LIVRE PREMIER
(1) P. 9. Connaissance que les médecins s’attribuent témérairement. Le texte que j’ai suivi porte bien quam temere medici sibi vindicant , ainsi que l'exige, en effet, le sens général du discours; mais il est à noter que, dans Sa deuxième éd. (1810), Targa rétablit non {emere, conformément à la leçon de Van der Linden, qu’il avait justement combattue d abord.
(2) P.11. Zatralepte. Ceux qui faisaient profession ’administrer en friction les huiles, les onguents, les parfums liquides et mème les substances médicamenteuses , tant aux malades qu'aux personnes en santé, se nommaient iatraliptæ (iaxpès, médecin, äkeigw, j'oins). — Daniel le Clerc, Hist. de La médecine, p. 573. — Dict. des Sc. d., t. XXII.
(3) P. 13. Aux tempéraments, aux sexes, ele. D’après Targa, les deux mols e{ sexus ne peuvent appartenir à Celse , attendu qu'il n’est question dans ce chapitre que es personnes naturellement faibles; or, la faiblesse de la constitution se rencontrant aussi bien chez l'homme que chez la femme, le sexe devient par cela même une circonstance indifférente.
(4)P. 14. En agissant principalement sur les parties inférieures. I y a sur ce point une opposition formelle entre première et la deuxième éd. Targa; la première portant agis superiores quam inferiores, et la deuxième, au contraire, magis inferiores quam superiores. J'ai adopté cette dernière leçon, qui est aussi celle de Constantin et de an der Linden.
(5) P. 16. Aydromel. Bien que lemot mulsum emporte chez tous les poêtes et prosateurs latins la signification de in miellé , j'ai cru devoir le traduire par hydromel. 11 me paraît évident que Celse n’a pu vouloir désigner une boisn destinée surtout à flatter le palais des riches, et dont line et Columelle font connaître la préparation; mais ien cette autre boisson adoucissante et laxative qu'il prescril souvent à l’exelusion du vin, et dont il est tant parlé dans Hippocrate sous le nom de u<}{xpzxoy (hydromel). C’est à tort que le dictionn. de Forcellini établit la triple synonymie de pe)éxparov, oùvous}: et mulsum, puisque, entre les deux mots grecs, il y a la différence de l'eau au vin.
(6) P. 18. Se promener après les repas. L’incohérence d’idées qu’on peut remarquer dans ce passage paraît tenir à l'intrusion de tout un membre de phrase relatif à l'influence de la lune. Pour avoir un sens plausible il faudrait, d’après Targa (2° éd., p. 32, note 4), retrancher ces mots : ulileque lunam vitare…. etc., et rétablir ainsi le texte : Cui caput infirmum est, is si bene concoxit, deniter perfricare id mane manibus suis debet : nunquam id, si fieri potest, veste velare : ad cutem tonderi, sed nunquam post cibum. En admettant cette correction, on aurait donc pour précepte de se raser jusqu’à la peau, mais jamais après les repas.
(7) P. 20. Qui ont La goutte aux pieds et aux mains. Attribuer à Celse ces mots : quoë in podagra chiragrave esse consuevit, c'est supposer, dil Targa, qu’il confond les douleurs de nerfs et celles des articulations; tandis que,
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NOTES SUR CELSE
dans tout le cours de l’ouvrage, il les distingue soigaeu sement.
Voy. Targa, 2° éd., p. {61, note 1.