‹ Censure de 1827 (volume 2)Chapitre 55 sur 80 · UN MOT PRELIMINAIRE · texte numérisé non relu

UN MOT PRELIMINAIRE

La censure rena les jourïkaux muets; c'est aux brochures de parler, car il faut que la vérité perce , sinon elle éclate. La presse est la soupape de sûreté de Topiniob publique ; il y a des gens qui aiment la compression au risque de l^exptosion. Ils ont tort; même dans leur intérêt , ouvrons la soupape.

Les brochures vont abonder ; tant mieux. Les journaux ne pourront les annoncer; avisons à cela. C^est une bonne idée que celle d'une assurance mutuelle de publicité entre toutes les brochures ;il faut qu'elles s'ahnoncent réciproquement (i). Lès brochufes qui ont paru jusqu'ici à ma connaissance, sont celles de i/ÙA. de Chateaubriand^ t^agés, de Salvandy, de Jussieu. Une seconde de tt. de Chateaubriand doit se distri-

(t) M àfàfkVétf d'UÀ tityé iiOMKMtt, eeQiMJ pôimit kût^ébêk^ à k cflBnrv «ne énnodce ââm In jtovMNU» je se pcttt pas tpm l'élét sodal en fût ébranlé dam ses fondemens. Cependant je ne l'espère guère. Les ceosenrs ont de ces yeux qui grossissent les objets. Nous en venons au poilit tf^&a â petit' inéttié de la Aiaiserié.

U est bon ^e, daas les eafés et dans tous tes autres lieux publies , on se proeure les brochures nouvelles et qu*on les mette en lecture sur les petites planches , comme on le fait pour les journaux.

buer gratis, une seconde de M. de Salvandy va paraître. Trois autres sont sous presse , celles de MM.. Jay» Etienne,

Kératry.

Si la censure actuelle n'est pas parfaitement connue, ce n'est ni la faute des premières brochures que j'ai nommées, ni celle de M. Dupin. Il suffisait d'ailleurs de savoir ce qu'avait été la dernière censure, pour augurer de celle-ci. La police de la congrégation > ou si Ton veut la congrégation de la police, est toujours la même.

Trois points importans me semblent devoir être traités avec insistance. Premièrement : l'expiration des pouvoirs légaux de la chambre actuelle des députés après la prochaine session. Secondement : la nécessité de l'union entre Içs deux oppositions contre le ministère et le parti prêtre ^ comme dit M. de Montlosier. £nfia, la formation des listes électorales d'après la nouvelle loi sur le jury.

Ce dernier point est l'objet d'un autre pamphlet que je prépare sous ce titre: Le jour dk marché, ou la liste des électeurs. Les deux premiers sont l'objet de celui-ci.

C'est une question fort délicate que celle de l'alliance de deux partis ; en pareil cas il ne faut point brusquer les choses, il faut les laisser aller. Le rapprochement entre des élémens tout-à-fait antipathiques ne produit rien de bon; ces combinaisons forcées que risque parfois la tactique des partis ne peuvent durer. L'expérience de 1&21 doit dicter la prudence. Il ne s'agit pas seulement .de reiivcrser des ministre* , ipais

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un mauvais système ministériel ; laissons se rapprocher de part et d'autre ceux qui veulent renverser à la fois le système et les hommes, et qui peuvent s'entendre sur ce qu'ils désirent à la place. Des deux côtés on s'est fait des concessions ; l'irritation s'est calmée , les préventions se dissipent. Le régime tracassîer de la bigoterie a préparécet accord. Le ministère actuel a fait plus qu'aucun aiitre pour l'esprit public. Il a fait que des gens qui n'aimaient que froidement le régime légal, le veulent avec ardeur parce qu'il ne l'aime pas ; et que d'autres gens qui se fuyaient, se réunissent volontiers pour le plaisir de le maudire en commun. Oh lui doit l'invention d'un nouveau procédé politique pour effacer les divisions, éteindre les haines : c'est l'harmonie du mécontentement.

Remarquons bien que la situation n'est plus la même qu'en 1821. Les désignations de centre et de côté droit ne s'appliquent plus aux mêmes opinions, aux mêmes personnes. Nous les conservons encore par habitude ; mais il faut dire que beaucoup de membres de la contre-opposition qui siégeaient autrefois à l'extrême droite, se sont assis au centre gauche et se sont ainsi rapprochés senûblement des députés libéraux. Quant à la majorité ministérielle, elle a envahi à peu près la totalité du côté droit, du centre droit et une grande partie du centre gauche.

J'ai cherché une forme pittoresque , un cadre bizarre , pour mettre la discussion politique à la portée de tout le monde, et pour la rendre amusante et populaire ^ s'il est possible.

Ce^t ie la l^cQcti.ure à h foi$ narrâ^Uy^. e% dWQAtitpie. Si cela ne ^ fait pa% li^, je suis biçn fn|l|i^roit*

l4ss libraires prétendent qi^i'il faut mettfç le nQm dije Ys^teur en tête d'un^ b^çhure pçUti^!^, pour (ju'ejln wt lue. Je veipL l)ien le croire, (quoique certains QQpa^ Kt'^JQmept |I99 grande importance à un émt. 4^ (ond ceiluîrci «e Ymt gffiibe la ^ia^ ni (ffîqn se nomme, i^i ^'on ^it h (wfi^ Vti^lie de g;arde)r Tanoiiyincî»

Paris y le ^ojuîilet iS^'j.

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