‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 62 sur 265 · XXIV. Ubi vero in ipso inguine ramex est, si tumor · texte numérisé non relu

XXIV. Ubi vero in ipso inguine ramex est, si tumor

meur est médiocre, se contenter d'une seule incision. Mais il est nécessaire d'en faire deux lorsqu'elle est considérable, pour emporter ce qui est entre elles. Il faut ensuite, sans amener letesticule au dehors, comme je l'indique aussi en certains cas de hernies intestinales, rassembler les veines, les lier aux points où elles adhèrent aux tuniques, et les couper entre les deux ligatures. Le pansement qui doit suivre n’exige rien de particulier.

XX V. 1. Les affections des testiculesnous conduisent à celies de la verge. Si quelqu'un a le gland découvert, et que, par bienséance, il veuille le recouvrir, cela peut se faire, mais plus facilement chez l'enfant que chez l'adulte ; quand cette conformation est naturelle, que lorsqu'elle est le résultat de la circoncision en usage chez certaines nations; plus aisément encore quand le gland est petit, entouré d’une peau très-ample, et qu'enfin la verge elle-même offre peu de longueur , que dans les circonstances opposées. On traite de la manière suivante ceux qui tiennent cette disposition de la nature : Onsaisit le prépuce, que l’on force à s'étendre jusqu’à ce que le gland en soit tout à fait recouvert; on le maintient dans cet état par une ligature , puis on divise la peau près du pubis par une incision circulaire qui met la verge à nu, sans toutefois intéresser l’urèthre ou les vaisseaux qui se trouvent là. On abaisse ensuite les técuments vers la ligature, de manière à laisser autour du pubis un espace vide qu'on remplit de charpie ; et cela, dans l’espoir de combler l'intervalle par des chairs nouvelles, et d’avoir une plaie assez grande pour rendre au prépuee la longueur convenable. Il ne faut cependant enlever la ligature que lorsque la cicatrice est complète, et réserver seulement un étroit pas-

modicus est, semel incidi; si major, duabus lineis debet, ut medium excidatur : deinde, non extraclo testiculo, sicut intestinis quoque prolapsis interdum fieri docui, colligendæ venæ, vinciendæque, ubi tunicis inhærebunt , et sub his nodis præcidendæ sunt. Neque quidquam novi euratio vulneris ejus requirit.

XXV. 1. Ab his ad ea transeundum est, quæ in cole ipso fiunt. In quo si glans nuda est, vultque aliquis eam decoris causa tegere, fieri potest : sed expeditius in puero, quam in viro; in eo, cui id naturale est, quam in e0, qui quarumdam genlium more circumeisus est; in eo, cui glans parva juxtaque eam cutis spatiosior, brevis ipse coles est, quam in quo contraria his sunt. Curatio autem eorum , quibus id naturale est, ejusmodi est. Culis cirea glandem prebenditur et extenditur, donec illam ipsam condat ; ibique deligatur : deinde , juxta pubem , in orbem tergus inciditur, donec coles nudetur; magnaque cura cavelur, ne velurinæ iler, vel venæ, quæ ibi sunt, incidantur. Eo facto, cutis ad vinculum inclinatur, nudaturque circa pubem velut cireulus; eoque linamenta dantur, ut caro increscat, et id impleat : satisque velamenti supra latitudo plagæ præstat. Sed, donec cicatrix sit, vinctum

sage aux urines. Chez le circoncis, on doit détacher la peau par la face interne, au-dessous de la couronne du gland. Cette opération est peu douloureuse, parce que, le prépuce étant devenu libre, on peut, avec la main, le ramener jusqu’au pubis, sans effusion de sang. On fait subir alors aux téguments rendus mobiles une nouvelle extension qui les porte au delà du gland. Cela fait, on trempe fréquemment la verge dans l'eau froide, et on la recouvre d'un emplâtre qui ait assez d'efficacité pour combattre l'inflammation. Les jours suivants, il faut que le malade soit presque abattu par la diète, pour éviter les érections que pourrait produire uue trop forte alimentation. Aussitôt que l'inflammation a disparu, on doit lier la verge depuis le pubis jusqu'à l'incision circulaire, et ramener la peau sur le gland, dont elle doit être séparée par un emplâtre. 11 suit de là que les parties se réunissent en bas, tandis qu’en haut le prépuce guérit sans contracter d’adhérence.

2. Si au contraire le gland est tellement recouvert qu’on ne puisse plus le mettre à nu (ce qui constitue le phimosis des Grecs), il faut chercher à le découvrir, et voici le procédé qu’on emploie : on fait au dessous du prépuce, à partir du bord libre jusqu’au frein, une incision longitudinale qui a pour effet de relâcher les téguments qui sont en dessus, et de permettre par conséquent de les abaisser. Si, par suite du resserrement du prépuce, ou de la dureté qu’il présente, cette incision est insuffisante, on enlève immédiatement un lambeau triangulaire dont le sommet répond au frein, et la base à l'extrémité libre du prépuce. On se sert ensuite de charpie et de topiques convenables pour guérir la plaie; mais le malade doit

esse id debel ; in medio fantum relicto exiguo urinæ ilinere. At in eo, qui cireumcisus est, sub circulo glandis scalpello diducenda cutis ab interiore cole est. Non ita dolet, quia, summo soluto, diduci deorsum usque ad pubem manu potest; neque ideo sanguis profluit. Resoluta autem cutis rursus extenditur ultra glandem : fum multa frigida aqua fovetur; emplastrumque circa datur, quod valenter inflammationem reprimat; proximisque diebus, et prope a fame victus est, ne forte eam partem satietas excilet. Ubi jam sine inflammatione est, deligari debet a pube usque circulum : super glandem autem, adverso emplastro imposito, induci. Sic enim fit, ut inferior pars glutinetur ; superior ita sanescat, ne inhæreat.

2. Contra, si glans ila contecla est, ut nudari non possit (quod vitium Græci giuwotv appellant), aperienda est : quod hoc modo fit. Subler a summa ora, eutis inciditur recta linea usque ad frenum; atque ita superius tergus relaxatum, cedere retro potest. Quod si parum sic profectum est, aut propter angustias, aut propter duritiem tergoris, protinus triangula forma cuis ab inferiore parte excidenda est, sic, ut vertex ejus ad frenum, basis in tergo extremo sit. Tum superdanda linamenta sunt, aliague medicamenta quæ ad sauitatem perducant. Necessa-

garder le repos jusqu'à parfaite cicatrisation, parce que les frottements produits par la marche: produiraient un ulcère sordide.

3. Quelques chirurgiens sont dans l’usage de soumettre les jeunes sujets à l’infibulation ; et cela, dans l'intérêt de leur voix ou de leur santé. Cette opération se pratique ainsi : on tire en avant le prépuce, et, après avoir marqué d'encre les points opposés que l’on veut percer, on laisse les téguments revenir sur eux-mêmes. Siles marques sont en rapport avec le gland, c’est une preuve qu’on a pris trop de peau, et il faut les reporter plus loin; mais si le gland n’est pas compris dans ces limites, c’est là qu’il convient de placer la boucle. On traverse alors le prépuce à l'endroit désigné avec une aiguille chargée d’un fil dont on noue les deux bouts, et qu'on fait mouvoir chaque jour jusqu’à ce que le pourtour de ces ouvertures soit bien cicatrisé. Ce résultat obtenu , on remplace le fil par une boucle, et la meilleure sera toujours la plus légère. Néanmoins cette opération est plus souvent inutile que nécessaire.

XX VI. 1. Onest quelquefois obligé de rétablir avec la main le cours des urines interrompu, soit par l’atonie dont ce canal est frappé dans la vieillesse, soit par la présence d’un calcul ou d’un caillot sanguin. 11 peut arriver aussi qu’une inflammation légère s'oppose au libre écoulement desurines; et, dans ces divers cas, non-seulement chez les hommes, mais aussi chez les femmes, le secours de lachirurgie devient parfois nécessaire. A ceteffet, on emploie des sondes d’airain , et le chirurgien doit toujours en avoir trois pour les hommes, et deux pour les femmes, afin d’en pouvoir faire usage sur tous les sujets grands ou

rium autem est, donec cicatrix sit, conquiescere : nam ambulatio, atterendo ulcus sordidum reddit.

3. Infibulare quoque adolescentulos interdum vocis, interdum valetudinis causa quidam consuerunt : ejusque hæc ratio est. Cutis, quæ super glandem est, extenditur, botaturque utrimque a lateribus atramento , qua perforetur; deinde remittitur. Si super glandem notæ revertuntur, nimis apprehensum est, et ultra notari debet : si glans ab his libera est, is locus idoneus fibulæ est. Tum, qua notæ sunt, cutis acu filum ducente transuitur, ejusque fili capita inter se deligantur, quotidieque id movetur, donec circa foramina cicatriculæ fiant. Ubi eæ confirmatæ sunt, exemplo filo fibula additur, quæ, quo levior, eo melior est. Sed hoc quidem sæpius inter supervacua, quam inter necessaria est.

XXVI. {. Res vero interdum cogit emoliri manu uripam, Cum illa non redditur, aut quia senectute iter ejus collapsum est, aut quia calculus, vel concretum aliquid ex sanguine intus se opposuit : ac mediocris quoque inflammatio sæpe eam reddi naturaliter prohibet. Jdque non in viris tantummodo, sed in fœminis quoque interdum necessarium est, Ergo æneæ fistulæ fiunt ; quæ, ut omni corpori, ampliori minorique sufficiant, ad mares, tres;

petits. Les sondes destinées aux hommes doivent être, la plus grande de quinze doigts, la moyenne de douze, et la plus petite de neuf : elles auront pour les femmes neuf doigts au plus, et six au moins. Les unes et les autres, et surtout celles à l’usage de l’homme, présenteront une légère courbure ; enfin ces sondes, bien polies, ne seront ni trop grosses, ni trop minces. Lorsqu'on veut sonder un homme, on le fait coucher sur un banc ou sur un lit; et le chirurgien, se plaçant au côté droit du malade (9), saisit la verge de la main gauche, tandis que de la droite il introduit la sonde dans l’urèthre. Parvenu au col de la vessie, il ineline la verge et la sonde de manière à faire pénétrer celle-ci dans la vessie, et il la retire après avoir évacué l’urine. Chez les femmes, l’orifice de l’urèthre ressemble à un mamelon, et se trouve situé au-dessus du vagin entre les grandes lèvres; elles ont aussi le conduit urinaire plus court et plus droit; et par cette raison, bien qu’elles aient, tout autant que les hommes, besoin d’être sondées, l'opération offre moins de difficulté. Quelquefois un calcul, après s'être engagé dans lurèthre, qu'il dilate, vient s’arrêter non loin du méat urinaire. Il faut alors essayer de le retirer, soit avec leeure-oreille, soit avec l'instrument qui sert à l'extraction de la pierre. Quand ces moyens échouent, on doit allonger le prépuce le plus possible, et le lier dès que le gland est bien couvert ; on fait ensuite à la verge une incision longitudinale par côté, et l’on retire le caleul. L'opération terminée, on laisse le prépuce revenir sur lui-même, de sorte que l'incision est recouverte par des tégumentsintacts et que l'urine peut reprendre son cours naturel.

