ci quand le mal st immédiatement au-dessous de la première; ais s’il se trouve en dedans de la tunique moyenne, il faut ouvrir cette membrane, et même la tunique interne si elle cache l’altération. Quel que soit au reste le siége de la tumeur, l’aide aura soin de tirer le scrotum en le pressant doucement par en bas, tandis que le chi-

ila fient, si venis vinciendo medicus prospexeril. Lina, {quibus capila earum continebuntur , extra plagam depen- {dere debebunt : quæ, pure orto, sine ullo dolore exci- ‘dent. Ipsi autem plagæ injiciendæ duæ fibulæ sunt ; et insuper medicamentum, quo glutinetur. Solet autem inter: {dum ab altera ora necessarium esse aliquid excidi, ut cicatrix major et latior fiat. Quod ubi incidit, linamenta super, non fulcienda, sed leviter tantum ponenda sunt ; supräque ea, quæ inflammationem repellant, id est, ex aceto vel lana succida, vel spongia : cetera eadem, quæ , ubi pus moveri debet, adhibenda sunt. At cum infra incidi oportet, resupinalo homine, subjicienda sub scroto sinistra manus est; deinde id vehementer apprehendendum eLincidendum ; si parvulum est, quod nocet, modice, ut tertia parsintegra, ad sustinendum tesliculum , infra relinquatur : si majus est, etiam amplius, ut paulum tantummodo ad imum, cui testiculus insidere possit, integram maneat. Sed primo reclus scalpellus quam levissima mauu teneri debet, donec scrotum ipsum diducat : tum inclinandus muero est, ut transversas membranas secet, quæ inter summam mediamque tunicam sunt. Ac, si vitium in proximo est, mediam tunicam attingi non oportet : si sub, illa quoque conditur , etiam illa incidenda est ; sicut tertia quoque , si illa vitium tegit. Ubicumque aufem repertum malum est, ministrum ah inferiore parte exprimere mo:

rurgien, détruisant, avec le doigt ou le manche du scalpel, les adhérences qui existent à la partie inférieure, amènera la tunique en dehors. Il doit ensuite, au moyen d’un instrument que d’après sa forme on appelle bec de corbeau , l’inciser assez largement pour laisser passer l'index et le médius. Ces deux doigts introduits dans l'ouverture , on fait glisser entre eux le scalpel pour diviser le reste de la tunique , et retrancher ou détacher tout ce qui est vicié. Lorsqu'on a ouvert une enveloppe, n'importe laquelle, on doit en faire l’excision ; mais si c’est celle du milieu, on la pratiquera très-haut près de l’aine, comme je l'aiditci-dessus, etplus bas, s'ils’agit dela dernière. Au reste, avant d’exciser les tuniques, il convient de lier les veines , sans oublier de laisser pendre les bouts de fil en dehors, ainsi qu'on doit l’observer pour les autres vaisseaux dont la ligature est devenue nécessaire (7). Cela fait, on remet le testicule en place, puis on réunit par suture les bords de l’incision faite au serotum. Les points de suture ne seront ni trop éloignés, parce que la réunion serait imparfaite et que la guérison traînerait en longueur, nitrop multipliés, parce qu’ils ajouteraient à l’inflammation. Ici encore, on prendra garde que du sang ne séjourne dans le scrotum , et l’on aura recours ensuiteaux agglutinatifs. Si pourtant il existe dans la cavité scrotale un épanchement sanguin, ou s’il y est tombé quelque caillot, il faut en débarrasser l’organe par une incision pratiquée en dessous, et appliquer sur la plaie une éponge imbibée de fort vinaigre. Dans toutes les incisions de ce genre, s’il ne survient pas de douleur, on ne doit lever l'appareil que le cinquième jour , et se:

derate scrotum oportet : medicum, digito manubriolove scalpelli diductam inferiore parte tunicam extra collocare ; deinde eam ferramento, quod a similitudine corvum vocant , incidere , sie, ut intrare duo digiti, index et medius possint : his deinde conjectis, excipienda reliqua pars tunicæ, et inter digitos scalpellus immittendus est, eximendumque aut effundendum quidquid est noxium. Quameumque autem tunicam quis violavit, illam quoque debet excidere ; ac mediam quidem , ut supra dixi, quam altissime ad inguen ; imam autem, paulo infra, Ceterum antequam excidantur, venæ quoque vinciri lino summæ debent ; etejus lini capita extra plagam relinquenda sunt , sicut in aliis quoque venis, quæ id requisierint. Eo facto, testiculus intus reponendus est : oræque scroti suturis inter se committendæ; neque paucis, ne parum glutinentur, et longior fiat curatio; neque multis, ne inflammationem augeant. Atque bic quoque videndum est, ne quid in seroto sanguinis maneat : tum imponenda glutinantia sunt. Si quando autem in scrotum sanguis defluxit, aliquidve-concretum ex eo decidit, incidi subter id debet ; purgatoque eo, spongia, acri aceto madens, circumdari, Deligatum autem vulnus omne, quod ex his causis factum est, si dolor nullus est, quinque primis diebus non est resolvendum , sed bis die tantum aceto irroranda lana vel spongia; si dolor est, lertio die resolvendum ; et, ubi

vontenter d’arroser deux fois par jour de vinaigre la laine ou l'éponge dont on s’est servi. Quand il y a douleur, on renouvelle le pansemenñt le troisième Jour ; on coupe les boucles s’il y en a; ou si c’est de la charpie, on la change, et on l'imbibe d’huile rosat et de vin. Si linflammation augmente, on ajoute à ces premiers moyens des cataplasmes préparés, soit avec de la lentille et du miel, soitavec de l'écorce de grenade bouillie dans du vin astringent, soit avec tous ces ingrédients ensemble. Si ces remèdes ne diminuent pas l’étatinflammatoire, il faudra, le cinquième jour écoulé, fomenter abondamment la plaie avee de l’eau chaude, jusqu’à ce que le scrotum s’affaisse et devienne rugueux. C'est alors le moment d'employer des cataplasmes de farine d’orge et de résine de pin. On fait bouillir ces substances dans du vinaigre si le sujet est robuste, ou dans du miel s’il est délicat. Quelle que soit la nature du mal, ik n’est pas douteux, quand l'inflammation est considérable, qu’il faut appliquer des suppuratifs. Si la suppuration a pour foyer le serotum même, on devra lui donner issue par une petite ouverture qu’on recouvrira avec un peu de echarpie. L’inflammation éteinte, on se servira, pour ménager les nerfs, du dernier cataplasme dent je viens de parler , et ensuite de cérat. Voilà ce que ces plaies offrent de particulier : quant aureste du traitement et au régime à suivre, il n’y a rien à changer à ce que nous avons prescrit pour toute espèce de blessure.

XX. Après avoir établi ces notions générales, nous allons passer aux cas particuhers. Si la hernie intestinale s’observe sur un très-jeune enfant, il faut, avant d'en venir à l'opération, essayer d’un bañdage. A cet effet, on dispose une bande à l'extrémité de laquelle est cousue une

fibulæ sunt, hæ ineidendæ; ubi linamentum , id immutandum est ; rosaque et vino madefaciendum id , quad imponitur. Si inflammatio increscit , adjiciendum prioribus cataplasma ex lenticula et melle ; vel ex malicorio, quod in austero vino coctum sit ; vel ex his mistis. Si sub his inflammatio non conquierit, post diem quintum multa ealida aqua vulnus fovendum, donec serolum ipsum et extenuetur , et rugosius fiat : tum imponendum cataplasma ex triticea faripa , cui resina pinea adjecta sit : quæ ipsa, si robustus curatur , ex acelo ; si tener, ex melle coquenda sunt. Neque dubium est, quodcumque vitium fuit, si magna inflammatio est, quin ea, quæ pus movent, imponenda sint. Quod si pus in ipso scrolo ortum est, paufum id ineidi debet, ut exitus detur ; linamentumque eatenus imponendum est, ut foramen {egal. Inflammatione finita, propter nervos propiore cataplasmate, dein cerato utendum est. Hæc proprie ad ejusmodi vulnera pertinent : cetera , et in curatione , et in victu, similia is esse debent, quæ in alio quoque vulnerum genere præcepimus. XX. His propositis ad singulas species veniendum est. Ac si cui parvulo puero inteslinum descendit, ante scalpellum experienda vinctura est. Fascia ejus rei causa fit,

