‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 7 sur 265 · LA · texte numérisé non relu

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érée, le linge chaud suffit ; mais si l'on veut r le corps des tisons éteints, et recouverts de

de petites outres remplies d'huile chaude, ou de vases de terre appelés lentilles en raison de leur forme, dans lesquels on verse de l'eau chaude ; ou bien on plonge dans @e l'eau bien chaude, un sac de toile rempli de sel, pour l’appliquer après sur la partie que l’on veut fomenter. Enfin, on fait rougir au feu deux morceaux de fer De à leur extrémité : on commence par en enfoncer un dans le sel en l’arrosant d’une petite quantité d'eau, et dès qu'il se refroïdit on le remet au feu pour prendre l'autre ; on répète à plusieurs reprises cette opération, pendant laquelle il se forme un suc chaud et salé, qui est très-efficace dans les contractions des nerfs. Tous ces moyens agissent en dissipant la matière morbide qui cause l'embarras des hypocondres , la gène de la respiration, ou qui altère les fonctions d’un autre organe. Je dirai dans quels cas on doit faire usage de chacun d’eux, en traitant des maladies en particulier.

XVIII. Apres avoir indiqué les remèdes qui opèrent en retranchant les principes nuisibles, il convient de s'occuper des substances qui nourrissent, c’est-à-dire des aliments solides et liquides , dont l'influence n'est pas moins grande sur la santé que sur la maladie. Il est par conséquent de mon sujet de faire connaître leurs propriétés diverses, d’abord pour que les gens en santé sachent en tirer parti, cten second lieu pour “pouvoir désigner aux malades qui réclament nos

soins les espèces alimentaires dont ils peuvent

antequam aliquid assumat, iosudet. Fomenia quoque calida sunt, milium , sal, arena ; quodlibet eorum calefactum , et in linteum conjectum ; si minore vi opus est, etiam solum linteum ; at si majore, extincti titiones, involutique pannieulis , et sic circumdati. Quin eliam calido oleo replentur utriculi ; et in vasa fictilia, a similitudine quas lenticulas vocant , aqua conjicitur ; et sal sacco linteo excipitur, demiltilurque in aquam bene calidam , Lum super id membrum, quod fovendum est, collocatur. Juxtaque ignem, ferramenta duo sunt, capilibus paulo Jatioribus : alteramque ex his demittitur in eum salem, et aqua super leviter aspergitur ; ubi frigere cæpit, ad ignem refertur, et idem in altero fit; deinde invicem in utroque : inter quæ descendit salsus et calidus succus, qui contractis aliquo morbo nervis opitulatur. His omnibus commune est, digerere id, quod vel præcordia onerat, vel fauces strangulat, vel in aliquo membro nocet. Quando autem quoque ütendum sit, in ipsis morborum generibus -dicetur.

XVII. Cum de ïis dictum sit, quæ detrahendo juvant ; ad ea venieudum est, quæ alunt, id est cibum, et potionem. Hæc autem non omnium fantum morborum , sed etiam secundæ valetudinis communia præsidia sunt : perlinetque ad rem, ompium proprielates nosse; primum, ut sani sciant, quomodo his ulantur; deinde, ut exse-

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eux linges. Dansle même but, on se sert aussi |