ad fœminas, duæ medico habendæ sunt : ex virilibus maxima, decem et quinque digitorum ; media, duodecim ; miwima, novem : ex muliebribus major, novem; minor, sex. Incurvas vero esse eas paulum, sed magis viriles oportet, kevesque admodum ; ac neque nimis plenas, neque nimis tenues. Homo Lum resupinus [eo modo, quo in curatione ani figuratur}, super subsellium aut lectum collocandus est. Medicus autem a dextro latere ; sinistra quidem manu colem masculi continere, dextra vero fistulam demittere in iter urinæ debet : atque ubi ad cervicem vesicæ ventum est, simul cum cole fistulam inclinatam in ipsam vesicam compellere, eamque, urina reddita, recipere. Fœmina brevius urinæ iter, simul et rectius habet; quod mammulæ simile, inter imas oras super naturale positum, non minus sæpe auxilio eget, aliquanto minus difficultatis exigit. Nonnumquam etiam prolapsus in ipsam fistulam caleulus, quia subinde ea extenuatur, non longe ab exitu inhærescit. Eum, si fieri potest, oportet evellere, vel oriculrio specillo, vel eo ferramento, quo in seclione calculus protrahitur. Si id fieri non potuit, cutis extrema quamplarimum attrahenda, et, condita glande, lino vincienda est : deinde a latere recta plaga coles incidendus, et caleulus eximendus est : {um eutis remittenda. Sic enim fit, ut incisum colem integra pars cutis contegat, et urina naturaliter profluat.

2. Puisqu'il est question des calculs et de la vessie, c’est ici le lieu , ce me semble, de parler de l'opération qu'on doit faire subir aux personnes attaquées de la pierre, quand les autres moyens sont demeurés impuissants. Cette opération est trop périlleuse pour souffrir aucune précipitation. On ne doit pas non plus l’entreprendre en tout temps, à tout âge, ni dans tous les cas; mais au printemps seulement, sur les sujets de neuf à quatorze ans, lorsque le mal est de nature à résister à tous les remèdes, et qu’un plus long retard exposerait les jours du malade. Ce n’est pas qu’on ne puisse trouver en médecine d’heureuses témérités; mais c’est qu'ici les espérances sont trop souvent déeues , et qu’à diverses ; époques surviennent des accidents divers, que j’aurai soin de signaler en décrivant la taille ellemême. Lors done qu’on est résolu d’en venir à cette extrémité, il faut, quelques jours avant, y préparer le malade en ne lui laissant prendre en petite quantité que des aliments salubres et non glutineux , et de l’eau pour toute boisson. Il devra pendant ce temps se livrer à la marche pour favoriser la descente du calcul vers le col de la vessie. C’est par le toucher, comme jele dirai dans le cours de l'opération, qu’on peut reconnaître si la pierre occupe cette position. Dès qu’on a constaté la présence du corps, il faut prescrire un jour de jeûne à l’enfant, et lelendemain, dans un endroit chaud, procéder à la taille de la manière suivante : Un homme vigoureux et intelligent, s’asseyant sur un siége élevé, prend l’enfant sur ses genoux ; il lui fait ensuite plier les

| jambes, l’oblige à tenir les mains appliquées aux } jarrets en les écartant le plus possible, et lui-

2. Cum vesicæ vero, calculique facta mentio sit ; locus ipse exigere videlur, nt subjiciam, quæ curatio caleulosis, cum aliter suceurri non polest, adhibeatur. Ad quam festinare, cum præceps sit, nullo modo convenit. Ac neque omni tempore , neque in omni ætate, neque in omni vitio id experiendum est : sed solo vere; in eo corpore, quod jam novem annos, nondum quatuordecim excessit : et si lantum mali subest, ut neque medicamentis vinci possit, neque etiam trahi posse videatur, quominus interposilo aliquo spatio interimat. Non quo non interdum eliam temeraria medicina proficiat ; sed quo sæpius utique in hoc fallat, in quo plura et genera et tempora periculisunt. Quæ simul cum ipsa curatione proponam. Jgitur, ubi ultima experiri statutum est, ante aliquot diebus victu corpus præparandum est : ut modicos, ut salubres cibos, ut minime glutinosos assumat, ut aquam bibat. Ambulandi vero inter hæc exercitatione utatur, quo magis calculus ad vesicæ cervicem descendat. Quod an inciderit, digitis quoque, sicut in curatione docebo, demissis cognoscitur. Ubi ejus rei fides est, pridie is puer in jejunio continendus. esl; ettum loco calido curatio adhibenda, quæ hoc mode. ordinatur. Homo prævalens et peritus in sedili alto considit, supinumque eum et aversum, Super genua sua COxis ejus collocatis, comprehendit ; reductisque ejus cruribus, ipsum quoque jubet, manibus ad suos poplites datis,

226 CELSE

même le maintient dans cette situation. Quand le sujet peut faire plus de résistance, on rapproche deux siéges qui sont alors occupés par deux hommes robustes ; les siéges et les jambes de ces aides sont attachés ensemble de manière à prévenir tout déplacement, et l’enfant se trouve également assis sur deux genoux. Puis, selon que ces hommes sont placés, l’un contient la jambe gauche et l’autre la droite, pendant que le sujet tient lui-même ses jarrets écartés. Qu'il y ait ausurplus un ou deux aides, c’est toujours contre la poitrine qu’on doit appuyer les épaules du patient. Les téguments au-dessus du pubis, entre les îles, sont ainsi bien tendus et sans rides ; et la vessie étant resserrée dans un espace étroit, il est plus facile de saisir la pierre. Indépendamment de ces précautions, on fait mettre sur les côtés deux hommes doués d’une force assez grande pour empêcher celui ou ceux qui tiennent l'enfant de chanceler. Alors le chirurgien, dont les ongles doivent être soigneusement coupés, introduit avec précaution, dans l'anus, d'abord l'index, puis le médius de la main gauche, qu'il a frottée d'huile. En même temps il appuie la main droite sur le ventre, mais doucement, de peur que les doigts, pressant ainsi le calcul par deux points opposés, n'arrivent à blesser la vessie. Ce n’est point ici le lieu de se hâter, comme on peut le faire dans tant d’autres opérations ; et l’on ne doit au contraire procéder qu'avec la plus grande sûreté, car, en blessant la vessie, on détermine des convulsions qui peuvent devenir mortelles. On commencera done par chercher le calcul autour du col, et, s'il s’y trouve en effet, il est moins difficile de l'extraire ; aussi ai-je dit qu'on ne devait opérer qu'après avoir reconnu

eos, quam maxime possit, attrahere; simulque ipse sic eos continet, Quod si robustius corpus ejus est, qui curatur, duobus sedilibus junctis, duo valentes insidunt ; quorum et sedilia et interiora crura inter se deligantur, ne diduci possint : tum is super duorum genua eodem modo collocalur ; atque alter, prout consedit, sinistrum crus ejus, aller dextrum, simulque ipse poplites suos attrahit. Sive autem unus, sive duo continent, super humeros ejus suis pectoribus incumbunt, Ex quibus evenit, ul inter ilia sinus super pubem sine ullis rugis sit extentus, et, in angustum compulsa vesica, facilius calculus capi possit, Præter hæc, etiamoum à lateribus duo valentes objiciuntur, qui cireumstantes, labare vel unum vel duos, qui puerum continent, non sinunt. Medicus deinde, diligenter unguibus cireumcisis, unctaque sinistra manu, duos ejus digitos, indicem et medium, leniter prius unum, deinde alterum in anum ejus demittit; dextræque digilos super imum abdomen leniter imponit ; ne, si utrimque digiti circa calculum vehementer concurrerint, vesicam lædant. Neque vero festinanter in hac re, ut in plerisque, agendum est; sed ita, ut quam maxime id tuto fiat : nam lsa vesica nervorum distentiones Cum periculo mortis excilat. Ac primum circa cervicem quærilur caleu-

par des signes précis que la pierre occupe cette position. Si elle n’est point arrivée là, ou qu’elle soit retombée en arrière, il faut explorer le fond de la vessie avec les doigts de la main gauche; et de la main droite, appuyée doucement sur le ventre, en suivre tous les mouvements. Lorsqu’on a rencontré la pierre, qui ne peut manquer de s'offrir au doigt, il faut la conduire vers le col, avec d’autant plus de soin qu’elle est plus petite et plus lisse, et qu’en la laissant échapper on fatiguerait trop souvent la vessie. Ainsi donc la main droite, placée comme on a dit, s’opnose au retour du caleul en arrière, tandis que les deux doigts de la main gauche le font cheminer en avant jusqu'au col. Arrivé là, si la forme du calcul est oblongue, on le pousse dans le sens de sa longueur; s’il est plat, on le dispose transversalement; s’il est carré, on le fait reposer sur deux angles; s’il est plus gros d’un côté que de l’autre, onle présente par le bout le plus mince. Lorsqu'ii est rond, la forme indique assez qu'il est indif— férent de le placer de telle facon ou de telle autre; à moins cependant qu’il ne soit plus lisse par un point, car ce serait alors cette partie qu'il faudrait engager la première. Dès que la pierre est parvenue dans le col de la vessie, on fait aux téguments près de l’anus une incision semi-lunaire{10), qui doit pénétrer jusqu’au col, et dont les angles sont un peu tournés vers les aines; puis, dans l’intérieur du croissant, on pratique, sous la peau, une autre incision transversale qui ouvre assez largement le col de la vessie pour que la plaie qui en résulte soit un peu plus grande que le calcul n’est gros. Ceux qui par crainte d’une fistule que les Grecs nomment dans cette région... (11), ménagent trop l’incision,

lus : ubi repertus, minore negotio expellitur. El ideo dixi, ne curandum quidem, nisi cum hocindiciis suis cognitum est. Si vero aul ibi non fuit, aut recessit retro, digili ad ullimam vesicam dantur; paulatimque dextra quoque manus ejus ultra translata subsequitur. Alque ubi repertus est calculus; qui necesse est in manus incidat ; eo curiosius deducitur, quo minor læviorque est; ne effugiat, id est, ne sæpius agitanda vesica sit. Ergo ultra calculum dextra semper manus ejus opponitur; sinistræ digiti deorsum eum compellunt, donec ad cervicem pervenitur. In quam , si oblongus est, sic compellendus est, ut pronus exeal; si planus, sic, ut transversus sit; si quadratus, ut duobus angulis sedeat ; si altera parte plenior, sic, ut prius ea, qua tenuior sit, evadat. In rotundo nihil interesse, ex ipsa figura patet; nisi, si lævior altera parte est, ut ea antecedat. Cum jam eo venit, incidi juxta anum eulis plaga lunata usque ad cervicem vesicæ debet, cornibus ad coxas spectantibus paulum : deinde ea parte, qua resima plaga est, etiamnum sub cute altera trans