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pelote remplie de chiffons; on applique celle-ci contre l'intestin même pour l'empêcher de s’échapper, et l’on serre fortement la bande autour du corps. Souvent par ce moyen on réussit à maintenir l'intestin dans l’abdomen, et à provoquer l'adhérence des tuniques entre elles. Dans un âge plus avancé, et lorsqu'on juge par le volume de la tumeur qu’une grande portion d’intestin est sortie du ventre, lorsque le prolapsus intestinal, produisantdes arrêts de matières fécales: et des indigestions, amène aussi, comme conséquenee ordinaire, de la douleur et des vomissements, il devient manifeste que, dans ce cas, on ne pourrait sans danger employer l’instrument. On doit se proposer seulement d’adoucir le mal, et tenter de le réduire par d’autres moyens. Il faut alors recourir à lasaignée du bras, et, si les forces le permettent, prescrire la diète pendant trois jours ; si la faiblesse du malade s’y refuse, on la prolongera du moins aussi loin que possible. On aura soin d'appliquer en même temps des cataplasmes préparés d’abord avec la graine de lin bouillie dans de l’hydromel, et faits ensuite avec de la farine d’orge et de la ré= sine. Le malade sera mis aussi dans un bain d’eau chaude auquel on ajoutera de l'huile, puis on lui fera prendre chaud quelque aliment léger. D’après certains praticiens, on doit en outre administrer des lavements; mais ces remèdes peuvent bien faire arriver quelque chose dans le serotum, ils n'en peuvent rien faire sortir.

Si les moyens indiqués ci-dessus ont amené du soulagement, on les renouvellera dans le cas où la douleur se reproduirait. Lorsqu'une portion considérable d’intestins s’est échappée: sans provoquer de souffrance, il n’est pas moins. inutile de recourir à Pincision. L'opération, il est

cui imo loco pila assuta est ex panniculis facta, quæ ad: repellendum intestinum ipsi il subjicitur : deinde reliquæ fasciæ pars arcle circumdatur. Sub quo sæpe et intus come » pellitur intestinum , et inter se tunicæ glutinantur. Rur= sus, si ætas processit, multumque intestini descendisse ex tumore magno patet, adjiciunturque dolor et vomituss quæ ex stercore, ex cruditate eo delapso, fere accidunt} scalpellum adhiberi sine pernicie non posse , manifestum: est : levandum tantummodo malum, et per alias cura= tiones extrahendum est. Sanguis mitti ex brachio debet® deinde, si vires patiuntur, imperanda tridui abstinentia \ est; si minus , certe pro vi Corporis quam longissima. Eodem vero tempore superhabendum cataplasma ex lini se- À mine, quod ante aliquis ex mulso decoxerit. Post hæc, et l farina hordeacea cum resina injicienda ; et is demittendus ! in solium aquæ calidæ, cui oleum quoque adjectum sity d dandumque aliquid cibi levis, ealidi. Quidam etiam ak vum ducunt. Id deducere aliquid in scrotum potest , edu=

cere ex eo non potest. Per ea vero, quæ supra seript®æ sunt, levato malo, si quando alias dolor reverterit, ea l dem erunt facienda. Sine dolore quoque si multa intes- L lina prolapsa sunt , secari supervacuum est : non quo n0B 4