| faire usage, sans être tenu de leur nommer une

oduire une excitation plus forte, on promène |

à uve toutes les substances qui les composent. On doit done savoir que tous les légumes et les diverses sortes de pain fait avec les céréales sont de la classe des aliments les plus fortifiants (j’appelle ainsi tous ceux qui contiennent beaucoup de matière nutritive}. Il en est de même de tous les quadrupèdes domestiques , des grandes bêtes fauves, telles que le chevreuil , le cerf, le sanglier, l'âne sauvage ; des grands oiseaux , comme l'oie, le paon et la grue; des gros poissons de mer, comme la baleine et les autres cétacées ; de même aussi du miel et du fromage. Il n’est pas étonnant d’après cela que la pâtisserie, où l’on fait entrer du froment, de la graisse , du miel et du fromage, soit un aliment très-nourrissant. Dans la classe moyenne on rangera les plantes potageres dont on mange les bulbes et les racines; le lièvre parmi les quadrupèdes ; tous les oiseaux depuis les plus petits jusqu’au flamant ; et tous les poissons qu'en ne peut saler, aussi bien que ceux qu'on sale en entier. La dernière classe renfermera toutes les tiges de plantes potagères et les produits qui s’y attachent, comme la citrouille, le concombre, les cäpres; toute espèce de fruits, lesolives, É escargots et tous les coquillages. Malgré les divisions que nous établissons , il faut reconnaître encore de nombreuses différences entre les aliments d’une même classe, les uns offrant à un haut degré et les autres à un degré plus faible les qualités nutritives. Le pain, par exemple, contient plus de principes nutritifs qu'aucune autre substance. Celui de froment nourrit plus que celui de millet, et ce dernier plus que le pain d'orge. La première fleur de froment

quentibus nobismorborum curationes, liceat species rerum quæ assumendæ erunt, subjicere, neque necesse sit subinde singulas eas nominare. Scire igitur oportet, omnia legumina, quæque ex frumentis panificia sunt, generis valentissimi esse (valentissimum voco, in quo plurimum alimenti est) item omne animal quadrupes domi natum; omnem grandem feram, quales sunt caprea, cervus, aper, onager; omnem grandem avem; quales sunt anser, et pavo, et grus ; omues belluas marinas, ex quibus cetus est, quæque his pares sunt : item mel, et caseum. Quo miuus mirum est, opus pistorium valentissimum esse, quod ex frumento , adipe, melle, caseo constat. In media vero materia numerari ex oleribus debere ea, quorum radices, vel bulbos assumimus ; ex quadrupedibus, leporem ; aves omnes a mininis ad phœænicopterum ; ilem pisces omnes, qui salem non patiuntur , solidive salinntur. Imbecillissiman vero materiam esse, omnem caulem oleris, et quidquid in caule nascitur, qualis est cucurbita, et cucumis et capparis; Omnia poma, oleas, cochleas, itemque conchylia. Sed quamvis hæc ita discreta sint, tamen etiam, quæ sub eadem specie sunt , magna discrimina recipiunt ; aliaque res alia vel valentior est, vel infirmior. Siquidem plus alimenti est in pane, quam in ullo alio : firmius est triticum, quam milium; DENT , quan hordeum; et ex tritico firmissima siligo. dejnde simila, deinde cui nihil

vaut mieux que la seconde, et celle-ci mieux que la farine dont on n’a rien enlevé, et que les Grecs appellent «drorusos. Le pain fait avec la plus fine fleur de farine n’est pas aussi fortifiant, et celui qui soutient le moins est le pain bis. Parmi les légumes, la fève et la lentille sont plus nourrissantes que les pois ; et parmi les plantes potagères la rave, le navet et tous les bulbes, au nombre desquels je mets l'oignon et l'ail, offrent une nourriture moins faible que le panais, ou ce qu'on appelle spécialement leraifort. De même le chou, la bette et le poireau valent mieux , comme aliments, que la laitue, la citrouille et l’asperge. On trouve aussi, en passant aux fruits, plus de sues nourriciers dans le raisin, les figues , les noix et les dattes, que dans les fruits charnus proprement dits, et parmi ceux-ci, les fruits fondants en ont plus que ceux quisont cassants. Quant aux oiseaux que j'ai placés dans la classe moyenne, les plus nourrissants sont ceux qui marchent plus qu'ils ve volent. Ceux qui sont capables de voler fournissent plus à l'alimentation s'ils sont gros que s'ils sont petits, comme la grive et le bec-figue. Les oiseaux aquatiques ne nourrissent pas autant que ceux qui ne peuvent pas nager. La chair de porc, entre toutes les viandestirées des quadrupèdes, est celle quialemoins de qualités nutritives ; celle qui en a leplusest la chair de bœuf. Il en est ainsi pour les animaux sauvages : plus l'animal est fort, plus on trouve en lui un aliment substantiel. De tous les poissons de la classe moyenne et qui sont le plus à notre usage, les plus nourrissants sont ceux dont on fait des salaisons, comme le lézard de mer. Viennent ensuite ceux dont la chair quoique plus tendre estencore ferme, comme la corade, le corbeau marin, le spare , l’oculata (5), et les poissons plats; après eux se présentent le