versa plaga facienda est, qua cervix aperiatur; donec urinæ iter paleat, sic, ut plaga paulo major, quam calculus sit. Nam, qui metu fistulæ (quam illo loco xopuaôa Græci vocant) parum patefaciunt, cum majore periculo codeur

tombent précisément dans cet inconvénient, et le rendent plus grave, attendu que le calcul, tiré avec force, est obligé de se frayer une voie, s’il ne la trouve établie ; ce qui est pernicieux, et peut le devenir plus encore par la forme ou les aspérités du calcul. Les convulsions et l’hémorragie sont en effet les conséquences possibles de ces violences, et si le malade y échappe, la déchirure du col lui laissera certainement une fistule beaucoup plus grande que l’ineision. Le col de la vessie étant ouvert, on aperçoit le caleul, dont la couleur est ici sans importance. S'il est d’un petit volume, on réussit, en le poussant en avant avec les doigts d’une main, à l’extraire avec l’autre main; mais s’il est trop gros, on applique à sa partie supérieure un crochet disposé pour cette opération. Amincei par une extrémite, où il prend la formedemi-cireulaire, cet instrumentest poli par la face qui esten rapport avec les chairs, tandis que la face interne qui doit saisir le calcul est inégale et raboteuse. IL est préférable de le choisir plutôt long que court, car le défaut de longueur lui enlève la force nécessaire pour l’extraction du calcul. Ce crochet une fois en place, on s'assure par un double mouvement latéral que le calcul est bien saisi; et si on le tient en effet, il est en mêmetemps ébranlé. Cette épreuve est nécessaire, parce qu’on peut craindre que le calcul, au moment où l’on cherche à l’attirer au dehors, ne s'échappe en dedans, et que l'instrument, venantalors heurter les bords de l’incision, ne les froisse violemment, ce qui constituerait, comme je viens de le dire , un accident fort grave. Quand on est sûr de bien tenir la pierre, il faut, pour ainsi dire, dans le même instant, exécuter trois mouvements, un à droite, l’autre à gauche et le troisième en avant, mais le tout sans se-

revolvuntur : quia calculus iter, cum vi promitur, facit, nisi accipit : idque etiam perniciosius est , si figura quoque caleuli, vel aspritudo aliquid eo contulit. Ex quo et sanguinis profusio, et distentio nervorum fieri potest : quæ si quis evasit, multo tamen patentiorem fistulam habiturus est rupta cervice, quam habuissel, incisa. Com vero ea palefacta est, in conspectum caleulus venit : in cujus colore nullum discrimen est. Ipse, si exiguus est, digitis ab altera parte propelli, ab altera protrahi potest : si major, injiciendus a superiore ei parte uncus est, ejus rei causa factus. Is est ad extremum tenuis, ju semicireuli speciem retusæ latitudinis; ab exteriore parte lævis, qua corpori jungitur; ab interiore asper, qua calculum attingit. Isque longior potius esse debet : nam brevis extrahendi vim non habet. Ubi injectus est, in utrumquelatus inclinandus est, ut appareat, an calculus fenealur; quia, si apprehensus est, ille simul inchaatur. Idque eo nomine opus est, ne, cum adduci uncus cœperit, calculus intus effugiat, hic in oram vulneris incidat , camque convulnerel. In qua re, quod periculum esset, jam supra posui. Ubi satis teneri calculum patet, codem pene momento triplex motus adhibendus est : in utrum-

cousse, et de facon à faire avancer la pierre par degrés. Cela fait, on élève l'extrémité du crochet pour l’engager plus avant, et ramener plus facilement le corps étranger. S'il est difficile de le saisir par la partie supérieure, on le prendra de côté. Telle est la manière la plus simple d'opérer. Mais la diversité des cas qui peuvent se présenter nécessite quelques observations. Certains calculs, en effet, n’ont pas seulement des aspérités, et ils sont parfois armés de pointes. Or, quand ceuxei tombent d'eux-mêmes dans le col de la vessie, on peut les en retirer sans aucun danger; mais, dansle fond de la vessie, il y a péril à les chercher ou à les extraire, parce que les convulsions qu'ils provoqueraient en blessant l'organe pourraient accélérer la mort, surtout si, quelque épine étant fortementadhérente, les manœuvresd’extraction amenaient le plissement des parois. On reconnait à la difficulté d’uriner que la pierre est engagée dans le col de la vessie; et l’on juge qu’elle est armée de pointes, quand l'urine charrie du sang. Mais le toucher dénonce bien mieux encore l'existence du calcul, et l’on ne doit jamais opérer que lorsqu'on est guidé par cette exploration. Il faut pratiquer avec précaution le toucher interne, de peur de blesser la vessie par une pression trop forte : après quoi vient le moment d’inciser ; et pour cela, bien des chirurgiens se contentent du scalpel. Mais Mégès , trouvant l’instrument trop faible, a prétendu que, si le calcul offrait plusieurs saïllies, le scalpel diviserait seulement les parties dont ces inégalités seraient recouvertes, sans toucher à celles qui se trouveraient dans les anfractuosités : d’où la nécessité de pratiquer une nouvelle incision. En conséquence, il a imaginé un instrument droit, muni d'un rebord à l'extrémité supérieure, et s’élar-

que latus; deinde extra, sic tamen, ut leniter id fiat, paulumque primo calculus attrahalur : quo facto, attollendus uneus extremus est, uti intus magis maneat; faciliusque illum producat. Quod si quando a superiore parte calculus parum commode comprehendetur, a latere erit apprehendendus. Hæc est simplicissima curalio. Sed varietas rerum quasdam etiamnum animadversiones desiderat. Sunt enim quidam non asperi tantummodo, sed spinosi quoque calculi, qui per se quidem delapsi in cervicem, sine ullo periculo eximuntur : in vesica vero, non tuto vel hi conquiruntur, vel attrahuntur; quoniam, ubi illam convulnerarunt, ex distentione nervorum mortem maturant; multoque magis, si spina aliqua vesicæ inhæret, eamque , cum duceretur, duplicavit. Colligitur autem eo, quod difficilius urina redditur, in cervice calculum esse; eo, quod cruenta destillat, illum esse spinosum : maximeque id sub digitis quoque experiundum est, neque adhibenda manus, nisi id constitit. Ac tum quoque leniter intus digiti objiciendi, ne violenter promovendo convulnerent : tum incidendum. Multi hic quoquescalpello usi sunt. Meges (quoniam is infirmior est, potestque in aliqua prominentia incidere, incisoque super illa corpore, qua cavun

gissant en bas pour constituer un tranchant de forme demi-circulaire (12). Alors saisissant l’instrument entre deux doigts, l'index et le médius, et le pouce étant appliqué par-dessus, il le fai sait agir en appuyant assez fortement pour couper à la fois ei les chairs et les inégalités du caleul, s’il y en avait. Par ce moyen, ii donnait de suite à l’incision l'étendue convenable. Quel que soit, au surplus, le procédé qu’on emploie pour ouvrir le col, il faut , quand la pierre estrugueuse, l’amener doucement au dehors, et ne se permettre aucune violence, sous prétexte de rendre l'extraction plus prompte.

3. On peut savoir d'avance que le calcul est sablonneux , puisque les urines charrient du sable ; et cela devient manifeste aussi pendant l'opération, parce que la pierre offre moins de résistance au toucher, et glisse plus facilement. L’urine, en entraînant avec elle des espèces d’écailles, indique également que la pierre.est molle et composée d'un certain nombre d’autres beaucoup plus petites, et qui ont entre elles peu de cohésion. 11 faut chercher à conduire vers le col

tous ces calculs en agitant alternativement les |

doigts, mais avec précaution, dans la crainte de blesser la vessie , ou de détacher quelques fragments , dont le séjour dans cet organe ferait ensuite obstacle à la guérison. Dès qu’un calcul se présente à l'ouverture, il faut, quel qu'il soit, l'extraire avec les doigts ou le crochet. S'il y en a plusieurs, l'extraction doit se faire isolément pour chacun ; mais s’il reste une dernière pierre d’un très-petit volume, le mieux est de l’abandonner, car il serait difficile de la rencontrer dans la vessie, et, même après l'avoir trouvée, on la perdrait bientôt. Or, la vessie ne peut manquer de souffrir de ces longues recherches ; de là nais-

subest, non secare, sed relinquere, quod iterum incidi necesse sit) ferramentum fecit rectum, in summa parte labrosum, in ima semicireulatum acutumque. Id receptum inter duos digitos, indicem ac medium, super pollice imposito sie deprimebat, ut simul cum carne, si quid ex calculo prominebat, incideret : quo consequebatur, ut semel, quantum sais esset, aperiret. Quocumque autem modo cervix patefacta est, leniler extrahi, quod asperum est, debet; nulla, propter festinationem, vi admota,

3. At calculus arenosus, et ante manifestus est; quoniam urina quoque redditur arenosa : et in ipsa curalione; quoniam inter subjectos digitos neque æque renititur, et insuper dilabitur. Item molles calculos, el ex pluribus minutisque, sed inter se parum adstrictis, composilos indicat urina, trahens quasdam quasi squamulas. Hos omnes, leniter permutatis subinde digitorum vicibus, sic opportet adducere, ne vesicam lædant, neve intus aliquæ dissipatæ reliquiæ maneant, quæ posimodum eurationi difficultatem faciant. Quidquid autem ex his in conspectum venil, vel digitis, vel unco eximendum est. At siplures caleuli sunt, singuli protrahi debent ; sic tamen, ut, si quis exiguus supererit, potins relinqualur : siquidem in vesica difliculter invenitur, inventusque celeriter

CELSE

sent des inflammations mortelles ; et des personnes en effet ontsuccombé sans avoir subi la taille, mais parce que leur vessie avait été longuement et vainement tourmentée par ces explorations. Joignez à cela que ce calcul, étant très-petit, sera plus tard entraîné par Purine, et chassé par la plaie. Néanmoins quand la pierre est trop grosse pour qu’on puisse espérer de la retirer sans déchirure du col, il faut la fendre en deux, Ammonius est l’inventeur de ce procédé, qui lui a: valu le surnom de lifhotomiste, et qu'on exécute de la manière suivante. Le crochet doit d’abord embrasser le calcul assez fortement pour le maintenir au moment de la percussion , et l'empêcher de fuir en arrière. On prend ensuite un

| instrument d’une grosseur médiocre, et qui va en

s’amincissant par un bout pour former une pointe émoussée. C'est cette extrémité qu'on appuie sur la pierre, tandis qu’on frappe sur l’autre bout pour la diviser. On évitera soigneusement de porter l'instrument jusqu’à la vessie, comme aussi d’y laisser tomber des fragments du calcul.

