‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 53 sur 80 · A MM. LES REDACTEURS DES JOURNAUX · texte numérisé non relu

A MM. LES REDACTEURS DES JOURNAUX

uà Monsieur le Rédacteur de

Monsieur ,

Permettez-moi de me servir de votre Journal pour exprimer ma profonde et sensible reconnaissance des nombreux témoignages d'estime et d'amitié que j'ai reçus de mes honorables frères^d' armes de l'ancienne Garde. Nationale parisienne. Etant dans l'impossibilité de répondre aux^ lettres multipliées et aux marques de bienveillance dont chaque jour ils daignent m'honorer depuis l'opinion que j'ai prononcée le 19 juin à la tribune de la chambre des pairs , souffrez , Monsieur , que je leur adresse ici les remercimens et l'hoipmage des sentimens que leur approbation m'inspire , . et que je les supplie de croire que mon dévouement et ma reconnaissance égalent mon respectueux attachement et mon admiration pour cet illustre corps dont la patrie garde le souvenir avec gloire et douleur.

Agréez , Monsieur , l'assurance de mes sentimens et de ma considération très-:distinguée.

Le duc de CHOISEUL,

7 juillet 1827

J^léffitnse de Hf. k fiédaçt^r de.... à M* le Duc

de Choiseul.

Paris, 8 juillet 1837.

Monsieur le Duc ,

J^aî envoyé ce matia à la censure la lettre que vous m^avez fait Tbonneur de m'adresser hier. La censure a jugé à propos de la supprimer. Ainsi il est défendu aux Journaux de faire connaître à la France la lettre d^un duc et pair^ voilà ce que le Moniteur appelle la nouvelle èi*e de b liberté de la presse dans un gouvernement représentatif ! — Je joins à ma lettre une épreuve semblable à celle qui a été envoyée à la censure.

J'ai ThoAneur d'être., etc. — Pour le Rédacteur en chef de....

Lettre de M. le Duc de Choiseul à M. le Vicomte de Ronald.

Monsieur le Vicomte,

Paird?. France ^ vous avez accepté des fonction dans le comité supérieur de la censure ; permettez-moi , comme votre collègue à la chambre des pairs , d'avoir rhonneur de vous consulter sur un fait qui m'est personnel.

Je dois d'abord avoir cehii de vous informer que depuis le licenciement de 1^ Garde Nationale parisienne , Î**ai reçu après mon discours du 19 juin à la chambre laute , une multitude de lettres et de témoignages de reconnaissance de la part des personnes que j*ai eu Thonneur long-temps de commander.

Ne pouvant répondre à chacune d'elle en particulier , j'ai adresse avant hier la tettl'e dont copie est ci<*johite , à M. le Rédâctettr des Dëbdll', du Gburriér etdtt'Cèlistilutionoel.

J'apprends à Tinstant que ma lettre a été biffée et son insertion refusée à la censure.

Sans entrer ici diras la discussion des droits d'un pair et des supériorités de la t^eiisure , discussion qui pourk^a trouver sa place ailleurs , f ai cru devoir d'abofd m'adressêr à vous , Monsif m- le Vicomte , pour vous prier d« faire cesser ce scandale , bien persuadé que le sentiment de votre dignité et celui des convenances vous engageront à donner les ordres nécessaires , ordres que je réclame comme pair de France et comme citoyen français.

Agréez , Monsieur le Vicomte , l'assurance de ma haute considération.

•^ Le duc de CHOISEUL.

Paris, le 9 juillet 1897.

Répome deM.ie flcomte de l

i)uc de Choiseul.

Monsieur le Duc,

" ' J^ mettrai sous les yôux du coniséfl la lettre que vous m'avez fait Thoaneur de m*écrire et la réclamation qu'elle contient, et j'aurai cebi de vous faire part de sa clëcision.

^gré«& I Mon^ur le Duc , l'assurance de ma haute considératiou.

Le vicomte de BONÀLD.

9 jmllet.

Le lendemain ou surlendemain de la lettre . précédente y la ûensure' efjhqa V article d'après qui avait été inséré dans le Constitutionnel,^ r : I :.: ,.

M. le Duc de Choiseul a ^crit ^ çonune pair de France , à M. Bonald , son collègue et président de la.commissioii de censure, pour se plaindre du refus fait par la censure de laisser, insérer une lettre qu'il a adressée au Constitutionnel , relativement à la Garde Nationale parisienne. M. de Choiseul insiste' sur tout ce qu'à d'étrange Tinterdiction .faite à un pair de France d'user de la presse périodique pour manifester .des sentiipens.^Uj^ n'ont rien que d'hoiforable et de patriotique.

Enfin le i5 juillet^ M. le Duc de Choiseul reofit la lettre, suivofite de M. le Vicomte de Bonald,

Paris ,' le i4 juillet 1827.

Monsieur LE. Duc,

Le conseil de surveillance de la censure , vu la lettre que vous avez fait à son prcsidenfi'hbnAèurde Itn écrire et dans laquelle votre Seigneurie .réclame contre la radiation faite par Te bureau de censure de sa lettre à MM. de la ci-devant Garde Nationale parisienne , envoyée aux Journaux des Débats , du Courrier et du Constitutionnel, , î -^ . ;. . î

Arrête à l'unanimité que le jugement du bureau de censure est maintenu et.cfiarge $onpreside;pt. de le corn* muniquer à votre. Seigpeurie. . :

. Agirez. Monsieur le Duc . l'assurance, de ma.haute considération. ,

Le présideiit du conseil dé surveillânoo de la censure ,

Le Vicomte de BONALD , pair de France.

A Moubicur le Duc de Choiseul , Pair de France. •

Réponse de M: le Duc de Choiseul à M: le Vicomte de Bonald.

Paris, le i5 juillet 1827.

Monsieur le Vicomte , - "^

Je reçois la lettre de hier que vous m'avez fait Thoiineur dç m' écrire , comine président du conseil de suryeiUance de la censure.

Vous m'y annoncez la confirmation à V unanimité du jugement au bureau de censure , sans m'en faire connaître un seul motif.

L'inconvenance de cettprfef'miTestijkkr^tfitdVnatuTelle de celle du premier procédé.

Ne pouvant , comme pair de France , reconnaître «a tp^>l^«^,4â9ftAfll biirsaa:^^ ^«wire ,'\ie pouvatt me soumettre à d autres jugeme^$^,f:|^t,SfJ^.J^^^\^^} des pairs dans les cas extraof diiiàirës <| et , dans les cas im)inâlÂe^j'^è 64u£Jde»ftt4subââï,iUf^^i^^)no6 de-

voif^de^ûP|)|oiûtl^^.ftYi%^SM bf^ft ^Wè\h^A^ protester contre cette coupable violation de nos ,droit|.

Agréez, Monsieur le Vicomte , l'assurance "^ dé^'iù'a

Le Duc de CHOISEUL, Pair dePràike^'^

' A Monsieur îé vicomte de Boaald', Pair de Fr'ance et Prés! iJent du conseil de surveillance delà censijçre* .:tv i.;;i .r^.^r. »»

RÉPONSE I^ W. l^UPIN AIWÉ,

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