ademptum est, quod adrérupoy Græci vocant; infirmior est, ex polline, infirmissimus, cibarius panis. Ex leguminibus vero valentior faba, vel lenticula, quam pisüm. Ex oleribus valentior rapa, napique, et omnes bulbi (in quibus cepam quoque, et allium numero) quam pasliuaca , vel quæ specialiter radicula appellatur : item firmior hrassica, et beta, et porrum, quam lactuca, vel cucurbita, vel asparagus. At ex fructibus surculorum valentiores nvæ, fieus , nuces, palmulæ, quam quæ poma proprie nominautur : atque ex his ipsis firmiora, quæ succosa, quam qui fragilia sunt. Item ex ïis avibus, quæ in media specie sunt, valentiores eæ, quæ pedibus, quam quæ volatu magis nituntur; etex iis, quæ volatu fidunt, firmiores quæ grandiores aves, quam quæ minutæ sun! ; ut ficedula et turdus. Atque eæ quoque, quæ in aqua degunt, leviorem cibum præslant, quam quæ natandi scientiam non habent. Inter domesticas vero quadrupedes , levissima suilla est; gravissima, bubula : itemque ex feris, quo majus quodque animal, eo robustior ex eo cibus est. Pisciumque eorum, qui ex media materia sunt, quibus inaxime utimur, lamen gravissimi sunt ex quibus salsatenta quoque fier: possunt, qualis lacertus est; deinde

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loup marin, les mulles, et enfin tous les poisson qui vivent dans les rochers. Les différences qui existent entre les espèces se retrouvent da l'individu même, et dépendent de l’âge, de là partie qu'on marge, de la nature du sol, du climat, et de l’état du corps. Tout quadrupède qui tette encore ne peut constituer un aliment bien nourrissant, pas plus que les volatiles très-jeunes ou les poissons d’un âge moyen, mais qui n’ont pas encore acquis toute leur grosseur. Dans le cochon, les pieds, le groin, les oreilles et ja cervelle nourrissent moins que le reste. Les pieds et la tête dans l'agneau et le chevreau sont d’une nourriture plus faible que les autres parties, et peuvent être rangés dans la classe moyenne, Chez les oiseaux, on peut dire que le cou et leg ailes sont presque incapables de nourrir. D’après l'influence exercée par la nature du sol, le blé des collines a plus de qualités nutritives que le blé des plaines : le poisson qu’on rencontre au milieu des rochers est plus léger que celui qu’on trouve dans les endroits sablonneux, et ce dernier l’est plus à son tour que celui qui séjourne dans la vase : de là vient que les mêmes espèces donneront plus où moins à l'alimentation, selon qu’elles seront tirées d’un étang, d’un lac ou d’une rivière. Enfin les poissons qui vivent en pleine eau seront aussi moins substantiels que ceux qui se tiennent dans les bas fonds. La chair des animaux sauvages ne soutient pas autant que celle des animaux domestiques ; et ceux qui vivent dans des lieux humides offrent aussi une nourriture moins forte que ceux qui naissent dans des endroits secs. Les mêmes animaux, pour nourrir davantage, doivent être mangés plutôt gras que maigres, plutôt frais que salés et récemment tués que morts depuis longtemps. Leur

qui, quamvis teneriores, tamen duri sunt, ut aurata, corvus, sparus, oculata ; tum plani; post quos etiamnum leviores, lupi, mullique; et post hos, omnes saxaliles. Neque vero in generibus rerum tantummodo discrimen est, sed etiam in ipsis : quod et ætale fit, et membro, et solo, et cœlo, et habitu. Nam quadrupes omne animal, si lactens est, minusalimenti præstat : itemque quo tenerior pullus cohortalis est : in piscibus quoque media ætas, quæ nondum summam magnitudinem implevil. Deinde ex eodem sue, ungulæ, rostrum, aures, cerebellum; ex agno, hœdove, cum petiolis totum caput aliquanto, quam cetera membra, leviora sunt : adeo ut in media materia poni possint. Ex avibus, colla, alæve recte infirmissimis annumerantur. Quod ad solum vero pertinet, framentum quoque valentius est collinum , quam campestre : levior piscis inter saxa editus, quam in arena: levior in arena,s quam in Jimo : quo fit, ut ex stagno, vel lacu, vel flumine

