Stock, Paris
France; cette doctrine ofliciellement très condamnée est, dans la pratique, très approuvée dans la colonie anglaise. Il y a préparé un livre dans kuiucl il montre le lien et la hiérarchie de ces trois questions : Bonne naissance, bonne èducalion, bonne orejanisation sociale. Outre les ouvrages que nous avons cités plus haut, M. I*aul Robin a encore écrit nombre d'articles et de brochures. 11 a disséminé ses idées dans VÉducation intégrale, la Réforme musicale, Xc Bulletin de s ténogi^ajjhie Aimé-Paris, etc., et publié diverses brochures de science et d'éducation ; citons une Méthode de lecture (18()6), les Bases de la morale humaine (1868), sous le pseudonyme de Bripon, Quelques mots sur la théorie des volcans et des tremblements de terre (1867), la Théorie de la (jamnw (1881), etc.
M. Pnul (luilhot est né à Toulouse, le 14 novembre 1846.
De bonne heure il s'adonne à l'enseignement avec passion. Pendant plusieurs années, il se charge, à titre absolument gracieux, d'enseigner la musique aux élèves de l'école annexe et de l'Ecole normah; de Toulouse. Il institue en même temps dans cette ville des cours publics de diction, de musique, de mnémotechnie, de comptabilité. A plusieurs reprises le Conseil municipal de Toulouse, à la suil(i de rapports très élogieiix, lui vote de flatteuses félicitations.
En 1878, M. Guilhot se Jixe à Paris, où il vit de répétitions et de préceptorat; il fonde a Montmartre des cours publics de musique Galin-Paris-(lhev(M]ui eurent
LES FONDATKUUS DE CEMPllS
le plus grand succès; c'est un des meilleurs professeurs de l'Association polytechnique.
A la fin de l'année 1881, M. Guilhot fait, d'une manière toute fortuite, la connaissance de M. Hobin ; celui-ci ne tarde pas à découvrir en lui une vive intelligence, un esprit large, ouvert aux procédés nouveaux d'éducation.
l'aul Guilhot.
M. Guilhot arrive à Cempuis en 1882 et y apporte son entrain méridional, sa gaieté déboi'dante, son enthousiasme pour les nouveautés. Peiuhmt treize années,, il est le fidèle collaborateur de M. ilobin. Avec un rare dévouement, il l'aide de toute son énergie et de tous ses moyens. Excellent pédagogue, nul mieux (pie
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lui no transmet ses connaissances aux élèves; rares sojit les professeurs qui savent enseigner avec un tel talent. Sa parole chaude et convaincante était fort appréciée des auditeurs des conférences pédagogiques instituées a Cempuis.
D'une grande bonté, d'une modestie plus grande encore, M. Guilliot laisse un impérissable souvenir dans le cœur de ses élèves et de tous ceux qui ont eu des relations avec lui.
En 1884 il fut délégué à l'Exposition de Londres par le Conseil général de la Seine. En 1890 on le nomma officier d'Académie.
M. (luilliot inllua beaucoup sur la propagation de la la métiiode modale de musi({ue ; il fil sur ce sujet en Belgique, en Suisse, en France, de nombreuses conférences. Il a écrit une quantité d'articles de pédagogie musicale dans le Galinis/fi et dans la Béfornie musicale. C'est lui, en collaboration avec M. Bonnet, professeur à Paris, qui est l'auteur de la plupart des livres d'enseignement musical publiés pai- \\\ssocia/ion f/nlinislfi.
Après le départ de M. Uobin, M. Cuilhot et M. Delon restèrent encore à l'orphelinat Prévost environ deux ans, dans l'intention de maintenir la tradition pédagogique (jui faisait la raison d'être de Cempuis. et ils y sont arrivés dans la mesure du possible.
M. Charles Delon est né à Saint-Servan (Ille-et- Vilaine), le 23 février 1839.
LES FONDATEUKS DE CEMPLIS
Ses parents, le destinant à la prêtrise, lui font faire ses études au séminaire. D'une intelligence supérieure, M. Delon étonne ses maîtres par l'indépendance de son esprit; il se livre aux études scientifiques et seul, tout jeune encore, par l'obsorvalion et la réllexioii, il par-
Charles Delon.
Cliché NejroiiJ.
vient à ^se débarrasser, non sans crise, non sans que sa santé en souffre, de la foi très vive que lui avait donnée l'enseignement religieux.
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En 1855, à seize ans, il (isl reçu bachelier eit même temps qu'un de ses élèves.
A vingt ans il est licencié es sciences. Comme tant d'antres, mieux que tant d'antres, il j)eut prt'tendre à une situation officielle; mais il refuse de prêter serment à l'empire et se voue au professorat libre et aux études pédag^ogiques.
S'étant fixé à Paris, il publie, en collaboration avec M"" Pape Garpentier, un certain nombre de livres destinés aux écoles enfantines et maternelles. 11 n'est pas sans contribuer dans une large mesure à la notoriété dont cette inspectrice a joui dans le monde de l'enseignement primaire.
En 1867 il tente à l'école enfantine annexée à l'école Elisa Lemonnier, établie rue de Renilly, et alors dirigée par M™" Delon, la réalisation des principes de l'enseignement intégral. C'est à la suite de ces essais et d'une étude qu'il l'ait en Belgique des Jardins (Tcnfanls qu'il public son magnili(ju(' ouvrage E.rercices cl travaux poKr h's enfa/i/s\ dans lequel il présente la méthode Frœbel, dégagée de toute métaphysique, scientitiquement réformée et complétée.
Pendant le siège de Paris, sons son inlluence, le Rapport à la Commission des Dames- formule pour le Gouvernement un splendide programme d'études intégrales. 11 crée, à la Société pour l'instruction élémentaire, un coni's de pédagogie générale et un cours pratique de méthode Frijebel.