vrai, peut servir à débarrasser le scrotum quand l'inflammation toutefois ne s’y oppose pas, mais il suit de là que les intestins refoulés s'arrêtent à l’aine, où ils forment tumeur; de sorte qu'il y a seulement déplacement et non guérison du mal. S'il y a lieu cependant de faire agir l’instrument, on incisera le pli de laine jusqu'à la tunique moyenne, et un aide saisira cette enveloppe avec deux érignes placées près des bords de l’incision, pour donner le temps au chirurgien de la séparer des petites membranes qui l’entourent. On n’a pas à craindre en effet de blesser l'enveloppe, puisqu'on doit l’exciser; et quant à l'intestin, on sait qu'il est nécessairement audessous. Ainsi, la tunique étant bien isolée, on l'ouvrira depuis laine jusqu’au testicule, qu’on aura soin d'éviter; puis on fera l’excision. Dans l'enfance, et quand le mal est peu considérable, c’est là le procédé qu’il faut suivre. S'il s’agit d’un sujet robuste et que la tumeur soit plus forte, on devra laisser le testicule en place, et non le retirer du scrotum. On s’y prend alors de ja manière suivante : On commence de même par diviser les téguments de l’aine jusqu’à la tunique moyenne, que l'on saisit également avec deux érignes, et l’aide est, en même temps, chargé de contenir le testicule pour l'empêcher de sortir par Ja plaie. On ouvre ensuite par en bas cette tunique moyenne, et, de l'index de la main gauche, que l’on porte en dessous à ia base du testicule, on pousse l'organe vers l’incision. Cela fait, on sépare de la tunique supérieure, avec le pouce et l'index de la main droite, l'artère, la veine et le crémastère, ainsi que la gaîne de ce cordon; puis on coupe toutes les brides membraneuses qui se présentent, jusqu'à ce que la tunique soit

excludi a scroto possint ; nisi tamen id inflammalio prohibuit; sed quo repulsa inguinibus immorentur, ibique tumorem excitent, atque ita fiat mali non finis, sed mntatio. At in eo, quem scalpello curari oportebit , simul atque ad mediam tunicam vulous in inguine factum pervenerit, duobus hamulis ea juxta ipsas oras apprehendi debebit, dum diductis omnibus membranulis medicus eam liberet. Neque enim cum periculo læditur , quæ excidenda est; cum intestinum esse, nisi sub ea, non possit. Ubi diducta autem erit, ab inguine usque ad testiculum incidi debebit, sic, ne is ipse lædatur; tum excidi. Fere famen hanc eurationem puerilis ætas , et modicum malum - recipit. Si vir robustus est, majusque id vitium est, extrahi testiculus non debet, sed in sua sede permanere. Jd hoc modo fit. Inguen eadem ratione usque ad mediam tunicam scalpello aperitur ; eaque tunica eodem modo duobus hamis excipitur , sie, ut a ministro testiculus eatenus contineatur, ne per vulnus exeat : {um ea tunica . deorsum versus scalpello inciditur, sub eaque index digitus sinistræ manus ad imum testiculnm demittitur, eumque ad plagam compellit : deinde dextræ manus duo digiti, pollex atque index, Yenam ct arteriam et nervum lunicamque eorum à superiore tunica diducunt. Quod si

mise entièrement à nu. Après avoir retranché tout ce que l'opération exige, et remis letesticule en place, on agrandit un peu, aux dépens des bords de l'incision, l'ouverture faite à l’aine, afin d'avoir une plaie plus étendue , et par suite plus de bourgeons charnus.