eadem genera graviora sint : leviorque, qui in allo, quam

qui in vado vixit. Omne eliam ferum animal domeslico

levius; et quodeumque humido cælo, quam quod sicco

natum est. Deinde eadem omnia pinguia, quam macra

recentia, quam salsa ; nova, quam vetusla, plus alimenti

viande est aussi plus nutritive cuite dans son jus que rôtie, rôtie que bouillie dans l'eau. Les œufs durs sont au nombre des aliments les plus solides, et les œufs frais ou mollets comptent parmi les plus légers. Bien qu’en général le pain soit trèsfortifiant, il faut cependant regarder comme très-inférieur celui qui se prépare avec certaines céréales, comme le gruau, le riz et l'orge; et aussi comme un faible aliment les crêmes et bouillies que l’on fait avec ces dernières substances , de même que le pain trempé dans l’eau.

Quant aux boissons, il faut placer dans la première classe toutes celles qui sont préparées avec le froment, ainsi que le lait, le vin miellé, le vin cuit, le vin de raisins séchés ausoleil, le vin doux ou généreux, celui qui sort de la cuve ou qui est déjà vieux. Dans la classe moyenne on trouve le vinaigre , le vin qui n’a encore que peu d'’années , celui dont le goût est astringent, ou qui est naturellement épais ; et il convient de n’en pas donner d’autres aux personnes faibles. L'eau est de tous les liquides le moins fortifiant. La boisson faite avec le froment sera d'autant plus nourrissante que le froment sera meilleur. Le vin aura plus de force s’il est d'un bon terroir que s’il provient d’un mauvais cru. Recueilli dansun endroit tempéré, il vaudra mieux que récolté dans des lieux où règne trop d'humidité ou de sécheresse, trop de froid ou de chaleur. Le vin miellé nourrit en raison de la quantité de miel qu'il renferme. La force du vin cuit se mesure à la durée de la cuisson, et le vin de raisins séchés au soleil vaut d'autant mieux que les raisins sont plus secs. L'eau pluviale est la plus légère ; viennent ensuite les eaux de fontaine , de rivière èt de puits, et en dernier lieu celle de neige et de glace. L’eau des lacs est plus pesante qu’au-

habent. Tum res eadem magis alit jurulenta, quam assa; Magis assa, quam elixa. Ovum durum valentissimæ materiæ est; molle, vel sorbile, imbecillissimæ. Cumque panificia omnia firmissima sint, elota tamen quædam genera frumenti, ut alica, oryza , ptisana, vel ex iisdem facta sorbitio, vel pulticula, et aqua quoque madens panis, imbecillissimis annumerari potest.

Ex potionibus vero, quæcumque ex frumento facta est, itemque lac, mulsum, defrutum, passum, vinum aut dulce, aut vehemens, aut mustum, aut magnæ vetustalis, Valentissimi generis est. At acetum, et id vinum quod paucorum annorum , vel austerum, vel pingue est, in media materia est : ideoque infirmis numquam gencris allerius dari debet. Aqua omnium imbecillissima est. Firmiorque ex frumento potio est, quo firmius fuit ipsum frumentum : firmior ex eo vino, quod bono solo, quam quod tenui; quodque temperato cœlo, quam quod aut nimis humido, aut nimis sicco, nimiumque aut frigido , aut calido natum est. Mulsum, quo plus mellis habet; defrutum, quo magis incoctum ; passum, quo ex sicciore üva est, eo valentius est. Aqua levissima pluvialis est;