4. Pour les femmes, la méthode opératoire est la même; mais il y a pourtant, à leur occasion, quelques particularités à noter. Ainsi, l'emploi du scalpel est inutile quand la pierre est d’un petit volume, parce qu’elle est poussée par l'urine dans le col de la vessie, lequel est naturellement plus court et plus large chez la femme que chez l'homme. Il suit de là que le calcul tombe souvent de lui-même, ou que, s’il s'arrête près de l’orifice de l’urètre , qui est la partie la plus resserrée du canal, on peut, sans le moindre accident, l'en retirer avec le crochet. Néanmoins, quand la pierre est considérable , il y a nécessité d’en venir à l’opération. Alors, si on la pratique sur une vierge, il faut, comme chez les garçons, in-

effugit. fla longa inquisilione vesica læditur, excitatque inflammationes mortiferas ;adeo ut quidam non secti, cum diu frustraque per digitos vesica esset agitata, decesserint. Quibus accedit etiam , quod exiguus calculus ad plagam urina postea promovetur, et excidit. Si quando autem is major non videtur, nisi rupla cervice, extrahi posse, findendus est : cujus repertor Ammonius, ob id Aforopos cognominatus est. Id hoc modo fit. Uncus injicitur calculo, sic, ut facile eum concussum quoque teneat, ne is retro revolvalur : tum ferramentum adhibetur crassitudinis modicæ, prima parte tenui, sed retusa, quod admotum caleulo, et ex altera parte ictum, eum findit; magna cura habita, ne aut ad ipsam vesicam ferramentum perveniat, aut caleuli fracturane quid incidat.

4. Ha vero curationes in fæminis quoque similes sunt ; de quibus tamen proprie quædam dicenda sunt. Siquidem in his, ubi parvalus caleulus est, scalpellus supervacuus est; quia is urina in cervicem compellitur ; quæ et brevior, quam in maribus, et laxior est. Ergo et per se sæpe excidit, et si in primo, quod est anguslius, inhæret, eodem tamen unco sine ulla noxa educitur. At in majoribus calculis necessaria eadem curatio est. Sed virgini subjici digiti tamquam masculo, mulieri per naturale ejus debent.

troduire les doigts dans l’anus , et les placer au contraire dans le vagin s’il s'agit d’une femme. On doit pratiquer l'ouverture au bas de la grande lèvre chez la jeune fille ; et chez la femme, entre le conduit urinaire et l’os pubis. Dans les deux cas, l'incision sera transversale. Enfin, il n’y a pas lieu de s’alarmer, si l’on remarque chez la femme un écoulement de sang plus considérable.

5. Après l’extraction de la pierre, quand le sujet est robuste et qu’il n’a pas beaucoup souffert , on laisse couler le sang, pour tempérer la violence de l’inflammation. Il est utile aussi de marcher un peu, afin de faciliter la chute des caillots sanguins, s’il en est demeuré dans la vessie. Lorsque l’hémorragie ne cesse point d'ellemème , il convient de l'arrêter, car elle pourrait amener l’entier épuisement des forces. On cherchera même à la maîtriser dès que l'opération sera faite , si le malade paraît trop faible. En effet, les convulsions qui résultent des manœuvres pratiquées sur la vessie ne sont point le seul péril à redouter; il fautcraindre aussi que l'hémorragie, si l'on n’y porte aucun secours, ne devienne assez forte pour entraîner la mort. Il faut donc, pour détourner un pareil danger, faire prendre au malade un bain de siége composé de fort vinaigre et d’un peu de sel. Sous l'influence de ce moyen, il arrive ordinairement que l'hémorragie s'arrête, que la vessie se resserre, et que par suite l’inflammation est moins vive. Si pourtant ce remède estinsuffisant, on doit en outre appliquer des ventouses aux aines, aux hanches et au pubis. Soit que le sang ait coulé suffisamment , soit qu’on ait maîtrisé l’hémorragie , il faut, aussitôt après, faire coucher le malade sur le dos, la tête basse et le bassin élevé, puis recouvrir la plaie d’un linge mis en double ou en

Tam, virgini quidem, sub ima sinisteriore ora; mulieri vero, inter urinæ iler et os pubis, incidendum est, sic, ut utroque loco plaga transversa sit. Neque terreri convenit, si plus ex muliebri corpore sanguinis profluit.

5. Caleulo evulso, si valens corpus est, neque magnopere vexalum , sinere oporlet sanguinem fluere, quo minor inflammatio oriatur : atque ingredi quoque eum paulum, non alienum est, ut excidat , si quid intus concreti sanguinis mansit. Quod si per se non destitit, rursus, ne vis omnis intereat, supprimi debet : idque protinus , in imbecilioribus , ab ipsa curatione faciendum est : siquidem, nt distentione nervorum periclitatur aliquis, dum vesica ejus agilatur ; sic aller metus excipit, remolis medicaminibus, ne tantum sanguinis profluat , ut occidat. Quod ne incidat, desidere is debet in acre acetum , cui aliquantum salis sitadjectum : sub quo etsanguis fere conquiescit, etadstringilur vesica, ideoque minus inflammatur. Quod si parum prolicit, agglutinanda cucurbitula est, et inguinibus, et coxis, et super pubem. Ubi jam satis vel evocatus est sanguis, vel prohibitus, resupinus collocandus est, sic, ut caput humile sit, coxæ paulum excitentur : ac super vulnus imponendum est duplex ant triplex linteolum , aceto madens. Deinde , interpositis duabus horis, in solium is

triple, et bien imbibé de vinaigre. Au bout de deux heures , on plonge le malade dans un bain d'eau chaude, mais depuis les genoux jusqu’à lombilie seulement , le reste du corps étant couvert, à l'exception des pieds et des mains; et cela pour qu’il soit moins affaibli, et puisse rester plus longtemps dans l’eau. Il se déclare ordinairement une sueur abondante , qu’on essuie de temps en temps au visage avec une éponge ; et le terme de ce bain est indiqué par un commencement de lassitude. On oint ensuite le malade avec beaucoup d'huile , et on enveloppe, avec de la laine mollement cardée et imbibée d'huile tiède , le pubis , les hanches, les aines et la plaie même, tout en laissant à demeure le linge dont on a déjà dû la recouvrir. On verse encore à plusieurs reprises de l'huile tiède sur l'appareil, pour soustraire la vessie à l’action du froid, et relâcher doucement les nerfs. Quelques chirurgiens font usage de cataplasmes chauds ; mais, en pesant sur la vessie, ils irritent la plaie, et ce poids devient plus nuisible que la chaleur qu'ils possèdent ne peut être utile. Par cette raison, il n’est pas même besoin d'appliquer aucun bandage. Le lendemain, si la respiration s’embarrasse , s’il y a rétention d'urine, si l’on remarque de bonne heure du gonflement au pubis, on en doit conclure qu’il y a dans la vessie du sang qui s’y est pris en caillot. Il faut alors, comme on l’a dit, introduire deux doigts dans l’anus, et secouer doucement la vessie, pour détacher ce sang caillé des parois et le diriger vers la plaie. Ilest bon aussi, à l’aide d’une serinque à oreille qu’on place entre les bords de la plaie, de pousser dans la vessie des injections de nitre et de vinaigre; car lorsqu'il y a des caillots sanguins, elles peuvent également en faciliter

aquæ calidæ resupinus demittendus est, sic, ut a genibus ad umbilicum aqua teneat, cetera veslimentis circumdata sint; manibus tantummodo pedibusque nudatis, ut et miaus digeratur, et ibi diutius maneat. Ex quo sudor multus oriri solet ; qui spongia subinde in facie detergendus est : finisque ejus fomenti est, donec infirmando offendat. Tum mullo is oleo perungendus, inducendusque bapsus lanæ mollis, tepido oleo repletns, qui pubem , et coxas, et inguina , et plagam ipsam , contectam eodem ante linteolo, protegat : isque subinde oleo tepido madefaciendus est; nt neque frigus ad vesicam admittat, et nervos leniter molliat. Quidam cataplasmatis calefacientibus utuntur. Ea plus pondere nocent, quo vesicam urgendo vulnus jrritant, quam calore proficiont. Ergo ne vinculum quidem ullum necessarium est. Proximo die , si spirilus difficilius redditur, si urina non excedit, si locus cirea pubem mature intumuit, scire licct, in vesica sanguinem concretum remansisse. Igitur, demissis eodem modo digitis, leniter pertractanda vesica est , et discutienda , si qua coierunt : quo fit, ut per vulnus postea procedant. Non alienum etiam est, oriculario clystere acetum nitro mistum per plagam in vesicam compellere : nam sic quoque discutiuntur, si qua cruenta coierunt. Eaque facere etiam

l'expulsion. Si l’on craint en effet qu'il n’y ait à l'intérieur du viscère des concrétions sanguines, on devra dès le premier jour employer ces moyens; et l’on aura même un motif de plus, si la faiblesse du malade ne lui a pas permis d’essayer l'influence de la marche pour débarrasser la vessie. Pour le surplus, on se conforme au traitement déjà prescrit, c’est-à-dire qu’on baigne le malade, et qu’on applique, comme on l’a dit,un linge d’abord,puis dela laine cardée. Toutefois l'enfant sera baigné moins souvent, et tenu moins longtemps dans l’eau que l'adolescent ; le sujet faible , moins que le sujet robuste ; la personne affectée d’une inflammation légère, moins aussi que celle qui est gravement atteinte; et celui dont le corps est habituellement relâché , moins enfin que tel autre qui est naturellement resserré. Au milieu deces circonstances diverses, si le sommeil est bon, la respiration égale, la langue humide , la soif modérée ; si le bas-ventre ne se tend pas , que la douleur soit supportable et la fièvre sans intensité, cela permet d'espérer que l'opération sera suivie de succès. L'inflammation alors disparaît le plus souvent vers le cinquième ou septième jour, et, lorsqu'elle a cessé, le bain devient inutile, 11 faut seulement faire conserver au malade le décubitus dorsal , et bassiner sa plaie avec de l’eau chaude , pour empêcher l'urine de produire des excoriations. On applique ensuite des suppuratifs, et si la plaie paraît devoir être détergée, on la panse avee du miel, sauf à le mitiger avec de l'huile rosat s’il est trop excitant. Le remède le plus convenable en pareil cas est l'emplâtre ennéapharmaque ; car il contient du suif pour favoriser la suppuration, et du miel pour déterger la plaie; il y entre aussi de la moelle, et celle du veau surtout, qui réussit très-

primo die convenit, si timemus, ne quid inlus sit : maximeque, ubi ambulando id elicere imbecillitas prohibuit. Cetera eadem facienda sunt : ut demittatur in solium, ut eodem modo panniculus, eodem lana superinjiciatur. Sed neque sæpe , neque tamdiu in aqua calida puer habendus , quan adolescens est; infirmus, quam valens ; levi, quam graviore inflammatione affectus ; is, cujus corpus digeritur, quam is, cujus adstrictum est. Inter hæc vero, sisomnus est, et æqualis spiritus, et madens lingua , et sitis modica, et venter imus sedet, et mediocris est cum febre modica dolor, scire licet, recte curationem procedere. Atque in his inflammatio fere quinto vel septimo die finitur : qua levata, solium supervacuum est : supini tantummodo vulnus aqua calida fovendum est, ut, si quid urinæ rodit, eluatur. Imponenda autem medicamenta sunt pus moventia ; et, si purgandum uleus videbitur, melle linendum. Id si rodet, rosa temperabitur. Huic curationi aptissimum videtur enneapharmacum emplastrum : nam et sevum habet ad pus movendum, etmelad ulcus repurgandum : medullam etiam, maximeque vitulinam ; quod in id, ne fistula relinquatur, yræcipue profcit. Linamenta vero tum super ulcus non sunt uecessaria; Super medicamentum, ad id continendum, recte