XXI.1. S'il y a descente de l’épiploon, il faut encore, d'après le procédé qu'on vient d'exposer, pratiquer une ouverture à la région inguinale, et isoler les tuniques. IL importe aussi d'examiner si la tumeur est volumineuse ou non, parce qu’en effet, lorsqu'elle est petite, on peut la repousser dans le ventre, en la refoulant au delà del’aine avec le doigt ou le manche du scalpel ; tandis que, si elle est considérable, il faut la laisser pendre telle qu'elle est sortie de l'abdomen, et la toucher avec des caustiques jusqu'à ce que la mortification la fasse tomber d'elle-même. Quelques-uns traversent la tumeur avec une aiguille enfilée d’un double fil, et l’étranglent en serrant les deux bouts de chaque fil en sens opposé. Cette ligature entraîne aussi, mais plus lentement, la mortilication de la hernie. On peut cependant en accélérer l'effet en appliquant par-dessus les substances que les Grecs appellent sepliques, et qui consument les chairs sans les ronger. Certains chirurgiens sont allés jusqu’à retrancher l'épiploon avec des ciseaux; ce qui n’est pas nécessaire quand la hernie est médiocre, et ce qui expose à une hémorragie quand elle est volumineuse, attendu qu'il y a dans l’épiploon un entrelacement de vaisseaux et même de gros vaisseaux. Le précepte que j’ai donné d’enlever avec des ciseaux l’épiploon, qui fait hernie dans les blessures du ventre, n’est pas applicable ici; car, dans le cas de blessure intestinale, la portion

aliquæ membranulæ prohibent, scalpello. resolvuntur donec ante oculos tota jam tunica sit. Excisis, quæ excidenda sunt, repositoque testiculo, ab ora quoque ejus vulneris, quod in inguine est, demenda habenula paulo latior est ; quo major plaga sil, et plus creare carnis possit, XXI. 1. At si omentum descendit, eodem quidem modo, quo supra scriptum est, aperiendum inguen, diducendæque tunicæ sunt : eonsiderandum autem est, majorne is modus, an exiguus sit. Nam quod parvulum est, super inguen in alvum vel digito vel averso specillo repellendum est : si plus est, sinere oporlet dependere, quantum ex utero prolapsum est ; idque adurenlibus medicamentis illiwere, donec emoriatur et excidat. Quidam hic quoque duo lina acu trajiciunt, bivisque singulorum capitibus diversas parles adstringunt; sub quo æque, sed tardius emoriatur. Adjicitur tamen hic quoque celeritali, si omentum super vinculum illinitur medicamentis , quæ sie exedunt, ne erodant : onrrà Græci vocant. Fuerunt etiam, qui omentum forfice præciderent : quod in parvulo non est necessarium : si majus est, potest profusionem sanguinis facere; siquidem omentum quoque venis quibusdam , etiam majoribus illigatum est. Neque vero, si discisso ventre id prolapsun: forfice præciditur, cum et emortuum sit, et aliter Lulins

232 à épiploïque étant bien morte, il n’y a pas de plus sûr moyen de s’en débarrasser. Lorsqu'on a fait rentrer l’épiploon (8), on doit réunir la plaie par suture ; mais si la hernie, trop considérable pour être réduite, est tombée par mortification, il faut alors, après avoir excisé les bords de l'incision, obtenirune cicatrice, eommeon l’a dit plus haut.

2. Si la tumeur contient de l'eau , il faut, chez les enfants, faire une ineision à laine, à moins que Ja trop grande quantité de liquide ne s’y oppose : chez les hommes, et toutes les fois que l’épanchement est considérable, c’est le scrotum qu’il faut ouvrir. Quand l'opération a lieu dans la région inguinale, on doit tirer les tuniques par l'incision pratiquée, et donner issue au liquide ; si c’est le serotum qu’on divise, et que l’épanchement soit tout à fait sous-jacent , il suffit d’évacuer leau , et de retrancher les membranes qui pouvaient la contenir; puis, pour nettoyer lescrotum , on y injecte de l’eau qui tient en dissolution du sel ou du nitre. Si l'hydrocèle s'est formée sous la tunique interne ou moyenne, il convient d'extraire entièrement ces membranes du serotum, et de les exciser.

XXIE. Quand le cirsocèle existe sur le serotum même, il fant cautériser avec un fer mince et pointu qu'on enfonce dans les veines dilatées, sans rien brûler au delà; et le fer doit portersurtout sur les pelotons variqueux qui résultent de l'entre- Jacement de ces vaisseaux. On applique ensuite des cataplasmes de farine préparés à l'eau froide, et on les maintient à l’aide du bandage que j'ai ditconvenir dans le traitement des hémorrhoïdes. Le troisième jour, on emploie comme topique la lentille et le miel. Après la chute des escarres je miet sert aussi à déterger la plaie; puis on

avelli non possit, inde huc exemplum transferendum est. Vulous autem curari, si relictum omentum est, sutura debet : si id amplius fuit, et extra emortuum est, excisis oris, sicut supra propositum esf.