eune d’elles , mais elle l’est moins encore que celle des marais. Connaître la qualité de l’eau est aussi facile que nécessaire, car on s’assure de sa légèreté en la pesant; et à poids égal la meilleure est celle qui s'échauffe et se refroidit le plus promptement, et qui met le moins de temps à cuire les légumes. En général, plus un aliment est substantiel, moins il se prète à la digestion; mais aussi dès qu'il-est digéré il nourrit davantage. Dans le choix des substances alimentaires il faut donc avoir égard à l’état des forces, et se prescrire une certaine mesure pour chaque espèce. Aux gens faibles, par exemple, on appliquera le régime de la dernière classe; celui de la classe moyenne devra suffire à ceux qui n'ont qu'une santé médiocre, et enfin l'alimentation la plus forte sera réservée aux personnes robustes. Les aliments légers peuvent être pris en plus grande quantité, maisil fautse modérer davantage quand ils sont très-nourrissants.

XIX. Ce ne sont pas les seules différences que présentent les substances alimentaires ; il en est qui font de bon ou de mauvais suc (ÿyuAos, xxxoyuhoc), qui sont douces ou âcres, qui épaississent ou atténuent les humeurs. Celles-ci conviennent à l'estomac, celles:là lui sont contraires. Tel aliment produit des flatuosités, et tel autre n’a pas cet inconvénient. Quelques-uns échauffent et d’autres rafraîchissent. Les uns s’aigrissent facilement dans l'estomac, au lieu que les autres résistent longtemps à la décomposition. Il y en a qui tiennent le ventre libre, il en est aussi qui déterminent de la constipation. Ceux-ci favorisent l'écoulement des urines, que ceux-là ralentissent. Quelques-uns portent au sommeil, et d’autres tiennent les sens éveillés. I faut être instruit de ces diverses particularités, parce qu'elles ré-

ex nive, aut glacé; gravior his, ex lacu; gravissima, ex palude. Facilis eliam , et necessaria cognitio est naturam ejus requirentibus. Nam levis, pondere apparel; etex its, quæ pondere pares sunt, eo melior quæque est, quo celerius et calefit et frigescit, quoque celerius ex ea legumina percoquuntur. Fere vero sequitur, ut, quo valentior quæque materija est , eo minus facile concoquatur ; sed si concocta est, plus alat. Itaqne utendum est materiæ genere pro viribus; modusque omnium pro genere sumendus. Ergo imbecillis hominibus, rebns infrmissimis opus est; mediocriter firmos, media materia optime sustinel; et robustis apta validissima est. Plus deinde aliquis assumere ex levioribus potest : magis in iis, quæ valentissima sunt, temperare sibi debet.

XIX. Neque hæc sola disérimina sunt; sed etiam aliæ res boni succi, aliæ mali sunt; quas süyulouc vel xax6yuhovs Græci vocant ; aliæ lenes, aliæ acres; aliæe crassiorem pituitam in nobis faciunt , ahæ tenuiorem ; aliæ idoneæ stomacho, aliæ alienæ sunt : itemque aliæinflant, aliæ ab hoc absunt; aliæ calefaciunt, aliæ refrigerant; aliæ facile in stomacho acescunt, aliæ non facile intus corrumpuntur , alixæ

deïide fontaua ; tum ex flumine; tum ex puteo ; posthæc | moyent alvum , aliæ supprimunt ; aliæ citant urinam, aliæ

pondent aux différents états de la constitution ou de la santé.

XX. Les aliments de bon suc sont, le froment, la fleur de farine, l’épeautre, le riz, l’amidon, le tragum, la décoction d'orge, le lait, le fromage mou, le gibier, tous les oiseaux de la classe moyenne, et parmi les gros ceux que j’ai nommés plus haut; les poissons qui ne sont ni trop tendres ni trop fermes, comme les mulles et le loup marin; Ja laitue de printemps, l'ortie, la mauve, le concombre, la citrouille, les œufs mollets, le pourpier, les colimacons , les dattes, les fruits ui ni sont ni acerbes ni acides , le vin doux ou léger, le vin de raisinsséchés au soleil, le vin cuit, ies olives conservées dans l’une ou l’autre de ces liqueurs ; les matrices, le groin, les pieds de cochon; toute chair grasse et gélatineuse , et tous les foies d'animaux.

