POST-SCRIPTUM
Depuis que ces pages sont écrites , le parlement a été prorogé , et les deux partis préparent leurs armes pour la campagne prochaine. Comme au reste on ne s'est point encore avisé en Angleterre que les journaux dussent perdre la parole en même temps que les chambres, les organes des diverses opinions continuent la guerre avec Wvacité; et, journellement insulté par le John Bull, le Standard, et le Moming^Post , M. Gauning ne s<|nge point a se cacher derrière la censure. Entre le ininistère anglais et le nôtre il y a pourtant une ressemblance : tous deux craignent la chambre des pairs, parceque cette chambre les empêche de faire là. le bien , ici le mal. D'ailleurs le jour et la nuit ne diffèrent pas davantage. Après une révolution qui, sous tant de rapports, nous a placés au-dessus de nos Toisins , il peut sembler dur de \e^ voir marcher, tandis que nous reculons, et réformer par degrés la barbarie, tandis que nous réformons la ci« ▼ilisation. Mais les nattons sont aujourd'hui solidaires : une victoire de la liberté chez l'une profite à toutes les autres. Qu'on y songe d'ailleurs : les hommes qui viennent d'arriver au pouvoir , ce sont eux qui ont chassé Jacques II. Peut-on craindre qu'ils se fassent jamais les soutiens de Tabsolutisme et de la supei-stition ? Nos ennemis le sentent bien 5 et , malgré les charmes du silence , mille censures ne compenseraient pas pour eux ce qu'ils ne peuvent empêcher, l'avënement des whigs.
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AUX ÉLECTEURS