CELSE

bien à prévenir la formation des fistules. À ce moment , il n’est plus nécessaire d'appliquer un linge sur la plaie ; et il ne sert plus alors qu’à recouvrir les topiques qu’il maintient. Mais dès que

la plaie se trouve bien détergée , on cherche à la

cicatriser en ne faisant usage que de charpie sèche. Lorsque l'opération n’est pas heureuse cependant , c’est vers la même époque que divers accidents se manifestent. On peut les présager dès le début, s’il y a insomnie continuelle, embarras de la respiration, sécheresse de la langue, soif ardente, tuméfaction du bas-ventre, état béant de la plaie; si cette plaie devient insensible au contact de l'urine, ets’il s’en détache avant le troisième jour quelque chose delivide; si lemalade ne répond pas ou ne répond que lentement; si les douleurs sont violentes; si, passé le cinquième jour , il y a fièvre intense; si le dégoût des aliments persiste, et si le patient se trouve mieux couché sur le ventre. Rien de plus grave cependant que les phénomènes con vulsifs, et que les vomissements bilieux qui surviennent avant le neuvième jour. Aussi faut-il, dès qu'on a la

- crainte d'une inflammation , tâcher de la préve-

nir par la diète, puis par un choix sévère d’aliments donnés en petite quantité, et, pour seconder le régime , recourir aux fomentations et aux autres moyens que déjà nous avons prescrits.

XXVII. Ce qu'on a le plus à redouter ensuite, c'est la gangrène. On reconnaît qu'elle existe lorsque par l’incision , et par la verge même , s’écoule une sanie fétide , dans laquelle on trouve et des matières assez semblables à des caillots sanguins, et de petites caroncules , qui ont l'apparence de flocons de laine. Joignez à cela les caractères suivants : sécheresse des bords de la plaie, douleur aux aines, persistance de la fièvre

impouuntur. At ubi uleus purgatum est, puro linamento ad cicatricem perducendum est. Quibus temporibus tamen, si felix curatio non fuit, varia pericula oriuntur. Quæ præsagire protinus licet, si continua vigilia est, si spiritus diffieultas, si lingua arida est, si sitis vehemens, si venter imus tumet, si vulnus hiat, si transfluens urina id non rodit , si similiter ante tertium diem quædam livida excidunt, si is aut nihil aut tarde respondet, si vehementes dolores sunt, si post diem quintum magnæ febres urgent, et fastidium eibi permanet, si cubare in ventrem jucundius est. Nibil lamen pejus est distentione nervorum , et , ante nopum diem, vomitu bilis. Sed cum inflammationis sit metus, suceurri abstinentia, modicis et tempestivis cibis; inter hæc, fomentis , et quibus supra scripsimus, oportet.

XXVII. Proximus cancri metus est. Is cognoscitur, si, et per vulnus, et per ipsum colem, fluit sanies mali odoris, Cumque ea quædam a concreto sanguine non abhorrentia , tenuesque carunculæ lanulis similes : præter hæc, sioræ vulneris aridæ sunt, si dolent inguina, si febris non desinit, eaque in noctem augetur, si inordinati horrores accedunt. Considerandum autem est, in quam partem

Le

avec redoublement dans la nuit , et frissons irréguliers. 11 importe de bien déterminer la direction du mal. S'il tend à gagner la verge, cette partie devient dure, rouge et douloureuse au toucher, et les testicules se gonflent. S'il envahit Ja vessie, on ressent de la douleur au siége, il y a de l’induration au haut des cuisses , et les jambes ne s'étendent plus qu'avec peine. Si l’un des côtés de la plaie est affecté de gangrène, l’état morbide est alors appréciable aux regards, et les symptômes, également prononcés à droite ou à gauche, sont les mêmes que dans les cas précé- @ents, et seulement moins intenses. Il faut commencer par placer convenablement le malade; c’est-à-dire qu'on donnera toujours la position la

plus élevée à la partie menacée de gangrène. Ainsi, le malade sera couché sur le dos si le mal

se dirige vers la verge; sur le ventre, s’il attaque la vessie ; et, s’il occupe un des côtés de la plaie, sur celui qui restera intact. Passant ensuite aux moyens curatifs, il faut faire prendre au malade un bain préparé avec une décoction de marrube, de cyprès ou de myrte, etse servir du même liquide pour l'injecter dans la vessie. Cela fait, on applique des cataplasmes de lentille etd’écorce de grenade qu’on a fait bouillir ensemble dans du vin; ou des feuilles de ronces et d’olivier traitées de

même par ébullition. On fait usage aussi de quel-

ques-uns des topiques auxquels nous avons attribuéla propriété deréprimer et de détergerles chancres ; et ceux de ces remèdes qui sont à l'état pulvérulent doivent être insufflés sur le mal avec un roseau à écrire. Dès que la gangrène ne cherche plus. à s'étendre, on doit déterger l’uleère avec l'hydromel, et ne jamais employer de cérat, parce qu’en relâchant les parties il les rend plus accessibles à l'action du mal. Mieux vaut alors

cancer is tendat. Si ad colem, indurescit is locus, et rubet, et tactu dolorem excitat, testiculique intumescunt : si in ipsam vesicam, ani dolor sequitur, coxæ duræ sunt, non facile crura extendi possunt : at si in alterutrum la-

tus, oculis id expositum est, paresque utrimque easdem |

notas, sed minores, habet. Primum autem ad rem pertinet

quam vitium fertur. Ita, si ad colemit, supinus is collo-

| cari debet; si ad vesicam, in ventrem; si in latus, in id,

quod integrius est. Deinde, ubi ventum fuerit ad curationem, homo in aquam demittetur, in qua marrubium decoctum sil, aut cupressus, aut myrtus; idemque hu-

mor clystere intus adigetur : tum superponetur lenticula

cum malicorio misla; quæ utraque ex vino decocta sint ; vel rubus, aut oleæ folia, eodem modo decocta; aliave medicamenta, quæ ad cohibendos purgandosque cancros

proposuimus. Ex quibus, si qua erunt arida , per scriptorium calamum inspirabuntur. Ubi stare cœperit cancer, | mulso vulous eluetur : vitabiturque 60 tempore ceratum , |

quod , ad recipiendum id malum, corpus emollit : potius

plumbum elotum cum vino inungelur; superque idem

luteolo illitam imponetur. Sub quibus perveniri ad sani- CELSE,

faire des lotions avec un mélange de vin et de plomb lavé, puis recouvrir la plaie d’un linge trempé dans la même préparation. Ces remèdes peuvent conduire à la guérison; mais on ne doit pas ignorer que dans ces cas de gangrène l’estomac se trouve souvent affecté, en raison de Ja sympathie qui existe entre cetorganeet la vessie. De là résulte que le malade n’a plus le pouvoir de garder ses aliments, ou que le peu qu'il conserve n’est pas digéré, et quele corps neprend plus de nourriture; par une conséquence naturelle, la plaie ne peut ni se déterger , ni faire place à de nouvelles chairs, et ce concours de circonstances amèue inévitablement une mort prochaine. Mais l'impuissance où l’on est de triompher de pareils accidents, n’empèche pas de prendre dès le premier jour les précautions convenables; et l’attention devra se porter notamment sur le boire et le manger. Ainsi, dans lecommencement, on n’accordera que des aliments humectants; puis on permettra ceux de la classe moyenne, dès que l’ulcère sera détergé. Quant aux légumes et aux salaisons, ils sont constamment contraires. Les boissons doivent être données dans une juste mesure; car si le malade ne boit pas assez, la plaie s’enflamme, le sommeil se perd, et les forces déclinent ; et s’il boit trop, la vessie se trouve fréquemment remplie, et par cela mêmeirritée. On concoit trop bien que l'eau doit constituer la seule boisson, pour qu'il soit nécessaire de le répéter. La constipation, il est vrai, est la conséquence ordinaire de ce régime; mais on donne alors en lavement une décoction de fenugrec ou de mauve. On peut, au moyen d’une seringue à oreille , se servir aussi de cette décoction mêlée à de l'huile rosat pour l'injecter dans la plaie, lorsque l'urine en irrite les bords et les empêche de

tatem potest : cum eo tamen, quod non ignoremus, orto cancro sæpeafficistomachum , cui cum vesica quædam con

sorlio est : exque eo fieri, utneque retineatur cibus, neque, si quis retentus est, concoquatur, neque corpus alatur; ideoque ne vulnus quidem aut purgari, aut ali possit : quæ

| necessario mortem maturant. Sed ut his succurri nullo corpus recte jacere, ut superior pars semper ea sit, in

modo potest, sic a primo {amen die tenenda ratio curationis est. In qua quædam observatio, ad eibum quoque potionemque pertinens, necessaria est. Nam cibusinter principia, non nisi humidus dari debet : ubi ulcus purgatum est, ex media materia : olera et salsamenta semper aliena sunt. Potione opus est, modica. Nam, si parum bibitur, accenditur vulnus, et vigilia urget, et vis corporis minuitur : si plus æquo assumitur, subinde vesica impletur, eoque irritatur. Non nisi aquam autem bibendam esse, manifestius est, quam ut subinde dicendum sit. Solet vero sub ejusmodi victu evenire, ut alvus non reddatur. Hæc aqua ducenda est, in qua vel fænum Græcum, vel malva decocta sit. Idem bumor rosa mistus in ipsum vulnus oriculario clystere agendus est, ubi id rodit urina, neque purgari patitur. Fere vero primo per vulnus exit hæt : deinde, eo sanescente , dividitur, et pars per colem descendere in