XXI. Les aliments de mauvais suc sont, le millet, le panic, l'orge, les légumes, la chair des animaux domestiques amaigris, la viande salée ettoutes les salaisons, le garum, le fromage vieux, le chervi, le raifort, la rave, le navet, les bulbes, le chou, ses rejetons surtout, l’asperge, la bette, le concombre, le poireau, la roquette, le cresson, le thym, le pouliot, la sarriette, l'hyssope , la rue, l’aneth, le fenouil , le eumin, l’anis, l'oseille, la moutarde, l'ail, Poignôn, la rate, les reins, les entrailles, les fruits vérts et acides, le vinaigre, toutes les substances âcres, acides et acerbes, l’huile, les poissons de rochers, ceux qui sont trop tendres ou trop fermes et d’une mauvaise odeur, comme sont pres-

tardant ; quædam somnum movent, quædam sensus excitant. Quæ omnia ideo noscenda sunt, quoniam aliud alii, vel corpori, vel valetudini, convenit.

XX. Boni sucei sunt, triticum , siligo, alica, oryza, amylum ,tragum, ptisana , lac, caseus mollis, omnis veuatio, omnes aves, quæ ex media materia sunt; ex majoribus quoque eæ, quas supra nominavi ; medii inter teneros durosque pisces, ut mullus, et lupus ; verna lactuca, urtica, malva, cucumis, cucurbita, ovum sorbile , portulaca, cochleæ, palmulæ; ex pomis quodcumque neque acerbum, neque acidum est; vinum dulce, vel lene, passum , defrutum, olcæ , quæ ex his duobus in alterutro servatæ sunt; vulvæ, rostra, trunculique suum, omnis pinguis caro, omnis glutinosa , omne jecur.

XXI. Mali vero succi sunt, milium, panicum, hordeum, legumina, caro domestica permacra, omnisque caro salsa, omne salsamentum, garum, velus caseus, siser, radicula, rapa, napi, bulbi, brassica, magisque etiam cyma ejus, asparagus, beta, cucumis, porrum, eruca, uasturtium, thymum , nepeta , satureia, hyssopum, rula, anethum, fæniculum, cuminum , anisum, lapathum, sinapi,allium , cepa, lienes, renes, intestina, pomum quodcumque acidum vel acerbum est, acetum, omnia acria, acida, acerba, oleum, pisces quoque saxatiles, omnes. que, qui ex tenerrimo genere sunt, aut qui rursus nimium curi virosique sunt, ut fere quos slagna, lacus , limosi-

que toujours les poissons tirés des lacs, des étanos etdes ruisseaux bourbeux, ou ceux quiont acquis une grosseur trop considérable.

XXI. Les aliments doux sont, la crême d'orge, la bouillie, le beignet, l’amidon, la décoction d'orge, la chair grasse et gélatineuse comme celle de presque tous les animaux domestiques, et principalement les pieds et groins de cochon , les pieds et la tête du chevreau , du veau et de l'agneau, et les cervelles en général; les bulbes proprement dits, le lait, le vin cuit, le vin de raisins séchés au soleil, les pignons. Les aliments âcres sont ceux qui ont trop d’astringence, qui sont acides ou salés; le miel qui est d'autant plus âcre qu'il est meilleur ; l'ail, l'oignon, la roquette, là rue, le cresson, le con combre, la bette, le chou, l'asperge, la moutarde, le raifort, la chicorée, le basilic, la laitue, et la plupart des plantes potagères.

XXII. Ceux qui épaississent les humeurs sont, les œufs frais, l'épeautre, l’amidon, la décoction d'orge , le lait, les bulbes, presque toutes les substances gélatineuses. Ceux qui atténuent les humeurs sont toutes les substances salées, âcres et acides.

XXIV. Les aliments les plus convenables à l'estomac sont, les substances astringentes , acides et médiocrement salées ; le pain non fermenté, l’épeautre lavé, le riz, la décoction d'orge; les oiseaux, le gibier, rôtis ou bouillis : parmi les animaux domestiques la chair de bœuf, ou si l'on en préfère une autre , il vaut mieux que ce soit d'un animal maigre que d’un gras ; les pieds,

que rivi ferunt, quique in nimiam magnitudinem excesserunt.

