LES FONDATEURS DE CEMPUIS
breuses conférencos pul)liqiios, dans les s(»cl('tos de libre pensée, dans les réunions maçonniques, dans les Congrès^ il propage ses idées sur le néo-malthusianisme.
Il considère la « question de population » en pédagogue et en philosophe. Il est préoccupé de la nécessité primordiale, pour la réussite de tout système éducatif, pour le perfectionnement et le bonheur de l'humanité, de combattre l'accroissement de population et d'empêcher ou tout au moins de limiter la procréation des dégénérés, scrofuleux, rachitiques, lourde tare, joug encombrant que l'ivrognerie, la débauche, l'hystérie, filles de notre état social incohérent, imposent à l'humanité. 11 fonde la Ligue do la Régénération humaine et propage l'idée à l'aide d'une brochure traduite du hollandais, les Mogens (Féviter les gtrindes familles. Il publie en môme temps toute une série de feuillets de propagande et diverses brochures dans lesquelles il défend sa théorie : Dégénérescence de Fespèce Jmmaine^ commimication à la Société d'Anthropologie, Contre et pour le néo-malthusianisme, communication par le D"" .lavai à l'Académie de médecine et Réponse de M. f^aul Robin-, et quelques articles diins la Revue blanche, notamment Malthus et les néo-malthusiens., etc., etc.
M. Paul Robin a vécu quelques mois en Nouvelle- Zélande dans la communauté du professeur Rickerton, près de Christchurch ; il y a étudié le système éducatif et les effets de la doctrine qu'il a voulu propager en
1. Notamment au Congrès de la ïJbre Pensée, à Rruxolles, en septembre 1895.