se déterger. C’est presque toujours par la plaie que l'urine s'échappe dans les premiers temps; puis, à mesure que l’incision avance vers la guérison , elle se divise pour sortir en partie par l’urètre, jusqu'à ce que l’autre voie soit complétement fermée. Ce résultat s’observe quelquefois au bout de trois mois; mais d’autres fois il n'arrive pas avant le sixième mois , ou se fait même attendre une année entière. Il ne faut renoncer à l’espoir d'obtenir une cicatrice définitive que lorsque le col a souffert une violente rupture, ou lorsqu'on a vu se détacher après la gangrène, et cela dans une proportion notable, de grands débris de chair et de parties nerveuses. Il importe essentiellement de prévenir sur ce point la formation d’une fistale, ou de laréduire du moins aux plus étroites limites. Aussi, dès que la plaie commence à se cicatriser, le malade doit rester couché, les cuisses et les jambes étendues; à moins que les calculs dont on a fait l'extraction ne fussent mous et sablonneux. Dans ce cas, en effet, la vessie se débarrassant avec plus de lenteur, il devient nécessaire de maintenir plus longtemps l'ouverture de la plaie , et de ne laisser la cicatrice s'établir que lorsque les urines ne charrient plus aucun gravier. Permettre à la plaie de se réunir avant que la vessie soit bien détergée, c’est provoquer le retour des douleurs et de l'inflammation ; et l’on est alors obligé de rétablir la division avec les doigts ou le dos d’une sonde, afin de frayer une issue aux fragments qui font souffrir le malade. Une fois ces corps expulsés, si les urines restent claires pendant un certain temps, on peut enfin recourir aux cicatrisants, en tenant, comme je viens de le dire , les jambes et les cuisses étendues , et aussi rapprochées que possible. Quand les accidents dont j'ai parlé font redouter une fistule, il faut, pour en obtenir

cipit, donecex toto plaga claudatur. Quod interdum tertio mense, interdum non ante sextum, nonnumquain exacto quoque anno fit. Neque desperari debet solida glutinatio vulneris , nisi ubi aut vehementer rupta cervix est, aut ex cancro multæ magnæque caruneulæ, simulque nervosa aliqua exciderunt. Sed, ut vel nulla ibi fistula, velexigua admodum relinquatur, summa cura providendum est. Ergo, cum jam ad cicatricem vulnus intendit, extentis jacere feminibus et cruribus oportet : nisi tamen molles arenosive calculi fuerunt. Sub his enim tardius vesica purgatur : ideoque diutius plagam patere necessarium est ; et tum demum, ubi jam nihil tale extra fertur, ad cicatricem perduci. Quod si, antequam vesica purgala est, oræ se glutinarunt, dolorque et inflammatio redierunt, vulnus digitis vel averso specillo diducendum est; ut torquentibus exitus detur : hisque effusis, cum diutius pura urina descendit, tum demum, quæ cicatricem inducant , imponenda sunt; extendendique, ut supra docui, pedes, quam maxime juncti. Quod si fistulæ metus, ex his cansis quas proposui, subesse videbilur, quo facilius claudalur ea, vel certe coangustetur, in anum quoque danda plumbea fistula est, exten-

CELSE

l’ocelusion, ou tout au moins pour la restreindre, introduiredans l’anus une canule de plomb, puis tenir les jambes étendues et liées entre elles, jusqu’à ce que la cicatrice soit définitivement ce qu’elle doit être.

XXVIIT. Ces affections , il est vrai, sont communes aux deux sexes; mais quelques autres sont le partage exclusif de la femme. Il peut se faire, notamment, que la réunion des bords de la vulve ne lui permette pas de recevoir les approches de l’homme. C’est quelquefois dans le sein de la mère qu’il faut chercher l’origine de ce vice de conformation ; mais d’autres fois il arrive qu’à la suite d’ulcérations des parties naturelles, et par le fait d’un mauvais traitement, les lèvres ne se guérissent qu’en contractant des adhérences entre elles. Quand l’occlusion vient denaissance, c’est une membrane qui ferme l'entrée du vagin; au lieu que le même espace est rempli par une substance charnue, quand cette disposition vicieuse succède à des ulcérations, Dans le premier cas, on divise la membrane au moyen de deux incisions qui se croisent obliquement comme les lignes de la lettre X; on a grand soin de ne pas ouvrir le conduit urinaire, puis on excise chaque Jambeau. S’it s’agit d’une substance charnue, il faut la fendre dans le sens longitudinai, et saisir un des bords de l’incision avec des pinces ou une érigne, pour en détacher une bandelette. On introduit ensuite dans la plaie une tenteoblongue (lemnisque des Grecs) , trempée dans du vinaigre, par-dessus laquelle on assujettit une laine grasse, également imbibée de vinaigre. Le troisième jour, on lève l'appareil, et le pansement a lieu comme pour toute autre plaie. Lorsque celle-ci tend à guérir, on place entre les lèvres une canule de plomb, enduite d’un remède cicatrisant; et l’on se sert, en-topique, du

tisque cruribus femina talique inter se deligandi sunt , donec, qualis futura est, cicatrix sit.

XXVIIL. Et hoc quidem commune esse maribus et fœminis potest. Proprie vero quædam ad fæminas pertineat : ut in primis, quod earum naturalia nonnumquam, inter se glutinatis oris, concubitum non admittunt. 1dque interdum evenit protinus in utero matris : interdum exulceratione in his partibus facta, et per malam curationem his oris sanescendo junctis. Si ex utero est, membrana ori vulvæ opposita est: si ex ulcere, caro id replevit. Oportet autèem membranam duabos lineis, inter se transversis, incidere ad similitudinem litteræ X, magna cura habita, ne urinæ iter violetur : deinde undique eam membranam excidere. At si Caro increvit, necessarium est recla linea patefacere : tum ab ora vel vulsella vel hamo apprehensa, tamquam habenulam excidere; et intus implicitum in longitudinem linamentum (Jmuvioxoy Græci vocant) in aceto tinctum demittere, supraque succidam lanam aceto madentem deligare : tertio die solvere ulcus , et , sicut alia ulcera, curare, Cumque jam ad sanitatem tendet, plumbeam fistulam medicamento cicatricem inducente illinere,

même médicament jusqu’à la formation de la ci- .catrice.

XXIX. Lorsque, dans la grossesse, l'enfant venu presque à terme meurt dans le sein de la mère , et ne peut en sortir par un travail naturel, il faut bien se résoudre à l'opération, et la chirurgie n’en a pas de plus difficile. Elle exige, en effet, une rare prudence et des ménagements extrêmes , parce qu’elle fait courir un immense danger. Mais ici, comme en bien d’autres cas, on est amené à reconnaître combien est admirable la structure de la matrice (13). On doit d’abord , la femme étant couchée sur le dos, la placer en travers du lit, les cuisses fléchies sur les flancs. Le bas-ventre se trouve alors en face du chirurgien, et dans cette situation l'enfant est poussé vers l’orifice de la matrice. Cet orifice, il est vrai, se resserre sur le fœtus mort, mais par intervalle il s’entrouvre un peu. Mettant cette circonstance à profit, le chirurgien doit, après avoir huilé la main entière, introduire d'’abord dans l’utérus le doigt index qu’il y maintient, jusqu’à ce que de nouvelles dilatations du col lui permettent d’insinuer un second doigt, et successivement toute la main. Le succès de cette manœuvre est puissamment aidé par la grandeur de la matrice et la vigueur de ses muscles, non moins que par lhabitnde générale du corps et la fermeté d'âme de la malade. Ces conditions sont même d'autant plus utiles, qu’on est quelquefois obligé d’introduire les deux mains. Ilest encore essentiel de tenir le bas-ventre et les extrémités aussi chauds que possible , et, sans attendre que l'inflammation se déclare, d’agir quand le cas est récent; car si déjà les parties sont sonflées, on ne peut qu'avec une extrême

eamque inlus dare : supraque idem medicamentum injicere, donec ad cicatricem plaga perveniat.

XXIX. Ubi concepit autem aliqua, si jam prope maturus partus intus emortuns est, neque excidere per se potest, adhibenda curatio est : quæ numerari inter difficillimas potest. Nam et summam prudentiam moderationemque desiderat, et maximum periculum affert. Sed vulvæ natura mirabilis, cum in multis aliis, tum in hac re quoque facile cognoscitur. Oportet autem ante omnia resupinam mulierem transverso lecto sic collocare, ut feminibus ejus ipsius - iia comprimantur : quo fit, ut et imus venter in conspectu medici sit, et infans ad os vulvæ compellatur ; quæ , emor- tuo partu, id comprimit : ex intervallo vero paulum dehiscit. Hac occasione usus medicus, unetæ manus indicem digitum primum debet inserere , atque ibi continere, donec iterum id os aperiatur, rursusque alterum digitum demittere debebit, et per easdem occasiones alios, donec Lola esse intus manus possit. Ad cujus rei facultatem mul- * tum confert et magnitudo vulvæ , et vis nervorum ejus ,et corporis totius habitus, et mentis etiam robur : cum præsertim intus nonnumquam etiam duæ manus dari debeant. Pertinet etiam ad rem, quam calidissimum esse imum ventrem, et extrema corporis; nequedum inflammationem cœæpisse, sed recenti re protinus adhiberi me-

difficulté introduire la main et retirer l’enfant. Souvent alors il survient des vomissements, des tremblements et des convulsions mortelles. Lorsque la main engagée dans la matrice a rencontré le fœtus mort, elle reconnaît aussitôt la position qu’il occupe; car il présente ou la tête, ou les pieds, ou bien il est placé en travers; mais, dans ce dernier cas, il est presque toujours facile d'atteindre un pied ou une main. Le but du chirurgien est d'amener l'enfant à présenter la tête, ou même les pieds, dans la situation opposée. S’il n’a pu saisir qu'un pied ou une main, il doit redresser l’enfant ; c’est-à-dire que s’il tient une main, il le tournera pour avoir la tête, et s’il n’a qu'un picd, il fera la version pour avoir l’autre. Ensuite, si la tête est à proximité, il se servira d’un crochet mousse et poli pour l’enfoncer dans un œil, une oreille , dans la bouche, quelquefois même dans le front ; puis, tirant sur ce crochet, il ramènera l'enfant. Il ne faut pas cependant exercer ces tractions en tout temps; et si l’on veut, en effet, s’y livrer quand l’orifice de la matrice est resserré et qu’il refuse de s'ouvrir, l'instrument s'échappe en déchirant l'enfant, et vient froisser l’orifice même avec la partie recourbée. De là naissent des convulsions qui mettent la malade en péril de mort. On doit done s'arrêter quand la matrice se resserre, tirer doucement lorsqu'elle se dilate, et profiter ainsi des instants de relâchement pour amener l’enfant par degrés. C’est avec la main droite qu’on tire sur le crochet, pendant que la gauche, placée dans l'utérus, sert à diriger l’enfant. Il peut encore arriver que le corps du fœtus soit distendu par un liquide, et qu’il s’en écoule une sanie fétide. Dans ce cas on déchire les téguments avec l’in-