XXII. Lenes autem sunt, sorbitio, pulticula ,laganum, amylum, ptisana, pinguis caro, et quæcumque glutinosa est, quod fere quidem in omni domestica fit, præcipue tamen in ungulis, trunculisque suum, in petiolis capitulisque hœdorum et vitulorum et agnorum, omnibusque cerebellis : item qui proprie bulbi nominantur, lac, defrutum, passum, nuclei pinei. Acria sunt, omnia nimis austera, omnia acida, omnia salsa, et mel quidem, quo melius est, eo magis : item allium, cepa, eruca, ruta, nasturtium, cucumis , beta, brassica, asparagus, sinapi, radicula, intubus, ocimum, lactuca, maximaqueolerum pars.

XXUL. Crassiorem autem pituitam faciunt, ova sorbilia, alica, oryza , amylum, ptisana, lac, bulbi, omniaque fere glutinosa. Extenuant eamdem, omunia salsa, at-il que acria , alque acida,

XXIV. Stomacho autem aptissima sunt, qu&æcumque austera sunt, etiam quæ acida sunt, quæque contacta sale modice sunt : item panis sine fermento, et elota” alica, vel oryza, vel plisana ; omnis avis, omnis venatio ; atque utraque vel assa, vel elixa : ex domesticis animalibus bubula : si quid ex ceteris sumitur, macrum po: tius, quam pingue : ex sue, ungulæ, rostra , aures, vulvaque steriles : ex oleribus, intubus, lactuca, pastinaca, cucurbila elixa, siser : ex pomis, cerasum, morum,

le groin, les oreilles du cochon, et les matrices des femelles qui n’ont point porté : parmi les

“plantes potagères, la chicorée, la laitue, te pa-

pais, la citrouille bouillie, le chervi : parmi les fruits, les cerises , la müre, la corme, la poire eassante, comme il en vient à Crustume et à Névie, celles qu’on peut garder, comme les poires de Tarente et Signie; les pommes arrondies de Scandie ou d’Amérie, le coing, la grenade, les

| raisins de caisse, les œufs frais, les dattes , les

pignons , les olives blanches trempées dans de la saumure forte ou marinées dans du vinaigre, les olives noires cueillies bien müres et gardées dans du vin cuit, ou dans le vin fait avec des raisins séchés au soleil; le vin astringent ou même âpre, le vin traité par la résine; les poissons fermes de la classe moyenne , les huîtres, les pectones, tous les murex, les pourpres, les colimacons ; tous les aliments solides et liquides, froids où très-chauds ; l'absinthe.

XXV. Les aliments contraires à l'estomac sont, toutes les choses tièdes, salées, préparées au jus, celles qui sont trop douces, toutes les graisses, la crême d'orge, le pain fermenté , le pain de miliet ou d'orge, l'huile, les racines potagères et les herbages assaisonnés à l'huile ou au garum , le miel, lhydromel , le vincuit, le vin de raisins séchés au soleil , Le lait, tous les fromages, le raisin nouveau, les figues vertes et sèches, tous les légumes qui donnent des vents, le thym, la cataire, la sariette, l’hysope, le cresson, l'oseille, le chou sauvage, les noix. On peut voir par cette énumération que les aliments de bon suc ne sont pas toujours les plusconvenables pour l’estomac, et réciproquement que ceux dont l'estomac s’accommode ne sont pas toujours de bon suc.

sorbum , pirum fragile, quale Crustuminum vel Nævianum est : item pira, quæ reponuntur, Tarentina atque Sigaisa ; malum orbiculatum, aut Scandianum, vel Amerinum, vel cotoneum, vel Punicum, uvæ ex olla, molle ovum, palmulæ , nuclei pinei, oleæ albæ ex dura muria, eædem acelo inlinctæ , vel nigræ , quæ in arbore bene permaturuerunt, vel quæ in passo, defrutove servatæ sunt : vinum austerum, licet etiam asperum sit, ilem resinatum : duri ex media maleria pisces, ostrea, pectines, murices, purpuræ , cochleæ : cibi, potionesque frigidæ , vel ferventes : absinthium.

