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Bulletin de roipheliiuil Prévoi^l, n" 11, ;uinée

2. Sur rEmeiijnemenl inté<iral. La Vhilosophie positive de Littré cl WYUouiiori', juillet-août, 1872.

INTRODUCTION XYII

connaissance des aptitudes et des besoins réels de la jeunesse. »

On entrevoit l'idéal que M. Robin se proposait de réaliser. La hardiesse de la tentative exigeait que son promoteur tut en même temps un organisateur, un savant et un apôtre. M. Robin se montra à la hauteur de la tâche dont il assumait la lourde responsabilité.

Il présenta au Conseil Général et à l'Administration des rapports, indiquant les moyens de mettre en pratique, à Cempuis, avec les ressources dont il pouvait disposer, la plus grande partie de ses idées, et visant à faire de l'Orphelinat Prévost un ('tablissement hors ligne pouvant servir de modèle et d'encouragement à tous ceux dont le but est de préparer un meilleur avenir à Thumanilé. Ces rapports furent approuvt'S '.

Dès lors Cempuis, le Cempuis qui appartient désormais à l'histoire pédagogique, ('tait fondé "-. Avec les libéralités du Conseil Général, il prit un immense développement : pendant quatorze années, cette Assemblée aida, encouragea mati-riellement et moralement

i. M. Robin adressa son premier rapport à M. Carriot, directeur de l'Enseignement primaire de la Seine, en octobre 1880, environ deux mois avant sa nomination de directeur.

Le 25 février et le l^-" septembre 1881, il développa ses projets dans de nouveaux rapports qu'il adressa au préfet de la Seine.

Le (Conseil Général adopta ses vues. Voir aux Annexes.

2. Officiellement c'est rOtphelinat Prévost :heiincoxij) l'appellent l'Orphelinat de Cempja'.s; pour la majorité du public, c'est Cempuis.

Nous n'attachons d'importance particulière à aucune de ces dénominations, que nous emploierons toutes indifféremment.

XVIll INTRODUCTION

l'œuvre jK'dag'ogique de M. Robin, « elle lalil sienne » ' et désira qu'elle fût comme « le couronnement des diverses œuvres d'assistance instituées pour l'enfance malheureuse par la Ville de Paris ou le Département de la Seine '^ ». La volonté, l'énergie, Tintelligence, le grand cœur d'hommes comme MM. Faillet, Rey, Rousselle, etc., y aidèrent dans une large mesure et firent que Cempuis put r.'sister durant de longues années à la coalition clérico-r<'actionnaire ou môme simplement opportuniste.

Enfin dans l'accomplissement de sa tache, M. Robin fut heureux de trouver deux collaborateurs dignes de lui. En 1882, il s'adjoignit M. Paul Guilhot et en 1892, l'éminent publiciste, M. Charles Delon vint aussi à Cempuis apporter à la cause de l'éducation int(^grale, sa science, son talent d'écrivain, de vulgarisateur et d»; conférencier.

Ecrire l'histoire complète de Cempuis, suivre pas à pas les modilications, les transformations successives

1. Extrait du compte rendu de la réunion de la Commission administrative de Cempuis, du 15 juin 189H, à l'hôtel de ville.

« M. Le Roux, directeur des affaires départementales depui^^ 1890. — L'Administration est fermement disposée à continuer l'ieuvre inauiiurée à Cempuis par le Conseil (îénéral et dont il convient d'attribuer le mérite à cette Assemblée et non à M. Hobin. »

'< M. housseUe, président de la Commission. — Si le Conseil Généra/ a fait l'œuvre sienne, celle-ci a été conrue par M. Robin. »

2. M. Roux, directeur des alTaires départementales, unnl le 18 décembre 1889. — C'est en grande partie à son alTection toute spéciale pour l'Orphelinat Prévost et à son parfait libéralisme qu'on put mener à bonne fin tant d'expériences pédagogiiiues intéressantes, qui, an début, auraient pu faire naître la méfiance dans un esprit moins éclairé et moins largement ouvert que le sien. {Bulletin de l'Orplielinat Prévost, n° 9, mai 188t, et n°6 novembre-décembre 1889.)

INTRODCCTION XIX

do cet établissement, dater les innovations, montrer et apprécier le rôle de chacun, amis ou ennemis, énumérer les obstacles de toutes sortes dont il fallut triompher pour mener l'œuvre à bien, dénoncer et llétrir tous ceux qui tentèrent de la déprécier et de la faire échouer, demanderait plus d'un volume. Gela pourra être fait un jour, les documents ne manquent pas ' .

Mais tel n'est pas notre dessein. Nous désirons simplement faire connaître Gempuis au public, à tous ceux que préoccupent ou qu'intéressent les questions d'enseignement ; nous le leur montrons tel qu'il fut pendant la période de son complet développement', pourrions-nous dire, si nous ne savions que M. Robin, au moment de sa révocation, considérait son œuvre comme un essai heureux, mais incomplet encore sur bien des points, évoluant, et ayant encore à se perfectionner beaucoup pour se rapprocher de l'idéal qu'il s'était trac('.

Nous pensons que ce travail a sa raison d'être, car, dans \ affaire de Cempuis, la presse sympathique a souvent mal informé le public et la presse réactionnaire et cléricale l'a, d'une façon ignomineuse, sciemment trompé.

1 . (les documents très nombreux, copies ou pièces originales, sont dp'posés enlieusûr etpermettrontd'établir un certain nombre de vilenies administratives dont il est inutile de se préoccuper pour l'instant. Nous allons au plus utile; plus tard nous ferons de la polémique.

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