LIVRE VII
(1) P. 206. La forme de la lettre grecque... NV. On trouve comme variantes W et V. Targa préfère A dans sa 1°° éd., et propose Y dans la seconde.
(2) Ibid. Cyathisque de Dioclès. Cet instrument n’est représenté nulle part; mais la figure que j'en donne ici me parait répondre à la description de l’auteur romain.
(3) P. 217. Rougit d’avoir les oreilles percées. C’est qu’à ce signe, en effet, les Romains pouvaient reconnaitre
un étranger ou un affranchi. Les hommes seuls Loutefois étaient exposés à se trahir ainsi, puisque les dames romaines portaient également des pendants d’oreilles. Aussi faut-l laisser dans le texte les mots in viro puta, retranchés à tort par Van der Linden.
(4) P.218. Puis, à partir des angles internes. Ce passage est vraiment obscur, et l'opération presque inintelligible sans le secours d’une figure. J'ai emprunté celle-ci à un commentaire du docteur Édouard Zeis, de Dresde, qui s’est précisément proposé d’éclaircir les difficultés du texte en cet endroit. 11 me paraît impossible, après une lecture attentive, ron-seulement de repousser son explication, mais de se faire même une autre idée du procédé chirurgical décrit par Celse.
La note dont je me suis aidé se trouve dans Zeitschrift für die gesammie Medicin, t. XVII, p. 83, Hambourg.
(5) Ibid. Dans ces diverses parties. Van der Linden et Constantin ont retranché les mots si quid aut medio naso, parce qu'ils leur ont paru sans doute exprimer la même chose que aut mediis naribus, dont ils sont immédiatement suivis. Targa les maintient, par la raison qu'ils existent dans tous les manuscrits qu’il a consultés. Tout en respectant le texte de Targa, je me suis rangé à l'opinion des deux premiers commentateurs, et ne me suis pas cru obligé de traduire des mots qui font double emploi. Ma traduction suppose qu’il ya ämis naribus au lieu de mediis.
(6) P. 224. Soit seule voisine des intestins. Le sens de ce passage est bien clairement indiqué par la leçon de Constantin, que Van der Linden a fait passer dans le texte, et que j'ai suivie pour la traduction :
Ut ab inteslinis ea pars semper acuum longe sit, queæ acula; propinqua, que retusa est.
(7) P. 229. Dont la ligature est devenue nécessaire. J’ai adopté la correction faite par Targa, 2: édit. : il remplace A@ par venæ. Par conséquent la ligature s'applique aux veines et non aux tuniques, et ce sens est confirmé par les mots qui suivent : Sicut in alis quoque venis queæ id requisiverint.
(8) P. 232. Lorsqu'on a fait rentrer l'épiploon. — Le texte porte bien relictuwm ; mais j'ai cru devoir traduire comme s'il y avait reductum. Cette leçon, adoptée par Constantin, Almeloveen, Van der Linden, elc., est conforme au préceple de l’auteur, qui conseille de réduire l'épiploon si la hernie est petite. Ce sens m'a paru d'autant plus naturel, que Celse dit, immédiatement après, ce qu'il convient de faire si la hernie, trop considérable pour être réduile, est tombée en mortification.
(9) P. 235. Au côté droit du malade. La note se rapporte aux mots [eo modo quo in curatione ani figuratur] , que je n’ai pas lraduits. Ces mots, ainsi que l’a déjà fait remarquer Morgagni, n’appartiennent pas au texte, et ne peuvent qu'y jeter la confusion; car il est bien évident que les opérations à faire sur l'anus exigent une position absolument contraire à celle que doivent prendre les malades qu’on veut sonder ; et, de plus, Celse ne décrit nulle part la position que nécessiteraient les maladies du siége.
(10) P. 236. Une incision semi-lunaire. J'ai suivi pour
NOTES SUR CELSE
ce passage le texte de la 2e éd. Targa; voici celui de la 4 ire : cum jam eo venit, incidi super vesicæ ervicem. Targa, souscrivant à l'observation de Morgagni, a fait disparaître les trois derniers mots super vesicæ cervicem , comme d'autant moins nécessaires que Celse dit immédiatement après qu’il faut (la pierre étant engagée dans le col) inciser les tégnments usque ad vesicæ cervicem.
