‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 67 sur 265 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

(1) P. 99. Si Les forces le permettent. On remarquera dans le texte que les trois mots si non abundat, placés entre guillemets, n’ont pas été traduits; c'est qu’en effet ils altèrent le sens naturel de la phrase, et qu'il y a tout lieu de penser qu'ils ne sont là que par intrusion. 1l est évident que Celse a voulu dire qu’on doit saigner d’abord, si les forces le permettent ; puis, en second lieu, prescrire des lavements. Ce précepte est encore exprimé de la même manière, lib. VIII, cap. 1x : Si vires paliuntlur, ab eo drachio qui super eam costam est, millendus est; si non paliuntur, alvus tamen sine ullo acri ducenda est. Voy. Targa, p. 178, note 89,1" édit.; et p- 175, note 6, 2° édit.

(2) P. id. Le suc de sel. Van der Linden change ainsi tout ce passage : Zfficacissimumque est. hic quoque, sa- Lem calidis cum sacellis superponere; mais celte leçon doit être repoussée pour deux raisons : la première, c’est qu’elle attribue à Celse le mot sqcellus , dont il ne se sert pas ailleurs ; et la seconde, c’est qu’il résulterait de là qu'on * ferait une application sèche, alors que Celse vient de dire qu’on ne doit employer que des fomentations humides. Voy. Targa, note 90, 1769.

(3) P. 105. Si au contraire il y a des nausées. Ici le texte a souffert , et, tout en le respectant, j’ai adopté pour Ja traduction la leçon suivante, proposée par Targa : Supprimcendus aulem vomilus est, qui per se venil; sed si

nausea est, el si coacuit intus cibus, aut computruit, quorum utrum libet ructus ostendit, ejiciendus est. Targa , p. 190, note 49, 1769.

(4) P.108. L’hysope, le calament, l’anis. Au lieu d’anisum, le texte portait amylüm, que Van der Linden aremplacé par amaracum (marjolaine); et, comme le fait observer Targa, si cette substitution a pour elle l'autorité de quelque manuscrit, il est permis d’y souscrire; mais en procédant par analogie, on devrait préférer anisum vel anethum , attendu que Celse (lib. II, cap. xxx1) a déjà placé l'un et l’autre au rang des substances diurétiques. Targa, p. 195, note 73, 1°° édit.

(5) P. 110. Se préserver de la fatique et du froid. Le texte présente ici une altération manifeste ; et, après le verbe adquiescit, il existe une lacune indiquée par des astérisques dans la 2° édit. Targa. Je me suis conformé, pour la traduction, à la leçon de Van der Linden, que voici : somnoque quisquis facile adquiescil; vitetque lassitudinem et frigora.

(6) P. 114. On peut méler aussi de la saumure forte. La nécessité d’avoir un sens plausible ne m’a pas permis de traduire littéralement ce passage, qui a subi de nombreuses altéralions. Après avoir cité les variantes des manuscrits et des éditions anciennes, Targa estime qu'il faudrait lire, duas potiones sumat aquæ vel muriæ duræ, cui res quædam sit adjecta. Res quædam représente la lacune qu’il soupçonne, mais qu’il ne peut remplir, les meilleurs manuscrits lui faisant défaut sur ce point.

(7) P. 116. Des myrapies. Sorte de poires parfumées , UVpov, parfum, äruov, poires.

(S) P. 117. S'il reste quelque dureté. On ne voit pas de quelle dureté Celse a voulu parler : il est probable qu’il manque ici quelques préceptes relatifs aux autres maladies de matrice, et qui se rapporteraient notamment à l’inflammation de cet organe, dont il est fait mention Bb. V, cap. xx1, sect. 4, et cap. xxv, sect. 3. Voy. Targa, p- 214, note 82, 1769.

(9) P. id. Z4 faut placer sous. . . Dans les manuserits, entre ces mots subjicienda suntet ceux-ci, coeuntia id faciunt.… ete., qui sont placés au-dessons, il existe une grande lacune; et sur la plupart on trouve écrit en marge : desunt in vetustissimo exemplari duo folia. Morgagni pense qu'il manque quatre chapitres à partir de cet endroit. En consultant deux manuscrifs dont tous les titres de chapitres sont mis en tête de chaque livre, il a pu relever ceux qui répondent à la lacune, sur l’étendue de laquelle les auteurs varient. Les indications des choses ou des chapitres qui mauquent existent encore dans plusieurs manuscrits, savoir, in Codd. mediceis 11, 1h, 1V, v, VI, Vis. Les voici :

Vulva exulcerata est.

De vesica.

De calculis in vesica.

In omni dolore vesiccæ.

Il existe à la Bibliothèque royale un très-beau manuscrit (n° 6864), qui n'indique aucune lacune. Au lieu decoeuntiæ que portent {ous les manuscrits consultés par Targa, on trouve seulement coercentia. Je n'ai pas été plus heureux en collationnant de très-anciens fragments de Celse qui sont également déposés à la bibliothèque du Roi sous le n° 7,028, et que d’ailleurs H. Ninnin avait compulsés avant moi. Voy. Targa, p. 21%, note 85, 1769; et p. 207, note 11 , 1810.

(10) P. 119. Se faire porter ensuile à la promenade. J'ai suivi pour ce passage le texte de la deuxième éd. Targa. La première portemane gestari, deinde ferri, inambulalione Leni se dimovere, etc. Pour avoir un sens satisfaisant, il aurait fallu retrancher ferri, qui a la même sigui-

fication que gestari. Du reste, la leçon que je donne, d’après Targa, est celle qu’il a trouvée lui-même in Codice mediceo, I.

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