9. Si vero humor inlus est, incidendum est, in pueris quidem , inguen; nisi in his quoque id liquoris ejus major modus prohibet : in viris vero, et ubicumque mullus humor subest, scrotum. Deinde, si inguen incisum est, e0 protractis tunieis, humor effundi debet : si serotum, et sub hoe protinus vitium est, nihil aliud quam humor effundendus , abseindendæque membranæ sunt, si quæ eum conlinuerunt ; deinde eluendum id ex aqua, quæ vel salem adjectum , vel nitrum habeat : si sub media, imave tunica, totæ eæ extra scrotum collocandæ, excidendæque sunt.

XXIL Ramex aulem, si super ipsum scrotum est, adurendus est tenuibus et acutis ferramentis, quæ ipsis venis infigantur; cum eo, ne amplius quam has urant; maximeque, ubi inter se implicatæ glomerantur, eo ferrum id admovendum est ; tum super farina ex aqua frigida subacta injicienda est; utendumque eo vineulo, quod idoneum esse ani curationibus posui : tertio die lenticula cum melle imponenda est : post, ejectis crustis, ulcera melle purganda, rosa implenda, ad cicatricer aridis linamentis pe:ducenda sunt. Quibus vero super mediam tunicam ven

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fait usage d'huile rosat pour régénérer les cbaîrg

etde charpie sèche pour arriver à la cicatrisation. Si les varices se développent sur la tunique moyenne, on devra faire à l’aine une incision vers laquelle on attirera la membrane, pour l’isoler de ces veines avec le doigt ou le manche d’un scalpel. Au-dessus et au-dessous des points où elles seront adhérentes , il faudra les lier, et les couper près de chaqueligature, puis replacer le testicule. Mais quand le cirsocèle est situé sur la troisième enveloppe, ii est nécessaire d’emporter la seconde; et si l'on ne découvre que deux ou trois veines variqueuses, et que le mal, ainsi restreint, laisse intacte la plus grande partie de la tunique profonde, on procédera comme on vient del’expliquer, c’est-à-dire que, les vaisseaux étant liés et coupés entre l’aine et le testicule, cet organe sera remis en place. Si, au contraire, les varices ont envahi toute la tunique, il faut, en pénétrant par la plaie, glisser le doigt sous les veines , et les soulever peu à peu jusqu’à ce que le testicule de ce côté soit à la hauteur de l'autre, Les boucles , qu’on applique alors aux lèvres de l'incision , doivent en même temps embrasser les veines; et voici le procédé qu’on emploie : On traverse de dehors en dedans l’un des bords de l'incision avec une aiguille à laquelle on fait tra verser aussi, non la veine elle-même, mais la membrane qui l’entoure, puis on vient percer le bord opposé. Dans la crainte d’une hémorragie, on évitera de piquer les veines ; or, il y a toujours entre elles un tissu qu’on peut blesser sans danger, et qui, assujetti par un fil, maintient convenablement les varices. Deux boucles même suffisent pour remplir cette indication. Il faut 4 après cela repousser dans l’aine, avec le manche,

