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Vous toUfeft 8âfbii>, ttioti ami, {Àr àuël faèaïMJt pHfitége noire afrondiBèenàreiita été êh pefit iiàmbre âeteax qui biitsa fë défeikdi^, en 1824, contre Ie$ fnàn^aWeé Kbînbtérîetles et , plein idn «Rsir de pirocorei^ chet vôds t l'obitiiou coiistitattonnelle k méine triomphe , yons me demandeià queb moy^ Bftms avons eihpfloyés p6iit afri^r à tié Iré9tdtat.
Je tons dirai toiit haut notre seteret : di^, âingntiers Gonspirateors que noos sommes , nous fuyons stirtoàt le mystère.
A Valence , sans douté , le régime libéral a pour loi lès notaUKtis et les mass^. Mais n*en estait pas de iiféme dans tbf^
tes les cités françaises? en est«il atie seule où. il n'ait rallié tool ceqn'ii y a d'ioflaent dans la société? et poarrait-il en être antrement ? Ne s'agit-ii pas de notre honneur national , de notre existence publique, de tons nos droits, même de nos, intérêts privés, en'.im mot, #e toiit <oe qui pjsac faire battre le cœar do citoyen?
Oui , mon ami « le sol de la France est couvert dliommes conatilntiennels* On von» dira que em hommes sont plongétdans l'apathie; n'en croyez rien : ce sont nos adversaires qui voudraient que nous fussions ainsi, et qui, pour nous rendre tels en effet , seraient bien .ttsçs de nous &àrè passer dès à présent pour l'être. Non, nous ne dédaignons ni la liberté ni ses fruits ; non , nous ne sommes point incapables de nous li* vrer à de courageux efforts pour conserver ce ^en précieux. Nous l'avons défendu au prix de notre sang contre toute l'Europe ; et c'est nous calomnier indignement que de nous re^ présenter conmie prêts à le sacrifier* à un lâche sommeil.
Maïs, nos ennemis întérienrs, habiles à se servir de Farme de la rose, ont eniployé le seàl mëyeb possible de comprimer une natipn qui apprécie se» âro&ls et vient en jouir : il^ nous ont séparés , divisés. Les électeurs , isolés dans les arrondissements électoraux y n'ont pu ni s'entendre entre eux ni être ^aîrés. Parqués sods^des administrations municipales dévouées au pouvoir ministériel ,' Idin ^en recevoir, dans les formalités minutieuses qu'on leur a imposées,, aucun 'seoodfS ni aucunes lumières , ils n'y ont rencontré qu'entraves et mauvaise volonté. D'une autre part, il &nt le dire , il est peut-être plus abé de conquérir, ou de défendre la. Jibecté les armes à b main , que de la conserver, une toïs conquise , par Femploi des formes constitutionnelles. Pour l'une de ces choses ^ il ne faut que de l'enthousiasme et du courage ; pour fautre, il fent la science et les mœurs de la liberté; il faut, en un mot, le bénéfice du temps.
Ainsi, l'isolement et rignorance.sont les deo^ . ohstades qui s'opposent à ce qpfaxk gtaud nombre de Fransnis, dépositaires des droits politiqiaes de toute la nation, en réclament l'exercice et en usent en .effet dans l'Intérêt national ..
Ces deux obstacles une fois signalés , les moyens de les écarter se présentent d'eux-mêmes; mais encore faut-il les- cnl^oyer. Eu i8a4i l^^ France constitutionnelle, prise à Fimpioviste, et faisant, dans le plus grand nombre de ses départements , Fessai ann système électoral nouveau, n'opposa qa'iaertie et désorganisatiou au bataillon compacte de ses adver-
soires « elle dut suCeoniber, et snccomba en effet ^ excepté dans ciuelqaes loealités où les électears avaient «pu s'entendra et]se défendre. Valence Xat de ce noitibre. Vous ne me supposas pas, mon ami, la peiisée de me glorifier, en publiant cette lettre , des efforts faits par** mes amis et par moi ^ ni de la victoire nae nous avons obtenue. Noas avons fourni à la (jbambre des dëpQtés Vxm des élânents de cette minorité dont les glorieux' travaux ont. sauvé la Charte. C'était notre vœu , c'est en Blême temps notre récompense.