XXV. Aliena vero stomacho sunt, omnia fepida , omnia Salsa , omnia jurulenta , omnia prædulcia, omnia pinguia, sorbitio, panis fermentatus , idemque vel ex milio vel ex hordeo, oleum, radices olerum, et auodeumque olus ex oleo garove estur, mel, mulsum , defrutum, passum, lac, omnis caseus , uva recens, ficus et viridis et arida , legumisa omnia, quæque inflare consueverunt : item thyum, nepela, satureia, hyssopom, nasturtium, lapathum, lepsava, juglandes. Ex bis autem intelligi potest, non, quidquid boni succi est, protinus stomacho convenire ; neque quidquid stomacho convenit, protinus boni succi esse.

XXVI. Lesaliments venteux se composent des légumes en général, des substances grasses, douces et succulentes, du moût de vin et même du vin nouveau. Parmi les plantes potagères on compte aussi l'oignon, l’ail , le chou, toutes les racines, excepté le chervi et le panais; les bulbes, les figues sèches, mais surtout les vertes ; les raisins nouveaux, toute espèce de noix, à l’exception des pignons; le lait, les diverses sortes de fromage , et enfin toute substance mal cuite. Les aliments qui re donnent pas de flatuosités sont, le gibier et les oiseaux pris à la chasse, les poissons, les fruits, les olives , les coquillages, les œufs frais et mollets, et le vin vieux. Quant au fenouil et à l'aneth, ils favorisent au contraire l'expulsion des vents.

XX VII. Le poivre, le sel, toute chair succulente, l'ail, l'oignon, les figues sèches et les salaisons, échauffent, de même que le vin, qui sera d’autant plus échauffant qu’on le boira plus pur. Les substances qui rafraichissent sont, les plantes potagères dont on mange les tiges crues, comme la chicorée et la laitue; le coriandre, le concombre, la citrouille bouillie, la bette, les müres, les cerises, les pommes acerbes, les poires cassantes , les viandes bouillies , le vinaigre surtout, et les mets ou les boissons où on le fait entrer.

XXVIIL. Les aliments qui se corrompent facilement à l’intérieur sont, le pain fermenté et celui qui n’est point fait avec le froment, le lait, le miel, et par conséquent les aliments préparés avec le lait et les pâtisseries, les poissons tendres, les huîtres, les plantes potagères, le fromage vieux ou nouveau, les viandes fortes ou tendres, le vin doux, l’hydromel, le vin euit, le vin de raisins séchés au soleil; tout ce qui est

XXVI. Inflant autem, omnia fere legumina, omnia pinguia, omnia dulcia, omnia jurulenta, mustum , atque etiam id vioum, cui nihil adhuc ætatis accessit : ex oleribus, allium , cepa, brassica , omnesque radices, excepto sisere et pastinaca , bulbi, ficus etiam aridæ, sed magis virides, uvæ recentes , nuces omnes, exceptis nucleis pineis , lac, omnisque caseus, quidquid deinde suberudum aliquis assumpsit. Minima inflalio fit ex venatiene , aucupio, piscibus, pomis, oleis, conchiliis, ovis vel mollibus vel sorbilibus, vino vetere. Fæniculum vero, et anethum , inflationes etiam levant.

XXVII. At calefaciunt, piper, sal, caro omnis jurulenta , allium, cepa, ficus arida, salsamentum, vinum, et quo meracius esl, eo magis. Refrigerant olera, quorum crudi caules assumuntur, ut intubus, et lactuca : item coriandrum, cueumis, elixa cucurbita, beta, mora, cerasa , mala auslera, pira fragilia, caro elixa, præcipueque acetum, sive cibus ex eo, sive potie assumitur.

XXVIIL. Facile autem intus corrumpuntur, panis fermentatus, et quisquis alius quam ex tritico est, lac, mel ; ideoque etiam lactentia atque omne pistorium opus; teneri pisces, ostrea, olera, caseus et recens et vetus, crassa vel Lenera caro, vinum dulce, mulsum , defretuin,

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