Quant à l’incision semi-lunaire, je suis très-résolüment de l'opinion de ceux qui veulent que les extrémités en soient tournées vers les aines, attendu que je ne vois aucun moyen de rendre coxas par ischions. Ce n’est là toutefois qu’un scrupule de traducteur ; car, au fond, il me | paraît presque indifférent que les angles du croissant regardent un peu (paulum), soit les ischions, soit les aines, puisque le mode d’extraction est toujours le même.
Ce qu’on a peine à comprendre, c’est que tant d'auteurs, après avoir signalé Celse comme le premier écrivain de l'antiquité qui nous ait parlé de la taille, aient pu s’accorder également à lui attribuer une méthode qui n’est pas la sienne. En,d’autres termes, on s’est obstiné à lire, dans un auteur latin du premier siècle, le procédé chirurgical d’un auteur grec du septième. (Voyez Freind, sur Paul d’Égine. )
Je m'explique : la taille latérale, décrite encore de nos jours dans presque tous les traités de chirurgie sous le nom de méthode de Celse, ne se trouve pas dans Celse.
On ne sait où Sprengel a pris que Celse recommande {| d’inciser sur le côté gauche du raphé, parce que l'anus, dans l'intérieur duquel on a introduit le doigt, se trouve un peu plus à gauche (Hist. de la médec., t. NII, p. 212). IL suffit pourtant d’avoir le texte sous les yeux pour se convaincre qu’il n’y a pas un seul mot dont on puisse conclure que l’incision doit être faite à droite ou à gauche. C’est bien positivement en travers qu'il a prescrit de faire la seconde incision pour ouvrir le col : altera transversaæ vlaga facienda est, qua cervix aperiatur.
Paul d'Égine , au contraire, en opposition avec Celse, veut que lincision soit pratiquée non pas en travers au milieu du périnée, mais bien sur le côté gauche, vers la fesse (Voy. Paul d'Égine, p. 60, vr.)
« D’après les descriptions données par Celse et Paul d'Égine, dit M. Raige-Delorme, on voit que deux procédés de taille avaient eu cours dans l'antiquité : la méthode transversale ou bilatérale, et la méthode latérale. Mais on méconnut longtemps le procédé de Celse, et on le confondit avec la dernière ; au point que celle qui est décrite chez les modernes sous la dénomination de petit appareil porta son nom (methodus celsiana). Ce n’est pas que divers auteurs ne se soient inscrits contre cette viciense interprétation. Déjà Davier en 1734 (thèse de Cochu), Heiïster, Macquart, Portal, Deschamps, Bromfield (Chir. cases and observ., t. \1), Chaussier, Morland ( Propositions sur divers objets de médecine, thèse; Paris, an XIII, in-4°), avaient remarqué que l'incision semi-lupaire qu’indique Celse ne pouvait être que transversale, et devait s'étendre aux deux côtés du raphé. On n’en continuait pas moins de regarder le petit appareil comme étant toute la méthode de Celse. Ce n’est presque que dans ces dernières années, depuis la discussion et les essais de P. A. Béclard (Proposit. sur quelques points de médec., thèse; Paris, 1813, in-4°. Voy. aussi la dissertation de M. Turck, De l’incision par Celse dans l'opération de la taille chez les hommes, thèse; Strasbourg, 1818, in- 4°), et surtout depuis l'introduction de la taille bilatérale daos la pratique chirurgicale par Dupuytren, que l’on a reconnu définitivement le caractère de la méthode décrite par Celse. » Nowv. Dict. deméd., t. XXIX, art. Taille (historique).
(11) Ibid. Que Les Grecs nomment, dans cette région,
NOTES SUR CELSE
opudda (1°© éd.), Gudôx (2° éd. ). Targa signale encore beaucoup d’autres variantes ; mais, dans tous les cas, il s’agit évidemment d’une fistule urinaire.
(12) P. 238. Un tranchant de forme demi-circulaire. Si l’on veut bien lire le texte avec quelque attention, on arrivera, je crois, à se représenter l'instrument imaginé par Mésès , tel que je l'ai figuré ici.
CZ