‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 8 sur 265 · FE · texte numérisé non relu

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succulent, trop doux ou trop tendre. Ceux qui cedent le moins vite à la corruption sont, le pain non fermenté, les oiseaux, particulièrement ceux dont la chair est plus ferme, les poissons durs non-seulement comme la dorade ou le scare, mais aussi le calmar, la langouste, le polype, Ja chair de bœuf, toute viande dure, surtout si elle est maigre et salée, les salaisons, les colimaçons, les murex, les pourpres, le vin astringent ou mêlé de résine.

XXIX. Les aliments qui relâchent le ventre sont, le pain fermenté, surtout le pain bis ou le pain d'orge, le chou à demi cuit, la laitue, l'aneth, le cresson, le basilic, l’ortie, le pourpier, le raifort , les câpres, l'ail, l'oignon, la mauve , l'oseille, la bette, l’asperge, le concombre, les cerises, les müres, les fruits doux, les figues sèches et plus encore les vertes, les raisins nouveaux, les petits oiseaux gras, les limaçons, le garum (6), les salaisons, les huîtres, les pélorides, les hérissons , les moules (7), presque tous les coquillages et principalement leur jus, les poissons de rochers et tous ceux qui sont tendres, la liqueur noire de sèche, la chair grasse, cuite dans son jus ou bouillie, les oiseaux aquatiques, le miel cru, le lait et les choses faites au lait, l’hydromel, le vin doux ou salé, l’eau, toutes les choses tendres, tièdes, douces, grasses, bouillies, succulentes , salées, délayées.

XXX. Les aliments qui resserrent sont, le pain fait avec la fleur de farine de première ou de seconde qualité, surtout quand il n’est pas fermenté, et mieux encore s'il est brûlé; on le rend même plus astringent en le faisant cuire deux fois; la

passum; quidquid deinde vel jurulentum est, vel nimis dulce, vel nimis tenue. At minimeintus vitiantur, panis sine fermento, aves, eteæ potius duriores, duri pisces ; neque solum aurata puta, aut scarns, sed etiam lolligo, locusta, polypus : item bubula, omnisque dura caro; eademque aptior est, si macra, si salsa esl; omniaque salsamenta ; cochleæ, murices, purpuræ; vinum austerum, vel resipalum.

XXIX. At alvum movent, panis fermentatus, magisque si cibarius vel hordeaceus est; brassica, si subcruda est, lactuca, anethum, nasturtium, ocimum, urtica, portulaca , radicula, capparis, allium, cepa, malva, Japathum, beta, asparagus, cucurbita, cerasa, mora, poma omnia milia, ficus eliam , arida , sed magis viridis, uvæ recentes, pingues minutæ aves, cochleæ, garum, salsamentum , ostrea, pelorides , echini, musculi, et omnes fere conchulæ, maximeque jus earum ; saxatiles, et omnes teneri pisces, sepiarum atramentum; si qua caro assumitur pinguis, eadem vel jurulenta, vel elixa; aves, quæ natant; mel crudum , lac, lactentia omnia, mulsum, vinum dulce vel salsum, aqua, tenera omnia, tepida, dulcia, pinguia , elixa, jurulenta, salsa, diluta.

XXX. Contra adstringunt, panis ex siligine, vel ex simila; magis, si sine fermento est; magis etiam si ustus es; intenditurque vis ejus etiam, si bis coquitur : pulticulawel ex alica, vel ex panico , vel ex milio; itemque ex

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bouillie préparée avec l’épeautre , le panic ou le millet , les crèmes faites des mêmes substances, surtout en les faisant griller d'abord, la lentille également grillée, melée à la bette, à la chicorée ordinaire ou sauvage et au plantain, la ehicorée cultivée, seule ou frite avec le plantain et la chicorée sauvage, les petites herbes potagères, le chou cuit deux fois, les œufs durs et principalement rôtis, les petits oiseaux, le merle, le ramier, surtout en les faisant bouillir dans l’oxycrat; la grue, les oiseaux qui courent mieux qu'ils ne volent, le lièvre, le chevreuil, le foie des animaux qui fournissent du suif, entre autres celui du bœuf, et le suif aussi; le fromage auquel le temps ou le transport sur mer a donné plus de force, ou bien le fromage nouveau bouilli avec le miel ou l’hydromel ; le miel cuit, les poires encore vertes, les cormes, et de préférence celles qu’on appelle forminales, les coings, les grenades, les olives blanches ou très-müres, les baies

e myrte, les dattes, les pourpres et murex, le vin chargé de résine ou d'une saveur âpre, le vin pur, le vinaigre, l'hydromel qui a bouilli, le vin cuit, celui qu'on prépare avec les raisins séchés au soleii, l’eau tiède ou très-froide et dure, c'est-à-dire qui se corrompt difficilement, et par la même raison l’eau de pluie surtout : toutes les choses dures, maigres, astringentes, âpres et grillées, et la viande plutôt rôtie que bouillie.