Rien de pln«, simple que l'association* que nous formâmes en i824* Nous composions un comité d'une quinzaine de personnes prises dans le commerce et dans le barreau de Valeoce, et siégeant cbez Fnn de nous. Au moyen de nos relations ) il nous fut facile d'avoir un correspondant dans chaque canton. Par là nous fûmes parfaitement au courant des démarches des électeurs , des retards qu'ils mettaient à se faire inscrire, et des difficultés qui leur étaient susci-> tées. Un électeur paraissait*il irrésolu à produire ses titres , en incertain de son droit, ou-* découragé par les obstacles, BOUS lui députions un voyageur qui revenait avec ses pièces OQ sa procuration. -Ne croyez pas que lés agents nous manquaient, l^a- jeunesse des premières familles de» notre eité et des vjtles voisines se disputait de zèle pour nous servir.' La seule ville de Romans , constitutionnelle par excellence ,* nous fournit vingt voyageurs. Enfin, to«s ees agents volontaire^ se trouvaient-ils employés à pareoùrir la campagne pour transmettre nos messages , nous nous servions des voyagffars soldés aux dépens du comité. Par là , aueun électeur ^onstîtutionnet ne put être rebuté par les formalités à remplir , par les démarches à faire ni par Jes frais à débourser. Sa procuration ou ses pièces , voilà tout ce que nous lui de^ mandions ; le reste était l'affaire du comité.
Cest ainsi qu'en servant de lien entre tous les électeurs de rarroudissement , nous faisions disparaître les effets de l'iso- IvmeBt, en même temps qu'en servant à ces électeurs de conseils et de mandataires ; nous les protégions contre leur ignorance ou* leur timidité. Ils n'^avaient plus à lutter en face contre an maire on contre un préfet : c'est nous qui défendions leurs droits avec tonte l'influence de notre position sociale. Il- ^t de ces facultés constitutionnelles dont personne n'use oriinaii^nient, par cela même tiu'elles appartiennent à tous.' Telle est celle de requérir la radiation ûes électeurs fràudu*' ^ux. Un comité pour ces clioses^i^' est toujours ' plus fort'
.qu'an particulier, parce que ce n'est pla» «n îiidiyi<ihi qui engage, la lutte, mais une société, et unci société spécialeineBt ili6titaée>àcet effet. Aussi , grâces à notre pecsbtaoce^ avion»» nous purgé nos listes de plusieurs sboas. qui ft*y. étaient indûment glissés; en même temps noos y- avons (ait rétablir ceoi de véritables électeurs qui y avaient été omis* Au besoin, noa» aurions agi comme deroièremeot Tont fait des citoyens d'An- . gouieme. , Obligés de faire des réquisitions au préfet, si ce fonctionnaire n'eût pas voulu le$ recevoir j nous n'aurioos;f)8S balancé à les signifier par un huissier qi|e> nous, aucions Êiit (y>0imettf e par Te président du tribunal.
T(ils sqnt, inpn ami, les démarches qui servirent d'abord ànous> procqrer de. bonnes iistea. Restait- à en fairç usage, car uue majorité désorgai^isée n*est que trop souvent vaincue par nne minorité artificieuse. Ce que je .vais vous ((ire lie s applique pas spécialement, à nos devoirs présents ; mais il faut songer à. l'époque des élections , peut-être plus proçl|aiue qu'on ne pense ; et sf vous voulez établir chez voiis un comité a l'instar du nôtre, il vops importe de savoir jusqu'à la fin comment nous opérâmes^ Lors doiio que nous fumes certaiiis d'avoir des listes régulières, nous nousoccapftipes de discuter les titres des candidats* Quand je dis discuter , gardez->vous de crpine qoe nous» vctulûmes nôns ériger en aucunes mianières en grandsy-mailnes des élections. Recueillir l'opimon et non la faire, tel fut notre bvit. Chacoa de noi|$ se profnit dans cette op^ation d'écarter ses senti* ments personnels^ de n^écduter ni ses haines^ nt ses amitiés, fuifin d'appuyer franchement le candidat constitutionnel qui pieunaîtrait réunir le plus de chances* Poupr celti nei» convo-» qu&roes à Romans tolis les électeurs qui avaient correspondu avec nous pour la surveillance^des listes ; nous mimes en contact les divers cantons auxquels, npus servions de centre: car vous ne sauriez assez croire combien les petites rivalités oa les intérêts du patronage de chaque localité sont à ménager en semblable niatière. Là chacun émit son opinion sur les candidats qu'on proposait , on compta les yoix que^ ces candidats pouvaituit respectivement obtenir, et les membres de l'assemblée ne se séparèrent que pour emporter le mot d'^rdiin: dans lears cantons.
