‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 36 sur 80 · PREMIÈRE CHANSON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CHANSON

Air : J'ai vu partout dans mes voyages.

Pour tes enfans , cité chérie > Brillent des jours sereins et purs ; Réjouis-toi f de la patrie Ud digue organe est dans tes murs :

C'est Chauvelin , parfait modèle De mille vertus à la fois :

Salut au député fidèle , Vigilant appui de nos droits.!

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La liberté , dès son aurore , Obtint ses vœux et son encens; Orageuse , c'est elle encore Qui prête une âme à ses acçens ; Opprimée', elle fait un signe »

Chauvelin lui prête sa voix.

C »o ) Qui jamais se montra plus digne D'en proclamer les saintes lois ?

Quelle plus brillante existence S'offrît aux regards des humains ?

Aux jours de son adolescence Un fer vainqueur arme ses mains ; La Belgique , Londres , Florence , Dans notre jeune ambassadeur.

S'empressent d'honorer la France Dont il relève la splendeur.

Héritier d'un nom que la France A vu d'âge en âge transmis,.

Aux préjugés de la naissance Son cœur jamais ne fut soumis ; L'éclat d'un vain titre le blesse • L'industrie éclaire ses pas ; Qui sait l'unir à la noblesse , 'A ses yeux ne déroge pas.

Quel prix d'un noble caractère , Chauvelin , pour toi quel bonheur !

De te Bommer son mandataire Chacun se dispute l'honneur !

Retourne au sénat ; la victoire T'appelle à de, nouveaux succès ; • La tribune est. un champ de' gloire Où ta combats pour les Française

Phalange impénétrable et sainte , Redoutable minorité , Ta bannière n'a qu'une empreinte , Et c'est l'augùiste Vérité.

Redouble de persévérance, L'avenir grossira tes rangs :

Et par toi nous aurons en France ^ Les droits sacrés que tu défends.

J. A. Lambebt.

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