XXXI. Les aliments qui sollicitent les urines sont, toutes les plantes odoriférantes des jardins, telles que le persil , la rue, laneth, le basilic, la menthe, l'hysope, l’anis, le coriandre, le cresson, la roquette, le fenouil, l’asperge, les câpres,

iisdem sorbitio , et magis, si hæe ante fricta sunt : lenticula, cui vel beta, vel intubus, vel ambubeia, vel plantago adjecta est; magisque eliam , si illa ante fricta est : per se etiam intubus, vel ex plantagine, vel ambubeia fricta : minuta olera, brassica bis decocta : dura ova, magisque si assa sunt : minutæ aves, merula, palumbus, magisque si in posca decoctus est; grus, omnes aves, quæ magis currunt, quam volant; lepus, caprea; jecur ex lis, quæ sevum habent, maximeque bubulum, ac sevum ipsum : caseus, qui Vehementior vetustate fit, vel ea mulalione, quam in eo transmarino videmus, aut si recens est, ex melle, mulsove decoctus : item mel coctum, pira immatura, sorba, magisque ea, quæ torminalia vocantur, mala cotonea, el Punica, oleæ vel albæ vel permaturæ, myrta, palmulæ , purpuræ, murices , vinum resinatum vel asperum, item meracum, acetum, mulsum quod inferbuit, item defrutum, passum, aqua vel tepidä vel præfrigida, dura , id est ea, quæ tarde putescit; ideoque pluvia potissimum : omnia dura, macra, austera, aspera, tosta, et in eadem carne, assa potius, quam elixa.

XXXI. Urinam autem movent, quæcumque in horto nascentia boni odoris sunt, ut apium, ruta, anetbum, ocimum, mentha, hyssopum, anisum, coriandrum, nasturtium , eruca, fœniculum : præter hæc, asparagus, | capparis, nepeta , thymum, satureia , lapsana, pastinaca,

le pouliot, le thym, la sarriette, le chou sauvage, Je panais , surtout celui des champs, le raifort, le chervi, l'oignon; parmi le gibier, le lièvre plus spécialement. Viennent ensuite le vin léger, le poivre rond et long, la moutarde, l’absintbe, les pignons.

XXXII. Ceux qui portent au sommeil sont, le pot: la laitue, celle d'été principalement dont Ja tige est déjà pleine de suc laiteux , les mûres, Je poireau. Les plantes qui stimulent les sens sont ; le calament, le thym, la sarriette, l'hysope, et plus encore le pouliot, puis la rueet l'oignon.

XXXIIL. Beaucoup de substances ont la propriété d'attirer les humeurs au dehors; mais comme elles consistent pour la plupart en médicaments étrangers qui ne sont guère applicables que dans les cas où le régime seul est insuffisant, je ne m'en occuperai pas en ce moment. J’indiquerai seulement les remèdes qu’on a pour ainsi dire sous la main, et qui conviennent dans les maladies dont je vais avoir à parler. Ils exercent sur le corps une action irritante, en vertu de laquelle ils attirent les humeurs nuisibles. On trouve cette faculté dans la semence de roquette, de cresson et de raifort, et surtout dans la graine de moutarde; le sel et la figue ont le même pouvoir.

La laine grasse trempée dans du vinaigre ou du vin auquel on a ajouté de l’huile, les dattes écrasées et le son bouilli dans de l’eau salée ou du vinaigre, agissent en même temps comme répereussifs et émollients. Les répercussifs réfrigérants sont, la pariétaire (en grec xxpbévrov où xeo- &txtov) , le serpolet, le pouliot, le basilic, la renouée (tohüyovov), le pourpier, les feuilles de pavot, les vrilles de la vigne, les feuilles de corian— dre, la jusquiame, la mousse, le chervi, l’ache,

magisque agrestis, radicula, siser, cepa; ex venatione, maxime lepus; vinum lenue, piper et rotundum et longum, sinapi, absinthium, nuclei pinei.

XXXII. Somno vero aptumest papaver, lactuca, maximeque æstiva, cujus cauliculus jam lacte repletus est, morum, porrum. Sensus excitant, nepeta, fhymum, satureia, hyssopum, præcipueque pulegium, ruta, et cepa.