. Ceci se passait quatre [oiirs avant les élections; mais il qoiis. restait encore de la besogne. Vous savez q^e lea agents ministériels sont féconds en iressounoes; ils ont qadque&is ^plc^é unt tactique qni leiir a réçisst : c'^t de prendre
hê éhct^jdfs par Ja famîae , et. riea u'«6t pliu faciiô- dsos) nne ville pea cposMérable\ où U réunioq det (}apk{ae& centaines d'électeurs occasioae un mouvement extraordinaire r on a vu alors l'administration s'emparer d'ayance de tontes^ les hôtelleries; et l'électeur de campagne , arrivant pressé , fatigué., n'avait qiie l'alternalive de s'en, retourner à jeun ou d'aller dîner à la préfecture. Voilà ce qu'il nous -parut, .^sétttiel d'empêcher. D'ailleurS; , l'éjecteur de campagne* qui s'arrache à ses affaires privées pour donner son tempv aux affaires publiques, et pour cela, interrompt ses habi-* tudei^.r ^ déplace et entreprend un voyage pénible ; <set électeur^ dis-je, ne saurait être entouré de trop d'égards et d'atten* lions. Ne peut-il venir à pied ou à clievalv eHV<oye2rlai une' voiture ; qu'en arrivant à la ville, il sache où descendre , qu'il ait ^chambre, son lit , sa table d'hôte, qui l'attendent. Rien décela ne manqua à Valence. Nous avions 4*civance reiena ungrand nombre de chambres et dn$ hôtelieries tout entiènes.. ^cela il y a d'ailleurs un avantage, celui de former des réu'^ plions d'électeurs pendant les deux oii trois jours que dàrent lest (es opérations électorales^ On y cause d'affaires piifotiques; les ignorants s'instruisent ^ les timide s'encouragent., A les irré*
soins s'affermissent.
' Mais, me direz- vous , tout cela cause des frais ; et comment y. filtre fiice? Bien plus facilementquè voas ne pensez. Je vous ai jdqà dit que de tontes parts le zèle venait au-devan^ de nos pas ^ pour nous pffrir des services gratuits ; quant au surplus , une souscription parmi les électeurs de bouée volonté, dont chacun nt fournit pas plus de |0 francs, nous procura une somme surabondante , et il nous resta nu reliquat dont nous disposâmes en faveur des Grecs.
Td est , mon ami , l'esprit public en France : il est ardent i impétueux; mais il a besoin d'être soutenu. L'isolement nous ioe;. nous voulons eompter l^s uns sur le^ autres. Voas ne ajaoriez croire combien nos efforts enfantèrent d'actes dé vrai patriotisme^ Un propriétaire ne pouvait, disait-il, se rendre aux ({lections j ses labours pressaient ; il ne devait pas les aban-* doouer..— r.Hé bienl va , lui dit son voisin, je labonrerat'à t9 place; et effifptivement l'électeur, à son retour, trouva son ohaqip parJEadtement en état. Un autre arrive à Valence pour se faire inscrire peu de jours avant la clôturé des listes. Il oroyail n'étne absent qu'un jour ; mais on lui'cfaeréba des difcsiltés^ on exijgeaijt là production de set titres de propriétés , pru*
doetîon difficileâ faire , attendu qa*i) s'agissait d'an bien acquis de la nation, et qae le titre était enfoai dans les dépôts publics, L'éieclear rebuté vient nous trouver^ aussitôt nous nous met-» tons à fouiller dans les archives de la préfecture , et nous dé* couvrons enfin le titre nécessaire ; mais il avait fallu quatre jours , quatre jours d'absence pour un cultivateur dans la sai* «on des labours, et ce brave homme avait constamment attendu. C'était un ancien m in taire, et ce courage patient lui a peut-être plus coûté que celui qu'il déploya jadis dans les batailles.
• Aujourd'hui, pénétrés de toute l'importance des listes qui se dressent en vertu de ja loi sur le Jury, nous avons reconstitué notre comité , qui a proyigné des comités semblables à Nions , Die et Monteltmart^ et nous avons le plaisir de voir que ces trois arrondissements voisins se disposent à marcher lie concert avec nousT Les jeunes gens de Romans et de Crest nous ont , comme aux dernières élections , prêté leur zèle et Jeur secours; Toute là campagne est parcourue par ces agents fidèles. Chaque électeur a reçu une circulaire contenant la note de tqptes les pièces à fournir, et au bas l'adresse d'an membre ou <!omité qui se charge de les recevoir, de les trans-» mettre au préfet , faire les démarches , etc. ^
Contesterait-on la légalité de ces mAjrens? Nous les regardons , au contraire , comme l'usage le plus licite de nos droits constitutionnels. Qu'on sache bien que tout ce qui n'est pas expressément défendu par la loi, est permis. Un article du Code pénal défend les réunions périodiques de plus de vingt
Personnes : pair cela même les réunions à un moindre nomre sont autorisées \ par cela même encore, des réunions à un plus grand nombre, mais non destinées à se renouveler à in-« tervalles fixes , n'ont rien de contraire à la loi. Pourquoi ne profiterions -nous pas des droits qu'elle nous donne! Trouverions «nous par hasard que nous avons trop de liberté!