tument, incidendum inguer est, atque tunica promenda, w ab eaque venæ digito vel mauubriolo scalpelli separandæ. W Qua parte vero inhærebunt , et ab superiore et ab inferiore parte lino vinciendæ , tum sub ipsis vinculis præcidendæ, reponendusque testiculus est. At ubi supra tertiam tunicam ramex insedit, mediam excidi necesse est. Deinde, , si duæ tresve venæ tument, et ita pars aliqua obsidetur, ut major eo vitio vacet, idem faciendum, quod supra ecriptum est; ut et ab inguine, et a testiculo deligatæ venæ præcidantur, isque condatur. Sin totum id ramex obsedes rit, per plagam demittendus digitus index erit, subjicien= dusque venis, sie, ut paulalim eas protrahat; eæque ad: ducendæ , donec is testiculus par alteri fiat : tum fibulæ oris sic injiciendæ, uf simul cas quoque venas compre= hendant. Id hoc modo fit. Acus ab exteriore parte oram vulneris perforat : tum non per ipsam venam, sed pen membranam ejus immittilur, per eamque in alteram oram compellitur. Venæ vulnerari non debent, ne sanguinem fundant. Membrana semper inter has venas est, ac neque periculum affert, et filo comprehensa illas abunde tenet: Itaque etiam satis est, duas fibulas esse. Tum venæ, quæcumque protractæ sunt, in ipsum inguen averso Spe* cillo compelli debent. Solvendi fibulas tempus, inflam= matione finita, et purgato vulnere , est; ut una simul et

d'un scalpel , toutes les veines qu'on avait soulevées. Lorsqu'il n'y a plus d’inflammation, et que la plaie se trouve détergée, il est temps d’enlever les boucles, afin qu’une même cicatrice réunisse simultanément les bords de l'incision et les veines. Maïs quand les varices ont pris paissance entre la tunique profonde, le testicule même et le cordon, l’ablation du testicule est la seule ressource qui se présente. Cet organe, en effet, complétement inhabile à la génération, devient, par la manière dont il pend , une difformité pour tous , et pour quelques-uns une cause de douleur. Dans ce cas, c’est encore à l’aine qu'il faut pratiquer l’incision. On soulève ensuite la tunique moyenne qu’on emporte, et l’on agit de même pour la tunique interne et le crémastère. Cela fait, on lie dans laine les veines et les artères, pour en faire l’excision au-dessous de la ligature. XXIIT. S'il s’est formé des excroissances de chair entre les tuniques, nul doute qu'il ne les faille enlever ; seulement, il vaut mieux ici pratiquer l'incision au serotum. Mais si le cordon lui-même est affecté , l'opération n’est pas moins ibutile que l'emploi des médicaments; car bientôt s'allume une fièvre ardente, des vomissements noirs et verdâtres se déclarent; de plus, 31 y a soif intense, sécheresse, âpreté de la langue, et, dès le troisième jour, le malade rend le plussouvent par les selles de la bile écumeuse, avec des tranchées violentes. IL est hors d’état, pour ainsi dire, de prendre et de garder des aliments ; les extrémités ne tardent pas à se refroidir, un tremblement survient , les mains s’étendent sans motif, et le front se couvre d'une sueur froide, indice précurseur de la mort.

XXIV. Quand la dilatation des veines se rencontre dans la région inguinale, on peut, si la tu-

oras et venas cicatrix devinciat. Ubi vero inter imam {unicam et ipsum testiculum nervumque ejus ramex ortus est, una curatio est, quæ {otum testiculum abscindit. Nam neque ad generationem quidquam is confert, et omnibus indecore, quibusdam eliam cum dolore dependet. Sed tum quoque inguen incidendum; media tunica promenda, atque excidenda est; idem in ima faciendum ; nervusque, ex quo testiculus dependef, præcidendus : post id venæ et arteriæ ad inguen lino deligandæ, et infra vinculum abscindendæ sunt.

XXIIL. Caro quoque, si quando inter tunicas increvit, nibil dubii est, quin eximenda sit : sed id, ipso scroto inciso, fieri commodius est. At si nervus induruit, Curari res neque manu , neque medicamento polest. Urgent enim febres ardentes , et aut virides, aut nigri vomitus; præter bæc, ingens sitis, et linguæ aspritudo ; fereque a die tertio spumans bilis alvo cum rosione redditur : ac neque assumi facile cibus, neque contineri potest : neque mullo post extremæ partes frigescunt, tremor oritur, manus sine ratione extenduntur ; deinde in fronte frigidus sudor, eumque mors sequitur.

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