XXXIII. Evocare vero materiam multa admodum possuut : sed ea, cum ex peregrinis medicamentis maxime constent, aliisque magis, quam quibus ratione victus suceurritur, opitulentur, in præsentia differam : ponam vero ea, quæ prompta, et is morbis, de quibus protinus dicturus sum, apla, corpus erodunt, et sic eo, quod mali est, extrahunt. Habent autem hanc facultatem, semina erucæ, nasturtii, radiculæ; præcipue tamen omnium , sinapi. Salis quoque et ficieadem vis est.

Leniter vero simul et reprimunt et molliunt, lana succida ex acelo vel vino, cui oleum adjectum est; contritæ palmulæ, furfures in salsa aqua vel aceto decocti. At simul reprimuut et refrigerant, berba muralis, xapéviov vel x29êtxovappellant, serpyllum , pulegium, ocimum, herba sanguiualis, quam Græci xo}Syovov vocant, portulaca, papaveris folia, capreolique vitium , coriandri folia, hyoscyaraum, musCus, Siser, apium, solanum, quam orp5yvoy

la morelle (oro5vov), les feuilles de chou, la chi corée, le plantain , la graine de fenouil, les poires ou les pommes écrasées et surtout les coings, la lentille, l’eau froide, et notamment l’eau de pluie; le vin, le vinaigre dans lesquels on fait tremper du pain, de la farine, de l'éponge, de la cendre, de la laine grasse où même du linge ; la terre cimolée , le plâtre, l'huile de coing ou de myrte, l'huile rosat, l'huile acerbe, les feuilles de verveine pilées avec les jeunes tiges d'olivier, de cyprès, de myrte, de ientisque, de tamaris, de troëne, de rosier, de ronce, de laurier, de lierre et de grenadier. Les substances qui suivent agissent encore comme répercussifs, mais non plus

comme réfrigérants : ainsi les coings bouillis, l'écorce de grenade, l’eau chaude dans laquelle on a fait bouillir la préparation de verveine énoncée plus haut ; la poudre faite avec la lie de vin ou les feuilles de myrte, les amandes amères. Les remèdes qui échauffent sont, les cataplasmes faits avec n'importe quelle farine, de froment, de blé dur, d'orge, d’ers, d’ivraie, de millet, de panic, de lentille, de fève, de lupin, de lin, ou de fénugree. On fait bouiliir cesfarines, etonles applique chaudes : elles ont plus d'action néanmoins cuites dars l’hydromel que bouillies dans l’eau. I y à outre cela l’huile de cyprès et d'iris, la moelle, la graisse de chat, l'huile, surtout celle qui est vieille et salée, et unis à l'huile, le nitre, la nielle, le poivre et la quinte-feuille. Presque toujours jes remèdes qui sont répercussifs et réfrigérants à un degré très-prononcé durcissent la peau, tandis que ceux qui échauffent sont à la fois résolutifsetémollients. Cette propriété est très-marquée dans le eataplasme fait avec la graine de lin ou de fénu-grec. Voilà tous les moyens que les médecins appliquent à différents usages dans leur

Græci vocant, brassicæ folia, intubus, plantago, fœniculi semen, contrila pira vel mala, præcipueque cotonea, lenticula, aqua frigida, maximeque pluvialis, vinum, acetum , et horum aliquo madens vel panis, vel farina, vel spongia, vel cinis, vel lana succida, vel eliam linteolum , creta Cimolia, gypsum, melinum, myrteum, rosa, acerbum oleum, verbenarum contusa cu teneris caulibus folia, cujus generis sunt olea, cupressus, myrtus, lentiscus, tamarix, ligustrum, rosa, rubus, laurus, hedera, Punicum malum, Sine frigore aulem reprimunt, cocta mala cotonea malicorium, aqua calida, in qua verbenæ coctæ sunt, quas supra posui, pulvis vel ex fæce vini, vel ex myrti foliis, amaræ nuces. Calefacit vero, ex qualibet farina cataplasma , sive ex tritici, sive ex farris, sive hordei, siveervi, vel lolit, vel milü, vel panici, vel lenticulæ, vel fab: , vel lupini, vel lini, vel fœni græci, ubi ea deferbuit, calidaque imposita est, Valentior tamen ad id omnis farina est ex mulso, quam ex aqua cocla. Præterea cyprinum , irinum , medulla , adeps ex fele, oleum , magisque si vetus est, junctaque oleo sal, nitrum, gith, piner,

| quinquefolium. Fereque, quæ vehementer et reprimunt | et refrigerant, durant; quæ ealefaciunt, digerunt et emolliunt; præcipueque ad emolliendum polest cata- * plasma ex lini vel fwni græci semine. His autem omnibus,

etat de simplicité ou de combinaison , se conduisant en cela d’après les opinions personnelles qu'ils se sont formées, bien plus que d’après leur pro— pre expérience.

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