‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 9 sur 265 · LIVRE HIT · texte numérisé non relu

LIVRE HIT

I. Après avoir passé en revue ce qui concerne les maladies en général, j'arrive au traitement de chacune d'elles en particulier. Les Grecs ont divisé les maladies en deux classes, qu’ils ont appelées aiguës et chroniques; mais les mêmes affections, n’offrant pas toujours une terminaison semblable, ont été considérées comme aiguês par les uns, et mises par les autres au nombre des affections chroniques. Il suit de là qu’il y a nécessité d'établir encore de nouvelles divisions. En effet, on voit des maladies affecter une marche aiguë et rapide ; en peu de temps elles enlevent le malade ou se dissipent d’elles-mêmes ; d’autres traînent en longueur , et sont également éloignées d'une solution favorable ou funeste; dans une troisième classe on trouve celles dont le caractère est tantôt aigu et tantôt chronique; les fièvres où cela s’observe si fréquemment ne sont pas le seul exemple de ces variations , et d’autres maladies en fournissent la preuve. Enfin il reste une quatrième distinction à faire relativement aux affections qu'on ne peut désigner sous le nom d'aiguës parce qu'elles ne sont pas mortelles, et qu'on ne saurait appeler chroniques , attendu qu'il est facile de les guérir en les combattant dès le principe. J’indiquerai successivement leur place en traitant spécialement de chaque affection ; mais je diviserai d’abord les maladies en celles qui paraissent résider dans la constitution tout entière, et en celles qui n'intéressent que certaines parties du corps. Je com-

et simplicibus, et permistis, varie medici utuntur; ut magis, quid quisque persuaserit sibi, appareat, quam quid evidenter compererit.

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