oir Fêtes pédagogiques, p. 137, 1'='' volume
née; le programme facilement composé, trop chargé même quelquefois, comprenait des pièces classiques à la portée des enfants et de nombreux morceaux de récitation dits par les élèves depuis ceux de la classe enfantine jusqu'aux grands du cours compléraentaii'e. Le difficile était le choix des morceaux, car la littératuri' ra/ an fine n'existe pour ainsi dire pas, si Ton met à part les nombreux recueils imprégnés de métaphysique, de superstition, de fanatisme, ou composés de pensées que les jeunes esprits ne comprennent pas et de sentiments qui, n'étant pas les leurs, ne font rien vibrer en eux.
On parvint cependant à constituer une collection de morceaux de prose et de poésie otfrant matière suffisante à Vcnseignemcnt llttvraire des élèves. Considéré au point de vue classique proprement dit, cet enseignement était plutôt restreint à Cempuis; on ne laissait cependant pas ignorer aux élèves les principaux chefsd'œuvn> de notre littérature, non plus que les éléments de riiistoire littéraire de notre pays.
Des leçons de versification leur étaient données régulièrement.
On les habituait à exprimer oralement et par écrit leurs idées sur quelque sujet que ce soit : à raconter une excursion, à rendre compte d'une promenade; on les exerçait à y mettre la forme la meilleure possible, sans prélendre en faire des écrivains ou des artistes.
Ils avaient à leur disposition ime bibliothèque de qnel(|ues centaines de volumes choisis, dans lescjuels ils |)nisaient le soir, dans les études libres, le complément de renseignement donné en classe.