dicinam. Nam, si corpus jam intumuit , neque demitti manus, neque educi infans, nisi ægerrime potes! : sequi-

| turque sæpe cum vomitu, et cum tremore, mortifera

nervorum distentio. Verum intus emortuo corpori manus injecta protinus habitum ejus sentit : nam aut in caput, aut in pedes conversum est; aut transversum jacet ; fere tamen sic, ut vel manus ejus , vel pes in propinquo sit, Medici vero propositum est, ut eum manu dirigat vel in caput, vel étiam in pedes , si forte aliter compositus est. Ac, si nibil aliud est, manus vel pes apprehensus, corpus rectius reddit : nam manus in caput, pes in pedes eum convertit. Tum, si caput proximum est, demitti debet uncus, undique lævis, acuminis brevis, qui vel oculo, vel auri, vel ori, interdum etiam fronti recte injicitur; deinde attractus infantem educit. Neque tamen quolibet is tempore extrahi debet. Nam, si compresso vulvæ ore id tentatum est, non emittente eo, infans abrumpitur , et unci acumen in ipsum os vulvæ delabitur; sequiturque nervorum distentio, et ingens periculum mortis. Igitur, compressa vulva, conquiescere ; hiante, leniter trahere oportel; et per has occasiones paulatim eum educere. Trahere autem dextra manus uncum ; sinistra, intus posita, infantem ipsum , simulque dirigere eum débet. Solet etiam evenire, ut is infans humore distendatur, exque eo pro- 16,

dex, pour diminuer le volume de l’enfant, en évacuant les humeurs ; après quoi il faut tâcher d’en faire doucement l'extraction avec les mains seulement; car le crochet, en pénétrant dans ce faible corps atteint de putréfaction, échapperait facilement, et c’est un accident dont je viens de signaler le danger. Quand les piedsse présentent, il n’est pas difficile d’avoir l'enfant, puisqu'il suffit de le tirer avec les mains par ces extrémités. Mais s’il est placé en travers, et qu'on ne puisse le redresser, il faut appliquer le crochet sous Vaisselle, et l’attirer graduellement. En agissant ainsi, le cou se replie ordinairement, et la tête se porte en arrière. On a la ressource alors de gouper le cou de l'enfant, afin d'extraire isolément la tête et le tronc. On se sert pour cela d’un instrument semblable au premier, avee cette différence seulement que la partie recourbée est tout à fait tranchante. Il faut s’y prendre de manière à faire sortir la tête d’abord, et le corps ensuite; parce qu'en commencant par extraire le tronc , on laisserait presque toujours retomber Ja tête au fond de la matrice, d’où elle ne pourrait plus être arrachée qu'avec le plus grand péril. Le cas arrivant toutefois, il faudrait, après avoir couvert le ventre de la femme d'un linge double, placer à sa gauche un homme intelligent et robuste, qui, de ses deux mains appuyées l’une sur l’autre , aurait à comprimer le bas-ventre, de telle sorte que la tête refoulée vers l'orifice utérin püt être amenée au dehors à l’aide du crochet, comme on l’a dit plus haut. Si le chirurgien ne rencontre qu’un pied, l'autre étant replié sur le corps, il doit retrancher peu à peu tout ce qui sort de la matrice; si les fesses vienvent peser sur l'orifice, il doit aussi les repous-

fluat fædi odoris sanies. Quod si {ale est, indice digito corpus illud forandum est, ut, effuso humore, extenuetur : tum id leniter per ipsas manus recipiendum est. Nam uncus mjectus facile hebeti corpusculo elabitur : in quo quid periculi sit, supra positum est. In pedes quoque conversus infans non diffieulter extrabitur ; quibus apprehensis per ipsas manus commode educitur. Si vero transversus est, neque dirigi potuit, uneus alæ injiciendus, paulatimque attrahendus est. Sub quo fere cervix replicatur, retroque caput ad reliquum corpus spectat. Remedio est, cervix præcisa ; nt separatim utraque pars auferatur. Id unco fit, qui, priori similis, in interiore tantum parte per tolam aciem exacuitur. Tum id agendum est, ut ante caput, deinde reliqua pars auferatur : quia fere, majore parte extracta, caput in vacuam vulvam prolabitur, extrahique sine summo periculo non potest. Si Lamen id incidit, super ventrem mulieris duplici panniculo injecto , valens homo, non imperitus, a sinistro latere ejus debet assistere, et super imum ventrem ejus duas manus imponere, alteraque alteram premere : quo fit, ut illud caput ad os vulvæ compellatur ; idque eadem retione, quæ supra posita est, unco extrahitur. At si pes aller juxta repertus est, alter retro cum corpore est, quidquid protractum est, paulatim abscindendum est: et, si clunes os vulvæ urgere cœpe-

CELSE

ser, et rechercher l'autre pied pour faire l'ex= traction. Il peut s’offrir encore d’autres difficulté qui, ne permettant pas d'extraire le corps en en= tier, obligent à l’arracher par parties. Mais tou» tes les fois qu'on vient à bout d'amener l'enfant, on le confie à un aide qui le tient couché sur ses mains; de son côté le chirurgien fait de la main gauche des tractions ménagées sur le cordon ombilical, pour éviter de le rompre; et, de las main droite, il l'accompagne jusqu'aux secon® dines, qui servaient d’enveloppe au fœtus dans! le sein dela mère. Saisissant ensuite cet arrières faix, il détache de la matrice, avec les mêmes: précautions, les petites veines et les productions membraneuses, et fait l’extraction du tout, sans oublier les caillots sanguins qui peuvent rester à l'intérieur. La délivrance de la malade opérée on lui fait rapprocher les cuisses lune de l’autre, et on la place dans une chambre d’une tempé= rature modérée , et à l’abri de tout courant d’airs On applique ensuite sur le bas-ventre de la laine en suint, trempée dans du vinaigre et de l’huile rosat. Pour le surplus, on se conforme au traites ment suivi dans les inflammations et les bles sures des parties nerveuses.

XXX. 1. Les maladies de l’anus, quand elles ne cèdent point aux remèdes, réclament aussi les secours de la chirurgie. Ainsi contre les fissures qui sont devenues avec le temps dures et cals leuses, ce qu'il y a de mieux à faire, c'est d'ads ministrer des lavements, d'appliquer sur le mal une éponge imbibée d'eau chaude, afin d’amollit les rhagades et de les faire saillir au dehorss puis, dès qu’elles sont visibles, de les exciser l'une après l’autre. On renouveile par là lesulcères, que l’on panse ensuite avec de la charpie molle; par=

runt, iterum retro repellendæ sunt, conquisitusque pes ejus adducendus. Aliæque etiamnum diflicultates faciunt, ut, qui solidus non exit, concisus eximi debeat. Quoties autem infans protractus est, tradendus ministro est. JS eum supinis manibus sustinere ; medicus deinde sinistra manu leniter trahere umbilicum debet, ila, ne abrumpat, dextraque eum sequi usque ad eas , quas secundas vocant, quod velamentum infantis intus fuit ; hisque ullimis ap= prehensis, venulas membranulasque omnes eadem ration® manu diducere a vulva, totumque illud extrahere, et sh quid intus præterea concreli sanguinis remanet. Tum compressis in unum feminibus, illa conclavi collocanda est, modicum calorem , sine ullo perflatu , habente : super imum veotrem ejus imponenda Jana succida , in aceto €t rosa tincta. Reliqua curatio talis esse œenet, qualis in inflammalionibus, et in üis vulneribus, quæ in nervosis locis sunt, adhibetur.

XXX. 1. Ani quoque vilia, ubi medicamentis non vin= euntur, manus auxilium desiderant. Ergo, si qua scissa in eo vetustate induruerunt, jamque callum habent, coms modissimum est, ducere alvum; tum spongiam calidam admovere, ut relaxentur illa, et foras prodeant : ubi in conspectu sunt, scalpello singula excidere, et ulcera reno=4 vare ; deinde imponere linamentum molle, ef super linteo=

dessus on applique un linge enduit de miel, recouvert à son tour d’une laine bien cardée, et le tout est maintenu par un bandage. Le lendemain et les jours suivants, on fait usage des topiques émollients que j'ai recommandés ailleurs contre ces fissures, lorsqu'elles sont récentes. Dans le commencement, on ne doit soutenir le malade qu'avec des crèmes farineuses ; et, tout en rendant par degrés le régime plus substantiel, on n’accordera que les aliments dont il est question au même endroit. Si ces rhagades s'enflamment et suppurent, il faut les inciser dès que la suppuration se manifeste, dans la crainte qu’elle ne s’étende jusqu’à l'anus même. Mais encore faut-il attendre que l’abcès soit mür; car, en l'ouvrant trop tôt, on ajoute singulièrement à la violence de l’inflammation, et l'écoulement du pus devient par là beaucoup plus abondant. Les plaies après l’opération seront pansées avec les remèdes émollients indiqués ci-dessus ; et le régime alimentaire sera de même adoucissant.

2. Lorsque les tubereules appelés condylômes sont à l’état d’induration, voici la marche à suivre: On prescrit d’abord des lavements, et, saisissant ensuite le tubercule avec des pinces, on le coupe à la racine. Cela fait, on observe le traitement que j'ai conseillé après ces opérations ; seulement, s’il survient quelques excroissances, on les réprime avec l’écaille de cuivre.

3. C’est par le procédé suivant qu’on enlève les hémorroïdes, qui entretiennent un flux de sang. Quand ce sang est mêlé de sanie, on donne d’abord des lavements âcres , afin que les orifices des veines, devenus par là plus saillants, se montrent sous forme de capitules. Alors, si ces tumeurs sont étroites à la base et d’un petit vo-

lum illitum melle ; locumque eum molli lana implere, et ita vincire : altero die, deincepsque ceteris , lenibus medicamentis uti, quæ ad recentia eadem vitia necessaria esse, alias proposui : et utique per primos dies sorbitionibus eum suslinere; paulatim deinde cibis adjicere aliquid , generis tamen ejus, quod eodem loco præceplum est. Si quando autem ex inflammatione pus in his oritur, ubi primum id apparuit , incidendum est; ne anus ipse suppuret. Neque tamen ante properandum est : nam, si crudum incisum est, inflammationi multum accedit, et puris aliquanto amplius concitatur. His quoque vulneribus, lenibus cibis, iisdemque medicamentis opus est.