£t, après tout, quel est le but de nos efforts? Est-ce défaire porter sur les listes dés noms qui n$ doivent pas s'y trouver ? On sait bien que tout notre pouvoir , au contraire, consiste à faire rayer quelques noms indûment inscrits , ou à fa-' ciliter i'ii^scription de ceux qui ont qualité pour l'être* Ainsi aider à la loi , voilà .tout ce que nous pouvons , comme tout ce que nous voulons. Notre but, nos moyens, sont doue également à l'abri d'un blâme fondé.
Comme ; vous le voyez, mon ami, notre organisatida n'a* rien de consipliqué : nous s omaies seulement quelques citoyens*
3 ai nous offrons à ûos frères pour faciliter Telercice de letirs roits ; et cependant nous avons réussi à déjouer les embûches ministérielles. Noos n'avons eu besoin pour cela ni de tourniquet , ni de gendarmes , ni de ruses oû de violences électorales. A la puissance, naturelle de l'opinion constitntionnelie nous.a ons:ajoQl;é Pordre, etcela a suiiî.
Que faut-il doue, pour produire , dans chaque partie de ]k Prauce , ce que nous avons obtenu daas notre arrondissement ? Uûe seuW diose : que quelques citoyens prennent HnitiatiVe ; qu'ils secouent cette crainte ridicule de se montrer, de se mei* ire en ayant f Quoi! lorsque les premiers. corps de l'état s'honorent de déblar^r hautement leur glonieuse opposition au ministère ennemi des libertés de* la France, nocTs ^ citoyens indépendants, nous à qui le prince fait appel par les élections ; UGw crMidribns d'élever nne voix franche et libre! Ditesmoi , mon ami , lorsque nous nçus^ensevelirioBS dans lersfiencè et dans l'inaction, en serions-nous moins signalés pour des libérant? Est-ce nous que les faveurs ministérielles viendraient chercher 7 La congrégation a-t-elle cessé de connaître les siens? Qu'avons-nons donc à perdre en guidant nos actes d'après les • opinions que nous professons dans le monde? Rien; au contraire , notre neutralité serait tout à la fois une lâcheté et une duperie.
Mon ami , nos adversaire de i8 1 5 demandaient sept hommes
par département, et ils n'étaient qu'une minorité! Depuis,
nous accusant de ce qui les aurait écrasés^ , si nops l'avion»
réalisé en effet , ils inventèrent la fable du comité directeur.
Notre comité directeur , c'était la voix de nos députés et la
plume de nos écrivains , c'était la tribune nationale , c'était Is
presse périodique. La tribune est muette à présent, et la presse
est asservie. lié bien I au lieu d'un comité directeur , ayons-^i»
cinq cents répartis sur toute la surface de la France , et si l'on
appelle cela conspirer , répondons hardiment : Oui , nous con«<
spiroDS, la loi à la main, pour envoyer à la chambre législa*
tive des députés qui soient les organes de nos vœux et de no»
besoins , qui fassent connaître au monarque les erreurs et les
fautes de ses ministres , qui protègent la France et le trône
contre les usurpations jésuitiques , qui vengent par les voies
coiistitationnelies;les atteintes portées à nos libertés ; oui , nous
conspirons pour défendre les franchises qui sont stipulées dans
notre pacte social; nous conspirons enfin pour la Charte : c'est
consptrerpoor la-mofiarchte. -
G. GALLIX^
- ---rs^^.
AVIS
Dam le peo d« {QUPf qui «nous )t««t€i)t d'îei à la^tknhroGft^ tion des collèges et à i'élection , il doit t^lre d^oae hAstè importance pour les oomitës ^kctoraiix des dépa^tesfent» d'avpir des relaùans paodnpies et ééiNts^ avec le comilë de JPam. Notre société se chaînera de ^ire. parmiir aux mem- I»res de oe comité toute espèce d*avîs et dedemaiidesv
Noas nous offrons auâsi po«r transmettre à des a^Kx»tf aux conseils , aussi actifs que désintéressés , tous le» ftkKvéi formés devant le oonatil 4 étiftt par 4ks éliscteun îHégalêtteiit omis sur lesjistes.i
[ Adresser les lettres et paquets , port feane , à M. Marekais f |)assi^e des Petits-Pères | &<" 7> à Par»/
ti -
■ ■I J. mi
i#l«PMW*
IMPAtlUKROX G0IIUVD2T, nVX SAllKT-HONORi , M« 5l5*
SITB
LÀ LISl^ ELECTORALE
DU DéFiLBT£Bf£KT
DE LÀ MEOSfi.