‹ Celui qu'on oublieChapitre 7 sur 14 · LES CÈDKES DU LIBAN · texte numérisé non relu

LES CÈDKES DU LIBAN

Nous l'avons vu rêveur, errant sous nos ombrages ; Nous avons entendu vibrer sa harpe d'or Et ses hymnes se joindre aux voix de nos feuillages, Et nous avons songé, dans le lointain des âges, Aux cantiques sacrés des Sibylles d'Endor.

Les vents de nuit, calmés, apaisent leurs discordes. Le ciel dort l'œil ouvert comme un sphinx de granit. Et, l'ombre s'écartant, dans la flamme, au zénith, J'entrevois nettement la cithare à sept cordes,' La Ijre monstrueuse où reposent, dormant,

La sagesse divine et l'iiumaiue folie.

Tout à coup, elle vibre ; et, furieusement, Sans plectre et sans archet, le farouche instrument Frémit ainsi que font les harpes d'Eolie.

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