2. At tubercula, quæ xovèvouata appellantur, ubi induruerunt, hac ratione curantur. Alvus ante omnia duci-

-exciditur. Quod ubi factum est, eadem sequuntur, quæ Supra post curationem adhibenda esse proposai : tantummodo, si quid increscit, squama æris coercendum est. 3. Ora etiam venarum, fundentia sanguinem, sic tolluntur. Ubi sanguini , qui effluit , sanies adjicitur, alvus acribus ducitur, quo magis ora promoveantur : eoque fit, ut omnia venarum quasi capitula conspicua sint. Tum, si capitulum exiguum est, basimque tenuem habet, adstrin-

tur : tum vulsella fuberculum apprehensum , juxta radices |

lume, il faut les lier avec un fil qu'on place à peu de distance de l'endroit où elles se joignent à l'anus. On les recouvre ensuite d’une éponge imbibée d'eau chaude, jusqu’à ce qu’elles soient livides ; puis on se sert de l’ongle ou du scalpel pour les ulcérer au-dessus de la ligature. Sans cette précaution, il survient de vives douleurs, et quelquefois même une difficulté d’uriner. Si les bémorroïdes sont plus grosses et plus larges à la base , on les saisit avec une ou deux érignes, et l’on en fait l’excision un peu au-dessus de la base même, de manière à ne rien laisser de la tumeur , et à ne rien emporter de l'anus; double accident qui résulte de ce que les tractions exercées par les érignes sont ou trop fortes ou trop faibles. A l'endroit même de l’excision, on traverse les tissus avec une aiguille, et l’on applique une ligature au-dessous. S'il n’y a que deux ou trois hémorroïdes, on emporte d’abord la plus profonde ; mais s’il s’en trouve un plus grand nombre, on ne doit pas les enlever à la fois, car tout le pourtour de l'anus serait dans le même moment envahi par des cicatrices sans résistance. On étanchera le sang, s'il y a lieu, avec une éponge ; après quoi l’on fera des applications de charpie. Des onctions seront pratiquées sur les cuisses, les aines et toutes les parties qui avoisinent l’ulcère ; l’ulcère lui-même sera recouvert de cérat et de farine d'orge chaude, que l’on maintiendra avec un bandage. Le lendemain on doit faire prendre un bain de siége et renouveler les cataplasmes. Deux fois par jour, avant et après le pansement, il faudra faire des onctions sur les hanches (14) et les cuisses avec du cérat liquide, en tenant le malade dans un endroit chaud. Au bout de cinq ou six jours, on enlève

gendum lino paulum supra est, quam ubi cum ano comwillitur : imponenda spongia ex aqua calida est, donee id liveat : deinde aut ungue, aut scalpello, supra nodum id exulcerandum est. Quod nisi factum est, magni dolores subsequuntur : interdum etiam urinæ difficultas. Si id majus est, et basis latior, hamulo uno aut altero excipiendum est, paulumque supra basim incidendum , neque relinquendum quidquam ex eo capitulo, neqne quidquam ex ano demendum est : quod consequitur is, qui neque pimium, neque parum hamos ducit. Qua incisum est,

| acus debetimmitti, infraque eam lino id capitulum alli-

gari. Si duo triave sunt ; imum quodque primum curandum est : si plura, non omnia simul; ne tempore eodem undique teneræ cicatrices sint. Si sanguis profluit, excipiendus est spongia : deinde linamentum. imponendum, ungenda femina , et inguina , et quidquid juxta uleus est, ceratumque superdandum, et farina hordeacea calida implendus is locus, et sic deligandus est. Postero die is desidere in aqua ealida debet, eodemque cataplasmate foveri. Ac bis die , et ante curationem, et post eam, coxen« dices ac femina liquido cerato perungenda sunt ; tepidoque is loco continendus. Interpositis quinque aut sex diebus ,.

!oriculario specillo linamenta educenda : si capitula simub

la charpie avec un eure-oreille; et si les hémorroïdes ne tombent point dans le même moment, on achève de les détacher avec les doigts. Il reste ensuite à cicatriser la plaie par les topiques adoucissants que j'ai fait connaître ailleurs ; et, la guérison obtenue, on suit la marche qui se trouve également indiquée plus haut.

XXXI. Des maladies de l’anus, nous passons immédiatement à celles des jambes. Les membres inférieurs sont sujets à des varices qu'il n’est point difficile de faire disparaître, Quand j'ai parlé des dilatations veineuses de la tête et du ventre, je me suis réservé d'indiquer ici les moyens curatifs, parce qu’ils sont les mêmes pour toute la surface du corps. Je dirai donc que toute varice qui devient nuisible doit être réprimée par le feu, ou retranchée par l'instrument. La cautérisation est préférable lorsque la veine est droite; il vaut mieux y recourir encore si, malgré l’obliquité qu’elle présente, elle se trouve isolée, et d’un volume médiocre. Si, au contraire, les varices sont flexueuses au point même de former des espèces de circonvolutions et d’entrelacements, il est plus utile delesexeiser. Voici lamanière de cautériser : oninciseles téguments, et, après avoir mis la veine à découvert, on la touche modérément avec unfer rouge, dont l’extrémité est mince et obtuse. On évitera facilement de brüler les bords de la plaie enles tenantécartés au moyen d’érignes. On laisse environ quatre doigts de distance entre ces érignes qu’on dispose sur tout le trajet de la veine; et quand la cautérisation est faite, on fait usage des remèdes employés contre les brûlures. Voici maintenant comment on pratique l’excision.

Après avoir divisé la peau comme dans le cas précédent , on saisit les bords de la division avec les crochets; puis on a recours au scalpel pour

non exciderunt, digito promovenda ; tum lenibus medicamentis, iisdemque, quæ alibi posui, ulcera ad sanitatem perducenda. Finito vitio,quemadmodum agendum esset, jam alias superius exposui.

XXXI. Ab his ad crura proximus transitus est. In quibus orti varices non difficili ratione tolluntur. Huc autem et earum venularum, quæ in capite nocent; et eorum varicum, qui in veutre sunt, curationem distuli : quoniam ubique eadem est. Laitur vena omnis, quæ noxia est, aut adusta tabescit, ant manu eximitur. Si recta ; si, quamvis transversa, tamen simplex ; si modica est, melius aduritur. Sicurva est, et velut in orbes quosdam implicatur, pluresque inter se involvuntur, utilius eximere est. Adurendi ratio hæc est. Cutis superinciditur : tum patefacta vena, tenui et retuso ferramento candente modice premitur ; vitaturque ne plagæ ipsius oræ adurantur : quas reducere hamulis facile est. Id interpositis fere quaternis digitis per totum varicem fit : et tum superimponitur medicamentum, quo adusta sanantur. At exciditur hoc modo. Cute eadem ratione super venam incisa, hamulo oræ. excipiuntur ; scalpelloque undique a corpore vena diducitur ; caveturque, ve inter hæc ipsa lædatur; eique retusus hamulus subji-

À k Qrni

chet, et lorsqu'on a constaté par ce moyen tous! les points variqueux, on coupe la veine à droit où un crochet la soulève; on passe ensuite” au crochet le plus proche, où l’on répète la mêmes manœuvre; et la jambe étant ainsi débarrassées de toute varice, on rapproche les lèvres de lan plaie, par-dessus lesquelles on applique un emplâtre agglutinatif.

XXXII. Lorsque, par un vice de naissance, où par le fait d’une ulcération qui les affectait si= multanément, les doigts ont contracté des adhé= rences entre eux, il faut les séparer avec le scal=

emplâtre dessiccatif, de telle sorte qu’ils puissent}! se cicatriser isolément. S'il s’agit d’un doigt ul\ Ï céré , et dont une cicatrice difforme a déterminél la flexion, il faut d'abord essayer des onguents 4 en cas d’insuccès (ce qui a lieu d’ordinaire lors= que la cicatrice est ancienne et que les tendons à

est produite par le raccourcissement des ten= dons ou de la peau. S'il y a lésion des tendons on ne doit rien tenter, parce que le mal est sans remède. Si la cause ne réside que dans les tégu= | ments, on emportera toute la cicatrice, dont |

l'extension du doigt. Une fois celui-ci redressé; on favorise la formation d’une nouvelle cicatrice.

XXXIIL. J'ai dit ailleurs que la gangrène pou=M vait se déclarer entre les extrémités supérieures

. . . . Î et l’aisselle, ou bien entre les inférieures et les |

citur ; interpositoque eodem fere spatio, quod supra positum} l est, in eadem vena idem fit : quæ, quo tendat , facile ha= mulo extento cognoscitur. Ubi jam idem , quacumque va: rices sunt, factum est, uno loco adducta per hamulum vena præciditur : deinde, qua proximus bamus est, attra* hitur et evellitur : ibique rursus abscinditur. Ac sic undique varicibus crure liberato, tum plagarum oræ commit= tuntur, et super emplastrum glutinans injicitur.

XXXII. At, si digili vel in utero protinus, vel propter communem exulcerationem postea cohæserunt , scalpello diduecuntur : dein separatim uterque non pingui emplastro circumdatur : atque ita per se uterque sanescit. Si ve= ro fuit ulcus in digito, posteaque male inducta cicatrix axvum eum reddidit. primum malagma tentandum est: 4 dein, si id nihil prodest (quod et in veteri cicatrice, et, A ubi nervi læsi sunt, evenire consuevit) videre oportet, nervine id vilium, an cutis sit. Si nervi est, attingi non debet : neque enim sanabile est. Si cutis, tota cicatrix exck denda ; quæ fere callosa extendi digitum minus patiebaturs tum rectus sic ad novam cicatricem perducendus est,

XXXIIL. Gangrænam inter ungues alasque, ant inguina M nasci; et, si quando medicamenta vincuntur, membrum \

aines, et qu’alors, si les médicaments ne triomphaient pas du mal, il fallait en venir à l’'amputation du membre. Mais ce moyen est des plus périlleux ; car souvent, au milieu même de l’opération, le malade meurt d’hémorragie ou de syncope. Devant l’unique ressource qui se présente cependant, on n’a plus à considérer si elle laisse encore trop de chances à courir. Il faut done inciser ies chairs jusqu’à l'os, en coupant entre le mort et le vif; mais on évitera d’une part de trop s'approcher de l'articulation, et de l’autre on aura soin d’empiéter sur les parties saines, plutôt que d’en laisser de gangrénées. Dès qu’on est arrivé sur l'os , il faut en détacher les chairs demeurées intactes par une incision circulaire, puis les refouler, afin de mettre l’os à nu dans une certaine longueur, et de le scier ensuite le plus près possible des parties saines qui y sont restées adhérentes. Après avoir enlevé de l’extrémité de l'os les petites esquilles produites par l’action de la scie, on abaisse la peau, et elle doit alors se trouver assez lâche pour recouvrir, si fairese peut, la totalité du moignon. Sur l’endroit qui serait à découvert, on appliquerait de Ja charpie, puis une éponge imbibée de vinaigre, etle tout serait maintenu par un bandage. Les autres soins à prendre ne diffèrent point de ceux qu’on a prescrits pour les blessures où l’on doit provoquer la suppuration.

Page 1